• Le camp de Pont-Charron (1ère partie)....

     

    Le camp de Pont-Charron (1ère partie)…

     

    Avec cet article nous continuons le dépouillement des tableaux des opérations de l’Armée de L’Ouest et nous en extrayons ce qui concerne le camp républicain de Pont-Charron. L’orthographe originale est conservée.

     

     

    Correspondance de Dusirat (Pierre Vidalot du Sirat) avec Vimeux (2° tableau) :

     

    7 messidor an II (25 juin 1794).

     

    Repris par Philbert Doré-Graslin, p. 143.

     

    « Parti hier de St georges avec du pain pour un jour seulement, il en a envoyé chercher la nuit à Luçon. Communication de Chantonay à Montaigu très difficile à établir. Un pont près de St fulgent et celui de St Vincent coupés par les brigands une heure après qu’on les a rétablis. Il faudroit un fort poste à Chantonay. Un camp de 3000 hommes au moins au quatre chemins, et un fort poste à St Fulgent. La cavalerie des brigands inquiétoit les postes pendant qu’on raccomodait les ponts. 400 hommes de diminution depuis sa formation soit par défaut de souliers, soit par défaut de vivres, ce qui reste (est) harassé. Bivouac depuis le 21 germinal sans linge, il propose de se réunir à Delaage pour agir, et de retourner camper à St georges, pour y attendre des ordres. Difficulté de faire agir des colonnes, qui doivent tirer leur pain à Nantes. »

    Id.

         « Pas de pain à Luçon, à peine en recevra t il le soir pour un jour. Demande d’ordres positifs, qui justifient son inaction. Faute de subistance, le camp transporté sur l’autre rive du grand lay a cause du pillage des soldats. Il part pour Nantes conformément aux ordres qu’il a reçus, laissant le commandement de la colonne à Barbier. »

     

    Voir aussi SHD B 5/9-59, vue 9/16, ci-desous :

    Le camp de Pont-Charron (1ère partie)....

     

     

    11 messidor (29  juin 1794).

     

    « Des rapports confirment que Charrette conduisoit le rassemblement dont il est ci-dessus parlé dans la nuit du 5 au 6. Après avoir reçu des vivres le 7, il s’est rendu (Ferrand) à la Roche sur yon où l’on fit quelques prisonniers qui apprirent que Charrette s’étoit porté aux quatre chemins où il avoit bivouaqué la nuit en attendant Stofflet. Il s’y porte et rencontre Stofflet qui venoit en colonne, par la route des herbiers, tandis que Charrette tournoit la forêt de l’abergement, pour le prendre sur ses derrières. Stofflet attaqué par 50 chasseurs à cheval et 3 compagnies de grenadiers  pris la fuite, et a été poursuivi pendant une lieüe et demie. Tous les renseignements pris sur terrain, annoncent que les brigands ont divisé leurs forces dans plusieurs villages, pour faire la moisson. Les moissonneurs ont la faulx à la main, le fusil à côté d’eux. Un détahcement de force armée, placé par cantonnement, ne quitte pas les armes et protège les travailleurs. Le curé de Chavagne a été tué dans un château près de St André. »

     

    12 messidor (30 juin 1794).

     

    « Il demande un congé pour cause de maladie. »

     

    25 messidor (13 juillet 1794).

     

    « Il annonce les dispositions qu’il prend, pour protéger la récolte dans la plaine de Chantonnay et St Vincent d’esterlange. Le général Ferrand a emmené hier avec lui 4 000 hommes. Le 24 au matin, Deviau ( ?) a employé la moitié de sa colonne a une promenade militaire dans les communes de Puy beliard, Chasay, Sigournay. 3 bataillons occupaient les gués du grand lay. Environ 250 habitants forcés de communiquer (gribouillé) avec lui. Ils n’avoient aucune connaissance de la proclamation, 30 ont été emmenés au camp et renvoyés avec des proclamations. Ils avoient été pris au château de Sigournay, repaire de brigands autour duquel on avoit ramassé environ 30 fusils où piques. Il annonce dans plusieurs lettres, que beaucoup de soldats sont attaqués de la dyssentrie, il demande un officier de santé, pour prévenir les funests accidens qui pourroient en résulter. Il annonce aussi qu’il paroit d’après plusieurs rapports  que les brigands ont formé le projet d’attaquer la Châtaigneraye. »

     

    Le camp de Pont-Charron (1ère partie)....

     

    Correspondance de Charlery avec Vimeux (3° tableau).

     

    20 thermidor (7 août 1794) :

     

    « Son arrivée à Pont Charon avec la colonne du général Huché, venant de Montglone en 3 jours de marche. La colonne excédée de fatigue et diminuée par les maladies. Il n’a rencontré sur sa route qu’un seul poste de Brigands d’environ 50 hommes d’infanterie et 12 de cavalerie dans un moulin près la regrippière. 15 tués. »

     

    21 thermidor (8 août 1794).

    Texte intégral in Savary, tome IV, p. 68 & 69 :

     

    « A son arrivée à Montglonne les 2/3 de la colonne étoient sans habits, remplis de galle et exténués dans 3 jours. 200 sont partis pour l’hôpital. La force est de 3000 hommes dont 18 à 1900 seulement armés. Depuis 4 mois ils ne cessent de parcourir la Vendée. 

    Dans sa marche qui a duré un mois, cette colonne s’est portée dans tous les endroits désignés. Il n’y a eu que 2 affaires, la première au poiré près légé où l’avant-garde commandée par l’adjudant général Verpot, ayant rencontré l’arrière garde des brigands et leur a tué 200 hommes ; pris 30 à 35 voitures chargées d’effets, balles, moules à balles, grains & a conduits à Nantes. La 2de devant ancenis. Les brigands au nombre de 1500 ayant attaqué, ont été repoussés sur tous les points avec perte de 150 hommes. 

    Dans la marche de Montglonne au pont charon arrestation de plusieurs paysans dont un jeune homme de 15 ans porteur d’une lettre signée Sapinaud adressée à M. Boisson taneur demeurant au Noyer  paroisse St Paul, (souligné dans le texte original) relative à la préparation de quantité de cuirs appartenant à l’armée, qui sont a St Mars, en datte du 5 août 1794. Ce jeune homme a rapporté que les brigands conduisoient sur une voiture a bœufs deux pièces de canon une de 4, l’autre de 8 avec leurs affuts. Un détachement parti de suite n’à pu les joindre. De tous côtés, les moulins sont montés et tournent a force. »

     

    24 thermidor (11 août 1794), repris par Ph. Doré-Graslin, p. 150 :

     

    « 150 cavaliers brigands sont venus plutôt pour observer le camp que pour l’attaquer. Ils étoient soutenus de 60 fantassins. 4 ont été tués. Nous avons perdu deux hommes. Les cavaliers se sont approchés assez près du camp, un poste de 50 hommes ayant pris la fuitte. L’officier est resté avec 5 à 6 hommes. Les brigands ont disparu dans un clin d’œil. Ils ont tué le maire de Chantonnay et enlevé quelques femmes. »

    Le camp de Pont-Charron (1ère partie)....

     

    Il serait trop long d’ajouter dans cet article les autres correspondances trouvées aux archives militaires et il fera l’objet de plusieurs compléments.

    A suivre…

     

    RL

    Septembre 2017

     

    Sources : SHD B 5/10-1.

     

     

     

     


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