• La servante de Stofflet....

     

     

      Enquête autour de la vie privée de Jean-Nicolas Stofflet.

     

     

     

     La servante de Stofflet....Une notice laissée par René Landrin et classée aux archives diocésaines d'Angers (1BB3), nous informe que le ''général eut une liaison avec la fille qui lui servait de cuisinière, ménagère etc...'' Cette notice est en définitive une lettre adressée à Monsieur Louis Chanlouineau, originaire de Maulévrier, étudiant à Paris en 1825 et qui avait demandé à ce René Landrin, ancien officier de l'armée de Stofflet des renseignements sur son ancien général.

    René Landrin était fils de Joseph Landrin et de Marie David, né à Saint-Etienne-de-Montluc (Loire Inférieure), officier de Stofflet, notaire à Drain (Maine et Loire), maire de cette commune de 1810 à 1824, chevalier de Saint-Louis, mort à la Renellerie le 8 juillet 1852, veuf de Charlotte Bureau. C'était un homme de courage et d'énergie, il avait la figure et le corps couvert de cicatrices, Renseignements communiqués par Madame veuve Landrin, sa belle-fille et M Baguenier-Desormeaux, avoué à Cholet.

     

    « Vie Privée »

     

    «  Stofflet au commencement de l'insurrection pouvait avoir 40 ans. Il avait de taille au moins 5 pieds 5 pouces. Il était d'un physique sec, les cheveux noirs, clairs et plats, figure longue et brune, bouche moyenne, nez idem, les yeux roux et vifs, le col long et les jambes un peu bancales.

    Aux talents militaires, il réunissait l'art de plaire et d'aimer. Dans la société, et à table même, il était très affable, parlant galanterie et chantant son couplet à son tour et rang. Aussi ses marches guerrières étaient-elles gaies et cadencées. Il était sobre dans ses repas. J'ai dîné bien des fois à sa table, comme il m'a honoré plusieurs fois de sa présence et jamais je ne l'ai vu dérangé par le vin. Le luxe ne régnait ni sur ses habits, ni sur sa table. Comme il n'était ni avare , ni prodigue, il eut une liaison avec la fille qui lui servait de cuisinière, ménagère etc... Mais cette liaison ne le détournait aucunement de ses opérations, on ne s'en aperçut seulement que par les rejetons que cette liaison produisait, quoiqu'il prit soin de l'éloigner lorsqu'il y avait apparence.

    Cette fille est aujourd'hui cuisinière chez Mr d'Armaillé à Nevi*et si on n'eut cru pour l'honneur du parti et du chef on l'eut éloignée avec sa famille qui est éteinte de manière qu'elle n'eut pas servie de risée au parti contraire ».

     

    *Nevi, il s'agit de Neuvy-en-Mauges, chez Monsieur d'Armaillé au château de la ''Morosière''

    La servante de Stofflet....

     

     

     

     

     

    La servante de Stofflet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Donc en 1825, la mère présumée des enfants naturels du Général Stofflet était employée comme cuisinière au château de la ''Morosière'' chez Monsieur d'Armaillé à Neuvy-en-Mauges. Qui était-elle ?

    L'énigme est posée, l'enquête commence... et ce ne sera pas facile. Il va falloir retrouver le personnel de cette maison en 1825; autant dire ''chercher une aiguille dans une meule foin !''

    Dans un premier temps nous pouvons imaginer que plusieurs membres d'une même famille sont employés au château. Il suffit d'en retrouver un et de faire son ''environnement''.

    Nous commencerons par rechercher les décès de Monsieur et de Madame d'Armaillé, parfois des noms de domestiques, femmes de chambre, jardiniers apparaissent...

    Le 26 mars 1837 : Louise, Caroline de Fontenay épouse de Monsieur le Vicomte René La Forest d'Armaillé, Maréchal de camp décède au château de la ''Morosière'' à Neuvy-en- Mauges à l'âge de 51 ans. Deux témoins sont mentionnés dans l'acte de décès : Monsieur Joseph Guimbretière, docteur en médecine, 34 ans, ami de la défunte demeurant à Jallais et Jean-Baptiste Jouanneau ou Joanneau, 25 ans demeurant à Neuvy, jardinier, ami de la défunte ; jardinier au château de la ''Morosière'' ? C'est très probable...

    Jean-Baptiste épouse le 16 novembre 1834 à Neuvy, Françoise Martineau née le 7 août 1815 à Neuvy. Il est le fils de Jean-Baptiste Jouanneau, jardinier à la Jumellière et de Renée Dumont, décédée à la Jumellière le 8 janvier 1834. Sont présents au mariage : « Monsieur Louis-Charles-René La Forest d'Armaillé fils, propriétaire de la terre de la ''Morosière'', âgé de 29 ans, demeurant en cette commune, amis de l'époux » et « Monsieur René La Forest d'Armaillé, Maréchal de camp demeurant à la terre de la ''Morosière'', âgé de 59 ans, amis de l'épouse ». (Ancien colonel des Mousquetaires Gris en 1814 et commandant de la Légion de l'Eure en 1815 et décédé en 1854 à Neuvy).

    La présence de la famille la Forest d'Armaillé au mariage confirme donc la présence de ce couple au château.

    Il me semble intéressant de porter une attention toute particulière au sujet des parents de Jean-Baptiste Jouanneau. Pourquoi ? Parce qu'ils ont été employés dans un château aux environs de la Jumellière, commune proche de Neuvy (9km) . L'épouse de Jean-Baptiste Jouanneau père, aussi jardinier, Renée Dumont, peut très bien avoir été employée comme cuisinière à la ''Morosière'' à Neuvy en 1825 ; puisque son fils y est jardinier.

    En 1795, le château de la ''Morosière'' est le quartier général du Général Stofflet et à cette époque Renée Dumont est âgée de 20 ans... Voici ce que nous avons découvert...

    Renée Dumont est née le 15 juillet 1775 à Sainte Gemmes d'Andigné en Anjou près de Segré, elle est la fille de Pierre Dumont décédé à Sainte Gemmes le 27 messidor an 6 (15 juillet 1798) et de Michelle Chalumeau décédée à Marans dans le Maine et Loire, le 18 fructidor an 7 (4 septembre 1799).

    René Landrin, dans sa notice, nous informe que sa famille est éteinte, c'est le cas pour Renée Dumont en 1805 et 1825. (Mais qu'entend-il par famille ? Ses parents ou ses enfants naturels?)

    C'est un premier élément intéressant digne d'être retenu, continuons …..

    Le 16 vendémiaire an 14 (8 octobre 1805) à la Jumellière, c'est le mariage de Jean-Baptiste Jouanneau et de Renée Dumont. Jean-Baptiste est né à Mesnard dans le Loir et Cher, canton de Marolles, âgé de 32 ans, jardinier, fils de Pierre Jouanneau également jardinier décédé à Mesnard le 28 brumaire an 8, et de Marie Duval.

    Renée Dumont, âgée de 30 ans, née à Sainte Gemmes d'Andigné arrondissement de Segré, fille de Pierre Dumont et de Michelle Chalumeau tous les deux décédés aux dates évoquées supra, exerçant la profession de femme de chambre. Donc en 1805 Renée Dumont est femme de chambre, domiciliée à la Jumellière.

    La servante de Stofflet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quatre personnages de qualité sont présents au mariage comme témoins.

     

    1 – Premier témoin : Monsieur François-Pierre de Mergey, 24 ans, né le 27 avril 1781 à Angers, décédé à Saint-Aubin-de-Luigné le 19 juin 1817. Son père, Jean-Charles de Mergey, seigneur de l'Aiglerie, capitaine du corps des Carabiniers a été emprisonné et tué en 1794 à Doué-la-Fontaine. Il est propriétaire et sera maire de Saint-Aubin-de-Luigné. Il se marie le 14 septembre 1808 à Angers avec Mademoiselle Françoise Boucault du Plessis née le 4 avril 1784 à Laon. De cette union il laissera deux filles, l'une mariée à Mr François de Miomandre de Saint Pardoux, avocat à Angers et l'autre religieuse à la Retraite d'Angers, Mère Soeur Charles.

     

    2 – Deuxième témoin : Monsieur Frédéric de Caqueray, 33 ans, domicilié à Angers. Voici une biographie extraite du dictionnaire des parlementaires Français de 1789 à 1889 (A.Robert et G. Cougny).

    '' Député de 1827 à 1830, né à Angers (Maine-et-Loire) le 14 décembre 1771, mort à la Jumellière (Maine et Loire), le 12 février 1845, était sous-lieutenant en 1786 dans Royal-Cavalerie, que commandait alors son père comme lieutenant-colonel ; il émigra à l'armée de Condé, fut admis en 1794 au régiment de Castries, embarqué à Hambourg pour l'Angleterre, puis envoyé au Portugal. Quand son régiment fut licencié, il rejoignit son père à Londres et s'occupa pour vivre d'enluminer des estampes. Rentre en France en 1802, il devint sous l'Empire, maire de la Jumellière. Il accueillit avec joie la Restauration, qui le fit Chevalier de Saint-Louis, commanda une division de la levée Vendéenne de 1815, puis entra au conseil d'arrondissement (1816) et au Conseil Général de son département (1824). Le 17 novembre 1827, Caqueray fut élu au collège du département comme candidat du Gouvernement, député de Maine-et-Loire par 91 voix sur 178 votants et 210 inscrits contre 71 à M. Guérin de la Roussardière. Il vota constamment avec les royalistes du c^té droit et se mêla à plusieurs discussions : sur la presse périodique, sur la dotation des petits séminaires, sur les secours aux « soldats de l'armée de l'Ouest » etc.....Réélu le 12 juillet 1830 il resta fidèle à ses opinions légitimistes, se démit de ses fonctions de maire de la Jumellière après la révolution de 1830, et, refusant le serment à la monarchie de juillet, envoya sa démission de député''.

     

    3 – Troisième témoin : Louis-Constantin Gourreau de l'Epinay, 47 ans, domicilié à Chanzeaux. En 1788 il est qualifié :  « Louis-Constantin-Angers Gourreau, Ecuyer, seigneur de Chanzeaux, capitaine de chasseurs au régiment de Beauce Infanterie, il épouse à Melay le 29 janvier 1788 Marie-Louise-Victoire de la Béraudière » . Il est chevalier de Saint-Louis et décède à Chanzeaux le 25 janvier 1829. Louis-Constantin-Angers Gourreau est né à Angers le 16 juin 1756. Marie-Louise-Victoire de la Béraudière est née le 22 décembre 1766 à Melay. Elle est fille de ''haut et puissant seigneur'' Jacques-Marie-François de la Béraudière ancien Capitaine du Régiment du Roi et de Anne-Louise-Françoise- Renée Gilles de Fontenailles.

    Il ne faut pas le confondre avec son frère Louis-Constantin-René Gourreau né le 2 février 1761 à Angers paroisse St Denis, marié le 8 octobre 1804 à la chapelle de la Plesse à Avrillé avec Eulalie Boguais de la Boissière née le 11 octobre 1772 à Angers et décédée au château de Chanzeaux le 6 mars 1812 à l'âge de 39 ans. Il est également ancien officier au régiment de Beauce Infanterie, Chevalier de Saint-Louis et ancien Maréchal-des-Logis des Gardes du Corps du roi Louis XVI. Il est également décédé au château de Chanzeaux le 22 octobre 1845 à l'âge de 83 ans. Sa femme est la sœur de l'épouse de Louis-Charles de Jourdan qui suit :

     

    4 – Quatrième témoin : Louis-Charles de Jourdan, 43 ans domicilié à Angers.

    Il est né le 4 mai 1762 à Angers paroisse Saint Maurille. Officier d'infanterie avant la Révolution ; émigré, chasseur noble dans l'armée de Condé, marié au château de la ''Plesse'' à Avrillé, le 24 avril 1805 avec Marie-Sophie-Pauline Boguais de la Boissière. Son père, Pierre-Marc de Jourdan seigneur de la ''Berthelotière'' à Chanzeaux et époux de Marie-Louise le Hay de Villeneuve a été guillotiné aux Ponts-de-Cé le 11 frimaire an 2 (1 décembre 1793).

    On peut s'interroger sur la présence de ces quatre témoins : anciens employeurs des époux ? Ce sont tous d'anciens officiers des armées Royales ou fils d'officier royaliste pour le premier témoin. Après tout, un simple jardinier et une femme de chambre peuvent avoir de puissantes relations... Mais c'est quand même assez curieux, à qui font-ils honneur ?? De même au sujet du mariage de Jean-Baptiste Jouanneau où Monsieur d'Armaillé, Maréchal de camp est présent ainsi que son fils.

    De son union avec Jean-Baptiste Jouanneau naîtront cinq enfants :

    - Renée-Françoise, née le 25 janvier 1806 à la Jumellière.(seulement trois mois après le mariage)

    - Joséphine-Marie, née le 23 février 1808 à la Jumellière (Présence de Mr Frédéric-Joseph de Caqueray, propriétaire à la Jumellière.

    - Marie-Victoire, née le 27 février 1810 à la Jumellière.

    - Jean-Baptiste, né le 10 janvier 1812 à la Jumellière (qui sera jardinier au château de la 'Morosière''... à Neuvy en Mauges.

    - François, né le 19 juillet 1814 à la Jumellière.

     

    En l'état actuel de nos recherches, les éléments à notre avantage confortant notre hypothèse, ne contredisant en rien les écrits de René Landrin et pouvant impliquer Renée Dumont dans une possible liaison avec le Général Stofflet sont les suivants :

     

    - En 1795 Renée Dumont est âgée de 20 ans et célibataire. Elle se marie à la Jumellière en 1805.

               - En 1805 elle est femme de chambre dans un château près de la Jumellière (Probablement chez Monsieur Gourreau au château de Chanzeaux)

               - Sa famille est éteinte en ce qui concerne ses parents décédés avant 1800, au sujet de ses éventuels enfants naturels, nous n'en savons rien pour l'instant.

           - La présence en 1805, à son mariage, de quatre témoins de qualité, tous anciens officiers des armées royales, des chevaliers de Saint-Louis, le plus jeune (24 ans) est fils d'un capitaine du corps des Carabiniers emprisonné et tué en 1794 à Doué-la-Fontaine...

     - En 1837, un fils de Renée Dumont ; Jean-Baptiste Jouanneau est jardinier chez la famille d'Armaillé au château de la ''Morosière'' à Neuvy-en-Mauges, ancien quartier général du Général Stofflet et Landrin nous informe que la servante de ce général est cuisinière à Neuvy en 1825... C'est possible car Renée Dumont décède à la Jumellière le 7 janvier 1834.

    D'autre part, il semblerait que Renée Dumont reprenne des prénoms en usage chez la famille Gourreau, Marie-Victoire Jouanneau et Marie-Louise Victoire de la Béraudière... Peut-être a-t-elle été femme de chambre dans cette famille ?

     René Landrin nous dit dans sa notice : « Chaque compagnon d'Arme est témoin de quelque chose ». Donc ce capitaine des Chasseurs de Stofflet connaissait la liaison du général avec sa servante ; et écrire que « Cette fille est aujourd'hui cuisinière chez Mr d'Armaillé à Nevi » ; c'était déjà la dénoncer. En effet, qui ne connaissait pas en cette année 1825, à Neuvy-en-Mauges et dans les environs, la cuisinière de Monsieur René d'Armaillé au château de la ''Morosière'' ? Il existe quand même une certaine mitoyenneté entre indiscrétion et médisance...

    Aujourd'hui, il n'est donc pas déplacé de chercher à mettre un nom sur la servante du Général Stofflet, l'un des plus grands parmi les généraux de la Vendée Militaire.

    En l'état actuel de nos recherches le seul lien, reliant Renée Dumont à la famille la Forest d'Armaillé, c'est son fils Jean-Baptiste Jouanneau, jardinier, employé par Monsieur le Vicomte René La Forest d'Armaillé, Maréchal de camp retiré au château de la ''Morosière'' à Neuvy.

    A défaut de preuves irréfutables, nous allons aussi tenter d'expliquer le ''parcours géographique'' de Renée Dumont. En effet, elle est originaire de la paroisse de Sainte-Gemmes-d'Andigné, localité proche de Segré et en 1805 elle est employée comme femme de chambre et domiciliée à la Jumellière dans les Mauges. Elle se trouve donc très loin de son village pour l'époque. Il semblerait que servante dans une famille noble, elle ait suivi les déplacements de celle-ci et ait été recommandée par relations.

    La famille la Forest d'Armaillé est également originaire du Segréen. Elle possédait les terres de Craon de la Douve et de la Menantière en Anjou. Les deux premières près de Segré et la troisième dans les Mauges près de Saint-Pierre-Montlimart dans la région de Beaupréau. Quant au château de la Douve, il est situé sur la paroisse de Bourg-d'Iré à 8 km de Sainte-Gemmes-d'Andigné.... de là à imaginer Renée Dumont employée comme domestique à la Douve, puis à la Menantière, il n'y a qu'un pas.

    De plus amples informations sur la famille d'Armaillé ici.

    Au moment de la Révolution, Auguste-Médard de la Forest, chevalier d'Armaillé est officier au régiment Royal-Marine et aide-de-camp du général marquis de Rougé. Il avait épousé Mlle Etiennette Gourreau de la Blanchardière, parente des Gourreau de l'Espinay de Chanzeaux et l'on découvre Mr Constantin Gourreau comme témoin au mariage de Renée Dumont.... De son mariage Monsieur d'Armaillé laissa quatre garçons et cinq filles dont René la Forest d'Armaillé de la ''Morosière''....

    Après la prise de Cholet par Cathelineau et Stofflet, Médard d'Armaillé se mit à la tête de ses paysans sous les ordres du marquis de Bonchamps et prit part à tous les combats en qualité de chef de division.

     D'autre part, Jacques Dumont, le frère de Renée Dumont, de Sainte-Gemmes-d'Andigné, ancien domestique au château de Dieusie dans cette commune dépose une demande pension au Roi le 18 mai 1825 à la mairie de Sainte-Gemmes-d'Andigné. «  Jacques Dumon, né le 9 septembre 1765 à Sainte-Gemmes, fils de Pierre Dumon et de Michelle Chalumeau, 59 ans a fait la campagne de 1793 dans l'armée de la Vendée, celle de 1794 et 1795 dans l'armée de l'Ouest en qualité de fusilier etc... ». En effet, Chantal-Louis de Dieusie a pris les armes dès les premiers jours de la Vendée sous les ordres de Bonchamps. Jacques Dumont épouse le 4 mars 1812 Renée Bossé, domestique domiciliée au château de Dieusie ; veuf, il épouse le 8 juillet 1817 Charlotte Beaumont. Sont présents au mariage, le jardinier du château de Dieusie et le garçon de confiance de Mr de Dieusie.

    Un oncle de Renée Dumont, Jean Dumont, célibataire, décède à l'age de 43 ans, le 15 juillet 1764 au château de la Blanchaie appartenant à la famille d'Andigné à Sainte-Gemmes-d'Andigné, où il est domestique.

     Que conclure de tout cela ? Que deux enfants de la famille Dumont et un oncle sont employés comme domestiques dans plusieurs châteaux appartenant aux Armaillé, Dieusie, Andigné et Gourreau se situant dans le Segréen et dans les Mauges. Qu'au mariage de Renée Dumont en 1805, quatre témoins dont plusieurs officiers et Chevaliers de Saint-Louis sont présents. Qu'au mariage de son fils Jean-Baptiste Jouanneau, le 16 novembre 1834, sont présents un Maréchal de camp, Chevalier de Saint-Louis, Grand Officier de la Légion d'Honneur et son fils propriétaire du château de la ''Morosière''. Que le 10 novembre 1838 à Neuvy, Jean-Baptiste Jouanneau, jardinier, demeurant au château de la ''Morosière'', domestique du défunt, vient déclarer à la mairie le décès de René-Louis-Ernest de la Forest d'Armaillé âgé de 28 ans décédé au château de la Morosière....

    Je m'interroge sur le fait qu' une telle accumulation de coïncidences ne puisse un jour devenir une preuve ?

    Affaire à suivre en effet, car à cette époque  Monsieur René La Forest d'Armaillé, Maréchal de camp, demeure au château de la ''Morosière'' et.... en 1807, Monsieur Etienne, Ambroise la Forest d'Armaillé, âgé de 34 ans, maire de Neuvy, réside au château du ''Lavouer'' et...... son jardinier.... est un certain Monsieur René Vigneau.....

     

              René Landrin nous dit : « Cette fille* est aujourd'hui  cuisinière chez Mr d'Armaillé à Nevi » mais lequel ?

     

              *''Fille'' : ce qui laisse supposer qu'en 1795 la servante du général Stofflet était une jeune femme.

     

     Sources: Notice de René Landrin -archives diocésaines d'Angers (class 1BB3) -La Maraîchine Normande : Notice sur la vie de Stofflet par M. Landrin l'un de ses officiers – 2 octobre 2012)- Archives départementales du Maine et Loire et dossiers vendéens, tous droits réservés- Célestin Port -

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     


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