• La Pillaudière....

     

    La Pillaudière

     

     La Pillaudière, bien que touchant de près le bourg de Saint-Paul-en-Pareds dépendait d'Ardelay jusqu'au rattachement de ce dernier village aux Herbiers. Voici une curieuse histoire datant des temps anciens, très anciens...

     

     RL

    Décembre 2015

     

     

    SAINT-PAUL-EN-PAREDS

     

    LA VILLE DE LA PILLAUDIÈRE

     

    Auriez-vous jamais pensé que l'humble village de la Pillaudière, fut autrefois une petite ville. Cependant, rien de plus vrai, si nous en croyons le récit suivant que nous trouvons dans les Archives historiques du Poitou :

    C'était au mois d'avril 1412. Guillaume Aumereau, âgé de 30 ans environ, chargé d'une jeune femme et de deux petits enfants, demeurait au village de Baritaude. Il n'avait jusque là aucun sujet de haine contre Lucas Motais, qui demeurait à la Pillaudière, près de Saint-Paul-en-Pareds ; il le regardait même comme l'un de ses meilleurs amis, et n'avait été mêlé en aucune manière aux violentes querelles que le dit Motais avait eues, le 21 avril pendant la sainte messe, avec Jeanne Primaude, femme de Jean Mercier, Étienne Loyeau et Maurice Simonneau et sa femme, parce qu'il avait battu, disait-on, deux petits enfants de 6 à 7 ans, qui jouaient devant sa maison, sur la place commune de la dite ville de la Pillaudière. Ce même jour, 21 avril, à l'heure des vêpres, comme certains petits enfants criaient à haute voix que Lucas Motais battait et tuait la femme Primaude, Guillaume Aumereau survint et aperçut le susdit Lucas, qui s'était dépouillé en partie de ses vêtements, et se précipitait, l'épée à la main, contre plusieurs femmes portant des pierres et des bâtons pour se défendre, ainsi que contre Loyeau et Simonneau. Mais à la vue d'Aumereau, sa colère se tourna contre celui-ci qui pourtant ne lui avait rien dit, ni rien fait. Il le frappa et le blessa gravement au bras, que l'autre avait levé pour protéger sa tête. Aumereau essaya de se sauver, mais Lucas le poursuivait toujours, l'épée à la main, sur la place publique, où se trouvaient plusieurs personnes, Aumereau heureusement pour lui, trouva un bâton tombé par terre, le ramassa, et au moment où son ennemi allait lui fendre la tête, il lui en donna un coup violent sur la nuque, Motais roula sur le sol ; on l'emporta dans sa maison qui était proche, mais il mourut le lendemain matin. Sa mère, sa femme et sa belle-mère ne voulurent pas le faire soigner par "les barbiers", qui étaient les médecins de ce temps-là, disant que s'il mourait, la justice ne manquerait pas de pendre tous ceux qui avaient pris part à la bataille. Le seigneur d'Ardelay fit instruire le procès, mais le roi Charles VI accorda des lettres de pardon, qui arrêtèrent les poursuites, dans le courant de juillet de la même année.

     

    AD85 - Bulletin paroissial de Saint-Paul-en-Pareds - 1907

     

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