• La mort de Monsieur de Charette....

     

                                                            

    La mort de Monsieur de Charette vue par la presse républicaine... 

     

     

     

    La mort de Monsieur de Charette.... Le 9 germinal de l'an 4 (29 mars 1796)... « Une douzaine de généraux, les musiques militaires et les cinq mille hommes quittent lentement la place des Agriculteurs (place Viarme), à Nantes pour regagner le quartier général et leurs cantonnement, tandis qu'au détour d'une rue, disparaît le cercueil du ''grand brigand'' enfin mort... ».

     

      Cela met fin à trente sept mois d'une guerre atroce où les républicains ont fait disparaître par le meurtre environ 400 000 Vendéens dont 80% étaient des femmes, des enfants  et des vieillards, et brûler par incendies volontaires le patrimoine immobilier d'environ 500 paroisses. Nous entrons donc dans une période d'un calme tout à fait relatif...

     

      Avant Michelet, les Affiches d'Angers, dans le numéro 104 du 26 germinal de l'an 4 trouvent le moyen de se livrer à un procédé déloyal en utilisant un négationnisme et un révisionnisme primaire afin de salir la mémoire de ce grand général.

      En effet, on y apprend que Monsieur de Charette est ''un auteur et provocateur de rébellion, de massacres inouïs et l'instrument de la mort de peut être un million d'êtres humains'', rien que ça !

      Quelques jours seulement après la mort du dernier général royaliste, les républicains tentent ainsi d'échapper à leurs responsabilités et à masquer le génocide. Ces criminels, comme leurs héritiers politiques d'ailleurs, nient les faits, s'octroient une auto-amnistie et une impunité générale en accusant les autres de leurs propres crimes.

    La mort de Monsieur de Charette....

     

     

     

     

     

     

     

    « Nantes 11 germinal. Le 9, à dix heures du matin, Charette comparut devant un tribunal, composé de neuf militaires qu'il avait choisi dans une liste de dix huit qui lui avait été présentée ; son acte d'accusation ne commence que de la pacification ; pas un mot sur ses crimes antérieurs.

      Charette, qui avait modestement salué ses juges, assis sur une chaise très élevée, avoua presque tout, notamment d'avoir combattu par l'ordre de Monsieur pour avoir un roi et l'ancienne monarchie ; il nie avoir eu correspondance avec le gouvernement anglais ; mais il avoue avoir correspondu avec quelques anglais, avec Polignac, d'Entraigne et le roi de Véronne, qui lui avait écrit de sa propre main, en lui envoyant le brevet de maréchal-de-camp ; il convint avoir reçu des munitions d'Angleterre, et seulement 15000 liv. En numéraire.

      Interrogé si, lors de la pacification, on lui avait promis un roi : jamais dit-il, dans les conférences publiques, mais bien dans les conversations particulières : le seul individu qu'il ait nommé est Lefebvre, de Noirmoutier, qui, avec une chasse-marée, laissait sa correspondance par la côte de Saint-Jean-de-Mont.

      Les moyens de défense de Charette et de son défenseur officieux furent de prétendues lettres écrites par un adjudant au curé de Mormaison, qui lui promettaient la permission de sortir du territoire de la république, s'il voulait mettre bas les armes, et qui, sur son acceptation, lui assuraient une suspension d'armes jusqu'à ce que cet officier eût reçu des pouvoirs suffisans de traiter.

      Charette assura que, s'il ne se fût pas fié à ces promesses, il n'eût pas été pris. Les déclarations par écrit de cet adjudant, des généraux Travot et Valentin, attestent que sa conduite, depuis l'époque de ces lettres, n'était point du tout celle d'un homme qui veut la paix, mais celle d'un forcené qui veut tout exterminer avant de succomber. L'accusé demanda la grâce qu'avait obtenue Cormatin, d'être conduit à Paris.

      Les conclusions du rapporteur ne furent pas en sa faveur. Le tribunal étant sorti pour délibérer, pendant une heure qu'il fut aux opinions et à rédiger le jugement, Charette se promena et conversa tranquillement avec tout ce qui l'entourait, particulièrement avec le général Travot dont il se loua singulièrement. Pendant son interrogatoire, il le qualifia plusieurs fois de brave et généreux. Piqué sans doute contre le général Valentin de ce qu'il l'avait fait courir pendant huit lieues, il n'en dit ni bien ni mal.

      Le tribunal rentré, le président ayant prononcé l'arrêt de mort et la confiscation de tous ses biens, il demanda le curé de Mormaison ; son éloignement de quatre lieues, et sa qualité de prêtre inconstitutionnel ne l'ayant pas permis, il eut pour confesseur le citoyen Guibert, curé constitutionnel de notre commune.

      Entre quatre et cinq heures du soir, le 9 germinal, en présence de toute la garde nationale, de toute la garnison en armes et d'un peuple immense, sur la place des Agriculteurs, après avoir conféré quatre minutes avec le général Travot, lui avoir dit que le général Jacob, qui est détenu, n'était point coupable de la déroute du camp des Sorinières, qu'il avait été attaqué par des troupes trop supérieures pour y résister ; après avoir embrassé deux fois son confesseur, qui voulait qu'il se mît à genoux et qu'il eût un bandeaux ; enfin, après avoir tiré sa main blessée d'une écharpe, debout, les bras le long de ses hanches, les yeux ouverts, sans brésiller lors des mouvements et du signal fait pour sa mort, périt François-Athanase Charette dit la Contrie, âgé de 33 ans, né à Couffé, département de la Loire-Inférieure, lieutenant de vaisseaux avant la révolution, se qualifiant du titre de lieutenant-général, auteur et provocateur de rébellion, de massacres inouïs, l'instrument de la mort peut-être d’un million d'être humains, dans le même endroit où son cousin, le marquis Charette de la Colinière, chef de chouans, fut aussi fusillé le premier de ce mois.

     

      En descendant la Loire, à l'occasion du coup de canon que tirait la chaloupe canonnière où il arrivait, pour avertir celle qui était en avant, Charette dit : cela est bien indiscret et peut nous faire égorger, car avec trois cents hommes j'enlèverais quelqu'un conduit comme je le suis. Il entendait sans doute parler des chouans qui sont sur la rive droite de ce fleuve, car du côté gauche rien n'est à craindre de la part des brigands. »

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Les Affiches d'Angers ou Moniteur du Département de Maine-et-Loire – numéro 104 du 26 germinal de l'an 4e de la République Française une et indivisible et l'ère vulgaire le vendredi 15 avril 1796, vue n°27  -  Itinéraire de la Vendée Militaire par P Doré Graslin, Editions Garnier 1979, page 200 - Photos de l'auteur, la Chabotterie. 

                 

                                           

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 

     

    La mort de Monsieur de Charette....


  • Commentaires

    1
    L.baron
    Jeudi 30 Mars à 18:51

    En définitive, en trois lignes, trois mensonges!

    Auteur et provocateur de rébellion : FAUX.: on est venu le chercher alors qu'il était caché sous son lit

    Les Massacres inouïs : FAUX. Car ceux qui voudront parler des massacres de Machecoul, Monsieur de Charrette n'était pas présent et son autorité n'était pas encore établie sur ce territoire.

    Responsable de la mort d'un million d'êtres humains :  ENCORE FAUX. LA REPUBLIQUE C'EST LE MENSONGE et le mensonge c'est Satan!

     

     

     

     

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