• La Baïonnette royale N° 23....

     

     

    Baïonnette Royale n°23

     

     

       La Baïonnette royale N° 23....La famille Vincent est originaire de Gesté. Michel Vincent, sabotier, né le 29 août 1724 épouse à Saint-Martin de Beaupréau Marie Poilane. De cette union naîtront entre autres enfants : Pierre Vincent.

     

      Pierre Vincent est né le 8 mars 1769 à ''La Lusanne'' paroisse de Saint-Martin de Beaupréau, il épouse le 30 floréal an VII (19 mai 1799) à Beaupréau Jeanne Guillocheau, fille de Charles Guillocheau et de Mathurine Mary, meuniers au moulin de la Colle à la Renaudière. Jeanne est veuve de René Manceau, meunier, né le 18 décembre 1764 à Saint-André-de-la-Marche et qui ''disparaît'' au cours des guerres de Vendée.

     En 1825 Pierre Vincent est sabotier à Roussay dans le Maine et Loire. Il décède dans cette commune le 20 mars 1837.

     

      En 1793 il est âgé de 24 ans et rejoint la future Armée Catholique et Royale en compagnie de Charles Guillocheau, Pierre Guillocheau, Jean Guillocheau, Jacques Subileau, René Sichet ses beaux-frères.

     

     

       Les états de service de Pierre Vincent. 

     

     

     

    Le 6 juin 1824 il dépose une demande de pension.

     

     

     « DIEU LE ROI ET LES BOURBONS ;

     

      Exposé de Pierre Vincent ancien adjudant dans la Division de Beaupréau, âgé de cinquante cinq ans, natif de Saint-Martin-de-Beaupréau domicillié de Roussay canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

     

      L'exposant a fait pour la cause Royale tout ce que lui ont dicté l'amour de son Dieu et de son Roi. Le désir héréditaire dans sa famille de contribuer à leur triomphe; et lorsque les Royalistes de l'Ouest donneront l'exemple d'une Sainte et générale résisttance , il s'enrôla sous les drapeaux de la fidellittée, il servit sous les ordres de Mr Lhuillier Chef de Division dans l'armée de l'immortel et trop infortuné d'Elbée de glorieuse mémoire.

     

      En mil sept cent quatre vingt treize à l'affaire de Chantonnay département de la Vendée il reçut trois blessures, deux à la jambe gauche et l'autre à la jambe droite qui l'empêche très souvent de travailler à son état de sabotier

     N'ayant aucun revenu par lui même, que son état pour gagner sa vie. C'est pourquoi il réclame une modique pension pour subvenir à ses besoins.

     

      A Roussay le six juin mil huit cent vingt quatre

     

      L'exposant a déclaré ne savoir signer.

     

      Signature du maire de Roussay : Griffon.

     

     

    La Baïonnette royale N° 23....

       

    Certificat des Officiers de Santé.

     

      «  Nous soussignés officiers de santé de l'hospice de Montfaucon, résidants au dit Montfaucon Chef-lieu de canton département de Maine et Loire ; certifions que le nommé Pierre Vincent, sabotier à Roussay, porte :

     1° - une cicatrice transversale de la longueur de un pouce et demi et large d'un pouce située à la partie moyenne et antérieure de la jambe droite ;

     2°- une autre cicatrice circulaire du diamètre d'un pouce située au-dessus de la maléole externe de la même jambe ;

     3° une autre cicatrice de la largeur d'un pouce de diamètre et circulaire à la partie postérieure et inférieure de la jambe gauche ;

     4° enfin une autre cicatrice à la même jambe et de même dimension que la sus-nommée située au colet interne et inférieure de la jambe gauche et en outre de ces diverses blessures les jambes sont couvertes d'anciennes cicatrices ulcéreuses avec gonflement et dégénération des tissus de toute la jambe suite des sus-dites plaies.

     Ces diverses blessures étant la suite de coups d'armes à feu que le dit Vincent a reçu dans les Armées Royales Vendéennes, lui font éprouver non seulement de continuelles douleurs, mais d'empêchements souvent de se livrer à son travail et il travaille encore par des précautions très assujetissantes pour le sus-nommé ; à cause que les jambes qui seraient toujours ulcéreuses et enflées si elles n'étaient continuellement soignées l'empêcheraient totalement de se livrer à aucun travail.

     

      En foi de quoi nous lui avons délivré me présent certificat, comme sincère et véritable.

     

    A Montfaucon le vingt quatre juin mille huit cent vingt quatre. »

     

      Signé Charles Houdet Officier de Santé.

     

    La Baïonnette royale N° 23....

    La Baïonnette royale N° 23....

     

        Procès-Verbal du Juge de Paix.

     

      «  le vingt sixième jour du mois de juin mil huit cent vingt quatre

     

      Devant nous Simon, Charles Clemot La Haye Juge de Paix du canton de Montfaucon département de Maine et Loire assisté du Sieur Michel, Edouard Dupouet notre Greffier :

     

      A comparu Pierre Vincent sabottier, demeurant commune de Roussay lequel nous a exposé qu'il a servi en qualité de soldat dans les armées Royales de la Vendée et qu'au combat de Chantonnay qui a eu lieu en mil sept cent quatre vingt treize, il a reçu plusieurs blessures aux deux jambes et qu'il demande à faire entendre à l'appui de sa déclaration des personnes qui en ayant eu connaissance comme s'étant trouvés au même combat, pour lui servir et valoir ce que de raison, et a déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant la loi.

     

      Au même instant, nous, Juge de Paix obtempérant à la dite demande ont comparus devant nous :

     

    1° Michel Humeau, tisserand, Chevalier de la Légion d'Honneur demeurant au bourg de Roussay.

     2° Charles Brunet, propriétaire demeurant dite commune de Roussay.

     3° Pierre Gazeau, tisserand, demeurant commune de Montfaucon.

     

      Lesquels sus-établis nous ont déclaré unanimement avoir parfaite connaissance que le dit Pierre Vincent, sabottier, demeurant commune de Roussay, servant en qualité de soldat dans les Armées Royales de la Vendée a reçu plusieurs blessures aux deux jambes au combat de Chantonnay ; qui a eu lieu en mil sept cent quatre vingt treize et qu'ils étaient eux-mêmes au même combat ce qu'ils attestent sincère et véritable.

       Desquelles réquisitions comparutions et affirmations, les comparants nous ont requis acte que nous leur avons octroyés, après lecture et approbation de leur part, et ont les dits Charles Brunet et Pierre Gazeau signés et a le dit Michel Humeau déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant la loi.

       Fait clos et arrêté à Montfaucon au lieu ordinaire de nos audiences, les jour, mois et an que dessus.

     

      Signé : Brunet, Gazeau, Clemot la Haye, Dupouët.

     

    La Baïonnette royale N° 23....

     

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    La Baïonnette royale N° 23....

     

       Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

      Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


  • Commentaires

    2
    xavier
    Mardi 1er Décembre 2015 à 09:06

    Aucune idée, il faudrait vérifier dans les registres des pensions accordées...

    1
    Castelchauvignac
    Lundi 30 Novembre 2015 à 21:27

    mais, combien a t-il touché de pension ?
    parce qu'un sabre ou un fusil d'honneur, ça ne nourrit pas son homme  ! 

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