• La Baïonnette royale N° 21....

     

    Baïonnette Royale n°21

     

     

       La Baïonnette royale N° 21....La famille Guillocheau est originaire de Montigné sur Moine. Jacques Guillocheau né le 21 juin 1637 à Montigné, fils de Mathurin Guillocheau et de Perrine Rabreau épouse vers 1668 à la Renaudière Perrine Porcher, puis le 20 mai 1676 Jacquine Brault. Jacques exploite le ''moulin de Salvert'' à Villedieu-la-Blouère.

     

    Après avoir exploité le ''moulin de Normandeau'' à la Renaudière, nous retrouvons cette famille au ''moulin de la Colle'', dans la même paroisse, quelques années avant la Révolution et c'est là que naît Charles, fils de Charles Guillocheau ''Le bon père Guillocheau'' et de Mathurine Mary, famille composée de trois garçons et de six filles.

     

      Charles Guillocheau est né le 10 janvier 1766 à la Renaudière, meunier au ''moulin de la Colle'', il épouse vers 1798 Renée Durjeau née le 7 août 1773 à la Renaudière.

     

    La Baïonnette royale N° 21....

     

     

     En 1793 il est âgé de 27 ans et rejoint la future Armée Catholique et Royale en compagnie de ses deux frères : Pierre, 26 ans, meunier au ''moulin le Moine'' à Beaupréau, qui épouse Jeanne Esseul et par cette alliance devient un beau-frère de Marie-Rose Cathelineau, fille du Généralissime ; Jean qui est canonnier dans l'Armée Catholique et Royale, tué Outre-Loire à l'âge de 21 ans. Tous ses beaux-frères combattent dans l'Armée Catholique et Royale, certains disparaissent sans laisser de traces et la plupart des rescapés sont grièvement blessés.

     

         Les états de service de Charles Guillocheau. 

     

      Le 19 mai 1825 il dépose une demande de pension,

     

      «  Charles Guillocheau meunier, demeurant au moulin de la Colle commune de la Renaudière.

     

      A Messieurs

     

      les Commissaires formant le Conseil de distribution des fonds accordés par Ordonnance de sa Majesté le 29 décembre 1824.

     

      Messieurs,

     

    Je vais avoir l'honneur vous mettre devant les yeux les services que j'ai rendu pendant la guerre de ce païs,

     Nous étions trois frères, tous trois braves dans le party Royaliste, nous avons été des premiers à nous montrer dans les premiers jours de l'insurrection, nous avons à notre exemple fait marcher bien d'autres.

     Un de nous a passé avec l'armée dans la Grande Bretagne, était canonnier, est mort à la suite de l'armée,

     Je me suis trouvé en toutes les grandes affaires qui ont eu lieu j'ai toujours été comme je suis, dévoué pour la juste cause.

       Par l'effet de la guerre, j'ai perdu une partie de ma fortune, j'ai fourny aux armées plusieurs charges de grains et pains, les moulins dont je jouissais ont été par les armées républicaines incendiés.

     J'ai été Sergent-Major de la compagnie de notre commune.

     

      J'ai trois enfants mineurs de l'un de mes frères qui sont restés sans aucune fortune obligé de les nourrir sont tous en bas âge, leur père (Pierre décédé le 2 novembre 1806 à Beaupréau) a été un brave soldat dans l'Armée Vendéenne.

       Les pertes que j'ai supportées sont de plus de quinze à dix huit cent francs.

     

      N'ayant pour tous les services et pertes que j'ai supporté reçu aucune indemnité n'y secours; je réclame votre attention à mon égard, je suis dans la gêne, Rendez-moi participant des bienfaits de sa Majesté, vous obligeré celui qui a l'honneur d'être avec respect.

       Votre très humble et très obéissant serviteur

       La Renaudière, le 13 mai 1825

     

      Signé Charle Guilliocheau

     

    La Baïonnette royale N° 21....

     

      Un certificat de service lui est délivré le 18 mai 1824 à la Renaudière.

     

      «  Nous soussignés Pierre Hullin chef de bataillon demeurant à Saint Macaire, François Griffon capitaine de la commune de Roussay, Jacques Guittet de celle de la Renaudière ; tous anciens chefs Vendéens certifions que le nommé Charles Guillocheau de la commune de la Renaudière a fait la première guerre de la Vendée qu'il s'est toujours montré brave et honnête soldat, a été sergent dans une compagnie de la ditte commune de la Renaudière.

     En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison ».

       À la Renaudière le 18 mai 1824

     

      signé Griffon capitaine, Guittet ancien capitaine, le Marquis de la Bretesche chef de Division, Pierre Hulin chef de Bataillon, Lhuillier.

     

    La Baïonnette royale N° 21....

      

     

       Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photos de l'auteur.

     

      Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :