• La Baïonnette royale N° 16....

     

    Baïonnette Royale n°16

     

     

     

     La Baïonnette royale N° 16....La famille Vincent est originaire de la paroisse de la Renaudière où Jacques Vincent, époux de Jeanne Samson est laboureur au ''Bois Charrier'' en 1768. De cette union célébrée le 15 novembre 1768 naîtront neuf enfants dont Mathurin né le 5 juin 1771 à la Renaudière (objet du présent billet) ; Marie née le 1 septembre 1779, première épouse de Jean Coulonnier (B.R N° 14) ; Mathurine née le 18 mai 1785, qui épouse René Coulonnier le 31 janvier 1803.

     

     Mathurin Vincent est donc né le 5 juin 1771 au ''Bois Charrier'' à la Renaudière, il est laboureur.

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

    En 1793 il est âgé de 22 ans et prend les armes contre la République avec Jean Coulonnier. Il participe aux combats de l'Armée Catholique et Royale de la Vendée de 1793 à 1815. Il épouse le 28 janvier 1817 Mathurine Coëffard, née le 8 décembre 1789 à Villedieu-la-Blouère. Il est blessé par balle à la main droite à l'affaire de Rablay en 1793 et blessé également par balle à la jambe gauche à la bataille de Rocheservière en 1815. Le 19 mai 1825 il fait une demande de pension à la Renaudière. Mathurin Vincent décède à la métairie de la ''Tournerie'' commune du Fief-Sauvin, le 14 juin 1856.

     

     

     Les états de service de Mathurin Vincent 

     

     Sa demande de pension est datée du 19 mai 1825 – « Mairie de la Renaudière. Mathurin Vincent, journallier.

     

     

    A Messieurs les commissaires chargés des distributions des fonds accordés envertu de l'Ordonnance du 29 décembre 1824.

     

     

    " Messieurs,

     

    C'est un pauvre malheureux journallier, à la tête de quatre enfants bientôt cinq qui a l'honneur vous exposer, que pendant toute la durée de la guerre n'a pas cessé être de toutes les affaires qui ont eu lieu,

     A l'affaire de Martigné 1793 ; je fus blessé étant à la tête de l'Armée – à celle de Rocheservière en 1815 je le fus aussi, ses dittes blessures me gênent beaucoup a travailler à mon état de journallier. Je suis sans aucune fortune, je n'ai jamais reçu aucun secours ny traittement, je réclame en ce moment votre attention de jeter un coup d'oeil sur un pauvre blessé sur un pauvre indigens a la tête de 5 enfants, sur un brave soldat Vendéen, après je suis sûr que vous me signalerez auprès de Monseigneur le Ministre de la Guerre pour me faire participer en les bienfaits de sa Majesté à proportion de mes blessures et situation. Plus, j'ai fourni aux armées suivant les bons que je joins à la présente deux bœufs estimés 570 livres plus deux autres six cent livres -600 l, plus deux autres cinq cent quatre vingt dix livres -590 l pour un total de 1760 livres.

     

     Vous voyez de l'autre part tous les sacrifices que j'ai fait, les fourniments, mes blessures, J'espère que le doit être de juste titre auprès de vous tous, de Monseigneur le Ministre de la Guerre.

     Votre serviteur :

     ne sait signer.

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

     

     Je ne parle pas des autres fourniments que nous avons fait, ayant perdu les bons, cependant ils sont considérables tant en grains que pain et perte occasionnées par les armées Républicaines, aussi je suis après tout cela ruiné, pauvre journallier, Voilà tout mon espoir pour ma pauvre famille, voyez si ma demande doit être …. illisible. "

     

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     Le 10 mai 1825 il est visité par un officier de santé :

     

     «  Nous soussigné officier de santé patenté suivant la loi, résidant à Monfaucon chef-lieu de canton quatrième arrondissement de Maine et Loire, certifions que le nommé Mathurin Vincent père de quatre enfants, journallier demeurant au Bois Charier commune de la Renaudière, canton, Arrondissement et département comme dessus est porteur d'une cicatrice à la partie moyenne et antérieure de la jambe gauche de la longueur de six lignes et de deux environ de largeur. Et à la première phalange de l'index de la main droite une contusion qui a froissé l'articulation et qui l'a paralisée et qui le gêne pour son travail.

     Ledit Vincent Mathurin nous a déclaré avoir reçu la blessure du doigt à l'affaire de Rablai, et celle de la jambe à Rocheservière lorsqu'il servait dans les Armées Royales Vendéennes, lesquelles blessures avons jugé avoir été faittes par un coup d'armes à feu, en foi de quoi avons délivré le présent certificat comme sincère et véritable à Montfaucon le jour, mois et an que dessus. »

     

     signé Charles Houdet Officier de Santé.

     

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     Les Officiers de l'Armée Vendéenne d'Anjou :

     

    «  Nous soussignés François Griffon capitaine de la commune de Roussay, Jacques Guittet de celle de la Renaudière, Hulin chef de Bataillon demeurant à Saint Macaire,tous trois anciens officiers des armées Vendéennes certifions que Vincent Mathurin de la commune de la Renaudière a été dans les commencements de la guerre brave soldat, à l'affaire de Rablay 1793 fut blessé à la main droite qu'à celle de La Rocheservière en 1815 fut aussi blessé à la jambe gauche que les dittes blessures le gênent pour travailler à son état de journalier, qu'il est à notre connaissance souvent malade est aussi très indigent, En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir que de raison ».

     

    La Renaudière 19 mai 1825.

     

    Signé Guittet ancien capitaine Pierre Hulin Chef de bataillon – Griffon ancien capitaine et Monsieur le Marquis de la Bretesche chef de Division – Lhuillier.

     

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    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, Dossiers Vendéens, tous droits réservés – Cadastre de 1834, La Renaudière – Archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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