• La Baïonnette royale N° 14....

     

     Baïonnette Royale n°14

     

     

     

     La Baïonnette royale N° 14....La famille Coulonnier-Collonier est originaire de la paroisse de Gesté où Jean Coulonnier est laboureur en 1639. En 1706, cette famille s'installe à Saint-Philbert-en-Mauges à ''la Cour'', puis à ''Bois Girault'' en 1735, et pour terminer à ''la Vergne'' paroisse de La Renaudière en 1770.

     

    Le 26 juillet 1770 Jean Coulonnier épouse à la Renaudière Renée Ripoche, née le 11 avril 1744 à la Renaudière. De cette union naîtront cinq enfants : Jeanne, née 18 septembre1772 ; Jean, né le 16 mars 1778 qui suit ; Marie née le 17 avril 1780 ; René, né le 14 août 1781 et Jacques né le 1 juillet 1783.

     

     Jean Coulonnier est donc né le 16 mars 1778 à la Renaudière, il aide son père à la métairie de ''la Vergne'' en tant que fils aîné.

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     

    En 1793 il est âgé de 15 ans et prend les armes contre la République. Il participe aux combats de l'Armée Catholique et Royale de la Vendée de 1793 à 1815 où il est nommé sergent. Il épouse le 10 mai 1810 à Villedieu-la-Blouère, Jacquine Aubron née le 25 mai 1789 à la Renaudière également d'une famille de soldats royalistes. De cette union naîtront sept filles et deux garçons. Jean Coulonnier est décédé à la Renaudière le 15 mars 1852.

     

     Les états de service de Jean Coulonnier.

     

     Le 25 mai 1825, rédige une demande de pension au Roi en ces termes :

     

     « A la Renaudière le 25 mai 1825 .

     

    Collonier Jean, fermier de la métairie de la Vergne commune de la Renaudière.

     

     A Messieurs,

     Les Commissaires de la distribution des secours accordé en vertu de l'Ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824.

     Messieurs, j'ai l'honneur de vous exposer le dévoument ou je me suis toujours montré pour la juste cause de la légitimitté dès le commencement de la guerre, je me suis empressé à marcher aux armées.

     

    Comme fermier, j'ai fournie aux armées Vendéennes deux bœufs estimé la somme de neuf cent francs 900 francs – plus deux autres bœufs estimé à la somme de sept cent francs 700 francs ; plus un autre bœuf estimé à la somme de deux cent francs 200 francs.

    Plus pour grain et pain et autre fourniment ; fournie aux armées Vendéennes et autres pertes la somme de quatre cent francs 400 francs.

     

     Enfin pour tous les services que j'ai rendu, les fatigues j'ai supporté qui m'ont ocasioné des douleurs à un genou qui me rendent souvent incapable de pouvoir marcher. C'est pour quoi je réclames votre attention pour toutes les pertes que j'ai éprouvé et services que j'ai rendu. J'ai eu ché moi des anciens chefs pendant plusieurs moi que je fournissais de tout pour leur subsistance ; à me faire connaître au près de Monseigneur le Ministre de Guerre afin de me rende participant des biens faits de sa Majesté ; vous obligeré votre trais dévoué serviteur ».

     

     signé : Jean Coulonier.

     

     « Vue pour légalisation de la siniature de Colonier Jean en mairie de la Renaudière le vingt six mai mil huit cent vingt cinq ».

     

     Signé Baraud Maire.

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     Une lettre des officiers Vendéens signée du Marquis de la Bretesche chef de Division.

     

     « Nous soussigné Pierre Hullin chef de Bataillion demeurant à Saint Macaire, François Griffon, Capitaine de Roussay, Jacques Guittet, Capitaine de la Renaudière tous anciens chefs Vendéens ; certifion que le nommé Collonier Jean de la commune de la Renaudière s'est toujours montré brave soldat a fait toutes les guerre de la Vendée, sergent en 1815.

     En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison.

     

    À la Renaudière le 26 mai 1825 ».

     

     signé :

     

    Guittet ancien Capitaine – Le Marquis de la Bretesche chef de Division – Pierre Hulin chef de Batalion – Lhuillier Chevalier de Saint-Louis.

     

     Vue pour légalisation des signatures des sieurs Pierre Hulin, Griffon et Guittet, par moi Maire de la Renaudière le 26 mai 1825.

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     

     

     Sources – Archives départementales du Maine et Loire (Dossiers Vendéens) – Cadastre de 1834, la Renaudière - Archives familiales – photo de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.


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