• La Baïonnette royale N° 13....

     

     

     Baïonnette Royale n°13

     

     

     La Baïonnette royale N° 13....La famille Miolet-Miollet est originaire de la paroisse de Saint-Laurent-du-Mottay. C'est une famille de meuniers. Julien Miolet, né le 13 juin 1721 épouse Renée Orthion née le 9 août 1727 au moulin de Salvard, paroisse de Villedieu-la-Blouère. (bis repetita) . Leur fille Marie, née le 24 février 1756 à Villedieu-la-Blouère épouse à Jallais, Jacques Bondu, boulanger, né le 4 juin 1754 dans cette paroisse.

     

     Marie Miolet est l'épouse de Jacques Bondu boulanger à Cholet (oncle de Julien Miolet B.R n°12). Elle fait une demande de pension comme veuve de soldat Vendéen. En effet son mari a été tué pendant la guerre de Vendée. Elle est veuve avec six enfants.

     

    La Baïonnette royale N° 13....

     

     Le 20 mai 1825 à Cholet, elle fait une demande de pension en ces termes :

     

     «  A Messieurs les membres de la Commission de secours accordés aux anciens soldats de l'armée Royale de la Vendée, établie à Beaupréau.

     

     Messieurs,

     

     Marie Miolet âgée de soixante neuf ans, née à la Blouère, demeurant à Cholet, veuve de Jacques Bondu vivant boulanger à Cholet ; à l'honneur de vous exposer que son mari a fourni pendant la Guerre ; à l'armée Royale de la Vendée, neuf charges de bled à trois francs le boisseau, ce qui fait quatre cent trente deux francs ou quatre cent trente deux livres. Qu'il a fait cuire le pain pour l'armée pendant son séjour à Cholet, pourquoi il lui était dû cent quarante francs ; qu'il a fourni aussi un moulin, un pétrin, les pelles et ustensiles pour la boulangerie et un lit pour être transporté à l'hôpital de la forêt ; ces objets d'une valeur de deux cent cinquante francs.

     

    Qu'il avait reçu pour tous ces objets des bons qui ont été perdus.

     

     L'exposante à l'honneur de nous observer qu'elle a perdu son mobilier, ses effets, son linge et quatre vaches qui ont été pillés pendant la guerre, lesquels objets sont d'une valeur d'environ deux mille francs. Qu'à la fin de la guerre, elle s'est trouvée ruinée, ayant six enfants en bas âge, et qu'elle se trouve actuellement sans ressource et hors d'état de gagner sa vie en raison de son âge avancé.

     Pourquoi elle vous prie, Messieurs de la faire participer aux secours et indemnités accordés par le Gouvernement ce qu'octroyant vous ferez justice.

     

     Cholet, le vingt mai mil huit cent vingt cinq, la veuve Bondu ne sachant signer a fait la croix.

     

     Nous Maire de Cholet certifions que la marque ci-dessus est celle de la veuve Bondu,

     

     Cholet 10 juin 1825.

     

     signé Tharreau aîné.

     

     

     Le maire de Cholet, transmet une lettre au Sous-Préfet de Beaupréau.

     

     «  Je soussigné, Maire de la commune de Cholet, certifie

     

    1° que Miolet, Marie, veuve Bondu Jacques, fileuse, demeurant à Cholet, ne jouit d'aucune pension ni secours sur les fonds de l'Etat.

     

    2° Que ses moyens d'existence consistent dans l'exercice de sa profession d'une valeur annuelle d'environ quarante deux francs.

     

    3° Et enfin qu'elle est dans le besoin.

     

    Fait à Cholet le 10 juin 1825

     

     Nota : L'acte de naissance et celui de mariage de Vve Bondu ne lui ayant été réunis qu'hier, elle n'a pu présenter sa pétition dans le délai prescrit ».

     

     vu pour légalisation ; le Sous-Préfet de Beaupréau.

     

     

    Lettre d'Officiers Vendéens :

     

     «  Nous , anciens Officiers de l'armée Royale de Vendée, certifions que Marie Miollet, fileuse, âgée de 69 ans, née à la Blouère, demeurant à Cholet*, a fourni pendant la guerre, à l'armée Royale de la Vendée, neuf charges de blé à 3 francs le boisseau, pour deux cent seize francs et qu'il a fait cuire le pain pour l'armée pendant son séjour à Cholet ; pourquoi il lui était dû cent quarante francs ; qu'elle a fourni aussi un moulin, un pétrin, les pelles et ustensiles pour la boulangerie et un lit pour être transporté à l'hôpital dans la forêt, ces objets d'une valeur de deux cent cinquante francs ; qu'elle avait reçu des bons pour tous ces objets ; qu'elle les a perdus .

     Certifions en outre que la susnommée a perdu son mobilier, ses effets, son linge et quatre vaches, qui ont été pillés pendant la guerre d'une valeur de deux mille francs environ.

     Qu'à la fin de la guerre, elle s'est trouvée ruinée, ayant six enfants en bas âge ».

     Cholet 20 mai 1825

     

     *Veuve de Jacques Bondu, vivant boulanger renvoi approuvé,

     

    signé Viau Capitaine – Boussion chef de bataillon – Macé chef de bataillon – Fonteneau ancien Capitaine – Vu à la mairie de Cholet le 21.

     

    La Baïonnette royale N° 13....

     

     Un extrait d'acte de baptême a été fourni le 8 mai 1825.

     

    La Baïonnette royale N° 13....

     

     «  Délivré le présent extrait, conforme à l'original par nous Greffier du Tribunal de Beaupréau, sur papier libre, s'agissant de la veuve d'un ancien militaire des armées Royales de l'Ouest ».

     

     A Beaupréau, le vingt huit mai mil huit cent vingt cinq.

     

     

     Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, dossiers Vendéens – Archives familiales - photo de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     


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