• La Baïonnette royale N° 11, Louis Bourget....

     

     

     

    La Baïonnette royale N° 11

     

      

    La Baïonnette royale N° 11, Louis Bourget....La famille Bourget est originaire de la paroisse de Saint-Rémy-en-Mauges et y exploite la métairie de la « Plisonnière ».

     

    Louis Bourget est né le 22 octobre 1766 à Saint-Rémy-en-Mauges. Il est le fils de Jean Bourget et de Marie Sourice, métayers-laboureurs à la « Plissonnière ». Il est neveu de Jacques Bourget époux de Marie Gourdon, ce dernier beau-frère de Pierre-Michel Gourdon ; combattant présenté dans (''Baïonnette Royales'' n°10).

     

    La Baïonnette royale N° 11, Louis Bourget....

     

    En 1793 il est âgé de 27 ans et prend les armes contre la République. Il est accompagné de membres de sa parentèle : Pierre-Michel Gourdon d'Andrezé, de François Rivereau de Chaudron-en-Mauges (B.R n° 3). Il épouse avant 1795 Madeleine Clémot née le 12 avril 1771 au Fief-Sauvin, décédée le 2 juin 1830 à Saint-Rémy. Louis Bourget est métayer à la « Plissonnière » et y décède le 5 janvier 1835, il était père de huit enfants.

     

     

    Les états de service de Louis Bourget.

     

    Le 25 mars 1824, il fait une demande de pension au Ministre de la Guerre rédigée en ces termes :

     

    Louis Bourget, laboureur demeurant la Plissonnière ; ancien soldat des armées de la Vendée de la commune de St Rémy en Mauges du 4e arrondissement du département de Maine et Loire...

     

    à son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre.

     

    Monseigneur,

     

    '' J'ai l'honneur de vous exposer que pour la défense du Meilleur des Rois, j'ai pris les armes et j'ai fait partie des Armées Royales de la Vendée, En 1793 et 1794 ; j'ai fait partie aussi de l'armée qui passa dans la Bretagne en 1793. J'ai assisté à quarante deux combats ; Savoir à dix huit dans la Bretagne et à vingt quatre dans la Vendée. J'ai été blessé au chemin dit Tournebride entre Nantes et Clisson, au pied gauche d'une balle venant du feu des Républicains en 1793.

     

    J'ai perdu un de mes frères, tué à mon côté à Granville, combattant contre les Républicains.

     

    Je suis père de huit enfants en bas âge qui sont encore tous à mes charges ce qui me met dans une extrême misère n'ayant pour toute ressource que mon état de laboureur.

    En 1815 malgré ma blessure qui me gêne beaucoup pour marcher ; j'ai encore pris les armes et j'ai marché pour la défense de mon Roi et son rétablissement sur son trône avec l'Armée Royale commandée par Mr d'Autichamps jusqu'à la rentrée du Roi.

     

    L'Ordonnance de sa Majesté du trois décembre dernier vient de ranimer mes espérances où j'ai enfin l'espoir d'obtenir les secours sans lesquels je serais incapable de pouvoir faire vivre ma nombreuse famille.

     

    À défaut de titres pour constater d'avantage mes services et blessure, j'ai été obligé de recourir à un acte de notoriété dressé par Monsieur le Juge de Paix de Montrevault, qui constate, qui prouve que mon attachement pour le Roi ne s'est pas affaibli malgré mes infortunes ; et ce, a été fait en présence de Jacques Petiteau, métayer demeurant au Petit Poiré en la ditte commune de Saint Rémy âgé de soixante ans, de Jean Bigeard bordier au Quartron âgé de cinquante trois ans et de Pierre Bouyer métayer demeurant à la Cornillière, âgé de cinquante six ans ; ces deux derniers demeurant aussi en cette ditte commune. Les quels ont déclaré attesté et affirmé devant Monsieur le Juge de Paix de Montrevault que moi dit Louis Bourget, âgé de cinquante sept ans ai servi dans les Armées Royales de l'Ouest en 1793 et ai été blessé en leur présence la même année.

     

    En conséquence, je vous supplie Monseigneur de prendre en considération mes services, blessure et indigence et de vouloir bien proposer à sa Majesté de m'accorder s'il lui plaît de sa bonté toujours bienfaisante envers les malheureux quelques secours pour subvenir à mes besoins.

     

    J'ai l'honneur d'être avec soumission et respect Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur

     

    Signé Louis Bourget.

     

    Le maire de la commune de Saint-Rémy-en-Mauges certifie que la signature est bien celle de Louis Bourget qui a dit savoir signer. Le 24 mars 1824.

     

      Dossier médical de l'intéressé :

     

    «  Nous soussigné Brouillet Charles-Jean docteur en médecine, Oger, maistre en chirurgie à Beaupréau 4e arrondissement, département de Maine et Loire certifions que le nommé Louis Bourget ancien soldat Vendéen, âgé de 57 ans demeurant à la métairie de la Plissonnière de St Rémy même arrondissement est porteur d'une cicatrice située au pied gauche causée par une arme à feu ; la bale s'est portée de la partie interne et postérieure à la partie antérieure du pied. Cette blessure rend la marche difficile et le travail de labourage pénible.

    En foi de quoi le présent acte est délivré pour valoir ce qu'il sera jugé nécessaire ».

     

     Fait à Beaupréau ce 22 mars 1824 signé Brouillet et Oger.

     

    La Baïonnette royale N° 11, Louis Bourget....

     

    La Baïonnette royale N° 11, Louis Bourget....

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire – Dossiers Vendéens – Archives familiales.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets

     

     


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