• La Baïonnette royale, N° 10 , Pierre-Michel Gourdon....

     

    La Baïonnette Royale n° 10

     

     

     

     

    La Baïonnette royale, N° 10 , Pierre-Michel Gourdon....La famille Gourdon est originaire de la paroisse d'Andrezé dans les Mauges et exploite la métairie du Cerisier dans cette paroisse.

     

    Pierre-Michel Gourdon est né le 29 septembre 1751 à Andrezé. Il est le fils de Pierre Gourdon, né le 27 décembre 1727 à

    Andrezé, et de Marie Chupin, née le 2 décembre 1724 également à Andrezé. Il est le beau-frère de François Rivereau présenté dans la « Baïonnette Royale » n°3.

     

    En 1793, Pierre-Michel Gourdon est métayer-laboureur à la métairie du Cerisier à Andrezé, il est âgé de 42 ans et prend les armes contre la République. Il est accompagné d'un beau-frère, François Rivereau, et d'un neveu, Louis Bourget, métayer à la Plissonnière, paroisse de Saint Rémy en Mauges.

     

    Il s'est marié le 11 février 1783 à Andrezé avec Renée-Mathurine Courant née le 1octobre 1762 à Andrezé. Pierre-Michel Gourdon est décédé à Andrezé le 16 mai 1834.

     

     

     

    Les états de services de Pierre-Michel Gourdon :

     

    En mai 1825 Pierre-Michel Gourdon fait une demande de pension en ces termes :

     

     

    «  Pierre-Michel Gourdon, laboureur, demeurant à Andrezé,

     

    A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire, chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur.

     

    Monsieur,

     

    J'ai l'honneur de vous exposer que je pris les armes dès le mois de mars 1793 pour le rétablissement de l'Autel et du Trône et que je n'ai pas cessé de les porter toutes les fois qu'il s'est agi de combattre pour mon Roi et que j'ai eu deux frères tués en combattant pour la même cause.

    J'ai été moi même blessé d'un coup de feu au pouce droit à l'affaire de Chantonnay et j'ai tout perdu ce que je possédais par les fléaux de la guerre.

    Tandis que j'ai pu vaquer à mes affaires, avec le secours de mes amis, je n'ai rien demandé au Roi. Mais mon âge très avancé et mes forces extrêmement affaiblies m'empêchent de me livrer à aucune espèce de travail; cependant je suis dans le plus grand besoin et j'ai deux filles mariées avec des journaliers dont l'un est estropié ; elles ont chacune quatre enfants et sont dans la plus grande misère.

     

    Dans cette position, j'ose vous supplier, Monsieur le Préfet, de vouloir bien me faire participer aux bienfaits de sa Majesté, auxquels je crois avoir droit en raison de mes services et de ma blessure.

     

    Je suis avec respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

     

    signé : Pierre Gourdon. »

     

    Le 23 mai 1825, à Beaupréau ; il est visité par un chirurgien et un médecin.

     

    «  Nous soussigné, Brouillet, Charles-Jean, docteur en médecine et René-François Oger, maître en chirurgie à Beaupréau, 4e arrondissement, département de Maine et Loire, certifions que le nommé Pierre Gourdon, âgé de 74 ans, laboureur, demeurant à Andrezé, canton de Beaupréau est porteur d'une cicatrice à la base du pouce droit causée par une arme à feu. La phalange a été fracturée, il y a ankylose du pouce. Les mouvements du pouce sont difficiles, le travail pénible. Cette blessure à été gagnée en servant dans l'Armée Royale de la Vendée ».

     

    Fait à Beaupréau le 23 may 1825.

     signés : Brouillet et Oger.

     

     

    Un certificat de service signé de LHUILLIER, Colonel Chevalier de Saint Louis, lui est délivré.

     

    La Baïonnette royale, N° 10 , Pierre-Michel Gourdon....

     

     

    Mais que s'est-il passé à Chantonnay les 4 et 5 septembre 1793 ?

     

     

    1 – Le mercredi 4 septembre 1793 : Réuni aux Herbiers, un conseil de guerre arrête le plan d'attaque du camp des Roches, de Chantonnay, du Puybelliard et du Pont Carron, occupés par les bleus. Royrand faisant un crochet par Vendrennes et l'Oie, attaquera directement le camp retranché. D'Elbée et Stofflet marcheront vers Chantonnay et Puybelliard par Ardelay, Saint Paul en Pareds, Saint Prouant, Monsireigne et Sigournais. Les troupes de Bonchamp passant par le Boupère, le Grand-Tillay, Chavagnes-les-Redoux, Bazoges-en-Pareds et la Jaudonnière prendront le Pont-Charron à revers. Dans la nuit du 4 au 5 septembre, les troupes Vendéennes entreprennent leur marche.....

     

    2 – Le jeudi 5 septembre 1793 : Le plan arrêté le veille aux Herbiers se réalise parfaitement : Royrand commence mollement l'attaque du camp des roches, mais, lorsqu'il se rend compte que les républicains sont aux prises avec la division de d'Elbée et de Bonchamps, il commande l'assaut. A la suite d'un corps à corps furieux et d'une brillante charge de cavalerie emmenée par la Rochejaquelein et un groupe d'officiers, Royrand s'empare du camp, commandé par le général de Brigade Lecomte qui a succédé depuis peu à Tunck à la tête de l'armée de Luçon.

    De leur côté, d'Elbée et Stofflet soutiennent un combat acharné au Puybelliard et sont aidés par Fleuriot qui s'est emparé du Pont-Charron sans difficulté.

    La victoire Vendéenne de Chantonnay est complète, un important butin est saisi, les rescapés bleus s'enfuient jusqu'à Luçon à neuf lieues au Sud.

     

    Les Républicains perdirent 2000 hommes, neuf pièces d'artillerie de quatre, un obusier et deux pièces d'artillerie à cheval. Savary dit qu'il ne resta de 8000 républicains que 1600 hommes. Qui s'enfuirent à Luçon et les autres aux Sables. En souvenir des massacres des Républicains, par représailles, ils fusillèrent presque tous les prisonniers qui étaient tombés entre leurs mains, parmi lesquels se trouvèrent 300 soldat du bataillon « le Vengeur ». Ils furent jugés par un tribunal militaire royaliste et condamnés à mort comme. coupables de meurtres, viols, incendies.

          Les Vendéens perdirent à la bataille de Chantonnay 1500 hommes presque tous tués à l'arme blanche en forçant les retranchements.

     

    La Baïonnette royale, N° 10 , Pierre-Michel Gourdon....

        Blessé d'un coup de feu au pouce droit, Pierre-Michel Gourdon regagne Andrezé. Il ne passera donc pas la Loire en Octobre

     

     

     Sources : Archives familiales – Archives Départementales du Maine et Loire.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :