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    Germain Chauvière, de Saint-Germain-sur-Moine, 

    soldat au régiment d'Armagnac... 

     

               

     

    Germain Chauvière....Germain Chauvière est né et a été baptisé le 4 juin 1759 à Saint-Germain-sur-Moine. Il est le fils de René Chauvière et de Jeanne Couprie. Il exerce la profession de maçon lorsqu'il s'engage au Régiment d'Armagnac. Il sert douze années le Roi Louis XVI dans ce régiment comme simple soldat.

    Il nous dit qu'il est ''obligé de servir contre son opinion'' au moment de la Révolution et qu'il déserte en 1797 pour rentrer en Vendée.

    Il semblerait que Germain Chauvière ai servi au 1er Bataillon de ce régiment dans l'Est de la France et qu'il n'ai pu regagner son pays que lorsque, le 21 novembre 1796, la 12ème demi-brigade de bataille regagne l'armée des Côtes de l'Océan.

    En effet, le 1er juillet 1790 le régiment d'Armagnac est en garnison, en entier, à Condé. En 1792, il est en garnison à Thionville.

    Germain Chauvière....

    En 1793 le 1er bataillon de ce régiment est à l'armée des Ardennes et en garnison dans la place de Condé et est fait prisonnier le 1er août 1793. Le 24 juillet 1795, il fut échangé et se reforma à Nancy et devient la 12ème demi-brigade de bataille.

    Le 21 novembre 1796, cette 12ème demi-brigade de bataille devient la 81éme demi-brigade de ligne à l'armée des Côtes de la Rochelle et c'est en 1797 que Germain Chauvière déserte. 

     

    En 1825, Germain Chauvière est célibataire et indigent-mendiant. Il décédera à l'hospice de Montfaucon-sur-Moine, le 5 août 1835 (vue n°50/103-Montfaucon-décès).

     

    Le 31 mai 1825, il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « Chauvière Germain, masson, âgé de soixante dix ans, demeurant à Saint Germain canton de Montfaucon, département de Maine et Loire. 

    A l'honneur d'exposer à Messieurs les membres de la Commission nommée à Beaupréau, à l'effet d'examiner les pièces à l'appui des demandes faites par les individus qui ont servis et faits des pertes dans les armées royales de l'Ouest conformément à l'ordonnance du 3 mars dernier et de la correspondance de Mr le Préfet à cet égard : 

    Qu'il a eu l'honneur de servir sa Majesté Louis seize en qualité de soldat du Régiment d'Armagnac pendant 12 années. Entrénai par la faction exécrable des républicains, obligé de servir contre son oppinion, trouva jour en 1797 – à s'évader du régiment et rentrer dans son pays de la Vendée : mais exténué de fatigues dans les guerres de la Révolution – la paix régnait alors dans la Vendée ne pas participer au bonheur qu'il avait eu au passé de servir son Monarque légitime. 

    Mais en 1815quoique très âgé, fut incorporé dans une compagnie de la paroisse de Saint Germain. Concourru à la campagne sous le général d'Autichamp et de Mr le Marquis de la Bretesche son chef de Division – sont les seuls services qu'il a pu faire dans les armées royales de la Vendée. 

    Demande à Messieurs les Membres de la Commission chargés de remplir les intentions bienfaisantes de sa Majesté Charles X,  frère du martyr Louis seize pour lequel il s'était engagé, qu'ils prennent en considération un malheureux ancien  soldat du Roi, qui est absolument sans ressources, que celles tous les jours aux portes de gens charitables, pour qu'il obtienne avant de terminer sa carrière, quelques soulagements dus à ses services – n'ayant jamais reçu tant en services qu'en pension sur les fonds de l' Etat. 

    C'est justice  VIVE LE ROI – A St Germain, le 31 mai 1825.  

    signé : Bouyer - maire. » 

     

    Germain Chauvière....

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Germain Chauvière - dossier 1M9/104. - copie de ses états de services vue 4/4. 

    Registres d'Etat civil de la commune de Saint Germain et de Montfaucon. 

    Photo : de l'auteur et officier du régiment d'Armagnac du forum « Planetfigure ».                                                  

     

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    François Chavignon, de Saint-Pierre-des-Echaubrognes 

    Ordre du Lys...

     

     

               

    François Chavignon....François Chavignon est un homme modeste, il demande juste au Roi de prendre en considération les demandes des blessés dans l'indigence. Mais en parcourant l'état de ses services, on s'aperçoit qu'il est décoré de l'Ordre du Lys et qu'il totalise quatre blessures...

    Dès 1793, il sert sous les ordres de Cathelineau, d'Elbée, La Rochejacquelein et Stofflet. Simple soldat, il sert jusqu'en 1795, puis en 1796 jusqu'en 1800 avec d'Autichamp. Il est à toutes les grandes affaires, mais ne passe pas la Loire à cause de ses nombreuses blessures.

     

    1° Il est blessé par une balle à la tête au combat de Saint-Lambert.

    2° Dans cette affaire il reçoit un fragment de mitraille

    3° Une autre balle au côté gauche, toujours à Saint-Lambert.

    4° A la grande bataille de Cholet, il est blessé par une balle au pied gauche.

     

    Dans les observations de ses états de services, nous constatons qu'en 1825 il est dans l'indigence et père d'une famille de quatre enfants. Décoré de la Fleur de Lys en reconnaissance des services qu'il a rendu dans ces guerres, il a perdu un frère mort au combat pour la cause légitime. Il a également perdu une sœur massacrée par les républicains.

     

    François Chavignon....

    François Chavignon est né le 6 février 1773 à Saint-Pierre-des-Echaubrognes. Il est le fils de Nicolas Chavignon, laboureur et de Marie Gabillié-Gabilly, née le 14 janvier 1744 aux Cerqueux-de-Maulévrier. Il épouse le 28 novembre 1802 à Somloire  Marie-Anne Moreau, née le 23 juillet 1782 à Somloire, décédée également à Somloire le 31 janvier 1815. De cette union sont issus :

     

    1° François Chavignon, né le 12 octobre 1803 à Somloire.

    2° Louis Chavignon, né le 6 décembre 1806 à Somloire.

    3° Jeanne-Françoise Chavignon, née le13 mars 1809 à Somloire.

    4° Louise Chavignon, née le 23 août 1810 à Somloire.

    5° François-René Chavignon, né le 29 avril 1812 à Somloire.

     

    Le 23 mai 1825 il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « A son Excellence Monseigneur le secrétaire d'état au département de la guerre. 

     

    Monseigneur, 

    A l'honneur de vous exposer Chavignon François, demeurant à Somloire, canton de Vihiers, arrondissement de Saumur département de Maine et Loire, qu'il s'est constamment montré avec zèle et dévouement dans la cause sacrée du trône et de l'autel pendant toute la durée de la guerre de la Vendée, qu'il a reçu quatre blessures au combat qui le gêne considérablement et qu'il a toujours témoigné une franche opinion et un vrai bon royalisme. 

    Ce considéré, Monseigneur, il supplie très humblement votre Excellence de daigner le faire ainsi jouir des bienfaits accordés par sa Majesté aux vrais Vendéens et surtout aux blessés et indigents, suppliant prendre la liberté d'assurer de ses sentiments respectueux votre Excellence et de se dire, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur et de notre auguste Monarque et fidèle sujet.» 

     

      François Chavignon est décédé le 20 avril 1836 chez Boitard à Somloire.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : François Chavignon - dossier 1M9/106. - copie de ses états de services vue2/4). 

    Registres d'Etat civil de la commune des Echaubrognes et de Somloire. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979. 

     

                                                         

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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                Pierre-Michel Cesbron, de la paroisse de Neuvy,

                           prend un drapeau à Westermann…

     

     

               

    Pierre-Michel Cesbron....Avec Pierre-Michel Cesbron, nous franchissons la porte étroite par laquelle passent les héros, ''de ceux qui en reviennent''.

    Ses états de services établis à Neuvy, le 10 mai 1816 mettent en relief ses faits d'armes les plus marquants.

    En 1793, Pierre-Michel Cesbron est maçon à Neuvy-en-Mauges. Il participe aux premiers rassemblements et est nommé officier à cheval chargé de la garde du drapeau.

    Très intrépide, il prend avec son cousin, qui sera tué par la suite à Doué, le drapeau de Westermann où figurait l'inscription « La République ou la Mort » et il eut son cheval blessé. Au combat de Sainte-Christine ''il eut le poignet gauche grièvement attaqué d'un coup de sabre'' et il fut deux mois en convalescence, sans pouvoir servir.

    A peine remis, le 29 octobre 1799 il reçoit une balle au combat du bois de la Pouëze à la Poitevinière, qui lui traverse la bouche et ressort près de l'oreille.

    Au moment des Colonnes Infernales, à la Poitevinière, dix grenadiers entrent dans la maison où reposait son épouse malade, il se lance seul sur eux en appelant quelques camarades, les dix grenadiers furent tués. Sur les huit ou neuf royalistes présents à ce combat singulier, deux furent blessés.

    Le Sieur Cesbron, par sa bravoure, obtient la confiance des généraux, il est nommé capitaine par le général Stofflet et dans les intervalles de la guerre ''il a beaucoup servi la correspondance, il était en course jour et nuit''.

    Au moment de la Restauration il sert à nouveau le Roi. Le 31 mai 1814, il est autorisé par le Duc de Berry à porter l'ordre du Lys. En 1815, il est breveté capitaine d'infanterie et obtient un secours annuel de cent francs.

     

    Pierre-Michel Cesbron....

     

    Pierre-Michel Cesbron....

     

    Pierre-Michel Cesbron est né le 15 octobre 1760 à Neuvy. Il est le fils de Jean Cesbron, maçon et de Renée Bondu. Il épouse le 3 mars 1783 à Neuvy Jacquine-Jeanne Bertault, née le 18 août 1754 à Beaulieu, domestique au château de la Morosière, fille de Pierre Bertault et de Marie Martin. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° Marie Cesbron, née le 15 janvier 1785 à Neuvy.

    2° Jean Cesbron, né le 21 avril 1786 à Neuvy, † 16 février 1738 à Neuvy.

    3° Perrine Cesbron, née le 14 décembre1788 à Neuvy.

    4° Jeanne-Marie Cesbron, née le 27 septembre 1790 à Neuvy.

    5° Jeanne Cesbron, née le 9 octobre 1791 à Neuvy.

     

    Le 24 mai 1825 il dépose une demande de pension dans laquelle il parle peu de ses faits d'armes :

     

    «Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire président de la Commission départementale nommée pour faire le recensement des pièces produites par les militaires des armées royales de l'Ouest. 

    Monsieur le Préfet, 

    A l'honneur de vous exposer le nommé Cesbron Pierre, Michel, maçon journalier, né à Neuvy canton de Chemillé arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire, le quinze octobre mil sept cent soixante, demeurant dite commune de Neuvy, Maine et Loire : que depuis l'année 1793 jusque y compris l'année 1815 il a constamment figuré dans les armées royales Vendéenne d'Anjou et Haut Poitou division de Chemillé dans une des compagnies de Neuvy en qualité de simple soldat jusqu'à la reprise d'armes de 1799 il fut nommé capitaine et en 1815, il fut par Monsieur le comte Charles d'Autichamps breveté capitaine d'infanterie et a toujours montré le plus pur dévouement à la cause royale et a même été plusieurs fois employé à des communications très importantes au parti du Roi et a toujours assisté à tous les rassemblements ordonnés par ses chefs. 

    Comme il le justifie par son état de service, son brevet de capitaine et autres pièces authentiques conformément à son exposé qui sont ci-joints et qu'il s'est comporté avec honneur et bravoure dans les différentes actions qui y ont eu lieu et pour coopérer à la restauration de l'auguste famille des Bourbons ; qu'il a été blessé deux fois, la première un coup de sabre au poignet et la seconde fois une balle à la tête à une affaire qui eut lieu au bois de la Pouèze en 1799, pour lesquelles il a déjà reçu de la bienveillance du Roi un secours annuel de cent francs, mais bien insuffisant pour lui donner un moyen d'existence.  

    Monsieur le Préfet, le réclamant vous supplie humblement de prendre en considération son exposé et de vouloir bien le mettre sous les yeux de Messieurs les membres composant la commission du département.... etc.... 

    à Neuvy le 23 may 1825.   

    signé Cesbron capitaine » 

     

    Certificat des Officiers : 

     

    « Nous officiers Vendéens soussignés, certifions que le Sieur Cesbron Pierre, capitaine de Nevy (Neuvy) a bien fait dans ce grade en avant à la garde du drapeau toute la première guerre, qu'il a également bien servi dans la 2ème et à la 3ème, que les faits qu'il avance sont exacts quoiqu'il en a dit avoir perdu les preuves, en foi de quoi nous lui avons signé.

     

    signé Le colonel chef de la Subdivision de Cacqueray chevalier de St Louis. 

    Le chef de la 1ère subdivision de Chemillé, chevalier de St Louis de la Sorinière – Coulon, chef de bataillon, ancien officier de l'armée Vendéenne. » 

     

    Pierre-Michel Cesbron....

    Pierre-Michel Cesbron est décédé à Neuvy le 1er novembre 1837, au lieu-dit

    le Coin où il possédait une maison avec un jardin.

    Jacquine Bertault est décédé à Neuvy le 13 février 1818.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Pierre-Michel Cesbron - dossier 1M9/-97. - copie autorisation de port de l'Ordre du Lys, pièce n°2/9).- copie de ses états de services vue 9/9) et le certificat des officiers, vue n°7/9). 

    Registres d'Etat civil de la commune de Neuvy-en-Mauges et Beaulieu sur Layon.. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Michel Cassin de la paroisse de Chanteloup, 

    reste onze heures sous les cadavres de Savenay… 

     

               

     

    Michel Cassin, onze heures sous les cadavres de Savenay....La survie de Michel Cassin relève du miracle car la campagne d'outre-Loire fut un véritable calvaire pour l'armée Vendéenne, coupée de tout ravitaillement avec ses femmes, ses enfants, ses vieillards.

    Déjà le 17 Frimaire de l'an deux (7 décembre 1793), le froid est si vif du côté de la Flèche que les soldats et les enfants couchés au bivouac, sur le sol ne peuvent se relever. Le Dimanche 22 décembre, les Vendéens arrivent à Savenay sous une pluie de neige fondue (Abbé Deniau p. 334 et 429 du Tome III). Les 22 et 23 Décembre, la bataille se déroule par un froid humide accompagné d'un épais brouillard, ce sera le linceul de l'Armée Catholique et Royale...

             Le capitaine Cassin va rester onze heures parmi les morts, ''couchés parmi les morts et y fut pris comme tel''. Il va perdre son oncle, sa tante et tous ses frères et sœurs. On ne sait absolument rien des circonstances de sa survie, sauvé par des mains charitables? Gracié? Il n'en dit mot dans sa demande de pension.

     

    Michel-Joseph Cassin est né le 19 mars 1768 à Chanteloup. Il est le fils de Jacques-Gabriel Cassin, propriétaire-marchand de bois à Chanteloup et de Renée Brunet qui se sont mariés le 3 juillet 1747 à Chanteloup et auront huit enfants, dont six disparaîtront au cours des guerres de Vendée :

     

    1° Marie Cassin, née le 27 janvier 1750 à Chanteloup – tuée.

    2° Perrine Cassin, née le 11 novembre 1752, idem – tuée.

    3° Gabriel Cassin, né le 15 décembre 1754, idem – tué.

    4° Jacques Cassin, né le 20 avril 1757 et décédé le 4 décembre 1767.

    5° François Cassin, né le 29mars 1760, idem - tué.

    6° Pierre Cassin, né le 17 janvier 1763 idem, - tué.

    7° Louise Cassin, née le 18 juillet 1765, idem - tuée.

    8° Michel-Joseph Cassin, né le 19 mars 1768 à Chanteloup. 

     

    Il se marie le 27 janvier 1812 à Trémentines avec Marie-Anne-Catherine-Georgette Maugin née le7 juin 1777 à Trémentines, fille de Martin Maugin marchand de vin et de Marie-Anne Huau dame de la Bernardrie. De cette union sont issus : 

     

    1° Désiré-Joseph Cassin, né le 12 juillet 1814 à Trémentines.

    2° Marie-Joséphine Cassin, née le 12 novembre 1815, idem.

    3° Aimé-Henry Cassin, né le 22 août 1817 et qui sera maire de Trémentines.

     

    Le 14 septembre 1827 il dépose une demande de pension à Trémentines, en ces termes :

     

    «  A son Excellence le Ministre de la Guerre, en son hotel à Paris. 

            

    Monseigneur,

     

    Le Sieur Cassin Michel, Joseph, né à Chanteloup, le 19 mars 1768, et domicilié à Trémentines (Maine et Loire) a l'honneur de vous exposer qu'il a servi avec bravoure et distinction en qualité de capitaine dans les Armées Catholiques et Royales de la Vendée à toutes prises et reprises d'armes depuis 1793 jusqu'en 1815, et qu'il n'a cessé en toutes circonstances de prouver son dévouement pour la cause sacrée de la légitimité de l'autel et du trône du prince auguste qui nous gouverne et de son auguste famille, ainsi qu'il résulte de l'état de ses services ci-joint ; qu'il perdit lors de la Révolution une partie de sa fortune, qu'il a été blessé à la tête et qu'il faillit perdre la vie à l'affaire de Savenais étant resté près de onze heures parmi les morts. 

    D'après cet exposé Monseigneur, il prie votre Excellence, de lui faire obtenir une pension à la quelle il croit avoir droit. 

    Il attend cette faveur de votre justice et de votre humanité, et il est avec un profond respect, Monseigneur, de votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.   

    Signé : Michel Cassin, ancien capitaine. A Trémentines, le 14 septembre 1827. » 

     

    Michel Cassin, onze heures sous les cadavres de Savenay....

     

             Le certificat de service:

     

    «  Nous soussignés anciens officiers dans les armées royales de l'Ouest, certifions que le Sieur Cassin Michel, Joseph, né à Chanteloup le 17 mars 1768 et domicilié à Trémentines a servi en qualité de capitaine sous les ordres de Messieurs Cathelineau, d'Elbée, de Bonchamps, de la Rochejaclin, Stofflet et d'Autichamp, depuis 1793  ; jusqu'en 1815 à toute prise et reprise d'armes, qu'il a assisté à tous les combats qui furent donnés notamment à Cholet, Vihiers, Thouars, Montreuil, Nord et Nantes  ; à Châtillon il fut blessé à la tête, aussitôt guéri, il marcha de rechef et assista à toutes les autres affaires qui eurent lieu dans la Vendée  ; et ensuite il passa la Loire. 

    Il s'est battu avec bravoure et distinction à Laval, à Château Gontier, à Granville il monta un des premiers à l'assaut sur le fort d'où il tomba de haut en bas, et il en a éprouvé un effort dont il se ressentira toute sa vie. De là à la Flèche, Blin et Savenais, où il faillit perdre la vie ; il fut près de onze heures couché parmi les morts, et y fut pris comme tel. 

    Il perdit son oncle, sa tante, ses frères et sœurs qui furent victimes de la Révolution et une partie de ce qu'il avait. 

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent pour valoir ce que doit. 

    Fait à Trémentines le treize septembre mil huit cent vingt sept. 

     

    signé : Jean Brunet capitaine – Pierre Dénécheau, capitaine – Legeay Chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur- commandant la subdivision de Montfaucon. » 

    Michel-Joseph Cassin est décédé à Trémentines le 2 janvier 1850. 

    Marie-Anne-Catherine-Georgette Maugin est décédée à Trémentines le 25 juin 1825. 

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens:Michel-Joseph Cassin - dossier 1M9/-96. - copie du certificat de services- pièce n°2/2). 

    Registres d'Etat civil de la commune de Chanteloup et de Trémentines.  

    Photo: de l'auteur et la bataille d'Eylau d'Eugène Delacroix. 

                                                        

     X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     


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    René Brÿ de la paroisse de la Plaine, 

    cavalier d'ordonnance de Monsieur Henry... 

     

               

     

    René Brÿ....René Brÿ est né et a été baptisé le 15 avril 1774 à la Plaine. Il est le fils de Jean Brÿ, notaire et de Demoiselle Charlotte Richaudeau, son parrain a été Jean-Nicolas Brÿ, son frère et marraine Charlotte-Marie-Victoire Brÿ, sa sœur.

             Il participe à toutes les batailles et combats de la Vendée et d'outre-Loire comme cavalier d'ordonnance de Monsieur Henry, partageant ainsi tous les dangers avec son général. Il semble avoir été blessé, car il a une infirmité de la jambe droite occasionnée par la guerre. Il exerce la profession de fabricant de mouchoirs.

    Le 27 janvier 1806, à 31 ans, il épouse à Rablay une parente : Nicolle Brÿ, âgée de 18 ans, née le 7 septembre 1787 à Rablay, fille de  Nicolas Brÿ, maître chirurgien-officier de santé et de Renée Rompillon (vue n° 316/345 baptême 1787 Rablay -vue n°45/126, mariage). De cette union sont issus :

     

    1° Georges-Abel Brÿ, né le 24 avril 1807 à la Plaine.

    2° Victor-Anne Brÿ, né le 13 juin 1808 à la Plaine.

    3° Joséphine Brÿ, née le 16 août 1810 à la Plaine.

    4° Eugène-Aimé Brÿ, né le 28 avril 1812 à la Plaine.

    5° Eugénie-Léonore, née le 29 décembre 1821 à la Plaine.

    6° Louise-Adèle Brÿ, née le 8 octobre 1824 à la Plaine.

     

    René Brÿ....

    Le 30 mai 1825 il dépose une demande de pension à la Plaine sous le n°11.

     

             « A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire à son hotel. 

     

    A l'honneur de vos exposer René Brÿ fabricant demeurant à la Plaine canton de Vihiers arrondissement de Saumur département de Maine et Loire ; qu'il s'est constamment montré, avec zèle et dévouement pour la cause sacrée du trône et de l'autel pendant toute la durée de la guerre de la Vendée et dans la campagne d'outre Loire étant cavalier d'ordonnance de feu Monsieur Henry de la Rochejacquelin général en chef de l'armée ayant été présent avec lui dans tous les combats qui ont eu lieu dans la Vendée, qu'outre et Loire ce considéré Monsieur le Préfet à l'honneur d'exposer qu'il est père de six enfants et ayant une infirmité à la jambe droite occasionnée par la guerre qui l'empêchent de travailler, ayant peu de bien pour vivre et pour élevé sa famille, il vous supplie de daigner le faire jouir des biens faits accordés par sa Majesté par son ordonnance du 3 décembre 1823 et de son ordonnance du 4 août 1824 aux vrais soldats Vendéens ce qu'octroyant ayant égard à sa famille qu'il a mérité par sa bravoure. 

    Le suppliant prend la liberté d'assurer de ses sentiments respectueux et de redire : l'exposant a perdu près de six mille francs dans les guerres de la Vendée. 

    Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur et de notre auguste Monarque, le fidèle sujet.   

     

             Signé R. Brÿ. » 

     

             Certificat des officiers :

     

    « Armée Royale d'Anjou et de Haut-Poitou – Etat de service de Brÿ René. 

    En quatre vingt treize ayant fait toute la campagne et en quatre vingt quatorze ayant passé la rive droite de la Loire, s'étant trouvé à toutes les batailles qui ont eu lieu en Brétagne sous les ordres de feu Monsieur Henry de la Rochejacquelin, ayant été toujours de son escorte et ayant perdu dans cette guerre près de six mille francs. 

             Nous Jean Ménard Chevallier de l'Ordre de Saint-Louis et Militaire de Saint-Louis, ancien chef de Division - Armand Débillot adjudant-major de la deuxième Division du 4ème corps et Jacques Chalet capitaine de la dite division. Certifions que le nommé Brÿ René a servi sous nos ordres en qualité de cavallier d'ordonnance de feu Mr Henry de la Rochejacquelin général en chef de la dite armée royale Vendéenne.  

             En fois de quoi nous lui délivrons le présent pour servir et valoir ce que de raison. Fait à la Plaine le dix neuf mai mil huit cent vingt cinq. 

     

             signé : Menard chef de Division – Debillot – Challet. » 

     

    René Brÿ....

    René Brÿ est décédé à la Plaine, le 20 juillet 1852. 

    (vue n°168/187 la Plaine)

    Joséphine-Nicole Brÿ est décédée à la Plaine le 1er mars 1863.

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : René Brÿ - dossier 1M9/-92. - copie du certificat de services- pièce n°2/5) 

    Registres d'Etat civil de la commune de la Plaine et Rablay-sur-Layon.  

    Photo: de l'auteur. 

     

                                                          

                             

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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