•                           

     

    François Paquereau, de la paroisse d'Ardelay, 

    tué à la bataille de Laval, le 27 octobre 1793.

     

                

                 

    François Paquereau....Le Dimanche 27 octobre 1793 «Conformément aux ordres de Léchelle qui rejette un plan qui aurait été beaucoup plus dangereux pour les insurgés, l'armée républicaine s'ébranle de Villiers-Charlemagne, en longue file, vers Laval.

    L'armée vendéenne s'est disposée en bataille au Nord de la Jouanne : Talmont, Lyrot et Fleuriot commandent le droite ; Royrand, Desessarts, La ville-Baugé et Dehargues sont à gauche ; Stofflet, Duhoux et Marigny occupent le centre ; tous sont sous les ordres de La Rochejaquelein. L'avant garde de Beaupuy est foudroyée par l'armée vendéenne. La division de Chalbos rompt rapidement le combat, mais les Mayençais tiennent fermement. Deux de leurs canons font l'objet d'une lutte à outrance entre les deux parties et restent finalement aux Blancs qui les braquent sur leurs ennemis. Guidée par Jean Chouan, une colonne vendéenne tourne les Mayençais sur leur droite, les attaque de flanc à l'improviste. Cette manœuvre associée à une charge à la baïonnette par la division de Stofflet a raison de la ténacité des Mayençais. Malgré les objurgations de Kléber, les célèbres soldats de Mayence cèdent, reculent.... Bientôt toute l'armée républicaine est en fuite et Kléber écrira plus tard : ''Pour la première fois, je vois fuir les soldats de Mayence.''

     

    Cette course éperdue, depuis Entrammes, avec les Vendéens dans les reins, se poursuit jusqu'à Chateau-Gontier. Kléber essaie de défendre le pont sur la Mayenne mais la fougue vendéenne a raison de la résistance républicaine qui s'achève en une fuite en direction d'Angers. La route de la Vendée est libre.

    A l'issue de cette bataille de quatorze heures, l'armée de Mayence n'existe plus : ses derniers soldats sont versés dans d'autres unités. Ceux que l'Europe coalisée n'avait pu vaincre ont trouvé leurs maîtres en Vendée militaire. »

     

    TORFOU et LAVAL furent les tombeaux de l'armée de ''faïence'', comme disaient nos ancêtres. En seulement deux batailles, les Vendéens firent disparaître cette formidable armée. 

     

    François Paquereau-Pasquereau est né le 18 juin 1761 dans le bourg d'Ardelay près des Herbiers. Il est le fils de François Paquereau, bordier et de Marie Boudaud. Il épouse le 14 juillet 1789 (vue n°278/309) aux Epesses, Marie-Françoise Devaud, fille de François Devaud et de Françoise Pierre. A cette époque il exerce la profession de serviteur-domestique, est originaire d'Ardelay et domicilié dans la paroisse de la Trinité de Châtillon.

     

    Le 15 février 1817, Françoise Devaud dépose une demande de pension comme veuve de soldat vendéen. Sa demande est enregistrée sous le numéro 309 – (SHD XU 39-5, vue n°22/41 – 15 février 1817). « N°309 – Devaud Françoise née aux Epesses en 1740 ( en réalité le 23 septembre 1741) – épouse de François Paquereau- soldat des armées Vendéennes – tué à Laval – indigente – domiciliée aux Epesses – proposée pour une pension de 35 francs. »

     

    François Paquereau....

    François Paquereau....

     

    Cette famille, comme pratiquement toutes les familles de la Vendée militaire a été très éprouvée. Rosalie-Pélagie Devaud, née le 11 décembre 1765 aux Epesses, sœur de Françoise Devaud, se présente à la Maison Commune des Epesses, le 6 Fructidor de l'an 9 et déclare que son père, François Devaud, « âgé de 57 ans, veuf de Françoise Pierre a été tué par l'armée révolutionnaire au bourg des Epesses le 29 janvier 1794 et que son corps fut inhumé dans une noue du citoyen Chennuau proche de sa maison. » Que son frère François Devaud, âgé de 21 ans et que son mari Félix Caillé ont été tués au bourg des Epesses par la troupe de la république le 20 janvier 1794, que les deux ont été inhumés au champ de repos de cette commune.  » (Etat civil des Epesses – reconstitution d'actes 1789, an 9, vue n°4).

       

    Sources: Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, vue n°22/41- SHD XU 39.5 du 15 février 1817 – Registres d'état civil des communes d'Ardelay et des Epesses. - Itinéraires de la Vendée Militaire  pp 84,85 par Doré Graslin, Editions Garnier 1979. - Photo de l'auteur. 

                                                                     

                            

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


    4 commentaires
  •                           

    Jacques Faivre de Saint-Hilaire-de-Talmont, grièvement blessé 

    de huit coups de sabre au combat de Saint-Vincent-Sterlanges. 

                     

                         

       Jacques Faivre....Le 19 mars 1793.

     

    « Marcé quitte Chantonnay à dix heures du matin. Après avoir traversé Saint-Vincent-Sterlanges, il arrive vers midi, au pont de Gravereau qu'il fait rétablir. Vers deux heures, sa colonne franchit le Petit-Lay puis, continuant sa marche en avant, elle arrive au pont sur la Vendée (en réalité du ruisseau de Ramberge, la Vendée ne coulant absolument pas dans ce secteur) qui est, lui aussi détruit. Marcé ordonne de le réparer.... Une troupe apparaît en face de lui ; il pense que ce sont des brigands... mais il entend l'air de la Marseillaise. Le représentant Niou le persuade que c'est un renfort nantais… Mais une brusque fusillade éclate vers cinq heures du soir. Un combat meurtrier s'engage auprès de la Vendée et autour du moulin de Pierre-Bise. Les Vendéens emportent le pont de la Basse-Rivière, bousculent les derniers carrés républicains, puis les poursuivent jusqu'à onze heures du soir au delà de Saint-Vincent-Sterlanges avant de rentrer au camp de l'Oie. Les Bleus fuient jusqu'à Sainte-Hermine, malgré leurs chefs qui essaient de les arrêter. Cette brillante victoire de la Guérinière donnera son nom aux guerres de Vendée. »

     

    C'est au cours de ce combat que Jacques Faivre est grièvement blessé.

     

    Jacques Faivre est répertorié sous le n°309 dans le dossier des demandes de pensions du 16 mai 1816 et sous le n°78 des secours accordés en 1825.

     

    Faivre Jacques – 44 ans- né à Saint-Hilaire-de-Talmont – laboureur – 3 enfants – cavalier – blessé au combat de Saint-Vincent - « Sept coups de sabre sur la tête et un coup de sabre sur la main gauche.''

    Faivre Jacques – né le 27 août 1770 à Saint-Hilaire-de-Talmont (Vendée) - soldat – domicilié à Saint-Hilaire-de-Talmont, reçoit une pension de cent francs.

    Jacques Faivre....

    Jacques Faivre....

     

    Jacques Faivre-Fèvre est né le 27 août 1770 à Saint-Hilaire-de-Talmont. Il est le fils de Jacques Fèvre et de Mary Jarry domiciliés à la Guittière à Saint-Hilaire. (acte de baptême vue n°91/216 St-Hilaire-de-Talmont). Il se marie le 23 brumaire de l'an 5 (13 novembre 1796) à Saint-Hilaire-de-Talmont avec Louise Maquignon domiciliée à la Guittière, fille de Pierre Maquignon et de Marguerite Renou. A cette époque il exerce la profession de saunier. (vue n°8/24 an 5 mariages St-Hilaire-de-Talmont).

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Jacques-Aimé Faivre, né en 1799 et décédé le 28 mai 1802 à la Guittière.

    2° Jacques-Augustin Faivre, né le  17 mars 1803 à la Guittière.

    3° Jean-Baptiste Faivre, né le 24 juin 1805 à la Guittière, décédé le 25.12.1810.

    4° Pierre-Aubin Faivre, né le 7 juillet 1807 à la Guittière.

    5° Jean-Constant Faivre, né le 8 octobre 1809 à la Guittière.

     

    La liste nominative de l'année 1836 nous informe que Jacques Faivre est ''propriétaire saulnier'' à la Guittière (vue n°33/57 Talmont-Saint-Hilaire).

     

    Ce soldat royaliste est décédé à la Guittière à Talmont-Saint-Hilaire le 8 septembre 1849 à cinq heures du soir. (vue n° 72/306 décès Talmont-St-Hilaire).

       

    Sources: Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions vue n°33/80 SHD XU 33-1 du 16 mai 1816 – et secours accordés en 1825 SHD XU 33-4 -  Etat civil de Saint-Hilaire-de-Talmont – Itinéraires de la Vendée Militaire, Doré-Graslin, Editions Garnier 1979. - Photo de l'auteur. 

                                                                      

                                                            

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire
  •                           

    Pierre-Charles Paquereau, de la Boissière-de-Montaigu, 

    tué à la bataille du Mans le 12 ou le 13 décembre 1793… 

                

                 

    Pierre-Charles Paquereau....Après la bataille de Cholet, le 17 octobre 1793, quatre mille hommes sous le commandement de Talmont et d'Autichamp s'assurent le passage de la Loire dans la nuit du 17 au 18 en traversant le fleuve à Saint-Florent et en délogeant le poste bleu de Varades. Le vendredi 18 octobre, Pierre-Charles Paquereau traverse la Loire avec l'armée vendéenne. Il participe à tous les combats de la Virée de Galerne et est tué à la bataille du Mans, le 12 ou le 13 décembre 1793*.

     

    * L'acte de mariage du fils de Pierre-Charles :  Pierre-François Paquereau, en date  du 4 février 1811 à Saint-Georges-de-Montaigu (vue n°79/125) nous informe que Pierre-Charles Paquereau serait mort le 8 septembre 1796 à Saint-Georges. Aucun acte de décès n'a été découvert à cette date. 

     

    Pierre-Charles Paquereau est né le 15 août 1760 à la Jousselinière, paroisse de la Boissière-de-Montaigu. Il est le fils de Pierre Paquereau  et de Renée Dixneuf, mariés le 14 mai 1755 à la Boissière. Il épouse le 25 janvier 1785 à Saint-Georges-de-Montaigu, Gabrielle Sachot née le 3 février 1759 à Saint-Georges-de-Montaigu, fille de Jean Sachot et de Marie Favreau. En 1793 il est domestique dans cette paroisse.

     

    De cette union sont issus :

    1° Pierre-François Paquereau, né le 20 octobre 1786 à Saint-Georges.

    2° Jeanne Paquereau, née en 1790, mariée le 26 février 1814 avec Alexandre

         Rambaud à Saint-Georges.

     

      Le 15 février 1817, Gabrielle Sachot dépose une demande de pension comme veuve de soldat vendéen. Sa demande est enregistrée sous le numéro 99 – (SHD XU 39-5, vue n° 8/41 – 15 février 1817). «  N°99 – Sachot Gabrielle, née en 1758 - Paquereau Pierre – tué au Mans – soldat de l'armée Vendéenne – indigente – domiciliée à Saint-Georges-de-Montaigu. »

    Pierre-Charles Paquereau....

    Pierre-Charles Paquereau....

    Elle est proposée pour une pension de 40 francs. Cette pension lui sera versée jusqu'en 1830.

     

    Gabrielle Sachot décède chez sa fille Jeanne à la Déderie à Chavagnes-en-Paillers le 24 juillet 1830. (Registre de l'Etat Civil de Chavagnes-en-Paillers année 1830, vue n°186/458).

     

       

    Sources: Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, vue n°8/41-  SHD XU 39.5 du 11 février 1817 – Registres d'état civil des communes de Saint-Georges-de-Montaigu, Chavagnes-en-Paillers, la Boissière-de Montaigu – Photo : les charniers du Mans de Vendéens et Chouans. 

                                                                    

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire
  •                           

    Jacques Girard, de la paroisse de Grosbreuil, 

    cavalier chez Monsieur de Saint-Pal, très grièvement blessé 

    de cinq coups de sabre et d'un coup de feu au combat de Nesmy… 

                 

                                    

      

    Jacques Girard....La paroisse de Nesmy se situe au Sud de la Roche-sur-Yon. A première vue, pas de combats d'envergure faisant la ''une'' chez les auteurs connus, spécialistes des guerres de Vendée. Le 28 mars 1794, l'église du village est incendiée et 200 personnes sont massacrées dans le bourg par une Colonne Infernale.

    En parcourant le tableau des opérations de l'Armée de l'Ouest depuis que le commandement provisoire en a été donné au général Vimeux, du 3 Prairial au 21 Thermidor de l'an 2 (class SHD5/10-1- 22 mai – 8 août 1794) la correspondance du général de brigade Guillaume nous informe que Charette est à Nesmy et dans ses environs le 5 Thermidor de l'an 2, mercredi 23 juillet 1794, (vue N°9/26). Que le 9 thermidor il y a toujours des rassemblements à Nesmy, les Cerisiers, le Tablier, et la Chaise.

    Le 11 Thermidor de l'an 2, mardi 29 juillet 1794, (vue n°4/26), « 1100 hommes ont marché la nuit dernière en deux colonnes pour se porter sur Nesmy où se retiroit Saint-Pal* qui a prit la fuite après avoir perdu 60 hommes, quelques bons fusils et deux pistolets. Il y avoit 700 brigands et une 60e de cavaliers. On a trouvé dans leur camp deux bœufs tués et beaucoup de pain. »...... (Extrait de la correspondance du général de brigade Dutruy).

     

    C'est dans ce combat que Jacques Girard est très grièvement blessé.

     

    * Mais avant de nous intéresser à Jacques Girard, un mot concernant le Seigneur de Saint-Pal : Monsieur Joseph-Claude-Léon de Saignard de Saint-Pal est un officier Vendéen, né le 30 avril 1750 à Mareuil-sur-le-Lay. Il s'occupe particulièrement des cantons du Poiroux, Talmond et Angles qui se trouvent sous son commandement et a, entre-autres chefs pour l'aider dans sa tâche, le jeune Duchaffault de la Guignardière et le Chevalier de la Voyerie. Il est donc le chef des divisions de Moutiers-les-Mauxfaits et du Tablier sous Charette. Il se spécialise dans une guerre de coups de main, d'embuscades, de razzias, s'acharnant sur les colonnes de vivres ennemies. 

    C'est un brave, mais un incompétent, ses talents militaires ne jouissent pas d'une grande réputation. Il est d'ailleurs remplacé à la tête de sa division par le Moelle, et devint inspecteur des divisions de Charette, responsable de l'intendance et membre de l'état major. Il dépose les armes en février 1795 avec la paix de la Jaunaye et ne les reprit pas. Contraint, il reprend les armes en 1799, mis sous surveillance en 1800, il mourut à Saint-Vincent-sur-Graon le 3 août 1805. Il avait épousé le 4 juillet 1774 à Saint-Florent-des-Bois Marie-Louise-Françoise de Rorthays. « Ce mariage, peut-être heureux au début, fut troublé dans la suite par les dilapidations du mari, par les mauvais rapports qu'il entretînt avec sa femme, et sans doute aussi par un libertinage plus délicat à dévoiler....... »  

     

    Jacques Girard – n°306 – 47 ans – demeurant à Grosbreuil – sabotier – 2 enfants – Cavalier – blessé à Nesmy : « Deux coups de sabre sur le bras – un coup de sabre sur l'index de la main gauche – deux coups de sabre sur la tête et un coup de feu à la jambe gauche. »

    « Proposé pour une gratification de 100 francs. » 

     

    Jacques Girard est né à la fin de janvier 1766 en la paroisse du Givre. Il est le fils de Louis Girard, marchand de blé et d’ Anne Girard. Il se marie le 10 Floréal an 7 (29 avril 1799) à Angles (vue n°129/163 mariages Angles) avec Roze Tesson, fille de confiance, née vers 1773 à la Ferrière, fille de Jean et de Marie Druillard.

    De cette union sont issues :

    1° Marie-Rose Girard, née le 1er Brumaire de l'an 10 23 octobre 1801 à Grosbreuil.

    2° Jeanne-Julie Girard, née le 12 ventôse an 13 (3 mars 1805) à Grosbreuil, servante.

     

    Ce brave soldat royaliste est décédé à une heure du soir le 23 février 1839 à la Lande commune de Grosbreuil. (vue n°5/485 année 1839 Grosbreuil)

     

    Jacques Girard....

    Jacques Girard....

     

    Sources: Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions vue n°33/80 SHD XU 33-1 du 16 mai 1816 – Registres d'état civil des communes de Grosbreuil et Angles - Le Seigneur de Saint-Pal dans sa vie privée et publique / G Loquet - BIBPC 16/27 – Vendéens et républicains dans la guerre de la Vendée, par F.Augris, Editions du Choletais, 1993, pp 139,140 -  Photo de l'auteur. 

                                                                     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire
  •                           

    François Rotureau, cavalier du pays de Monts, 

    reçoit six coups de sabre au combat de Fréligné, le 14 septembre 1794.

     

                     

                         

    François Rotureau....« Le 14 septembre (2 fructidor an 2) Charette fait un  rassemblement général et, le 15, il est en vue de Fréligné*. Ce camp était de forme carrée, et, sur toutes les faces, il était entouré de palissades et de fossés. Le 11e bataillon d'Orléans, une partie du 39e de ligne (ci-devant Ile-de-France), soixante cavaliers, en tout deux mille hommes y étaient retranchés. Prat, ex-chevalier de Saint-Louis, et Mermet, ex-tailleur, y exerçaient le commandement, le premier comme chef de brigade et le second comme lieutenant-colonel. La discipline la plus sévère y avait été soigneusement maintenue, et les soldats étaient solides et aguerris. Une lutte sérieuse allait donc s'engager. Il ne s'agissait plus de, en effet, d'emporter le camp par surprise, mais de l'attaquer de vive force. Dans le moment, il est vrai, les Républicains ne se tenaient pas sur leurs gardes ; beaucoup étaient répandus dans la campagne ; Prat et Mermet logeaient hors du camp, près le ruisseau de la Cochaire  ; mais, au premier signal d'alarme, ils se jetèrent tous dans le camp. De part et d'autre on n'avait pas de canons, on avait cessé de s'en servir ; les fusils et la baïonnette étaient alors les seules armes en usage. Les Royalistes sont excités par le souvenir de leur récent triomphe, on leur distribua de l'eau-de-vie, comme à la Roullière pour fortifier leur courage, et on donne le signal de l'assaut. Pour empêcher la colonne républicaine qui est à Saint-Christophe-du-Ligneron de venir au secours du camp, Charette envoie Savin faire une fausse attaque contre ce poste, puis il tourne le camp de Fréligné par le bois de l'Epiardière, et le fait attaquer de trois côtés. Mais trompé par de faux renseignements, il dirige la principale attaque sur l'endroit le plus solidement défendu. A ce moment, Couëtus lui amène deux mille hommes, ce renfort arrivait à point. Dès les premiers coups de feu, les Royalistes s'avancent jusqu'à quarante pas des retranchements. Là, pendant près d'une heure, se fit entendre une vigoureuse et terrible fusillade. Les Bleus, blottis derrière leurs palissades, foudroyaient les Blancs sans éprouver de pertes sensibles et semblaient se rire de tous leurs efforts.

     

    Déjà plusieurs officiers vendéens avaient succombé. Delaunay, traversé par une balle, était mis hors de combat ; Saint-Sauveur, chef de la division du Poiré, mourait à ses côtés, et beaucoup d'autres braves gisaient à terre. L'aile gauche semblait plier. Hyacinthe de la Robrie, qui, dans le moment, remarque le côté faible du camp, en averti Charette, et, sans hésitation, se porte de ce côté à la tête de sa division de Saint-Philbert......

    Guérin le jeune et le brave Colin, tous deux chefs de la cavalerie du pays de Retz, sautent dans la brèche et pénètrent dans le camp. Les paysans les suivent et repoussent l'ennemi à coups de baïonnette......

    Les Bleus sont écrasés par les paysans qui ne leur font aucun quartier. Le massacre fut général, car aucun Bleu n'obtînt grâce. De deux mille qu'ils étaient dans le camp, il y en eut douze cents à périr parmi lesquels on trouva quinze femmes.

    Ceux qui, pour se dérober au premier carnage, s'étaient mis sous la conduite du chirurgien Demouch, et avaient fui vers Saint-Christophe, tombèrent dans la troupe de Savin qui avait fait une fausse attaque de ce côté et furent immolés en partie comme leurs camarades. Un certain nombre cependant réussirent à s'échapper à travers la campagne. »

     

    * Après étude du cadastre et de la vue aérienne de Google-map, le camp de Fréligné se trouverait non loin de l'étang du château de l'Epiardière...  

     

    C'est donc au cours de l'attaque du camp de Fréligné avec la cavalerie Royaliste que François Rotureau est grièvement blessé de six coups de sabre.

     

    François Rotureau est répertorié dans le dossier des demandes de pensions du 16 mai 1816 sous le numéro 459 :

    François Rotureau....

    François Rotureau....

     

    Rotureau François – 44 ans- domicilié à la Garnache – journalier – Cavalier – Blessé à Fréligné - '' Trois coups de sabre, un au pli de l'aine gauche avec fistule – un sous le tendon d'Achille gauche – un au coup de pied gauche – Trois coups de sabre sur l'épaule droite, est estropié''.

      Il est aussi répertorié sous le n°42, comme cavalier et ayant fait les campagnes de 1799-1800-1815 dans la compagnie de Saint-Jean-de-Monts appartenant à la Division de Palluau, domicilié à Saint-Christophe en Vendée.

     

    François Rotureau....

    François Rotureau....

    Il est proposé pour  une pension de soixante dix francs, il recevra cette pension du Roi puisqu'en 1841, il est ''pensionnaire de l'Etat''. La généalogie de ce combattant royaliste a été assez difficile à reconstituer étant donné sa mobilité. Il dépose sa demande de pension à la Garnache mais est originaire du pays de Monts.

     

    En parcourant la liste nominative des recensements de 1816 pour la Garnache (vue n°21/34) Nous découvrons la famille Retureau qui est signalée comme ''famille très pauvre''

    1° Retureau François-45 ans - meunier et retraité-

    2° Coutouis Rose, sa femme, 48 ans.

    3° Retureau Charles, 15 ans, né le 9 mai 1804 Saint-Hilaire-de-Riez.

    4° Retureau François, 10 ans (qui est marin en 1834), marié le 18 juin1834 à l'Ile d'Yeu avec Marie-Rosalie Dugas.

    5° Retureau Marie, 7ans.

     

      Rotureau-Retureau François est né le 18 juin 1773 à Saint-Jean-de-Monts. Il est le fils de Pierre Rotureau, meunier et de Jeanne Dupont, mariés le 25 novembre 1748 à Notre-Dame-de-Monts, et : (Acte de mariage vue n°159/309  année 1834 Ile d'Yeu). Il se marie vers 1800 avec Rose Couthouy-Coutouis-Coutois, née le 25 mars 1769 à Saint-Jean-de-Monts, fille de François Couthouis et de Louise Britton (décédée le 3 février 1831 à l'Ile d'Yeu, au port). Il se remarie le 19 août 1834 à l'Ile d'Yeu avec Catherine Venereau, née le 29 juin 1791 à Notre-Dame-de-Monts, fille de François Venereau et de Marie Cercleron. (vue n°159/309 année 1834 mariages -Ile d'Yeu).

     

    L'acte de décès de François Rotureau, en date du 2 août 1841 (décès de la veille), au port, nous informe qu'il est âgé de 68 ans, et est ''pensionnaire de l'état''.

    François Rotureau....

     

    Sources :   Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions vue n°48/59 SHD XU 33-2, 16 mai 1816 – vue n°42 - 29 mai 1816 -SHD XU 39-4 -  Etat civil de Saint-Jean-de-Monts, l'Ile d'Yeu, le Perrier (vue 173/580 1835) Notre-Dame-de-Monts - Abbé Deniau, Histoire de la Guerre de la Vendée Tome IV pages- 575,576,577. - Photo de l'auteur. 

                                                                      

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique