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    Jacques-Nicolas Marais de la paroisse de la Jumellière ; 

    sa maison et ses marchandises incendiées par les Républicains. 

    Il reçoit la décoration du Lys en 1814.

     

     

                            

     Jacques-Nicolas Marais.... Jacques-Nicolas Marais est né et a été baptisé le 10 septembre 1764 à la Jumellière. Il est le fils de Jean Marais, maître serger au bourg et de Françoise Blanvilain, le parrain a été Jacques Grenet, sabotier à Neuvy, oncle de l'enfant et la marraine, Françoise Martin femme de Pierre Blanvilain, sabotier à la Jumellière, grand-mère de l'enfant.

      Il se marie le 17 juillet 1788 à la Jumellière avec Mathurine Papin, née le 31 mars 1760 dans cette paroisse, fille de Jean Papin, métayer et de Marie Cesbron.

      De cette union sont issus :

     

    1° Mathurine Marais, née le 7 novembre 1789 à la Jumellière.

    2° Françoise Marais, née le  16 pluviôse an 6 (4 février 1798) à la Jumellière.

    3° Jacques Marais, né le 25 Prairial an 7 (13 juin 1799) à la Jumellière.

     

      En 1793 il exerce la profession de serger. Il prend les armes comme soldat dans l'armée Catholique et Royale et participe aux combats du Bois-Grolleau, Beaupréau, Argenton-Château, Thouars. Il passe la Loire et participe à toutes les batailles jusqu'à Savenay. Il se cache au Nord de la Loire pendant quatre mois et repasse la Loire. Il participe au combat de Chalonnes où une balle lui traverse la cuisse droite. Par la suite il sera nommé Commissaire aux Vivres. Pendant son absence, sa maison et son magasin contenant les marchandises sont incendiés par les Républicains.

      Il dépose une demande pension le 26 mai 1825. A cette époque il exerce la profession de serger, il est qualifié de propriétaire et est adjoint au Maire de la Jumellière. Il a déjà reçu un Brevet d'Honneur du Roi, la décoration du Lys de son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Angoulême ; le 15 octobre 1814.

    Jacques-Nicolas Marais....

     

      « A Monsieur le Préfet du Département du Maine et Loire

    Monsieur, A l'honneur de vous exposer le nommé Jacques Marais que jusqu'à présent lorsque sa Majesté a daigné répandre ses bienfaits sur ses fidèles serviteurs on leur a demandé ou un certificat d'indigence ou au moins de grandes charges de famille à prouver, qu'il avait cru devoir s'abstenir d'exposer ses titres qui dès le premier travail lui firent décerner un brevet d'honneur.

    Il se croit fondé aujourd'hui à réclamer une pension.

     

    1° Vu une blessure très grave reçue à Chalonnes et la campagne qu'il a fait dans toute son étendue Outre-Loire.

    2° Vu les pertes qu'il a fait par les fournitures faites à l'armée qui consistent en neuf cent soixante six francs en bons du Général Stofflet qu'il soumettra à Mrs les Membres de la Commission s'il est nécessaire, les ayant conservés.

    3° Quinze mil francs valeur en marchandises et maisons qui lui furent incendiées qu'il a perdu durant la révolution.

    4° Sur ce qu'ayant exercé les fonctions municipales presque depuis la pacification, il n'a jamais dévié des principes du Pays : s'est dévoué tout entier et dans des temps difficiles au maintien de l'ordre tout en conservant ces mêmes principes ce qui lui a valu d'exercer ces mêmes fonctions sous le gouvernement légitime qu'ayant été destitué à ''l'épocte'' des cent jours il reprit ses fonctions sitôt que la Vendée eut relevé la banière Royale comme il avait fait en 99, joignit ses efforts à la cause commune et dirigea tout ceux que fit la commune de la Jumellière pour seconder son maire alors employé à l'armée, ont sait que ces efforts furent considérables en hommes et en munitions de bouches.

      D'après une conduite si soutenue et il ose le dire si honorable, le réclamant espère que Mrs les Membres de la Commission le voudront bien considérer comme susceptible d'obtenir une pension.  »

    Signé : Jacques Marais

        

    Jacques Marais est décédé à la Jumellière le 29 juin 1834 et son épouse Mathurine Papin le 29 novembre 1843.

      

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens :  Jacques Marais -1M9/252 - Registres d'Etat civil de la commune de la Jumellière –  Décoration du Lys, pièce n°11 du dossier Vendéen – Photo : Décoration du Lys tirée du ''Grand livre des ordres de chevalerie et des décorations de Monsieur André Damien, de l'Institut''.                                                              

      

    Xavier  Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Jean Babonneau de la paroisse de Tillières, 

    sa métairie est incendiée par les Colonnes Infernales...

     

                            

    Jean babonneau....  Jean Babonneau est né le 8 mars 1777 et a été baptisé le 9 mars à Tillières. Il est le fils de Jean Babonneau, métayer à l'Orvoire et de Marguerite Poirier, décédée le 3 septembre 1815 à la Papinière. Le parrain a été Michel Babonneau, cousin et la Marraine, Françoise Babonneau, sa sœur.

      En 1793, il est domicilié à l'Orvoire à Tillières et prend les armes dès le 10 mars 1793. Il participe à toutes les batailles avant et après le passage de la Loire. Il nous dit que son père a été tué en 1794 à Beaupréau, que l'armée Infernale passa sur sa paroisse et que l'incendie et la pillerie furent tels qu'il ne resta rien à la fureur de ces monstres, mobilier, bestiaux, grains, tout fut consommé par les flammes et le pillage et qu'il est resté sans ressources.

    Jean babonneau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jean babonneau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       Après recherches, il s'avère que ce n'est pas son père qui a été tué à Beaupréau en 1794, mais le deuxième mari de sa mère, François Petiteau  ; son père étant décédé le 27 septembre 1779 à Tillières.

      Il dépose une demande de pension au Roi à la mairie de Tillières le 17 mai 1824

     

      « Jean Babonneau âgé de cinquante cinq ans, bordager, demeurant en la commune de Tillières, canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

      A Messieurs les Membres composant la Commission nommée à Beaupréau à l'effet de connaître les individus qui ont servis et faits des pertes dans les Armées Royales de l'Ouest conformément à l'ordonnance du 3 mars dernier.

      Expose ; qu'il a servi en qualité de soldat dans une compagnie d'infanterie de la paroisse de Tillières, faisant partie de l'armée d'Anjou et Haut-Poitou, qu'il a concourru à toutes les batailles qui eurent lieu avant et après le passage de la Loire. Sous les généraux M.M Delbée, de Bonchamps, de la Rochejaquelin, d'Autichamp et Stofflet.

      A la retraite de Beaupréau en 1794, eut son père tué ; et dans la poursuite de l'Armée Infernale qui passa sur notre paroisse, l'incendie, la pillerie d'une manière que rien ne resta à la fureur de ces monstres ; mobilier, bestiaux, grains, tout fut enfin consommée par les flammes et le pilliage : Resté sans ressources avec une mère, des frères et sœurs. 

      Puis il rejoignit après tous ces malheurs l'armée du général Stofflet, concourru aussi aux batailles de Chollet, Couron, Vezin, Hyzernais, etc... Son amour pour l'autel et le trône l'attacha assidûment à l'armée sans la quitter que par ordres de ses chefs. Il a combattu avec honneur et sans reproches, et a fait la campagne de 1815 sous le général comte D'autichamp.

      Demande qu'il participe à la distribution des fonds spécial accordé au département de Maine et Loire pour qu'il reçoive la solde annuelle dû à ses services et à ses pertes : n'ayant reçu ni secours ni pention sur les fonds de l'Etat. Les pièces et signatures exigées par l'arrêté de Monsieur le Préfet joints à la présente. »

     

      C'est Justice, Vive le Roi.

     

    A Tillières, le 17 mai 1824.

    Signé J. Babonneau – Guilbeau Capitaine – Barbot ancien Capitaine.

     

    Jean babonneau....

     

    Jean Babonneau épouse le 18 novembre 1809 à Tillières, Anne Bretaudeau née le 9 octobre 1782 à la Noue, dans cette même paroisse, fille de Joseph Bretaudeau et de Magdelaine Langevin. A cette époque il est bordager à la Papinière commune de Tillières.

     De cette union sont issus :

     

    1° Jeanne Babonneau, née le 15 octobre 1810 à Tillières.

    2° Jean Babonneau, né le 26 septembre 1811 à Tillières.

    3° Pierre Babonneau, né le 5 octobre 1812 à Tillières.

    4° Jean Babonneau, né le 17 janvier 1814 à Tillières.

    5° Anne Babonneau, née le 22 août 1815 à Tillières.

    6° Joseph Babonneau, né le 12 mars 1818 à Tillières.

     

      Le 3 septembre 1862 est décédé à sept heures du matin, en son domicile à la Papinière, Jean Babonneau âgé de 86 ans, veuf de Anne Bretaudeau.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Jean Babonneau n°2 -1M9/31 - Registres d'Etat civil de la commune de Tillières.  Cadastre 1834 de la commune de Tillières – Géoportail – Photo de l'auteur. 

                                                                 

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Jacques Rivereau de la Chapelle-Saint-Florent... 

    sa mère, sa femme et ses quatre enfants massacrés.

     

     

     

      Jacques Rivereau.... Nos pères ont vu et vécu des événements effroyables... A titre d'exemple, le témoignage d'une survivante du massacre de Beaufou, Marie Trichet : ''Juste un petit bout de papier dans la main d'un enfant assassiné''... cela résume à merveille ce qu'est réellement la République.

     

      « Voilà que les hommes arrivent au même moment. Ils apportaient le corps du petit de quatre ans que sa malheureuse mère avait délaissé dans sa fuite ; Les Bleus l'avaient attrapé ; ils lui avaient percé la gorge avec un sabre et passé un bois dans le trou, puis ils l'avaient planté, en place de barrière, sur le bord du chemin. Dans sa petite main crispée par les tortures de la mort, ils avaient mis un papier où il y avait écrit : Vive la République ». A cette vue, les hommes reculèrent d'abord d'épouvante. Est-il possible qu'il y ait sur terre des monstres pareils ? Quel tort un enfant pauvre âgé de quatre ans pouvait-il causer à la République ? Là, trois femmes tombèrent sans connaissance. L'un des gars présents, qui était un parrain du petit martyr, prit le corps sur ses genoux jusqu'au moment de l'ensevelir. Après un moment, les hommes amenèrent la malheureuse mère, qu'ils rencontrèrent avec la petite blottie derrière la grange. Elle ne parlait pas. Elle paraissait tout effarée. On lui cacha le corps du petit et elle sembla ne rien comprendre à ce qui se passait. Elle était devenue folle... ».

     

      Jacques Rivereau-Riverau est né et a été baptisé le 18 décembre 1758 à La Chapelle-Saint-Florent. Il est le fils de René Riverau, métayer à  La Haute Binière et de Michelle ChatenierChateigner. Le parrain a été  Jacques Rivereau et la Marraine Catherine Chatenier. En 1793 il prend les armes dans l'Armée Catholique et Royale et voici ce qu'il nous dit dans sa demande de pension, le 12 juin 1824 :

     

      « Le 12 juin 1824, mairie de la Chapelle Saint Florent. Jacques Riverau, laboureur ancien soldat dans les armées royales de l'Ouest demeurant à la Clargerie* commune de la Chapelle Saint Florent.

     

    À son Excellence le Ministre de la Guerre. Monseigneur, J'ai l'honneur de vous exposer que dès le principal comancement de la guerre de la Vendée j'ai prix les armes pour le rétablissement du trône et de l'autel en 1793. Je été nommé chef d'un poste sur la rive de la Loire, je n'ai cessé de combatre tant que la guerre a duré. J'ai repris les armes dans chaque ocassion ou les intérests du trône l'ont exigé ; notamment en 1793. Je été blessé grièvement à la jambe gauche d'une bale à l'affaire de Thouars qui aujourd'hui me jaine beaucoup pour travailler ; J'ai eu ma mère, ma femme et quatre enfants tué par la troupe républiquaine enfin je sui aujourd'hui dans l'indigence sans auqu'un secours. Dans cette malheureuse situation j'ose m'adresser à vous Monseigneur pour vous prier de proposer à sa Majesté de m'accorder une pension a défaut d'extrait de contrôle, j'ai en secours un acte de notoriété du juge de Paix pour constater ma blessure. Je joint aussi au présent les autres pièces exigées par l'Ordonnance du Roi du trois décembre dernier ».

     

     * Clergerie

     

    Jacques Riverau signe d'une croix car il ne sait pas écrire.

     

      Le certificat de notoriété nous informe qu'il a été blessé par balle à la jambe gauche à la prise de Thouars le 5 mai 1793 et qu'il a eu sa mère, sa femme et quatre enfants tués dans une forêt à la même époque, sans plus de précisions. 

      Ces six victimes ne figurent pas dans les registres de décès de la Chapelle-Saint-Florent pour cette période, ni dans la liste des victimes de la forêt de Leppo, la forêt de Leppo se situant à une dizaine de kilomètres de la Clergerie... Le mystère reste entier sur le lieu du massacre. 

    Jacques Rivereau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Alors il nous reste à rechercher l'identité de ces six martyrs.

     

      Jacques Rivereau épouse le 30 janvier 1788 à Bouzillé Julienne Toublanc, âgée de 25 ans, fille de René Toublanc, métayer à la Bourgonnière et de Marie Bourget. Julienne est née le 4 octobre 1761 dans la paroisse de Bouzillé. De ce mariage sont issus quatre enfants : 

      Nous ne pourrons identifier que quatre victimes, les registres d'état civil étant incomplets pour cette période.

     

      Ont été massacrés en haine de la foi en 1793-1794: 

      1° Michelle Chateigner, âgée d'environ 67 ans, mère de Jacques Rivereau, née le 9 février 1726 à la Loge du Couet à la Chapelle-Saint-Florent. 

      2° Julienne Toublanc, âgée d'environ 32 ans, son épouse. 

      3° René Rivereau, né le 15 novembre 1788 à La Chapelle-Saint-Florent, âgé d'environ 6 ans. 

         

      4° Charles Rivereau, né le 2 avril 1790 à la Chapelle-Saint-Florent, âgé d'environ 4 ans. 

      5° ????? Rivereau, âgé d'environ 2 ans. 

      6° ????? Rivereau, âgé de quelques mois.

     

      Et aussi dans la liste chronologique des décès de la Chapelle-Saint-Florent, deux frères de Jacques Rivereau :

     

      1° Charles Rivereau, le 20 nivôse an 2 ''A été pris et conduit à Nantes où il a été fait mourir'' (vue n°7) registres chronologique des décès de la Chapelle-Saint-Florent). 

      2° Jean Rivereau, époux de Jeanne Biotteau + le 9 nivôse an 2, âgé de 39 ans (vue n°8) des décès. Un Jean Rivereau, il doit s'agir du même ''ont également péris à Nantes Jean Rivereau, 36 ans métayer et Jacques Biotteau, 26 ans''. 

     

      Jacques Rivereau a épousé, en deuxième noce, pendant la ''pacification'', Marie Bosseau, née le 24 avril 1759 à Saint-Laurent-du-Mottay, fille de Mathurin Bosseau, métayer et de Renée Gaudin.  

      Le 5 janvier 1842 est décédé à la Clergerie Jacques Rivereau suivi par Marie Bosseau, le 30 janvier 1842.

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/316 - Jacques Riverau- Registres d'Etat civil de la commune de la Chapelle-Saint-Florent et Bouzillé, le Mesnil-en-Vallée. La Vendée du Génocide au Mémoricide de Reynald Secher- Photo de l'auteur. 

                                                         

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    François Chaillou passe la Loire en 1793, et combat chez les chouans 

    pendant deux années.

     

     

     

    François Chaillou....En 1771 la famille Chaillou exploite le Moulin de Pont-Vieux sur la Sèvre au pied du château de Mortagne-sur-Sèvre. Mathurin Chaillou, né le 4 décembre 1733 au May-sur-Evre est marchand meunier. Il épouse le 17 octobre 1764, à Saint Melaine la Treille à Cholet, Renée Supiot née le 3 novembre 1742 à la Séguinière ; décédée le 13 mai 1813 au moulin Daudet à Evrunes.

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Mathurin Chaillou né le 3 septembre 1765 à Cholet, † le 31 juillet 1772 Mortagne. 

    2° François Chaillou, né le 2 avril 1767 à Cholet, † Cholet le 14 juin 1847. 

    3° Alexis Chaillou, né le 25 avril 1769 à Mortagne, † le 5 avril 1771 à Mortagne. 

    4° Louis Chaillou, né le 25 août 1771 à Mortagne, † le 18 septembre 1775 à Mortagne. 

    5° Charles-Marie Chaillou, né le 3 septembre 1773 à Mortagne, † 14 octobre 1775 à Mortagne. 

    6° Mathurin-Jean Chaillou, né 1er octobre 1775 † tué à Savenay le 23 décembre 1793. 

    7° Augustin Chaillou, né le 21 août 1778 à Mortagne se marie le 2 juin 1802 (13 Prairial an10) à Evrunes avec Modeste Michaud, née le 20 avril 1804 à Evrunes. 

    8° Marie Chaillou, née le 6 juillet 1781 à Mortagne, † le 29 août 1783 à Mortagne. 

    9° Jean-Marie Chaillou, né le 10 juillet 1784 à Mortagne. 

    10° Marie Chaillou, † le 21 janvier 1787 âgée d'environ deux ans. 

    François Chaillou est donc né le 2 avril 1767 et a été baptisé le 3 avril à l'église Saint-Pierre de Cholet, il est le fils de Mathurin Chaillou et de Renée Supiot, meunier au bourg et paroisse de Saint-Melaine de la Treille ; le parrain a été François Barré et la marraine Renée Supiot.

     

    En 1789 il exploite le moulin de Recule Pain à Evrunes. Ce fait est confirmé lors du ''Dénombrement de la population d'Evrunes en l'an V, page 2, n°1 : François Chaillou âgé de 30 ans, meunier au moulin de Recule Pain, domicilié depuis sept ans – relevé effectué le 20 Brumaire an V (10 novembre 1796)'' – Archives du Département de la Vendée -.En 1793 il prend les armes dans l'Armée Catholique et Royale et participe aux batailles de Luçon, Châtillon, Chantonnay ; il passe la Loire en octobre 1793 et assiste à toutes les batailles d'Outre-Loire. Un de ses frères est tué à Savenay le 23 décembre 1793. Il reste Outre-Loire après la déroute de Savenay et combat avec les chouans pendant deux ans (1794 – 1795). Il est de retour en Vendée Militaire en 1796 au moment de la ''pacification''. Deux moulins lui appartenant dans les communes de Mortagne et Evrunes sont incendiés; (certainement le moulin de Pont-Vieux à Mortagne et celui de Recule Pain à Evrunes) ; le Moulin Daudet étant exploité par son frère Augustin. 

     

    François Chaillou....

    François Chaillou....

     

         François Chaillou épouse vers l'an  VI  Renée Cousin, née le 26 juin 1774 à Saint-Christophe- du-Bois, et décédée à Cholet, rue de l'Abreuvoir, le 18 décembre 1852 ; fille de Louis Cousin, jardinier et de Renée Dillé. Une sœur de Renée Cousin : Marie Cousin de Saint-Christophe-du-Bois, fille d'un jardinier, est décédée le 19 février 1794 dans la prison du Calvaire à Angers. De ce mariage sont issues au moins deux filles : Renée Chaillou, née le 12 Fructidor an VII à Cholet (29 août 1799) qui épouse Gabriel Brégeon, tanneur; Jeanne Chaillou née le 16 avril 1800 à Cholet, qui épouse le 11 février 1818 Félix Chupin fabricant.

     

    Le 7 septembre 1825 il dépose une demande de pension à Cholet.

     

    «A Messieurs les membres composant la Commission nommée pour les pensions de retraite accordées par le Roi aux soldats Vendéens.

     

    Messieurs, a l'honneur de vous exposer François Chaillou meunier, natif de Saint-Meleine près Cholet âgé de..........  Qu'il a constamment combattu pour la cause du Roi dans la guerre de la Vendée, qu'il aprouvé son zèle et son courage dans les affaires de Luçon, Châtillon et Chantonnay qu'il a passé la Loire et qu'il a montré avec bravoure dans toutes les affaires qui ont eu lieu outre ce fleuve, notamment aux affaires de laval, Grandville, Dolles, Pontorson, Antrin, Angers et le Mans, que deux moulins à lui appartenant dans les communes de Mortagne et d'Evrunes ont été totalement incendiés  ; qu'il a en outre perdu un frère au combat de Savenay. 

    Pourquoi, il croit avoir droit après ses longs services à la justice et bienveillance du Roi. 

    Il vous supplie donc Messieurs, vu son âge et ses malheurs, de vouloir bien lui être favorable dans sa demande  ». Et sera justice. 

    A Cholet, le sept septembre mil huit cent vingt cinq. 

    Signé : François Chaillou et le Maire Tharreau aîné. 

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/98 - François Chaillou n°2 - Registres d'Etat civil de la commune de Cholet, Saint-Christophe-du-Bois. Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés – Registres état civil de Mortagne-sur-Sévre, Evrunes. Cadastre Napoléonien 1839 section B2 Moulin de Pont-Vieux. Géoportail Mortagne sur Sèvre. Photo de l'auteur. 

     

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    - 1814 - 

    Julien Fleurance de la paroisse de Tillières reçoit la décoration du Lys.

     

     

                            

     Julien Fleurance.... Julien Fleurance-Fleurence est né et a été baptisé le 10 septembre 1764 à Saint-Crespin-sur-Moine. Il est le fils de Pierre Fleurance laboureur à Château Gaillard,  décédé le 24 avril 1769 et de Jeanne Antier, décédée le 12 septembre 1764. Le parrain a été Julien Durand et la marraine Jeanne Dugas.

      En 1793, il est domicilié aux Boisselières à Tillières et prend les armes dès le 10 mars 1793, participe à de nombreux combats. Il ne passe pas la Loire et rejoint l'armée de Monsieur de Charette puis regagne sa paroisse avec des camarades de Tillières en poursuivant le combat avec le Général Stofflet. Le 30 juillet 1814, il reçoit l'autorisation du comte d'Autichamps de porter la décoration du Lys.

      Il se marie le 10 Messidor an 3 à Tillières (28 juin 1795), à cette époque il est laboureur à la Grande Boisselière; avec Cécile-Marie Chesneau, née le 21 novembre 1764 au Bohardy à Saint-Germain-sur- Moine, veuve de Jean Arrial ; fille de Pierre Chesneau et de Michelle des Fontaines. Son épouse décède le 14 avril 1811 à Tillières, à l'âge de 47 ans. Le 7 juillet 1811 il épouse Perrine Durand, veuve de François Mérand, née à la Grande Boisselière le 13 juin 1752 et décédée en ce lieu le 2 février 1820. Parmi d'autres enfants, de son premier mariage est issu : Julien Fleurance né le 19 Prairial an 4 (7 juin 1796).

     

      Il dépose une demande de pension au Roi à la mairie de Tillières le 15 mai 1825.

     

      « Julien Fleurance, âgé de soixante un an, closier, demeurant aux Bossolières en la commune de Tilliers, canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

      Expose à Messieurs les membres de la Commission nommée à Beaupréau, à l'effet de connaître les individus qui ont servis et faits des pertes dans les armées Royales de l'Ouest.

      Qu'il servi en qualité de soldat dans une compagnie de la paroisse de Tillières 1° du 10 mars 1793, faisant partie de l'armée d'Anjou et Haut-Poitou ; a concouru à toutes les batailles qui ont eu lieu sous les généraux M.M Delbée, de Bomchamps,de la Rochejaquelin, d'Autichamps et Stofflet jusqu'au passage de la Loire duquel il ne put passer par les républicains qui en avaient interceptés le passage. Puis il rentra dans l'armée du général Charrette où il combattit en toute les batailles exceptée la prise de Noimoutier. Mais rentra dans sa paroisse avec ses camarades qui à l'arrivée du général Stofflet qui réorganisa l'armée d'Anjou ; concouru aux batailles de Gesté, Chollet,Vezin, Beaupréau, Jallais et une infinité d'autres assez connues sous le même général.

      Les pertes qu'il a éprouvés pendant qu'il combattait pour le soutien de l'autel et du trône par l'armée infernalle, l'incendie, le pillage de ses effets etc......

      En 1815 il fut décoré du Lys par le général comte d'Autichamps en raison de son ancienneté de services aux armées Vendéennes.

      Sa situation malheureuse par les fatigues de cette guerre, les pertes qu'il a éprouvé sont pour lui l'espoir qu'il (illisible) par la justice de Messieurs les Membres de la Commission à ce qu'il obtienne, une solde annuelle due à ses services, et des pertes. Conformément à l'ordonnance Royale du 3 mars dernier et les pièces et signatures exigées par Mr le Préfet sont à l'appui de la présente ».

    C'est justice, Vive le Roi

     

    signé : Guilbaud capitene, Fleurance, à Tillières le 15 mai 1825.

    signé : Desmelliers Chevalier de Saint-Louis ancien commandant la 2e subdivision de Montfaucon.

    Barbot ancien capitaine.

     

    Julien Fleurance....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/159 Julien Fleurance n°2 - Registres d'Etat civil de la commune de Tillières et de Saint-Crespin-sur-Moine. Décoration du Lys, pièce n°2 du dossier Vendéen – Photo : Décoration du Lys tirée du ''Grand livre des ordres de chevalerie et des décorations de Monsieur André Damien, de l'Institut''. 

                                                        

     

     X. Paquereau pour Chemins Secrets. 


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