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    Jacques Rivereau de la Chapelle-Saint-Florent... 

    sa mère, sa femme et ses quatre enfants massacrés.

     

     

     

      Jacques Rivereau.... Nos pères ont vu et vécu des événements effroyables... A titre d'exemple, le témoignage d'une survivante du massacre de Beaufou, Marie Trichet : ''Juste un petit bout de papier dans la main d'un enfant assassiné''... cela résume à merveille ce qu'est réellement la République.

     

      « Voilà que les hommes arrivent au même moment. Ils apportaient le corps du petit de quatre ans que sa malheureuse mère avait délaissé dans sa fuite ; Les Bleus l'avaient attrapé ; ils lui avaient percé la gorge avec un sabre et passé un bois dans le trou, puis ils l'avaient planté, en place de barrière, sur le bord du chemin. Dans sa petite main crispée par les tortures de la mort, ils avaient mis un papier où il y avait écrit : Vive la République ». A cette vue, les hommes reculèrent d'abord d'épouvante. Est-il possible qu'il y ait sur terre des monstres pareils ? Quel tort un enfant pauvre âgé de quatre ans pouvait-il causer à la République ? Là, trois femmes tombèrent sans connaissance. L'un des gars présents, qui était un parrain du petit martyr, prit le corps sur ses genoux jusqu'au moment de l'ensevelir. Après un moment, les hommes amenèrent la malheureuse mère, qu'ils rencontrèrent avec la petite blottie derrière la grange. Elle ne parlait pas. Elle paraissait tout effarée. On lui cacha le corps du petit et elle sembla ne rien comprendre à ce qui se passait. Elle était devenue folle... ».

     

      Jacques Rivereau-Riverau est né et a été baptisé le 18 décembre 1758 à La Chapelle-Saint-Florent. Il est le fils de René Riverau, métayer à  La Haute Binière et de Michelle ChatenierChateigner. Le parrain a été  Jacques Rivereau et la Marraine Catherine Chatenier. En 1793 il prend les armes dans l'Armée Catholique et Royale et voici ce qu'il nous dit dans sa demande de pension, le 12 juin 1824 :

     

      « Le 12 juin 1824, mairie de la Chapelle Saint Florent. Jacques Riverau, laboureur ancien soldat dans les armées royales de l'Ouest demeurant à la Clargerie* commune de la Chapelle Saint Florent.

     

    À son Excellence le Ministre de la Guerre. Monseigneur, J'ai l'honneur de vous exposer que dès le principal comancement de la guerre de la Vendée j'ai prix les armes pour le rétablissement du trône et de l'autel en 1793. Je été nommé chef d'un poste sur la rive de la Loire, je n'ai cessé de combatre tant que la guerre a duré. J'ai repris les armes dans chaque ocassion ou les intérests du trône l'ont exigé ; notamment en 1793. Je été blessé grièvement à la jambe gauche d'une bale à l'affaire de Thouars qui aujourd'hui me jaine beaucoup pour travailler ; J'ai eu ma mère, ma femme et quatre enfants tué par la troupe républiquaine enfin je sui aujourd'hui dans l'indigence sans auqu'un secours. Dans cette malheureuse situation j'ose m'adresser à vous Monseigneur pour vous prier de proposer à sa Majesté de m'accorder une pension a défaut d'extrait de contrôle, j'ai en secours un acte de notoriété du juge de Paix pour constater ma blessure. Je joint aussi au présent les autres pièces exigées par l'Ordonnance du Roi du trois décembre dernier ».

     

     * Clergerie

     

    Jacques Riverau signe d'une croix car il ne sait pas écrire.

     

      Le certificat de notoriété nous informe qu'il a été blessé par balle à la jambe gauche à la prise de Thouars le 5 mai 1793 et qu'il a eu sa mère, sa femme et quatre enfants tués dans une forêt à la même époque, sans plus de précisions. 

      Ces six victimes ne figurent pas dans les registres de décès de la Chapelle-Saint-Florent pour cette période, ni dans la liste des victimes de la forêt de Leppo, la forêt de Leppo se situant à une dizaine de kilomètres de la Clergerie... Le mystère reste entier sur le lieu du massacre. 

    Jacques Rivereau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Alors il nous reste à rechercher l'identité de ces six martyrs.

     

      Jacques Rivereau épouse le 30 janvier 1788 à Bouzillé Julienne Toublanc, âgée de 25 ans, fille de René Toublanc, métayer à la Bourgonnière et de Marie Bourget. Julienne est née le 4 octobre 1761 dans la paroisse de Bouzillé. De ce mariage sont issus quatre enfants : 

      Nous ne pourrons identifier que quatre victimes, les registres d'état civil étant incomplets pour cette période.

     

      Ont été massacrés en haine de la foi en 1793-1794: 

      1° Michelle Chateigner, âgée d'environ 67 ans, mère de Jacques Rivereau, née le 9 février 1726 à la Loge du Couet à la Chapelle-Saint-Florent. 

      2° Julienne Toublanc, âgée d'environ 32 ans, son épouse. 

      3° René Rivereau, né le 15 novembre 1788 à La Chapelle-Saint-Florent, âgé d'environ 6 ans. 

         

      4° Charles Rivereau, né le 2 avril 1790 à la Chapelle-Saint-Florent, âgé d'environ 4 ans. 

      5° ????? Rivereau, âgé d'environ 2 ans. 

      6° ????? Rivereau, âgé de quelques mois.

     

      Et aussi dans la liste chronologique des décès de la Chapelle-Saint-Florent, deux frères de Jacques Rivereau :

     

      1° Charles Rivereau, le 20 nivôse an 2 ''A été pris et conduit à Nantes où il a été fait mourir'' (vue n°7) registres chronologique des décès de la Chapelle-Saint-Florent). 

      2° Jean Rivereau, époux de Jeanne Biotteau + le 9 nivôse an 2, âgé de 39 ans (vue n°8) des décès. Un Jean Rivereau, il doit s'agir du même ''ont également péris à Nantes Jean Rivereau, 36 ans métayer et Jacques Biotteau, 26 ans''. 

     

      Jacques Rivereau a épousé, en deuxième noce, pendant la ''pacification'', Marie Bosseau, née le 24 avril 1759 à Saint-Laurent-du-Mottay, fille de Mathurin Bosseau, métayer et de Renée Gaudin.  

      Le 5 janvier 1842 est décédé à la Clergerie Jacques Rivereau suivi par Marie Bosseau, le 30 janvier 1842.

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/316 - Jacques Riverau- Registres d'Etat civil de la commune de la Chapelle-Saint-Florent et Bouzillé, le Mesnil-en-Vallée. La Vendée du Génocide au Mémoricide de Reynald Secher- Photo de l'auteur. 

                                                         

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    François Chaillou passe la Loire en 1793, et combat chez les chouans 

    pendant deux années.

     

     

     

    François Chaillou....En 1771 la famille Chaillou exploite le Moulin de Pont-Vieux sur la Sèvre au pied du château de Mortagne-sur-Sèvre. Mathurin Chaillou, né le 4 décembre 1733 au May-sur-Evre est marchand meunier. Il épouse le 17 octobre 1764, à Saint Melaine la Treille à Cholet, Renée Supiot née le 3 novembre 1742 à la Séguinière ; décédée le 13 mai 1813 au moulin Daudet à Evrunes.

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Mathurin Chaillou né le 3 septembre 1765 à Cholet, † le 31 juillet 1772 Mortagne. 

    2° François Chaillou, né le 2 avril 1767 à Cholet, † Cholet le 14 juin 1847. 

    3° Alexis Chaillou, né le 25 avril 1769 à Mortagne, † le 5 avril 1771 à Mortagne. 

    4° Louis Chaillou, né le 25 août 1771 à Mortagne, † le 18 septembre 1775 à Mortagne. 

    5° Charles-Marie Chaillou, né le 3 septembre 1773 à Mortagne, † 14 octobre 1775 à Mortagne. 

    6° Mathurin-Jean Chaillou, né 1er octobre 1775 † tué à Savenay le 23 décembre 1793. 

    7° Augustin Chaillou, né le 21 août 1778 à Mortagne se marie le 2 juin 1802 (13 Prairial an10) à Evrunes avec Modeste Michaud, née le 20 avril 1804 à Evrunes. 

    8° Marie Chaillou, née le 6 juillet 1781 à Mortagne, † le 29 août 1783 à Mortagne. 

    9° Jean-Marie Chaillou, né le 10 juillet 1784 à Mortagne. 

    10° Marie Chaillou, † le 21 janvier 1787 âgée d'environ deux ans. 

    François Chaillou est donc né le 2 avril 1767 et a été baptisé le 3 avril à l'église Saint-Pierre de Cholet, il est le fils de Mathurin Chaillou et de Renée Supiot, meunier au bourg et paroisse de Saint-Melaine de la Treille ; le parrain a été François Barré et la marraine Renée Supiot.

     

    En 1789 il exploite le moulin de Recule Pain à Evrunes. Ce fait est confirmé lors du ''Dénombrement de la population d'Evrunes en l'an V, page 2, n°1 : François Chaillou âgé de 30 ans, meunier au moulin de Recule Pain, domicilié depuis sept ans – relevé effectué le 20 Brumaire an V (10 novembre 1796)'' – Archives du Département de la Vendée -.En 1793 il prend les armes dans l'Armée Catholique et Royale et participe aux batailles de Luçon, Châtillon, Chantonnay ; il passe la Loire en octobre 1793 et assiste à toutes les batailles d'Outre-Loire. Un de ses frères est tué à Savenay le 23 décembre 1793. Il reste Outre-Loire après la déroute de Savenay et combat avec les chouans pendant deux ans (1794 – 1795). Il est de retour en Vendée Militaire en 1796 au moment de la ''pacification''. Deux moulins lui appartenant dans les communes de Mortagne et Evrunes sont incendiés; (certainement le moulin de Pont-Vieux à Mortagne et celui de Recule Pain à Evrunes) ; le Moulin Daudet étant exploité par son frère Augustin. 

     

    François Chaillou....

    François Chaillou....

     

         François Chaillou épouse vers l'an  VI  Renée Cousin, née le 26 juin 1774 à Saint-Christophe- du-Bois, et décédée à Cholet, rue de l'Abreuvoir, le 18 décembre 1852 ; fille de Louis Cousin, jardinier et de Renée Dillé. Une sœur de Renée Cousin : Marie Cousin de Saint-Christophe-du-Bois, fille d'un jardinier, est décédée le 19 février 1794 dans la prison du Calvaire à Angers. De ce mariage sont issues au moins deux filles : Renée Chaillou, née le 12 Fructidor an VII à Cholet (29 août 1799) qui épouse Gabriel Brégeon, tanneur; Jeanne Chaillou née le 16 avril 1800 à Cholet, qui épouse le 11 février 1818 Félix Chupin fabricant.

     

    Le 7 septembre 1825 il dépose une demande de pension à Cholet.

     

    «A Messieurs les membres composant la Commission nommée pour les pensions de retraite accordées par le Roi aux soldats Vendéens.

     

    Messieurs, a l'honneur de vous exposer François Chaillou meunier, natif de Saint-Meleine près Cholet âgé de..........  Qu'il a constamment combattu pour la cause du Roi dans la guerre de la Vendée, qu'il aprouvé son zèle et son courage dans les affaires de Luçon, Châtillon et Chantonnay qu'il a passé la Loire et qu'il a montré avec bravoure dans toutes les affaires qui ont eu lieu outre ce fleuve, notamment aux affaires de laval, Grandville, Dolles, Pontorson, Antrin, Angers et le Mans, que deux moulins à lui appartenant dans les communes de Mortagne et d'Evrunes ont été totalement incendiés  ; qu'il a en outre perdu un frère au combat de Savenay. 

    Pourquoi, il croit avoir droit après ses longs services à la justice et bienveillance du Roi. 

    Il vous supplie donc Messieurs, vu son âge et ses malheurs, de vouloir bien lui être favorable dans sa demande  ». Et sera justice. 

    A Cholet, le sept septembre mil huit cent vingt cinq. 

    Signé : François Chaillou et le Maire Tharreau aîné. 

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/98 - François Chaillou n°2 - Registres d'Etat civil de la commune de Cholet, Saint-Christophe-du-Bois. Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés – Registres état civil de Mortagne-sur-Sévre, Evrunes. Cadastre Napoléonien 1839 section B2 Moulin de Pont-Vieux. Géoportail Mortagne sur Sèvre. Photo de l'auteur. 

     

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    - 1814 - 

    Julien Fleurance de la paroisse de Tillières reçoit la décoration du Lys.

     

     

                            

     Julien Fleurance.... Julien Fleurance-Fleurence est né et a été baptisé le 10 septembre 1764 à Saint-Crespin-sur-Moine. Il est le fils de Pierre Fleurance laboureur à Château Gaillard,  décédé le 24 avril 1769 et de Jeanne Antier, décédée le 12 septembre 1764. Le parrain a été Julien Durand et la marraine Jeanne Dugas.

      En 1793, il est domicilié aux Boisselières à Tillières et prend les armes dès le 10 mars 1793, participe à de nombreux combats. Il ne passe pas la Loire et rejoint l'armée de Monsieur de Charette puis regagne sa paroisse avec des camarades de Tillières en poursuivant le combat avec le Général Stofflet. Le 30 juillet 1814, il reçoit l'autorisation du comte d'Autichamps de porter la décoration du Lys.

      Il se marie le 10 Messidor an 3 à Tillières (28 juin 1795), à cette époque il est laboureur à la Grande Boisselière; avec Cécile-Marie Chesneau, née le 21 novembre 1764 au Bohardy à Saint-Germain-sur- Moine, veuve de Jean Arrial ; fille de Pierre Chesneau et de Michelle des Fontaines. Son épouse décède le 14 avril 1811 à Tillières, à l'âge de 47 ans. Le 7 juillet 1811 il épouse Perrine Durand, veuve de François Mérand, née à la Grande Boisselière le 13 juin 1752 et décédée en ce lieu le 2 février 1820. Parmi d'autres enfants, de son premier mariage est issu : Julien Fleurance né le 19 Prairial an 4 (7 juin 1796).

     

      Il dépose une demande de pension au Roi à la mairie de Tillières le 15 mai 1825.

     

      « Julien Fleurance, âgé de soixante un an, closier, demeurant aux Bossolières en la commune de Tilliers, canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

      Expose à Messieurs les membres de la Commission nommée à Beaupréau, à l'effet de connaître les individus qui ont servis et faits des pertes dans les armées Royales de l'Ouest.

      Qu'il servi en qualité de soldat dans une compagnie de la paroisse de Tillières 1° du 10 mars 1793, faisant partie de l'armée d'Anjou et Haut-Poitou ; a concouru à toutes les batailles qui ont eu lieu sous les généraux M.M Delbée, de Bomchamps,de la Rochejaquelin, d'Autichamps et Stofflet jusqu'au passage de la Loire duquel il ne put passer par les républicains qui en avaient interceptés le passage. Puis il rentra dans l'armée du général Charrette où il combattit en toute les batailles exceptée la prise de Noimoutier. Mais rentra dans sa paroisse avec ses camarades qui à l'arrivée du général Stofflet qui réorganisa l'armée d'Anjou ; concouru aux batailles de Gesté, Chollet,Vezin, Beaupréau, Jallais et une infinité d'autres assez connues sous le même général.

      Les pertes qu'il a éprouvés pendant qu'il combattait pour le soutien de l'autel et du trône par l'armée infernalle, l'incendie, le pillage de ses effets etc......

      En 1815 il fut décoré du Lys par le général comte d'Autichamps en raison de son ancienneté de services aux armées Vendéennes.

      Sa situation malheureuse par les fatigues de cette guerre, les pertes qu'il a éprouvé sont pour lui l'espoir qu'il (illisible) par la justice de Messieurs les Membres de la Commission à ce qu'il obtienne, une solde annuelle due à ses services, et des pertes. Conformément à l'ordonnance Royale du 3 mars dernier et les pièces et signatures exigées par Mr le Préfet sont à l'appui de la présente ».

    C'est justice, Vive le Roi

     

    signé : Guilbaud capitene, Fleurance, à Tillières le 15 mai 1825.

    signé : Desmelliers Chevalier de Saint-Louis ancien commandant la 2e subdivision de Montfaucon.

    Barbot ancien capitaine.

     

    Julien Fleurance....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/159 Julien Fleurance n°2 - Registres d'Etat civil de la commune de Tillières et de Saint-Crespin-sur-Moine. Décoration du Lys, pièce n°2 du dossier Vendéen – Photo : Décoration du Lys tirée du ''Grand livre des ordres de chevalerie et des décorations de Monsieur André Damien, de l'Institut''. 

                                                        

     

     X. Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Jean Rassineux-Racineux du moulin Guillou de la paroisse de Tillières.

     

                            

      Jean Racineux.... Jean Rassineux-Racineux est né le 5 février 1775 au moulin Guillou de la paroisse de Tillières et a été baptisé le 6 février. Il est le fils de Michel Racineux, marié le 10 février 1773 à Tillières avec Jeanne Pohu ; le parrain a été Jean Racineux cousin germain et la marraine Marie Pohu, sa tante. 

     Il est domicilié au moulin à vent de Guillou (ce qu'il en reste) et se marie le 18 janvier 1810 à Tillières avec Jeanne Biotteau, née à la Poterie le 27 octobre 1788 dans cette même commune, fille de Pierre Biotteau tuilier et de Perrine Morinière. De cette union sont issus :

     

    1° Rassineux Jeanne, née le 18 novembre 1810 à Tillières. 

    2° Rassineux Marie, née le 24 mars 1812 idem + avant 1825. 

    3° Rassineux Jean, né le 14 février 1814 , idem. 

    4° Rassineux Joseph, né le 7 janvier 1816, idem. 

    5° Rassineux Marie, née le 7 novembre 1818, idem. 

    6° Rassineux Pierre, né le 10 octobre 1820, idem.

     

      Il prend les armes dans l'Armée Catholique et Royale dès le 10 mars 1793 et participe à de nombreux combats, il ne passe pas la Loire mais reprend les armes dès que le général Stofflet revient en Vendée. En 1794 son moulin et ses habitations sont pillés et incendiés par les Colonnes Infernales et ses chevaux sont volés. 

    Jean Racineux....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il dépose une demande de pension au Roi à la mairie de Tillières le 25 mai 1825.

     

      « Jean Rassineux, âgé de cinquante ans, meunier, demeurant au moulin Guillou en la commune de Tilliers, canton de Montfaucon, département de Maine et Loire. 

      A l'honneur, d'exposer à Messieurs les Membres de la Commission nommée à Beaupréau a l'effet d'examiner les pièces à l'appui des demandes faites par les individus qui ont servis dans les Armées Royales de l'Ouest et faits des pertes. Conformément à l'ordonnance Royale du 3 mars derniers et de la correspondance  de Monsieur le Préfet à cet égard. 

      Qu'il a servi en qualité de soldat dans les armées Royales de la Vendée faisant partie d'une compagnie de la paroisse de Tillièrs ; pris les armes pour la défense de l'autel et du Roi, dès le 10 mars 1793. Concourru à toutes les batailles qui eurent lieu sous les généraux M.M d'Elbée, de Bonchamps, de la Rochejaquelin, Dautichamps et Stofflet portés à l'état de ses services. Puis à la rentrée du général Stofflet dans la Vendée il organisa l'Armée d'Anjou et Haut Poitou dont il fit partie de la 1ère Divisision. Combatti à la glorieuse bataille de Gesté, celles de Beaupréau, Jallais, Vezins, Chollet,Couron, Vihiers, Chaudron et autres assez connues, jusqu'à la paix. 

      Demande que Messieurs les Membres de la Commission portent en considération l'exposé du soussigné pour qu'il obtienne un secours annuelle dû à ses services; aux pertes d'un moulin à vent et les maisons qui furent incendiées par l'armée infernalle qui n'ont pas été relevés par le peu de moyens qui lui restait, ayant cinq enfants à élever. Plus à deux chevaux qui furent emmenés par la même armée incendiaire. Qu'il obtienne en raison de ses services pertes et de la nombreuse famille un secours annuelle sur le fond spécial accordée au département de Maine et Loire, n'ayant reçu ni secours ni pention sur les fonds de l'Etat ». C'est Justice Vive le Roi!  

     

    Signé Jean Rassineux et Barbot Capitaine. 

    A Tilliers le 25 mai 1825. »

     

      Jean Racineux est décédé le 23 juin 1841 à sept heures du matin au moulin Guillou, il était veuf de Jeanne Bioteau. Déclaration faite en mairie par son fils Jean Racineux, meunier, âgé de 27 ans et de René Racineux, meunier, âgé de 62 ans, demeurant à la Bouchoire commune de Vallet, frère du défunt.

      Le dernier meunier du moulin Guillou ayant cessé son activité pendant la deuxième guerre mondiale se nommait Georges Racineux.

     

    Jean Racineux....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/307 Jean Rassineux - Registres d'Etat civil de la commune de Tillières. Cadastre de 1834 de la commune de Tillières – Géoportail - Moulin Guillou. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    François Guittet de la paroisse de Montigné-sur-Moine, 

    rescapé du massacre de Savenay et des noyades de Nantes.

     

     

     

     

     François Guittet....  François Guittet est né et a été baptisé le 22 juillet 1776 à Montigné-sur-Moine, il est le fils de René Guittet, laboureur-métayer à la Turmelière et de Marie Brochard ; le parrain a été François Brochard et la marraine Mathurine Brochard, oncle et tante de l'enfant.

     

      René Guittet et Marie Brochard, née le 5 février 1756 à Torfou, se marient le 22 janvier 1773 à Montigné. De cette union sont issus :

     

    1° René Guittet, né le 10 décembre 1773 à Montigné. 

    2° François Guittet, né le 22 juillet 1776 à Montigné. 

    3° Pierre Guittet, né le 15 novembre 1778, idem. 

    4° Marie Guittet, née le 19 septembre 1780 et + en 1783 idem. 

    5° Jean Guittet, né le 2 décembre 1782,+ en 1783, idem. 

    6° Jean Guittet, né le 7 janvier 1787, idem. 

    7° Louis Guittet, né le 7 janvier 1787, idem. 

    8° Joseph Guittet, né le 9 avril 1789, idem. 

    9° Jacques Guittet né le 24 octobre 1791, idem.

     

      Marie Brochard est décédée pendant les troubles civils du pays entre 1791 et 1804. René Guittet père est décédé le 26 août 1818 à Montigné. 

      François Guittet prend les armes dans l'Armée Catholique et Royale dès le 10 mars 1793, il est âgé de 17 ans. Il participe à pratiquement toutes les affaires de la Grande Armée et passe la Loire en octobre 1793. Il est blessé d'un coup de feu à la jambe gauche à la bataille du Mans, est fait prisonnier à Savenay et conduit à Nantes pour être fusillé ou noyé. Il est réclamé par de braves gens qui le sauvent de la noyade. Il rentre en Vendée et sert sous les généraux Stofflet et d'Autichamps. Il a le malheur de perdre un frère, tué près de lui au combat de la Poëze* près de la Poitevinière en octobre 1799 (René ou Pierre Guittet) et il participe à la campagne de 1815. 

     * « Le 30 Vendémiaire an VIII (23.10.1799) D'Autichamps rassemble ses troupes et le 29 octobre ses divisionnaires, conformément à son appel, se rendent à Beaupréau. En y arrivant Monnier qui vient de réunir 2000 hommes aux landes de ''la Varenne'', dans la paroisse de Saint-Macaire apprend que Lhuillier, dont le rassemblement s'était fait sur les landes de ''la Poëze'' près la Poitevinière, était aux prises avec une colonne républicaine qui venait de Chemillé. Il vole au secours de Lhuillier et le trouve en déroute. Monnier reprend le combat , mais, surpris par la nuit, il revient à Beaupréau sans être inquiété par les républicains qui le suivent cependant d'assez près... ».  

       « Le château de la Pouëze-Poëze, paroisse de la Poitevinière, appartient en 1740 à André Pissonet de Belfonds et passe par succession à la famille Le Bault de la Morinière en 1865 – Le 7 brumaire an VIII (29.10.1799), une colonne républicaine y avait surpris dans les bois voisins un rassemblement Vendéen et lui fit 40 morts et plus de 100 blessés. Il ne restait du château détruit pendant la guerre de Vendée que les douves, un bâtiment de ferme et la motte féodale, aussi ceinte de douves dans un pré. Reconstruit à la fin du XIXe, le château a été rasé en 1958...».

    François Guittet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Le 26 mai 1825, François Guittet dépose une demande de pension à la mairie de Montigné. 

      « Guitet François, cultivateur âgé de cinquante ans demeurant au lieu de la Turmellière, commune de Montigné dpt de Maine et Loire. 

      A l'honneur d'exposer à Messieurs les membres composant la Commission nommée à Beaupréau, à l'effet d'examiner les pièces à l'appui des demandes faites par les individus qui ont servis et faits des pertes dans les armées Royales de l'Ouest, conformément à l'ordonnance du 3 mars dernier et de la correspondance de Mr le Préfet à cette égard. 

      Qu'il a servi dans les armées Royales de la vendée, et pris les armes pour le soutien de l'autel et du trône, dès le 10 mars 1793. Et a combattu dans toutes les batailles qui eurent lieu jusqu'au passage de la Loire par l'armée qui passa avec MM les généraux de la Rochejaquelin, d'Autichamps et Stofflet, assista à toutes les batailles et à la déffaite de Savenay, il fut pris étant blessé d'un coup de feu à la jambe gauche, fut conduit à Nantes pour éprouver le sort de ses camarades d'armes ; mais les réclamations de gens humains, le réclamèrent et le sauvèrent de la noyade.  

      Rentra dans la Vendée, où il reprit les armes avec le général Stofflet. Concouru aux batailles jusqu'à la pacification. Puis en 1799 reprit les armes sous le Gal d'Autichamps, assista à l'affaire de la Pouëze près Beaupréau ; où il eut la douleur de perdre un de ses frère tué en combattant pour la même cause légitime ; et a fait la campagne de 1815. 

      Observant encore Messieurs de la Commission que son feu père fit des fourniments énormes de bœufs, de grain pour la nourriture des armées Royales, que les reconnaissances en ont été incendiées mais que les preuves en seront données si nécessaire. 

      Demande que toutes les considérations soyent examinées, et Messieurs de la Commission chargés de remplir les intentions bienfaisantes de sa Majesté Charles X pour qu'il obtienne un secours annuelle dû à ses services et sa blessure et à ses fourniments n'ayant reçu ni secours ni pention sur les fonds de l'Etat ».  

     

    C'est justice Vive le Roi   ! Ne signe. A Montigné le 26 mai 1825. 

    Signé   : R Baudry – Maire.

    François Guittet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Le 28 février 1807, à Torfou, François Guittet, laboureur, a épousé Mathurine Gautier née le 16 avril 1772 à Torfou. Il est décédé à Montigné  le 16 février 1855. 

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/206 François Guittet n°2- Registres d'Etat civil de la commune de Montigné et Torfou..  Cadastre de la Poitevinière 1834 – la Poëze  - Histoire de la Guerre de la Vendée, Abbé Deniau, Tome V page 792. Célestin Port, Dictionnaire Historique, Généalogique et Biographique de Maine-et-Loire Tome III - photo de l'auteur. 

                                                

     

     X. Paquereau pour Chemins Secrets.


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