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    Jean Retailleau de la paroisse de Tillières; 

    sa maison incendiée et tout ce qu'il possédait…

     

     

     

      Jean Retailleau.... Jean Retailleau est né et a été baptisé le 4 septembre 1776 à Tillières. Il est le fils de Jean Retailleau tisserand domicilié au bourg et de Renée Mosnereau. Le parrain a été Jean Retailleau, cousin germain et la marraine Renée Retailleau, sa sœur.

    Il se marie le 15 février 1798 à Tillières avec Jeanne, Françoise Luneau, née le 23 novembre 1777 au bourg de Vallet, fille de François Luneau et de Jeanne Chupin, mariés à Vallet le 7 janvier 1766. De cette première union est issu :

     

    1° Pierre Retailleau, né le 2 germinal an 7 (22 mars 1799) à Tillières.

    Jeanne Luneau est décédée 12 fructidor an 11 (31 août 1803) à Tillières.

     

    Jean Retailleau, veuf, épouse le 7 Pluviose an 12 (28 janvier 1804) à Tillières, Françoise Mérand née le 23 juillet 1782 dans cette même paroisse ; fille de François Mérand et de Marie Huchon. De cette dernière union sont issus :

     

    1° Françoise Retailleau, née le 11 brumaire an 13 (2 décembre 1804) à Tillières.

    2° Cyprien Retailleau, né le 3 août 1807 à Tillières

    3° Jean Retailleau, né le 29 novembre 1809 à Tillières.

    4° Félix Retailleau, né le 5 décembre 1811 à Tillières.

    5° Julien Retailleau, né le 3 juillet 1814 à Tillières.

    6° Louis Retailleau, né le 17 juillet 1817 à Tillières.

     

    Le 24 mai 1825 il dépose une demande de pension à la Mairie de Tillières.

     

    «Jean Retailleau, âgé de quarante neuf ans, tisserand, demeurant au bourg de Tilliers canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

    A Messieurs les Membres composant la Commission nommée à Beaupréau à l'effet de connaître les individus qui ont servis dans les armées royales de l'Ouest et les pertes qu'ils ont éprouvée conformément à l'Ordonnance Royale du 3 mars 1825.

    Expose qu'il a servi dans les armées Royales de la Vendée (Armée d'Anjou et Haut-Poitou) en qualité de soldat. Faisant partie d'une compagnie de la paroisse de Tilliers, de la 1ère Division, qu'il a concourru au premier rassemblement en mars 1793 et a combattu avec honneur et sans reproches pour le soutient du Trône et de l'Autel. Les généraux D'albée, Bonchamps, de la Rochejaquelin, Dautichamp de Stofflet ; sous lesquels il a eu l'honneur de servir et partager la gloire des Armées Vendéennes jusqu'au passage de l'Armée Outre-Loire, puis de là réunit à l'armée Charette et au repassage de la Loire par Mr Mr de la Rochejaquelin et Stofflet, il rentra dans sa paroisse. Bientôt réunit à ce dernier général concourru à la célèbre bataille de Gesté en février 1794 et continua à suivre l'armée jusqu'au décès de Mr Stofflet ; plus en 1799 il fut convoqué à reprendre les armes sous l'ordre spécial du Gal comte Dautichamp et pendant qu'il combattait sa maison fut incendiée son mobillier et tout ce qu'il possédait fut perdu. Les fatigues de la guerre, son âge avancé, son malheureux état de tisserand seul de ses petites ressources pourrait t-il sabroger  à soulager sa déplorable santé, qui possédant une épouse et une nombreuse famille, et étant dans l'indigence.

    Mes réclamations justes pourront-ils attendrirent le cœur généreux de Mr Mr les Membres de la Commission pour qu'ils ayant égard à une pétition aussi malheureuse pour qu'il lui fut obtenu un secours annuelle et participer au 60 mille francs accordée au département de Maine et Loire et a fait la campagne de 1815 sous le général comte Dautichamp et n'a reçu ni secours et soutiens sur les fonds de l'état ».

     

    A Tilliers le 24 mai 1824.

    signé : Jean Retailleau - Barbot capitaine – Rousselot capitaine.

    Jean Retailleau....

     

    Le 26 mai 1849 est décédé au bourg de Tillières, Jean Retailleau, tisserand, sacristain...

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Jean Retailleau 3 - dossier 1M39/310 - Registres d'Etat civil de la commune de Tillières – certificat de service vue n°3 - Archives Départementales de Loire-Atlantique tous droits réservés, état civil de la commune de Vallet- Photo de l'auteur.

     

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Charles-Hilaire Dupouët de la paroisse de Roussay, 

    rescapé d'Outre-Loire et de Savenay.

     

                 

                            

    Charles Hilaire Dupouët....  Charles-Hilaire Dupouët est né et a été baptisé le 8 février 1773 à Roussay. Il est le fils de  René Dupouët, marchand-tisserand et de Marie Cousin. Le parrain a été René Dupouët son frère et la marraine Marguerite Ganeau.

      En 1793 il rejoint l'armée Catholique et Royale, participe à toutes les batailles, passe la Loire, abandonne l'armée après la défaite de Savenay et se cache avec le vicomte de Scépeaux. Il réussit à repasser la Loire et à rentrer en Vendée. Un de ses frères est tué au combat. (Peut-être René, né le 23 mai 1765 à Roussay).

     

      Le 16 février 1802 (27 pluviôse an 10) il se marie à Roussay où son père est qualifié de notaire public. Il épouse donc Marie-Hélène Boussion, âgée de 27 ans, née à Tiffauges le 20 avril 1775, domiciliée à la Bruffière ; fille de Jean Boussion huissier Public et de Marie Gaboriau. De cette union sont issus :

     

    1° Charles-Auguste Dupouët, né le 9 février 1803 à Roussay et † le 9 février 1803.

    2° Charles-Joseph-Victor, né le 7 mars 1804 à Roussay et † le 11 septembre 1875 à Roussay.

     

      En mai 1825 il dépose une demande de pension à la mairie de Roussay.

     

      « Dupouët Charles, tisserand au bourg de Roussay, à Messieurs les Membres du Conseil de distribution des fonds accordés en vertu de l'Ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824.

     

      Messieurs,

      J'ai l'honneur vous exposer que je fus un des premiers à me montrer au commencement de la guerre de la Vendée. J'ai marché à l'armée dans tous les combats qu'elle a eue à soutenir tant dans le païs que dans la grande Bretagne ; je ne vous fait pas le détail de chaque affaire car à toutes je crois y avoir droit, après l'affaire du Mans, je me suis trouvé avec le vicomte de Sépeaux même étant blessé, je l'ai beaucoup soulagé dans la retraite et ainsi après, j'ai suivis l'armée jusqu'à la dernière affaire à Savenay, c'est là qu'il fallut tout abandonné; je me trouve encore avec lui dans la retraitte, nous nous sauvons ensemble; j'ai resté avec lui depuis Pâques jusqu'à la Pentecôte sans l'abandonner au justant j'allais la nuit chercher des vivres tant pour lui que pour un grand nombre d'écléssiastiques qui étoient avec nous pour nous sustenter; je peut vous dire franchement sans mon courage beaucoup d'eux eussent péris tant par la faim que par ne pas prendre de précautions qu'l falloit en notre situation.

      J'ai quitté ces Messieurs sur le bord de la Loire ou chacun cherchoit à passer où il pouvait, J'ai arrivé en la Vendée ; j'ai depuis toujours été à l'armée tant qu'il y en a eue, jusqu'en 1815, où j'ai servi avec mon courage ordinaire.

      Je peut vous le dire que je ne connais pas de soldat en avoir vu plus que moi, mais à présent j'en paie les suittes, je suis accablé de douleurs n'ayant que mon pauvre métier de tisserand pour gagner ma vie, n'avoir jamais reçu aucuns secours ny pensions ; je réclame en ce moment votre assistance, me signaler auprès de Monseigneur le Ministre de la Guerre afin qu'il daigne m'accorder la participation dans les bienfaits de sa Majesté ; j'en ai grand besoin car je suis dans une grande gêne pour vivre.

      Je suis avec le plus grand respect votre très humble serviteur.»

     

    signé Charles Dupouët.

     

      Charles-Hilaire Dupouët est décédé le 28 octobre 1838 à Roussay.

     

    Charles Hilaire Dupouët....

      

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens – Charles-Hilaire Dupouët 1M9/151, Etat civil de la commune de Rousssay – Certificat de services vue n°4. - Photo de l'auteur.   

     

                                                                          

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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                   Mathias Benoît de la paroisse de la Chapelle-du-Genêt. 

                        Chef de bataillon dans le corps des chasseurs. 

                    Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur. 

                 

     

                           

    Mathias Benoît....  Nous ne connaîtrons sans doute jamais les circonstances dans lesquelles ce Breton du Finistère est arrivé dans les Mauges au moment de la Révolution (Volontaire du Finistère?).

      En parcourant le dossier de Claude Halleraud (dossiers Vendéens 1M9/208 vue n°7/12), daté du 27 juin 1824; nous remarquons qu'un des témoins : Mathias Benoît, est chevalier de la Légion d'Honneur. (dossier non communiqué par Archives Nationales de la Légion d'honneur dans la base Léonore).

     

      Mathias Benoît se marie le 28 janvier 1806 à Gesté. Il est né le 11 février 1773 à Kerpernen paroisse de Briec dans le Finistère, exerce la profession de marchand-fabriquant à la Chapelle-du-Genêt et est âgé de 32 ans. Il est le fils des défunts Pierre Benoît, cultivateur, et de Marie-Anne le Coz domiciliés à Briec. Il épouse Marie-Françoise Brégeon, rentière, domiciliée à Gesté, âgée de 19 ans, née le 19 mai 1786 à la Chapelle-Heulin en Loire-Inférieure. Elle est la fille des défunts Pierre Brégeon, maître en chirurgie et de Marie-Louise Boutin, domiciliés de leur vivant à la Chapelle-Heulin.

     

      Nous remarquons à ce mariage, la présence de :

     

    1° Jacques Vivant, notaire public, âgé de 55 ans du Loroux-Bottereau parent de l'épouse.

    2° Jean Pineau, rentier, domicilié à Vallet, âgé de 79 ans, oncle par alliance de l'épouse.

    Louis Lhuillier, propriétaire, domicilié à la Chapelle-du-Genêt, âgé de 37 ans, ami de l'époux. (Louis Lhuillier était chef d'une Division du Général Stofflet, obtînt une retraite de colonel et se distingua en 1815 à Rocheservière : voir le Sacré-coeur de Louis Lhuillier.

     

      En 1824 il est domicilié à Gesté, propriétaire et sans postérité. '' A fait toutes les anciennes guerres et celle de 1815 en qualité de chef de Bataillon.'' (vues n°6/26 et n° 26/26 SHD XU/16.20 – Archives Départementales de la Vendée) et est proposé pour recevoir la Légion d'Honneur...''

     

      Mathias Benoît, propriétaire, est décédé dans sa maison au bourg de Gesté, le 28 mai 1850 à huit heures du soir à l'âge de 77 ans.

      Son épouse Marie Brégeon, propriétaire, est décédée à Gesté, le 12 juillet 1868 à cinq heures du matin, à l'âge de 82 ans.

     

    Mathias Benoît....

     

     

    Sources: Archives Départementales du Finistère, tous droits réservés 1MIEC 31/3 baptêmes-mariages (1768-1782) Briec Finistère vue 205/593 - Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés, commune de Gesté - mariages 1806, vue n°86 - Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés.    

     

                                                                            Xavier Paquereau pour Chemins secrets


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    René Mérand, dit ''le balafré'' de la paroisse de Roussay, 

    - Mutilé à coups de sabres - 

    Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur.

     

     

     

     

    René Mérand....René Mérand est né et a été baptisé le 3 juin 1769 à Montigné-sur-Moine. Il est le fils de Mathurin Mérand, laboureur et de Jacquette Barraud ; mariés le 19 mai 1761 à Torfou et domicilié à Montigné. Le parrain a été René Fonteneau et la marraine Mathurine Guittet.

    Il se marie le 29 septembre 1819 à Roussay avec Jeanne Drouet, née le 22 juillet 1795 à Vallet, fille de Michel Drouet et de  Perrine Bondu. De cette union sont issus :

     

    1° Henri Mérand, né le 25 juillet 1820 à Roussay.

    2° Jean, René Mérand, né le 26 septembre 1822 à Roussay.

    3° François, Auguste Mérand, né le 5 décembre 1827 à Roussay.

    4° Eugène Mérand, né le 20 juillet 1831 à Roussay.

    5° Jeanne, Henriette Mérand, née le 20 décembre 1833 † le 1er septembre 1837 à Roussay.

     

    Son père, Mathurin Mérand a été massacré à Montigné par les Républicains en 1793 ou 1794 ainsi qu'un de ses frères...

    Le 14 mai 1825 il exerce la profession de journalier et dépose une demande de pension à la Mairie de Roussay.

     

     

    A Roussay le 14 mai 1825.

     

    « René Mérand, journallier au bourg de Roussay, à Messieurs les Commissaires de la distribution des bienfaits de sa Majesté par son ordonnance du 29 décembre 1824 ;

     

    Messieurs,

    La position a laquelle je me trouve me force a vous la mettre devant vos yeux, ainsi que les évènemens pendant la durée de la guerre. Dès les premiers jours de la Révolution, je fus un des premiers à me montrez, toujours guidez par l'amour de mon Roy. Je ne craignais ny feux ny flamme; j'ai marché, je peut le dire a la connaissance de tous; en brave, fait marcher bien d'autres; toujours en tête de l'armée, rien ne m'épouvantoit, marchant à l'ennemy a pas de géant; je n'entre pas dans les détails des grands événements, ny des grandes affaires où je me suis trouvé; je craindrais d'être ennuyeux a vos yeux; Messieurs, je vais vous parlez de l'événement le plus dur qui m'a arrivé; au moment où cette armée de mayence arrivoit sur notre commune; je me décide comme à l'ordinaire à regroupez cet ennemy autant que possible avec plusieurs autres; nous pouvons nous flatter en avoir salué un grand nombre comme il faut à coup de fusil ; enfin je tombe malheureusement en leurs mains, c'est là qu'il a fallu payer bien cher ce que je leur avait avancé.

    Je reste sur la place, me croyant mort dans un désert inconnu; le corps couppé, la tête tranchée; je reste dans cette position pendant quatre jours, sans que personne n'en eût connaissance au bout des quatre jours ; je fus trouvé, nageant dans mon sang, sans mouvement ny connaissance. 

    Enfin me voilà après tous les soins, revenus, il faut vous déclarez que j'en ai bien tirez vengeance depuis, car au lieu de m'avoir ralenty  a la haine contre cet ennemy, cela n'a faît que redoubler mon courage ; car depuis je n'ai pas manquez une affaire ny une campagne.

    Dans le passage ce ne fut pas tour mon malheur, à la première connaissance, ce fut le massacre de mon pauvre père, un de mes frères, braves comme moi qu'on m'aprit; notre métairie que nous tenions à ferme toute incendiée, tout nos bestiaux et moutons emmenez et brûlez tout notre pauvre mobilier en cendre.

    Dans ma pauvre situation resté bien désolé de voir tout cela, mais enfin après tout me voilà encore en vie et debout, avec le corps et la tête bien marqué de coups de sabre, aussi on m'appelle souvent ''Goulle de sabre''.

    Pour tous ces sacrifices, je suis au droit d'une pension de 80frs ; d'un secours de 50frs, voilà toutes mes ressources sans autres revenus ny moyens, ayant tant reçu de coups sur mon pauvre corps.

    Vous devez bien vous pénétrez Messieurs que c'est bien pour m'empêchez de travaillez, n'ayant aucun état pour y gagner ma vie à la tête de deux enfants en bas âge ; je me trouve dans la plus grande indigence ; Soyez attentifs à mon humble demande, rendez moi participant des bienfaits de notre auguste monarque, vous obligerez votre tout dévoué serviteur».

     

     Signé : René Mérand.

    René Mérand....

     

    Donc René Mérand ''a été mutilé le 14 octobre 1793 par l'armée républicaine qui venait assiéger Cholet''.

    Voici un extrait du certificat des chirurgiens Houdet de Montfaucon-sur-Moine :

     

    ''Ces blessures ont été faites à coups d'armes à feu, d'armes blanches et coups de bayonnettes'' (vue n°5 – datée du 24 mai 1825)

    « Trois cicatrices à  la tête : Dont une à la figure, transversale, et une à la gorge.

    Au bras droit quatre cicatrices.

    La cuisse droite fracturée complètement; une cicatrice à la même partie antérieure, la balle se fait sentir à la partie postérieure.

    Au bras gauche deux fortes cicatrices, à l'abdomen deux cicatrices... »

     

    René Mérand a été nommé Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur le 30 octobre 1829 et son brevet a été signé à Paris le 27 mars 1830. 

    René Mérand....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    René Mérand est dit closier, il s'est éteint le 25 avril 1855 au bourg de Roussay à l'âge de 85 ans, époux de Jeanne Drouet, fileuse.

     

     

    Sources:  Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: René Mérand n°2 dossier 1M9/262 - Registres d'Etat civil de la commune de Montigné-sur-Moine et Roussay – Archives Nationales base Leonor – Dossier de la Légion d'Honneur – Dossier LH/1829/55 -  Photo de l'auteur.

     

     

    Xavier. Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Vincent Bousseau, capitaine de cavalerie de l'armée du Centre, 

    proposé pour un sabre de récompense.

     

     

             

     Vincent Bousseau.... Vincent Bousseau est né et a été baptisé à la Gaubretière le 14 janvier 1768. Il est le fils de Vincent Bousseau, farinier au Drillais et de Jeanne Goineau. Le parrain a été Jean Goineau et la marraine Catherine Loiseau.

     

     

    Vincent Bousseau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En 1793 il rejoint l'armée du Centre comme cavalier et participe aux campagnes de 1793, 1794, 1795 et 1799 en qualité de capitaine de cavalerie. Le 21 octobre 1794 il épouse à la Gaubretière, Magdeleine Migné, fille de Pierre Migné et de Marie Evelin, mariés le 28 janvier 1772 paroisse de l'Herbergement. De cette union sont issus :

     

    1° François Bousseau, né en 1798 ou 1799 aux Landes-Génusson.

    2° Pierre Bousseau, né en 1801 ou 1802, Les Landes Génusson ?, Le Longeron  ?

    3° Alexis, Constant Bousseau, né le 26 Pluviose an 12 (16.2.1804), Le Longeron.

    4° Clément, Marie, François Bousseau, né le 14 août 1806 Le Longeron.

    5° Jean, Baptiste Bousseau, né le 6 février 1809 Le Longeron.

    6° Magdeleine Bousseau,née le 7 janvier 1812, Le Longeron.

    7° Baptiste, Donatien Bousseau, né le 8 juin 1815 Le Longeron.

    8° Marie Bousseau, née le 5 octobre 1818, Le Longeron.

     

      Le 21 avril 1824, Vincent Bousseau dépose une demande de pension à la mairie du Longeron.

     

    « A son Excellence le ministre de la Guerre à son Hôtel a Paris.

    Monseigneur,

      Le Sieur Vincent Bousseau, journallier domicilié en cette commune, à l'honneur de vous exposer, qu'il a eu l'honneur de faire partie de l'armée Royalle du Centre, et parconséquant, il a fait les campagnes de 1793, 1794, 1795 et 1799 ; et ce en qualité de capitaine de cavallerie, qu'étant né sans fortune, il est réduit a une affreuse misère, n'ayant pour tout bien que sept enfants avec la profession de journaillier ; cette position critique Monseigneur, qui attendrira autant votre Excellence que les campagnes glorieuses d'un serviteur fidelle au Trône des lis lui fait espérer que vous voudrez bien lui accorder sur les fonds disponible une pension qui puisse le tirer de l'indigence en la quelle il se trouve réduit.

      En cette attente, il a l'honneur d'être Monseigneur, de votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur .

      L'exposant a déclaré ne savoir signer. »

    Vincent Bousseau....

     

      Le 21 janvier 1824, se présentent à la mairie du Longeron devant Monsieur le maire de la Gaubretière, Jacques, André Duchesne :

     

    1° René Brin, âgé de soixante neuf ans, laboureur.

    2° Joseph Poirier, voiturier, âgé de soixante ans, de la Gaubretière.

    3°Jacques Groleau, âgé de soixante ans, laboureur des Landes-Génusson qui déclarent :

     

      « Vincent Bousseau, né en cette commune le 14 janvier 1768 et demeurant commune du Longeron a fait en qualité de capitaine de cavalerie les campagnes de 1793, 1794, 1795 et 1799 dans l'armée du Centre et s'est toujours conduit avec la plus grande bravoure et un dévouement sans bornes pour la cause du Trône et de l'Autel ». (vue n°4)

     

      Le 24 février 1824 il fait valider ses services devant le Juge de Paix Charles Clémot Lahaye du canton de Montfaucon en présentant les témoins suivants :

     

    1° Charles Soulard, marchand.

    2° Jacques Simonneau, sabotier.

    3° Mathurin Poirier, marchand du Longeron. (vue n°5).

     

    Vincent Bousseau est décédé le 16 juin 1837 au Longeron.

    Proposition pour un sabre d'honneur :

    Vincent Bousseau....

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés - Dossiers Vendéens:  Vincent Bousseau 1M9/79 - vue n° 2/8 - Registres d'état civil de la commune du Longeron- Le moulin du Drillais cadastre de 1839 La Gaubretière, vue n°1/1- Proposition pour un sabre de récompense SHD XU.16-21, vue n°8 Archives de Vincennes via Archives de la Vendée tous droits réservés. Archives de la commune de l'Herbergement - Photos de l'auteur. 

                                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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