•                     

    Monsieur le vicomte Gohin de Montreuil    

     

     

              

    M. le vicomte Gohin de Montreuil....  Monsieur le Vicomte Gohin de Montreuil, chevalier de Saint-Louis, dépose une demande de secours au Roi en 1818.

     

      Courrier de la Maison du Roi à Paris le 22 septembre 1818

     

      « Au Ministère de la Maison du Roi, le Conseiller d'état, commissaire délégué pour instruire les demandes de secours ou pensions sur la liste civile ; s'informe auprès du Préfet de Maine-et-Loire de la personnalité de M. le vicomte de Montreuil (Gohin)

     

      Monsieur le Préfet,

     

      M. le vicomte de Montreuil Gohin, chevalier de Saint-Louis, demeurant à Angers a demandé une pension sur la liste civile.

      Il expose qu'il est entré en 1783 à l'école militaire, qu'il en est sorti en 1786 : qu'il a servi en France jusqu'en 1791 et à l'armée de Condé jusqu'en 1794 : qu'il est passé à cette époque dans la Légion Britannique : qu'il y a servi jusqu'en 1801 : qu'il est rentré en France à cette époque : qu'il a trouvé tous ses biens vendus et qu'il ne peut se passer des bienfaits du Roi pour vivre.

      Je vous serai obligé, Monsieur, de vouloir bien prendre sur cette demande les renseignements indiqués par l'instruction que j'ai eu l'honneur de vous adresser le 15 juillet dernier.

      Agréez, Monsieur le Préfet l'assurance de ma considération très distinguée.

     

      La réponse datée du 24 octobre 1818 :

     

    « Monsieur le Conseiller d' Etat,

     

      J'ai l'honneur de vous adresser les renseignements que vous m'avez demandés par votre lettre du 22 septembre dernier, sur M. le vicomte de Montreuil de Gohin, chevalier de Saint-Louis, demeurant à Angers, lequel a sollicité une pension sur la liste civile.

      M. Demontreuil de Gohin est effectivement entré en 1783 à l'école militaire, d'où il est sorti en 1786, il a servi en France jusqu'en 1791 et à l'armée de Condé jusqu'en 1794 ; j'ignore ses services à l'étranger, mais je puis vous assurer Mr le Conseiller d'Etat que Monsieur Demontreuil a trop de délicatesse et d'honneur pour avancer des faits qui ne seraient pas exacts.

      Une grande partie de ses biens a réellement été vendue, et s'il a vécu jusqu'à ce jour avec ce qu'il a conservé, ce n'a pas été sans s'imposer des privations ; son épouse lui a apporté de la fortune, mais elle n'est pas assez considérable pour donner à ses enfants une éducation convenable et leur conserver dans la société le rang où il est né.

      Du reste, je puis vous assurer que Mr Demontreuil de Gohin ne s'est jamais écarté de la ligne de ses devoirs envers notre auguste monarque, et qu'il a toujours eu une conduite morale et politique digne d'éloges. »

     

    signé : illisible.

     

      Il doit s'agir de Jean-Pierre Gohin de Montreuil, né le 6 avril 1768 paroisse de Bonne Nouvelle à Paris ; fils de Pierre-André Gohin de Montreuil, Lieutenant Général des armées du Roi et de Hélène-Agnès de Stapleton, née commune de Chantenay près Nantes, mariée ville de Redon près Vannes. Il est lieutenant au régiment de Turenne en 1790 puis au régiment d'Autichamps.

      Il épouse le 2 Messidor an 12 (21 juin 1804) à Angers (3e arrondissement) Mademoiselle Angélique-Lancelote- Marie Ferron de Quengo, âgée de 20 ans, née commune de Pleurtuit, arrondissement de Saint-Malo le 24 janvier 1784 et domiciliée à Angers rue Lionnois. Elle est la fille de Joseph-Placide Ferron, lieutenant de Vaisseau décédé à Dinan et de Marie-Magdeleine Turpin de Crissé sa veuve, née et mariée commune d'Angrie. De cette union est issue :

     

    1° Marie-Angélique de Gohin, née le 17 avril 1807 à Angers (vue n°83/283).

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/268 de Montreuil (Gohin) - Registres état civil de la ville d'Angers, registre des mariages année 1804 - 3éme arrondissement.vue n°81/88 -  Photo de l'auteur. 

                                                              

     

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  • Françoise Durand, de la paroisse de Roussay, 

    veuve de Pierre Papin disparu après la bataille du Mans... 

        

        

     Françoise Durand.... Françoise Durand est née et a été baptisée le 28 octobre 1765 à Saint-André-de-la-Marche, elle est la fille de Thomas Durand, meunier au moulin de la Gouberte et de Renée Durand mariés le 17 janvier 1758 à Roussay. De cette union sont issus :

     

    1° Thomas Durand, né le 7 août 1759 à Saint-André.

    2° Joseph Durand, né le 13 octobre 1762 à Saint-André.

    Françoise Durand, née le 28 octobre 1765 à Saint-André.

    4° Jean Durand, né le 6 octobre 1768 à Saint-André.

    5° Marie Durand, née le 11 février 1772 à Saint-André.

    6° René Durand, né le 31 août 1773 à Saint-André.

     

      Elle se marie le 30 janvier 1787 à Roussay avec Pierre Papin, tisserand, demeurant à Roussay, originaire de Saint-Germain-sur-Moine, fils de François Papin, métayer, et de Laurence Bouyer. Cette union restera sans postérité.

     

      Le 14 mai 1825, elle dépose à la mairie de Roussay, une demande de pension comme veuve de soldat Vendéen.

     

      « Françoise Durand, demeurante à Roussay, veuve de Pierre Papin.

      A Messieurs les Commissaires de la distribution des fonds accordés par l'Ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824.

     

      J'ai l'honneur de mettre devant vos yeux que feu mon mary a toujours servi en les armes royales de ce païs, en qualité d'Adjudant, qu'il a passé la Loire où il est mort à la suite de l'affaire du Mans.

      Resté avec trois enfants en bas âge, sans fortune, n'y revenus n'ayant jamais participée dans aucun secours, je suis dans la plus grande indigence.

      Messieurs, je vous supplie de jettez un coup d'oeil sur une pauvre malheureuse veuve, en ce moment votre assistance pour la rendre participante des bienfaits de sa Majesté.

      Vous obligeré votre très humble et obéissante servante.  Ne sait signer.

                               (J'ai aussi un enfant mort à l'armée).   »

    Françoise Durand....

     

     

      Au cours de l'année 1800, personne ne s'étonne au village de Roussay lorsque Thomas Fontenit, âgé de 18 ans remet en marche le métier à tisser abandonné par Pierre Papin. ''La Françoise'' est encore jolie malgré ses 35 ans, et Thomas est aussi tisserand, il vient donc en aide à cette veuve, son aînée de dix sept années...

      En raison de la différence d'âge et à cause de son travail, personne ne prête attention aux allées et venues de Thomas chez la veuve Papin. Ils sont du même village et honorablement connus. Jusqu'au jour où le ventre de Françoise commence à s'arrondir, l'âge ?  Le doute s'installe, le temps passe, les mauvaises langues commencent à se délier, le ventre s'arrondit encore... C'est le scandale, Françoise est enceinte ! Monsieur le curé n'est pas content, il va falloir les marier.

      Ce mariage reste un grand mystère, que s'est-il passé ? Habituellement, les amantes sont de jeunes servantes subordonnées à leur maîtres, cédant aux classiques promesses de mariage ou une aventure passagère entre une servante et un valet, cela ne semble pas être le cas ici. Dans le cas présent, Françoise Durand et Thomas Fontenit assument pleinement leur coupable relation et régularisent leur situation par un mariage, malgré leur grande différence d'âge.

      Donc le 12 Brumaire an dix, c'est le mariage : Thomas Fontenit, né à Roussay le 19 avril 1782 (vue n°86/177), âgé de 19 ans, fils de Michel Fontenit et de Marie Chupin, épouse Françoise Durand, veuve de Pierre Papin, née le 28 octobre 1765 à Saint-André-de-la-Marche, âgée de 36 ans, (âgée de 40 ans dans l'acte de mariage), il ne faudrait tout de même pas exagérer.... Un mariage bien assorti ma foi, puisque trois enfants naîtront de cette union :

     

    1° Jean-Baptiste Fontenit, né le 29 Pluviôse de l'an 10 (18 février 1802) à Roussay. Décédé le 2 fructidor de l'an 13 à Roussay.

    2° Françoise Fontenit, née le 5 Messidor an 12 (24 juin 1804) à Roussay.

    3° Joseph Fontenit, né le 28 juin 1807 à Roussay, mort aux Armées.

     

      Thomas Fontenit est décédé le le 5 avril 1821 à l'âge de 40 ans à Roussay.

      Françoise Durand est décédée le 14 avril 1826 à l'âge de 62 ans à Roussay

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/152 – copie de la vue n°4/6 - Registres d'état civil de la commune de Saint-André-de-la-Marche, Roussay – Archives familiales - Photo de l'auteur, le bocage à Roussay.. 

                                                              

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

     

     


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  • Charles-Augustin-Jean Arrial, de la paroisse de Saint-Rémy-en-Mauges, 

    rescapé d'Outre-Loire, trois frères tués au combat. 

     

          

      

    Charles Augustin Arrial....Charles-Augustin-Jean Arrial-Arial est né et a été baptisé le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy-en-Mauges. Il est le fils de Julien Arrial, laboureur et de Marie-Guy Derisecourt, mariés le 20 janvier 1761 à Saint-Rémy et domiciliés à la Maison Neuve. Le parrain a été le Sieur Etienne Porchet, vicaire de Saint-Rémy et la marraine Marie-Pélagie de Boisy* de cette paroisse. De cette union sont issus :

     

    1° Julien Arrial, né le 19 février 1762 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    2° Pierre-Jean Arrial, né le 17 décembre 1763 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    3°  ?.......  Arrial, né entre 1763 et 1766, à ?. Tué Outre-Loire.

    4° Charles-Augustin-Jean, né le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy.  

    5° Anonyme Arrial, né et décédé le 18 avril 1770 à Saint-Rémy.

    6° Claude-Pierre Arrial, né le 9 décembre 1771 à Saint-Rémy. Soldat Vendéen.

    7° Charlotte-Jeanne Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794.

    8° Perrine Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, décédée le 22 octobre 1779 à Saint-Rémy.

     

      * Marie-Pélagie de Boisy est née le 14 septembre 1749 à Saint-Rémy-en-Mauges, elle est la fille de Jacques-Prosper de Boisy, de Saint-Rémy-en-Mauges et de Marie-Anne-Marthe d'Escoubleau de Sourdis de Saint-Hilaire-le-Loulay. Elle s'est mariée le 6 février 1786 à la Gaubretière avec François-Joseph de Tinguy, officier, né le 23 janvier 1760 à Saint-Fulgent. 

     

      Charles-Augustin rejoint l'armée Catholique et Royale dès 1793 où il sert comme caporal. Il participe à la ''Virée de Galerne'' et est blessé au siège d'Angers en 1793 d'un coup de feu ; trois de ses frères périront outre-Loire et une de ses sœurs sera sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794 et sa mère est morte de transport par la peur la même année. Il se marie le 23 Pluviose de l'an 12 à Saint -Rémy à l'âge de 36 ans avec Anne Dupont âgée de 26 ans, née le 28 mai 1778 à la Chaussaire, fille de René Dupont, closier et de Jeanne Chevalier. Il est laboureur à la Maison-Neuve, puis journalier et tisserand à Bohardy. De cette union sont issus :

     

    1° Charles Arial, né le 8 ventôse an 12 (28 février 1804) à St Rémy.

    2° Anne Arial, née le 9 mars 1806 à St Rémy.

    3° Marie Arial, née le 17 novembre 1810 à St Rémy.

    4° Julien Arial, né le 16 avril 1813 à St Rémy.

    5° Françoise Arial, née 6 janvier 1817 à St Rémy.

    6° Jean Arial, né le 28 mars 1819 à St Rémy.

      Charles-Augustin-Jean Arrial décède le 3 février 1827 vers six heures du soir à Bohardy  commune de St Rémy

     

      En 1824, il dépose une demande de pension au Roi : Document en partie déchiré.

     

      «  A son Excellence, Monsieur le Ministre de la Guerre,

    Monseigneur,

      Vous expose, Charles-Augustin-Jean Arial journallier et tisserand, demeurant à Bohardy, commune de St Rémy en Mauges a pris les armes en 1793 et se trouva à la première........... à  St Florent, qu'il a servi dans les armées Royales de la Vendée en 1793,94, 95 et 99, qu'il a assisté à la majeure partie des combats qui sy sont livrés, qu'il passa outre Loire, et fut nommé caporal d'une compagnie, et fut blessé d'un coup de feu en 1793 à la bataille d'Angers, à la jambe droite, blessure grave qui n'est pas encore cicatrisée l'empêche de marcher et souvent du........... que malgré son âge et sa blessure, a repris les armes en 1815 et a marché jusqu'à la Restauration. Qu'il a perdu trois de ses frères qui ont été tués en combattant aussi dans les armées Royales- L'un à Angers l'autre à........ et le troisième à Savenai (outre Loire). Les républicains ont massacré une de ses sœurs en 1794 au bourg de la Chaussaire, et sa mère qui était logée chez elle a perdu son mobilier. Il est en jouissance d'un secours de 50 francs que lui a donné sa Majesté Louis 18. Vue la modicité de ce secours, il a droit à son accroissement d'après l'ordonnance de sa Majesté Charles 10 du 29 décembre dernier ; comme étant dans un extrême besoin, fort âgé et ayant une famille nombreuse (6 enfants) et seul à leur gagner leur vie.

      Il vous supplie Monseigneur, de prendre en considération son exposé et la fâcheuse position où il est réduit. Et de proposer à sa Majesté de lui accorder une augmentation des secours vous...........   justice.

      Il a l'honneur d'être Monseigneur, avec son profond respect, votre très humble et très obéissant serviteur. »

     

    Réponse du Ministère de la Guerre  : 

     

    «  Je vous prie de faire savoir au pétitionnaire que sa demande est inadmissible, attendu que le secours de cinquante francs qui lui a été accordé est celui pour lequel il a été compris dans le travail du Comité du premier corps ; et auquel il est impossible de rien changer. »

    Charles Augustin Arrial....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/ 26 – copie de la vue n°8/8 - Registres état civil de la commune de Saint-Rémy-en-Mauges et de la Chaussaire - Photo de l'auteur. 

                                                               

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  • Claude-Pierre Arrial, de la paroisse de Saint-Rémy-en-Mauges, 

               rescapé d'Outre-Loire, trois frères tués au combat.   

     

     

     

          

    Claude-Pierre Arrial....  Claude-Pierre Arrial-Arial est né le 8 décembre 1771 et a été baptisé le 9 à Saint-Rémy-en-Mauges. Il est le fils de Julien Arial, laboureur et de Marie-Guy Derisecourt, mariés le 20 janvier 1761 à Saint-Rémy et domiciliés à la Maison-Neuve. Le parrain a été le Sieur Claude Musset et la marraine Thérèse Huteau de montrevault. De cette union sont issus :

     

    1°  Julien Arrial, né le 19 février 1762 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    2° Pierre-Jean Arrial, né le 17 décembre 1763 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    3°  ?.......  Arrial, né entre 1763 et 1766, à ?. Tué Outre-Loire.

    4° Charles-Augustin-Jean, né le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy. Soldat royaliste.

    5° Anonyme Arrial, né et décédé le 18 avril 1770 à Saint-Rémy.

    6° Claude-Pierre Arrial, né le 9 décembre 1771 à Saint-Rémy. 

    7° Charlotte-Jeanne Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794.

    8° Perrine Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, décédée le 22 octobre 1779 à Saint-Rémy.

     

      Claude-Pierre Arrial rejoint l'armée Catholique et Royale dès 1793 où il sert comme soldat. Il participe à la ''Virée de Galerne'' et est blessé au siège d'Angers en 1793 d'un coup de mitraille ; trois de ses frères périront outre-Loire. Il se marie le 15 mai 1809 à Saint-Rémy avec Marie Renoux, âgée de 34 ans, fille de Martin Renoux et de Marie Bernier demeurant à la Foucherie à Saint-Martin-de-Beaupréau.

      Claude-Pierre Arrial, laboureur, décède le 17 novembre 1842 à la Maison-Neuve à Saint-Rémy-en-Mauges à 8 heures du matin.

     

      Le 26 mars 1824, il dépose une demande de pension au Roi :

     

    «  Saint-Rémy-en-Mauges le 26 mars 1824

     

    Claude-Pierre Arrial, ancien soldat de l'armée Royale de la Vendée actuellement laboureur, demeurant à la Maison-Neuve commune de Saint-Rémy.

      A son Excellence, Monseigneur le Ministre de la Guerre ;

      Monseigneur,

      J'ai l'honneur de vous exposer que j'ai pris les armes en mars 1793, pour le rétablissement du trône, j'ai servi en qualité de soldat en 1793 et 1794. J'ai fait la tournée d'outre Loire ; et j'ai été blessé au siège d'Angers en 1793, d'un coup de mitraille lancé par les républicains à la jambe gauche.

      Nous étions cinq frères à l'armée Royale dont trois ont été tués pour la cause de nos Rois, la quatrième a été blessé dans les mêmes rangs ; Enfin j'ai perdu une sœur qui a été sabrée par les républicains au bourg de la Chaussaire en 1794 et ma mère est morte de transport causé par la peur dans la même année.

      J'ai assisté à 42 combats tant dans la Vendée que dans la Bretagne. J'ai suis âgé de 53 ans et ma femme de 50 ans ; tant de fatigues et de malheurs m'ont accablé ; aussi me vois-je hors d'état de pouvoir à mes besoins pour mon travail ; Cependant je suis dans la plus grande indigence.

      L'ordonnance du Roi du 3 décembre dernier me donne l'espoir d'obtenir des secours, a défaut d'extrait de controlles j'ai fait dresser un acte de notoriété devant Mr le juge de paix du canton de Montrevault, pour constater mes services et blessures et prouver que mon attachement pour mon Roi ne s'est pas affaibli par mes malheurs et qu'en 1815 j'ai assisté au combat de la Roche Servière.

      J'ai vous prie Monseigneur, de prendre en considération mes services, ma blessure, mon indigence et mes malheurs et d'avoir la bonté de proposer à sa Majesté de m'accorder un secours auquel je crois avoir droit, par suite de son ordonnance.

      J'ai suis avec respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

      Marque du dit Arrial : X

    Vu par le maire de Saint-Rémy le 21 mai 1824

    signé : Dandé.

     

    Claude-Pierre Arrial....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/ 26 – copie de la pièce n°1/10 - Registres état civil de la commune de Saint-Rémy-en-Mauges - Photo de l'auteur. 

                                                               

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Pierre Ragneau de la paroisse de Villedieu-la-Blouère, 

    courrier dans la Division de Montfaucon. 

                       

              

     

     

     

     Pierre Ragneau.... Pierre Ragneau-Ragueneau est né et a été baptisé le 7 avril 1764 à la Blouère en Villedieu. Il est le fils de Mathurin Ragneau, tisserand, et de Marie Clémot. Le parrain a été Jean Ragneau son frère et marraine Marie Gaborit sa belle sœur.

      En 1785 il exerce la profession de tisserand et épouse le 26 janvier de cette même année, Marie Barrault, née le 30 octobre 1762 à la Renaudière, fille de Jean Barrault, tisserand et de Jeanne Dobigeon.

      De cette union sont issus huit enfants :

     

    1° Marie Ragneau, née le 3 avril 1786 à Villedieu.

    2° Pierre Ragneau, né le 4 septembre 1787 à Villedieu.

    3° Laurent Ragneau, né le 8 avril 1789 à Villedieu.

    4° Renée Ragneau, née le 2 janvier 1792 à Villedieu.

    5° Françoise Ragneau, née le 16 février 1794 à Villedieu.

    6° Marie Ragneau, né le 23 mars 1797 à Villedieu.

    7° Anne Ragneau, née le 6 août 1799 à Villedieu.

    8° François Ragneau, né le 23 mars 1803 à Villedieu.

      Marie Barrault décède à Villedieu le 20 mars 1813 à l'âge de 51 ans.

     

      En 1793 il prend les armes et rejoint l'Armée Catholique et Royale de la Vendée. Il y sert comme soldat et comme courrier. Il nous raconte qu'en effectuant «  son service de courrier, il fut arrêté par les républicains avec plusieurs autres soldats qui furent fusillés, mais que lui, échappa de leurs mains en abandonnant le cheval qu'il montait ».

     

      Le 2 juin 1824, il dépose une demande de pension au Roi à Villedieu-la-Blouère.

     

      « Pierre Ragneau, tisserand, demeurant au bourg et commune de Ville Dieu.

      A son Excellence le Ministre de la Guerre,

      Monseigneur,

      J'ai l'honneur de vous exposer ; que dès le commencement de la guerre de la Vendée, j'ai pris les armes pour le rétablissement du trône et de l'autel ; et je n'ai cessé de combatre avec dévouement jusqu'à la fin de la guerre comme soldat et courrier.

      Les courses et fatigues de la guerre m'ont tellement épuisé et occasionné de grand maladie, ce qui joint à mon âge me nuit considérablement pour travailler.

      Etant resté veuf avec six enfants, ce qui me réduit à la mendicité.

      Dans cette position, j'ose vous prier, Monseigneur de vouloir bien proposer a sa Majesté de m'accorder une pension.

      A défaut de titre, j'ai eu recours à un acte de notoriété de Monsieur le Juge de Paix que je joint à la présente avec les autres pièces indiquées par l'Ordonnance du Roi du trois décembre mil huit cent vingt trois.

      Je suis avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur. »

    Marque du dit Ragneau : X

    Pierre Ragneau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Nous soussigné, Maire de la commune de Ville Dieu, certifions que la marque ci dessus est celle de Pierre Ragneau.

      A Ville Dieu le 2 juin 1824

    Signé Lecomte, Maire.

     

      Par le certificat de notoriété, nous apprenons que Pierre Ragneau est un ancien courrier de la Division de Montfaucon. Qu'il a pris les armes dès le commencement de la guerre de Vendée, qu'ensuite, il fut nommé courrier et que quand il n'était pas employé à faire ce service, il était prêt à prendre les armes et à se porter partout où il était appelé ; ajoutant qu'en faisant son service il fut arrêté par les républicains avec plusieurs autres soldats qui furent fusillés, mais que lui, Ragneau, échappa de leurs mains en abandonnant le cheval qu'il montait.

     

    Pierre Ragneau est décédé à Villedieu-la-Blouère le 1er avril 1837.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens – Pierre Ragneau n°1M9/305, vue n° 83/205, décès commune de Villedieu année 1837. - Photo de l'auteur. 

                                                             

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

     

     


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