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    René-Jacques-Marie Hardiau de la Patrière de la paroisse Saint Maurille 

    de Chalonnes, grièvement blessé dans l'Armée de Monsieur de Charette.

     

     

     

           

      René Hardiau de la Patrière.... Le 22 mars 1830, René-Jacques-Marie Hardiau de la Patrière notaire, juge de Paix, maire de Durtal, dépose une demande de pension au Roi. Il nous informe qu'il a combattu en Vendée sous les ordres de Monsieur de Charette, qu'il a été très grièvement blessé à l'affaire de Port-Saint-Père le 27 octobre 1793 et qu'il a perdu l'usage du bras gauche. Cet ancien capitaine des Armées Royales de l'Ouest a reçu la décoration du Lys et est Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur.

      D'autre part, sa grand-mère du côté paternel : Renée Poissonneau, 72 ans, veuve de Jacques Houdet et trois de ses tantes ont été fusillées au champ des Martyrs à Avrillé le premier février 1794. Il s'agit de : Marie Houdet, Julie Houdet et Madeleine Houdet ; (Histoire du champ des Martyrs à Avrillé -Abbé F.Uzureau (p.111 et 177).

      René-Jacques-Marie Hardiau de la Patrière est né paroisse Saint-Maurille à Chalonnes, le 21 juin 1768 et a été baptisé le 22 du même mois. Il est le fils de René-André-Urbain Hardiau de la Patrière né vers 1740 à Riaillé et décédé à Nantes, Maître épicier et de Renée-Julienne-Jacquine Houdet, née à Chalonnes le 8 janvier 1742.

     

      « Le 22 juin mil sept cent soixante huit a été baptisé René, Jacques, Marie né d'hier, fils du Sieur René, André, Urbain Hardiau de la Patrière, Maître épicier et de Dlle Renée, Julienne, Jacquine Houdet. Le parrain a été le Sieur Jacques Houdet, maître chirurgien grand père de l'enfant et la marraine Marie, Anne, Geneviève Hardiau de la Patrière, fille du Sieur Jean Le Mée, Greffier du Consulat de la paroisse Saint-Maurice d'Angers, tante de l'enfant ».

     

     ont signé : Marie Anne Hardiau de la Patrière Lemée – Houdet – Hardiau de la Patrière - Magdeleine Houdet – Marie Houdet – Louis Le Mée – Julie Houdet – J Houdet – R Giffard vicaire. (vue n° 321/396 Chalonnes année 1768 paroisse Saint-Maurille).

     

      La famille Hardiau de la Patrière possédait à Angers l'Hôtel du Guesclin construit au milieu du XVIe en deux campagnes  : une partie en 1548 et l'autre en 1554. Cet édifice se situe 1 rue de l'Hommeau à Angers. (photo ci-dessous).

    René Hardiau de la Patrière....

     

     

      Voici trois extraits du dossier de l'intéressé :

     

      « Angers, le 22 mars 1830 – De la Patrière, ancien off Vendéen (à Angers, Maine et Loire)

      A son Excellence le Ministre Secrétaire d'Etat au Département de la Guerre-

      Monseigneur,

      Daignez me permettre de supplier votre Excellence de vouloir bien mettre sous les yeux de sa Majesté mes états de services ci-joints en faveurs desquels j'ose aujourd'hui solliciter une pension comme Vendéen ; le besoin me porte malgré moi a adresser cette supplique au Roi, si votre Excellence daigne l'appuyer je ne doute nullement que les bontés du Roi, recueilleront ma demande ; je recevrai cette récompense avec reconnaissance et comme une indemnité flatteuse et honorable aux sacrifices que j'ai toujours faits a la cause de l'auguste famille des Bourbons.

      Deux fois comme maire de Durtal (Maine-et-Loire) j'ai eu l'honneur de recevoir et de complimenter S.A.R. Monseigneur le Dauphin. En 1816 j'ai l'honneur d'être présenté au Roi et de recevoir de lui la décoration du Lys.

      Les 100 jours me coûtent plus de quarante mille francs pour la cause royale.

      A Angers dans le champ des Martyrs, j'ai une grand-mère et trois tantes comme Vendéennes.

      J'ose maintenant me livrer à l'espérance, le 18 mars nous en donne l'assurance.

      J'ai l'honneur d'être avec Respects à Votre Excellence, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur    ».

    Signé  : de la Patrière ch.. de la Légion d'Honneur. Angers le 22 mars 1830.

     

    Au ROI

     

      Sire,

     

    « René Jacques Marie Hardiau de la Patrière ancien officier Vendéen ose maintenant s'adresser à votre Majesté et à vos Ministres pour solliciter de vos inépuisables bontés une pension comme officier Vendéen en considération de mes services dont l'état est ci-joint.

      S'il n'a plus tôt déposé sa demande au pied du Trône c'est que ses besoins n'étaient pas alors ce qu'ils sont présentement..

      Dans ce jour d'une nouvelle ère, où tous les Royalistes renouvellent leur serment de fidélité et tous à votre ministère, je me permai cette supplique bien persuadé qu'elle parviendra à la connaissance de votre Majesté et qu'un fidèle et dévoué serviteur obtiendra les secours qu'il réclame ».

     « Il est avec le plus profond respect, de votre Majesté Sire, le très humble et très fidèle sujet ».

     

    signé : de la Patrière Ch de la Lég-Ho. Angers -Maine et Loire, le 22 mars 1830.

     

    Certificat du chirurgien  : (vue n°7-8/10)

     

      «  Nous soussignés Renou Pierre, chirurgien en chef de l'Armée Royale de la Sarthe, de la Mayenne et de Maine et Loire, demeurant à la Flèche et Fillaudeau Louis, maître en chirurgie, demeurant à Parcé département de la Sarthe ; Certifions que Mr Hardiau de la Patrière René Jacques Marie, ancien officier dans l'Armée Royale droite de la Loire, a été atteint d'un coup de feu dans l'articulation du coude de l'avant bras, au bras gauche, dont il a résulté une ankilose dans ladite articulation et une atrophie de tout le bras, avec une rétractation parfaite de tout les muscles fléchisseurs des doigts, qui prive le susdit de pouvoir se servir de son bras.

     La dite blessure a eu lieu à l'affaire de Port-Saint-Père le 27 octobre 1793.

      Le présent certificat, pour avoir en connaissance dans leurs tems et faits sus énoncés ».

    La Flèche, ce 8 novembre 1815 ».

     

      L'original est signé Renou, chirurgien, Fillodeau, ancien, et actuellement chirurgien major de la Légion de Mr Gaulier, sous les ordres de Mr d'Andigné.

      Vu, pour légalisation des signatures ci-dessus en mairie de la Flèche, le 8 novembre 1815 ».

      

    Signé : Auvé – vu par nous sous-Préfet de la Flèche; ce 8 novembre 1815 signé : de la Bouillerie.

     

    René Hardiau de la Patrière....

    René Hardiau de la Patrière....

     

     

      René-Jacques-Marie Hardiau de la Patrière avait épousé Modeste-Henriette Tharreau dit Mouraire, née le 26 juin 1785 à Cholet et décédée le 18 octobre 1866 à Sainte-Gemmes dans le Maine-et-Loire. De cette union est issue :

      Henriette-Modeste-Agathe Hardiau de la Patrière née le 17 février 1808 à Durtal -MetL- ayant épousé à Angers, le 11 février 1843 Aimé-Bon Maudet de Penhouët, né le 6 avril 1803 à Caden dans le Morbihan.

       

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens  1M9/209. Hardiau de la Patrière – Archives et état civil des communes de Chalonnes, Durtal, St Gemmes, Cholet, Angers. Photo de l'Hôtel du Guesclin tirée de:-Famille Maudet de Penhouët les demeures-Hotel du Guesclin, Angers; présentation et résumé de la généalogie de la famille et de leurs alliés.

     

    http://coursetstagesdepeinture.com/maudetdepenhouet/les-demeures/hotel-du-guesclin/ - Photo : Photo: Décoration du Lys tirée du ''Grand livre des ordres de chevalerie et des décorations de Monsieur André Damien, de l'Institut''.  

     

                                                                            Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Louis, Charles, marquis de Fesque de la Roche-Bousseau de la paroisse de 

    Hommes (Touraine) tué en Vendée par les Républicains en 1793. 

     

     

     

                

      

     Louis-Charles de Fesque.... En 1819, Madame la marquise de Fesque de la Roche-Bousseau demeurant à Chanteloup dans le Maine et Loire dépose une demande de pension concernant son mari, le Marquis de Fesque ''massacré par les républicains en 1793 en Vendée''. Elle précise qu'elle a été elle-même emprisonnée à Tours et à Saumur.

      Effectivement, deux chefs Vendéens dont le Chevalier de Fesque de l'Armée d'Anjou ont été tués au cours des guerres de Vendée. Nous ignorons les lieux et les circonstances de leurs décès.

      Louis, Charles de Fesque, Seigneur de la Coudre et de Belair est le fils de Charles, Joseph de Fesque et de Marguerite, Anne de Quirit*. Certainement apparenté à  Charles, Marie, Joseph de Crozé, il est né et été baptisé le 11 janvier 1757 à Montreuil-Bellay en Anjou. Fils de Charles-Joseph-René de Crozé, chevalier de Saint-Louis, né le 12 septembre 1730 au château de la Treille à Montreuil-Bellay et décédé en ce lieu le 31 mars 1777 qui avait épousé le 24 février 1756 à Chinon Demoiselle Marie-Madeleine Quirit de Coulaines de la Motte-Usage, née le 21 juillet 1735 au château d'Usage à Huisme et décédée au château de la Treille à Montreuil-Bellay, le 20 décembre 1775.

      Il épouse Céleste,Yves, Marie Desmé du Buisson, née et baptisée le 6 décembre 1760, paroisse Saint-Pierre à Saumur, fille de Messire Joseph Desmé du Buisson, Chevalier, Mousquetaire du Roi, puis Lieutenant-Colonel de cavalerie, né le 16 décembre 1733 au Cap Français d'Haïti qui avait épousé le 22 mars 1756 à Saint-Germain-sur-Vienne, Damoiselle Anne, Marie, Hyacinthe, Céleste, Aubert du Petit Thouars.

      Un mot sur le parrain de Céleste Desmé du Buisson : Il s'agit de Claude-Thomas Desmé sieur du Buisson, né le 1er janvier 1729 au Cap Français (St Domingue). Il était depuis 1757 lieutenant-général et sénéchal du Saumurois. Quand se réunit en 1790, l'Assemblée Electorale, il prononça un discours d'allure très réservée, montrant ainsi combien il souffrait de s'incliner devant une autorité autre que celle du Roi. Il fut néanmoins nommé président du Tribunal de District, et là encore, quand il dût prêter serment, il prononça un discours froid et laconique, déclarant que le patriotisme seul lui faisait jurer le maintien de la constitution décrétée par l'Assemblée et acceptée par le Roi. Après le 10 août, il est signalé comme entaché d'aristocratie et fréquentant les milieux les plus gangrenés du district, il fut révoqué.

      Après la prise de Saumur par les Vendéens, il fut choisi comme président du comité royaliste. Il se retira à Brain lorsque les républicains réoccupèrent la ville, puis à Breil, et enfin à Hommes près de Langeais. Dénoncé par le curé de cette paroisse, chez qui il s'était réfugié pendant 10 mois, il fut emprisonné à Saumur. Interrogé par le Comité Révolutionnaire, il ne renia pas ses convictions et fut renvoyé devant le tribunal Révolutionnaire. Mais après deux mois, il mourut de froid et de misère le 7 pluviôse de l'an 2 (26 février 1794) à la tour de l'infirmerie Grainetière.

      Ses meubles, gravures, tableaux furent vendus en Vendémiaire de l'an 3.

     

      Le 24 juin 1819, le Conseiller d'Etat, Commissaire délégué pour instruire les demandes de secours ou pensions s'adresse à Monsieur le Préfet d'Angers en ces termes :

     

     

      «  Paris, le 24 juin 1819

      Le Conseiller d'Etat, Commissaire délégué pour instruire les demandes de secours ou pensions sur la liste civile,

      A Monsieur le Préfet du Département de Maine et Loire ;

      Monsieur le Préfet,

      Madame la marquise de Fesque de la Roche-Bousseau, demeurant à Chinon, Maine et Loire (???) a demandé une pension sur la liste civile.

      Elle expose que M. de Fesque, son mari, né à Bel-Air près de Chinon, a servi plusieurs mois dans les armées Royales de la Vendée : qu'il a été massacré en 1793 par les républicains : que quant à elle, elle a été détenue à Tours et à Saumur, que tous les biens de son mari qui étaient situés dans le département d'Indre et Loire ont été vendus ; qu'elle a perdu tous ceux qu'elle possédait personnellement et qui étaient situés à Saint-Domingue. Elle ajoute qu'elle n'a que 400 Frs de rente.

      Je vous serai obligé, Monsieur, de prendre sur cette demande les renseignements indiqués par l'instruction du 15 juillet dernier.

      J'ai l'honneur d'être avec une considération très distinguées.

      Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.

      Signé  : Rochefort. »

     

    Louis-Charles de Fesque....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       La Marquise Céleste-Yves-Marie Desmé du Buisson, veuve de Louis-Charles, Marquis de Fesque de la Rochebousseau est décédée le 2 février 1823 à trois heures du matin, à l'âge de 62 ans à Chanteloup-les-Bois .

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés - dossiers Vendéens – Rochebousseau, marquise de.1M9/320 et Fesque de la Roche-Bousseau, marquise de. 1M9/159. - Etat civil de la commune Saumur et Chanteloup-les-Bois, vue 31/148 - Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique du Maine-et-Loire Célestin Port – Tome II H Siraudeau et Cie Angers. - Blogue : ''Les Cousins de la Marquise'', la Noblesse d'Anjou en 1789 – Ministère de la Maison du Roi, vue n°1/3 - Photo de l'auteur.  

                                                                           

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.²² 


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    Pierre, Jacques Bordereau-Bordreau de la paroisse de la Boissière sur Evre, 

    Blessé d'un coup de feu à l'affaire de Tournebride. 

                

     

     

     Pierre, Jacques Bordereau.... Pierre Jacques Bordereau-Bordreau est né et a été baptisé le 18 décembre 1770 à la Boissière-sur-Evre. Il est le fils de Pierre Bordreau demeurant à la Boissière-Saint-Florent et de Martine Chasteigner, mariés à la Chapelle-Saint-Florent le 27 février 1767. Le parrain a été Jacques Chasteigner, son oncle et la marraine Elisabeth Chasteigner, sa tante de Saint Rémy.

      En 1793 il exerce la profession de marchand de fil et rejoint l'Armée Catholique et Royale. Il participe à pratiquement tous les combats et est blessé à Tournebride près de Nantes.  Son père est tué à la bataille du Mans le 12 décembre 1793. Un de ses frères, René ou Louis est tué à Savenay le 23 décembre 1793.

      René Bordreau est né le 20 juin 1773 à la Boissière-Saint-Florent.

      Louis Bordreau est né le 20 janvier 1776 à la Boissière-Saint-Florent.

     

      Il se marie le 6 Vendémiaire an 11 (28 septembre 1802) à la Boissière avec Jeanne Raimbault âgée de 27 ans de la commune de Botz-en-Mauges, domiciliée au Moulin de ''Courossé'' à la Chapelle Saint-Florent, fille de Louis Raimbault, domicilié du ''Marchais'' et de Renée Halbert. De cette union sont issus :

     

    1° Perrine Bordreau, née le 4 février 1806 à La Boissière.

    2° Marie Bordreau, née le 4 février 1806 à la Boissière – Jumelles -

    3° Jeanne, Martine Bordreau, née le 10 vendémiaire an 12 à la Boissière (3 octobre 1803).

    4° Pierre Bordreau, né le 17 février 1809 à la Boissière.

    5° François Bordreau, né le 29 juin 1811 à la Boissière.

    6° Jean Bordreau, née le 25 mai 1814, à la Boissière.

     

      Le 19 mai 1815 il dépose une demande de pension à la Boissière-Saint-Florent.

     

      «A la Boissière Saint Florent le 19 mai 1815, Pierre Bordereau, marchand de fil, demeurant au bourg de la Boissière Saint Florent.

      A son Excellence, Monseigneur, le Ministre de la Guerre.

     

      Monseigneur,

      J'ai l'honneur de vous exposer que, je servi et pris les armes dès 1793, que dans la même année je fut blessé d'un coup de feu* à la bataille qui a eû lieu à Tourne Bride entre l'armée Royale dont je faisais partie et celle des républicains, que j'ai assisté à la majeure partie des combats qui se sont donnés dans la Vendée en 1794-1795.

      J'ai perdu mon père qui a été tué à la bataille du Mans et un frère qui a été tué à Savenai en combattant dans les mêmes rangs que moi.

      En 1815, je fais partie de l'armée Royale Vendéenne et je marche jusqu'à la Restauration, ayant abandonné ma femme et six enfants.

      Depuis le fin de 1793 je élevé et pris soins d'un mineur orphelin qui resta à ma charge après le décès de son frère qui fut noyé à Nantes, comme ayant fait partie de l'armée Royale Vendéenne.

      Les malheurs et les pertes que je éprouvés m'ont mis dans un grand besoin aussi suis-je dans la plus triste position, si sa Majesté ne vient à mon secours, comme je viens de l'exposer, d'après son Ordonnance du 29 décembre dernier.

      Je vous prie Monseigneur de prendre en considération mon exposé, et de proposer à sa Majesté de m'accorder un secours duquel je lieu de prétendre par suite de l'Ordonnance prédatée.

      J'ai l'honneur d'être avec respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur  ».

     

      Ledit Bordreau ne sait signer.

     

    * Le certificat du chirurgien mentionne une blessure par baïonnette. 

     

    Pierre, Jacques Bordereau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés - dossiers Vendéens – Pierre Bordereau n°1M9/68,  vue n°4, certificat des officiers - Etat civil de la commune de la Boissière-Saint-Florent – Photo de l'auteur. 

                                                                            

     

    Xavier  Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Charles, Marie, Joseph de Crozé de la commune de Montreuil-Bellay, 

    meurt de sa blessure près de Baugé dans le Maine et Loire. 

              

     

     

     

     Charles, Marie, Joseph de Crozé.... Charles, Marie, Joseph de Crozé est né et a été baptisé le 11 janvier 1757 à Montreuil-Bellay en Anjou. Il est le fils de Charles-Joseph-René de Crozé, Chevalier de Saint-Louis, né le 12 septembre 1730 au château de la Treille à Montreuil-Bellay et décédé en ce lieu le 31 mars 1777 qui avait épousé le 24 février 1756 à Chinon Demoiselle Marie-Madeleine Quirit de Coulaines de la Motte-Usage, née le 21 juillet 1735 au château d'Usage à Huisme et décédée au château de la Treille à Montreuil-Bellay, le 20 décembre 1775.

      Avant la Révolution il est officier du Roi, lieutenant en premier au régiment de Foix infanterie. En 1792 il émigre et sert à l'Armée des Princes. Il revient en France au début de 1793, vers le mois d'avril, accompagné de son beau-frère Gabriel Brunet de la Charie et fait partie de l'armée Vendéenne où il sert comme soldat. A la bataille de Pontorson, Outre-Loire, il reçoit un biscaïen dans un bras et décède de ses blessures près de Baugé, peut-être à Jarzé. En effet, ce jeudi 5 décembre 1793 (15 frimaire de l'an 2), il est dix heures du matin lorsque les Vendéens envahissent Jarzé et pénètrent dans Baugé vers midi après avoir livré bataille près d'Echemiré.

      Il avait épousé le 19 mai 1778 en la paroisse de Saint-Mexme-les-Champs à Chinon en Touraine, demoiselle Julienne-Geneviève-Agnès Veau de Pont de Rivière, née le 24 décembre 1756 au château de Rivière, fille de Louis René Veau de Pont, chevalier, seigneur de Rivière et de Geneviève-Agnès Le Brethon. Elle est décédée le 6 juin 1829 au château de Langon à Brezé (Maine et Loire). De cette union sont issus trois enfants qui survivront à la tourmente révolutionnaire :

     

    1° Joseph de Crozé, né le 29 juin 1780 à Montreuil-Bellay.

    2° Jean-Charles de Crozé, né le 24 février 1786 à Montreuil-Bellay.

    3° Louise-Elisabeth de Crozé, née le 19 mars 1792 à Montreuil-Bellay.

     

      Madame de Crozé suivra son mari en Vendée avec ses trois enfants en bas âge et tous survivront par miracle à la tragédie.

     

      En décembre 1814, Madame de Crozé de Clesme déposera une demande pension comme veuve de combattant Vendéen.

     

      « Département de Maine et Loire – Arrondissement de Saumur, commune de Montreuil-Bellay, A Monsieur le Comte de Tocqueville Préfet de Maine et Loire,

     

      Monsieur le Comte,

     

      Dame Geneviève, Agnès Vau de Rivière veuve de Messire Charles, Marie, Joseph de Crozé, chevalier, ancien officier au régiment de Foix infanterie, demeurante à Montreuil-Bellay ; à l'honneur de vous exposer qu'elle se retira avec son mari et ses trois enfants encore au berceau, dans la Vendée en 1793, pour se soustraire à la proscription qui accablait toute la noblesse dans ces tems d'horreur et de désolation.

      Monsieur de Crozé périt victime de l'honneur dans les rangs des braves de la Vendée, et me laissa avec mes trois enfants en proie à tous les malheurs, errante et cachée, nous échappâmes que par miracle à une mort certaine. 

      Partie de nos biens avait été vendue pour plus de dix mille francs de mobilier, et de plus les récoltes, ces pertes ayant diminué notre fortune ; de nouveaux sacrifices pour l'éducation de mes enfants nous ont laissé dans la gêne.

      Pourquoi je prie Monsieur le Comte de m'admettre au rang des personnes qui ont droit de réclamer pour obtenir de sa majesté le Roi des indemnités pour les pertes que j'ai essuyées et ferez justice.

      Je joins à la présente le certificat du maire et membres du conseil municipal de la commune de Montreuil-Bellay ».

     

    A Montreuil-Bellay, le 31 décembre 1814. signé : Veuve de Crozé.

    Charles, Marie, Joseph de Crozé....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    «  Le dit sieur de Crozé, son mari, reçut un biscayen au bras dans l'affaire de Pontorson par suite de laquelle blessure, il mourut à Baugé-en-Vallée ». (extrait de la vue n°4)

     

    «  Monsieur de Crozé n'avait aucun grade dans l'Armée Royale et qu'il y est décédé n'étant que simple soldat  ».

    (extrait vue n°8). 

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens – Vau de la Rivière Geneviève-Agnès dossier 1M9/346 - Etat civil de la commune Montreuil-Bellay – Archives Départementales d'Indre et Loire, commune de Chinon, acte mariage, 6NUM/072/603 1778, collection du Greffe tous droits réservés – Noms du Poitou (de la Pissarderie) blog de génalogie. Photo de l'auteur.

     

     

                                                                           Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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                  René Blouin de la paroisse de Saint-Christophe-du-Bois, 

                   rescapé d'Outre-Loire, reçoit une balle à Entrammes, 

             un Brevet d'Honneur, une pension et un fusil de récompense. 

     

               

                            

     René Blouin.... René, Martin Blouin est né et a été baptisé le 11 novembre1773 à Mortagne-sur-Sèvre, par Messire Jahan curé du lieu. Il est le fils de Pierre Blouin marié le premier juillet 1767 et de Françoise Chauveau originaire du Puy-Saint-Bonnet, le parrain a été René Mercier et la marraine Marie-Anne Barbeau.

      En 1793 il rejoint l'armée Catholique et Royale de la Vendée et participe à toutes les batailles. Il passe la Loire et est sérieusement blessé à la bataille d'Entrammes près de Laval, le 26 octobre 1793. Il reçoit une balle à l'épaule droite. Il réussit à repasser la Loire et à regagner la Vendée.

      Il se marie le 18 mai 1807 à Mortagne-sur-Sèvre en Vendée avec Marie-Renée Dixneuf, née le 4 novembre 1782 à Mortagne, fille de Louis Dixneuf et de Renée Fonteneau. Il est métayer au Vivier près du prieuré de la Haye.

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Marie-Adélaïde Blouin, née le 9 mars 1808 à Saint-Chistophe.

    2° François Blouin, né le 28 août 1809 – idem.

    3° Rosalie Blouin, née le 27 novembre 1810 – idem. † ?

    4° Rosalie Blouin, née 8 juillet 1813 - idem.

    5° Augustin Blouin, né le 13 mars 1815 – idem ;

    6° Pierre-Marin Blouin, né le 29 janvier 1818 – idem.

    7° Louis Blouin, né le 6 juin 1821 – idem.

    8 -Victoire Blouin, née le 1er septembre 1825 – idem.

     

      Le 28 mai 1825, il dépose une demande de pension à la mairie de Saint-Christophe-du-Bois.

     

      « A Messieurs, les Membres composant la Commission chargée de la distribution des secours accordés aux victimes d'événements révolutionnaires.

      A l'honneur d'exposer René Blouin âgé de 52 ans, né et demeurant à St Christophe du Bois, canton de Cholet.

      Qu'ayant toujours résidé dans les contrées de la Vendée, il a prit pour la cause sacrée des Bourbons, à toutes les affaires qui ont eu lieu dans ce pays : Il servait comme soldat aux combats de Châtillon, Fontenay, Luçon, Thouars, Nantes, Entrame, Laval, Granville etc... qu'à Entrame il fut atteint en combattant par une balle à l'épaule droite.

      Qu'en récompense de ses services et de son dévouement, l'exposant a déjà reçu de sa Majesté Louis dix huit - 1° un Brevet en date du 11 juillet 1817 par lequel cet auguste prince daigne lui témoigner sa satisfaction – 2° une pension annuelle de cinquante francs – 3° Un fusil d'honneur. 

      Que reconnaissant de tant de bonté, il se trouve par les marques de bienveillance qu'il a reçues, récompensé bien au delà d'un dévouement et de services que tout Français doit à ses princes légitimes, que néanmoins les nombreux combats qu'il a soutenus et les grandes privations qu'il a éprouvées ayant altéré sa santé, et les pertes de plusieurs bâtiments et de tout son mobilier occasionnées par les désastres de la guerre, pertes évaluées à plus de quatre mille francs sont des motifs suffisants pour participer aux indemnités que sa Majesté Charles X a bien voulu accorder.

      L'exposant vous supplie Messieurs de prendre en considération les services et les pertes et lui attribuer un surcroît de pension. Présentée le vingt huit mai mil huit cent vingt cinq».

     

    Signé : René Blouin

     

    René Blouin....

     

    René Blouin est décédé au Vivier le 23 décembre 1851.

    René Blouin....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens – René Blouin n°1 -1M9/61, - Etat civil de la commune de Saint-Christophe-du-Bois – Cadastre Napoléonien B5 1/1-1810  le Vivier. Archives Départementales de la Vendée commune de Mortagne sur Sèvre tous droits réservés – Photo de l'auteur - trois fusils de récompense vendéens.   

                                                                           

     

     

    Xavier. Paquereau pour Chemins Secrets. 


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