•                      

                       Pierre Uzureau, de Neuvy, chasseur de Stofflet.    

                

                                     

     

    Pierre Uzureau, chasseur de Stofflet....Pierre Uzureau est né le  27 mars 1764 au Grand Noyer à Neuvy. Il est le fils de Pierre Uzureau, métayer et de Michèle Chauvat, il épouse à Saint-Lézin le 22 mai 1787, Françoise Martineau, née le 31 décembre 1765 à Saint-Lézin, fille de Jacques Martineau, métayer et de Françoise Thomas (vue n°59/142). Devenu veuf, il épouse à Saint-Lézin, le 9janvier 1821, Marie Verger.

     

    Pierre Uzureau fait partie des irréductibles, il combat de 1793 sans discontinuer jusqu'en 1800 et reprend les armes en 1815.

    Les états de service de ce royaliste sont éloquents, il sert dans les chasseurs de Stofflet et reste dans ce corps jusqu'en 1800.

     

    « Etat de service de Pierre Uzureau – Chasseurs : années 1793, 1794, 1795, 1796, 1797, 1798, 1799, 1800 et 1815. »

     

    Il sert sous Monsieur de Bonchamps, de la Rochejacquelein, Stofflet, Gérard 1797, Cathelineau, d'Autichamp depuis 1799 jusqu'à 1815.

     

    Les emplois occupés : dans les Chasseurs de Stofflet.

     

    Les combats : Jallais, Chemillé, Cholet, Saint-Pierre-de-Chemillé, Sainte Christine, Chemillé, Bois Grolleau, Nuaillé, Saint Macaire, Gesté, Beaupréau et en 1815 Beaupréau....

     

    « Il a perdu sa maison, son mobilier brûlés. »

     

    Le 24 mai 1825, il dépose une demande de pension à Neuvy dont la teneur suit :

     

    «  A Messieurs les membres composant la Commission royale de Beaupréau,

     

    Messieurs,

     

    Vous expose que Pierre Uzureau métayer âgé de soixante et un ans, né à Neuvy et demeurant à St Lézin arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire.

    Qu'il n'a cessé de prouver son dévouement au Roi notamment en combattant avec honneur dans les Armées Royales de la Vendée ; qu'il n'a jusqu'à présent obtenue aucun secours ny pension sur l'état malgré le besoin qu'il en a accablé par les fatigues qu'il a essuyé et son grand âge.

    Pourquoy il vous supplie Messieurs de lui faire obtenir de la bonté paternelle de sa Majesté une pension annuelle pour lui aider à vivre dans ses vieux jours quoy faisant vous rendrez service à un brave et ancien soldat qui a consacré sa vie entière au service de son Dieu et son Roi.

     

    A St Lézin le 23 mai 1825.

    L'exposant ne sait signer.  »

     

    Vu la pétition cy-dessus bien sincère et véritable à St Lézin le 24 mai 1825.

    signé : Mingot – maire.

     

    Pierre Uzureau est décédé le 8 mai 1839 à la Richardière à Saint-Lézin.

     

    Pierre Uzureau, chasseur de Stofflet....

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    -Dossiers Vendéens n°2 -1M9/344. 

    -Etat civil de Saint-Lezin et de Neuvy-en-Mauges: années 1764, 1765, 1787, 1821, 1839. 

    -Photo: de l'auteur. 

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Joseph Durand de Gesté, chasseur de Stofflet.

     

     

                                     

    Joseph Durand, chasseur de Stofflet....Joseph Durand est né le  12 décembre 1772 à Gesté. Il est le fils de Pierre Durand et de Marie Batardière. Tisserand en 1795, il épouse à Gesté, le 30 Floréal de l'an 3 (19 mai 1795), Marie Courbet. Devenu veuf, il se remarie le 22 juin 1807 (vue n°99/170) avec Jeanne Bondu*

     

    * Rescapée du massacre de Gesté. 

     

      On peut dire que c'est un excellent soldat. Il est entré au service du roi le 14 mars 1793 comme simple soldat. Puis il entre dans la compagnie des chasseurs de la division de Montfaucon en 1794. Blessé à la cuisse droite au combat de Vihiers en 1793, il est de nouveau blessé en 1794 au combat de Chavagnes, alors qu'il est dans les Chasseurs, par une balle qui est restée logée dans le sein gauche. Il prend un drapeau à l'ennemi dans la nuit du combat de Montreuil et deux pièces de canon à ce même combat. Il est sergent en 1815 à la bataille de Rocheservière.

     

    Il dépose une demande de pension au May, le 23 mai 1825.

     

    « Au May ce 23 mai 1825.

     

    Joseph Durand, né et domicilié commune de Gété, ancien soldat, Chasseur des Armées Royales de l'Ouest, à Messieurs les Membres de la Commission départementale crée en vertu de l'Ordonnance Royale du 29 décembre 1824.

    J'ai l'honneur de vous exposer que j'ai pris les armes pour le rétablissement de l'autel et du trône aussitôt que la guerre a commencé dans la Vendée en 1793, et j'ai continué à servir dans cette armée et jusqu'à la pacification de 1795 et j'ai repris les armes en 1799.

    Je me suis battu avec courage dans toutes les occasions, et j'ai été grièvement blessé deux fois dans la première fois au combat de Vihiers et la seconde fois au combat de Chavagne en 1794.

    Ces blessures me causent des douleurs continuelles et me met hors d'état de travailler depuis que je les ai reçues, je n'ai cessé d'être dans la plus grande misère ; je suis sur le point de mandier mon pain, si je ne suis pas secouru des bienfaits de sa majesté royale.

    Cependant mon dévouement pour la Roi n'a pas diminué malgré mes blessures. J'ai rassemblé mes forces, en 1815 j'ai repris les armes dans l'Armée Royale avec courage et zèle contre les troupes de l'usurpateur.

    Dans la fâcheuse position, où les infirmités m'ont plongé, j'ose vous prier Messieurs de vouloir bien proposer à sa Majesté de m'accorder une pension.

    Je joint à la présente les pièces voulues par l'arrêté de Monsieur le Préfet de Maine et Loire du 23 avril 1825.

    Cela ce faisant Messieurs, vous rendrez justice et aurez des droits à la reconnaissance d'un bon et fidèle serviteur de l'auguste famille des Bourbons.

    L'exposant ne sait signer et a fait sa croix ordinaire +

    Je soussigné maire de la commune de Gesté certifie que la marque ci-dessus est celle de Joseph Durand qui ne sait signé.

    A la mairie de Gesté ce 23 mai 1825.  »

    Signé le maire  : Arnaud de la Blotais.

     

    « Etat des services :

    1793, 1er corps d'armée MM Catnhelineau, d'Elbée, Bonchamp, l'Escure, etc etc.

    1794, de la Rochejacquelein et Stofflet.

    1795, Stofflet.

    1799, d'Autichamp.

    1815, d'Autichamp - Sergent - Marquis de la Bretesche, chef de la division de Montfaucon.

     

    Joseph Durand, chasseur de Stofflet....

     

    Affaires :

     

    A la presque totalité des batailles qui ont eu lieu dans la Vendée notament à Clisson, à la première prise de Cholet, à Vihiers où j'ai aidé à prendre la pièce de canon appelée Marie-Jeanne, à Chemillé, à Beaupréau 2 fois, au combat du château du Bois-Grolleau à Cholet, Thouars, Fontenaye, Montreuil, Saumur, Chatilion, Luçon 2 fois, Chatonaye et à la Rocheservière etc etc... »

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    -Dossiers Vendéens n°3 -1M9/153 - 

    -Etat civil de Gesté   : années 1795, 1807. 

    -Photo : de l'auteur. 

     

     

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Victoire Rousseau, de la paroisse de Montfaucon-sur-Moine 

    massacrée avec sa mère et ses deux sœurs...

     

                     

     Victoire Rousseau, "la Mancotte".... L'histoire de Victoire Rousseau la ''mancotte'', la manchotte, a déjà fait l'objet de plusieurs articles parus dans ''Vendéens et Chouans'', « La Maraîchine normande » et sur « Chemins secrets ».

     

    Mais en ''fouinant'' dans les archives départementales de la Vendée, j'ai découvert des éléments supplémentaires concernant cette petite fille et les événements atroces qu'elle a vécus.

    En effet, le matin du massacre, les républicains, pris de vin, rassemblèrent les habitants sous les halles de Montfaucon et se mirent à massacrer de sang froid toute la population, des bébés aux vieillards. « Au couteau, à la baïonnette, au sabre, avec la crosse des fusils, ils tuaient et tuaient sans cesse.... Victoire Rousseau fut trouvée sous un monceau de cadavres. Il y avait deux rescapées, elle, qui n'avait plus qu'une main et une autre petite fille qui avait la gorge transpercée par une lame, mais qui ne survécut pas. »

     

    Le mémoire de proposition pour une pension annuelle établi en sa faveur nous apprend que son père, Mathurin Rousseau a été tué à la bataille de Cholet. Que sa mère, Jeanne Chevalier, a été «  percée de coups de baÿonnettes  » et deux de ses sœurs également en bas âge ont « été percées également à coups de baÿonnettes. »  

     

    Quel crime avaient commis cette mère de famille et ses trois petites filles ? Quel crime ?.... Elles ont été tuées pour ce qu'elles étaient : des vendéennes !

    Le psychopathe Barère de Vieuzac, ne disait-il pas : « Le vaisseau de la Révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang. » (discours du 17 septembre 1793)...

     

    Passons aux documents :

    Le mémoire de pension : Victoire Rousseau......22 ans.

     Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    «  Cette fille a eu le poignet coupé à l'âge de deux ans sur le corps de sa mère, percée à coups de baÿonnettes ; elle a en outre perdu son père mort en combattant dans l'Armée Vendéenne et deux sœurs en bas âge  percées également à coups de baÿonnettes. » - Domicile Saint-Germain – proposée pour une pension de cent francs. - A Beaupréau le 24 novembre 1814, signé : le Cte de Tocqueville et le Cte d'Autichamp (vue n°6/15.dossiers nominatifs).

     

    Visitée par les médecins de l'hospice d'Angers le 24 novembre 1814 à Beaupréau :

    « A perdu la main droite par amputation au départ du poignet».

     

    Département de Maine et Loire – Arrondissement de Beaupréau – Commune de Saint Germain – Certificat de Victoire Rousseau.

    « Nous soussigné maire de la commune de St Germain sur l'attestation des sieurs :

     

    Félix Rabin, charpentier.

    Joseph Bossy, idem.

    René Bossy, idem.

    Jacques Rabin, idem.

    Tous quatre pères de famille domiciliés dans la dite commune, certifions que la nommée Victoire Rousseau file orfelinne a perdu son père, a été tué à la bataille de Cholet dans l'Armée Vendéenne, n'a pas été vu depuis – Certifions en outre que la dite Victoire Rousseau a été massacré par l'armée républicaine avec sa mère qu'on a tué et deux autres sœurs aussy massacré ; et a elle on luy a coupé le bras droit et qu'elle est dénuée de tous moyens d'existance – En foi de quoi nous luy avons délivré le présent certificat que Félix Rabin a signné avec nous après lecture faite  ; les autre on déclaré ne savoir signer. »

      A St Germain le vingt deux novembre dix huit cent quatorze.  »

    signé  : Félix Rabin - J Denis, maire.

     

    Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    Victoire Rousseau est la fille de Mathurin Rousseau, (tué en 1793 à Cholet) domestique à Bourghardy et de Jeanne Chevalier, marié le 25 janvier 1780 à Saint-Germain-sur-Moine (vue n°455/573 mariage St Germain). Elle ne s'est jamais mariée.

    La famille de Mathurin Rousseau est originaire de la Bruffière, installée à Torfou. Jeanne Chevalier est la fille d'un closier domicilié à St Gilles paroisse de Saint-Germain (tuée en 1794).

    De cette union sont issus :

     

    1° Mathurin Rousseau, né le 24 octobre 1780 à Saint-Germain † le 9 novembre 1780.

    2° Jeanne Rousseau, née le 14 juin 1782 à Saint-Germain † le 5 septembre 1788.

    3° Rose Rousseau, née le 16 juillet 1785 à Montfaucon. † le 21 avril 1839 à Saint-André-de-la-Marche.

    4° Julien Rousseau, né le 31 décembre 1787, † le 11 janvier 1788 à Montfaucon. 

    Marie Rousseau, née le 21 octobre 1789 à Montfaucon. Tuée en 1794 ?

    6° …. Rousseau (fille), née ??? - tuée en 1794. 

    Victoire Rousseau, née le 10 mars 1792 Montfaucon est décédée le 18 avril 1863 à Montfaucon sur Moine.

      

    Sources : Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés.   Dossiers de pensions, dossiers individuels-nominatifs class SHD XU 39-40, Victoire Rousseau, vues n°5,6,7/15. Archives Départementales du Maine et Loire tous droits réservés - Registres d'état civil de Saint-Germain-sur-Moine et Montfaucon-sur-Moine. Saint-André-de-la-Marche - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •                           

    Marie Maugeais, de la paroisse de Saint-Laurent-de-la-Plaine, 

    femme soldat, vraiment ??? 

     

                            

     

    « LE PREMIER DEVOIR D'UN GRAND PEUPLE

    COMME D'UNE FAMILLE FORTE,

    C'EST DE S'AIMER DANS SON PASSE

    ET DE S'HONORER DANS SES MORTS. »

                                                  

                                                                    FUSTEL de COULANGE.

     

     

     

    Marie Maugeais....Le mémoire de proposition pour une pension annuelle en faveur de la femme Marie Maugeais la qualifie de soldat. En parcourant d'autres mémoires de propositions, seule une autre femme porte cette mention : Jeanne Robineau. Les autres mentions nous signalent : ''fille échappée au massacre'',''fille Vendéenne'' ou ''veuve blessée'' et souvent aucune mention. S'agit-il d'une erreur d'écriture ? Peut-être.... bien que ces propositions soient signées de Monsieur le Cte Charles d'Autichamp.

     

    Marie Maugeais....

    Marie Maugeais....

    Marie Maugeais....

     

    Les blessures de Marie Maugeais laissent à penser qu'elle a été victime d'un massacre... elle avait 20 ans en 1794. Elle porte les stigmates de graves blessures, elle a le visage et la main gauche ravagés par les coups d'une arme terrible, le sabre !

     

    Le chirurgien Sébastien Cady, de Saint-Laurent-de-la-Plaine, constate et fait l'inventaire des blessures :

     

    « Nous soussigné maître chirurgien à la résidance de Saint Laurent de la Plaine département de Maine et Loire, arrondissement de Beaupréau, chef lieu de Saint Florent.

    Certifie avoir traité le nommée Marie Maugeais, femme de Jean Batteux journallié dans ce bourg, de neuf mortes blessures a la tête loreille gauche emportée. La machoire et la bouche du même cauté très contrefait affligée de louïe même cauté (côté), je extrait douze os des pariétaux, la main gauche toute contrefait la moitié du doig indais (index) emporté, le petit doigt emporté a lantié (en entier). Tout ces infirmité sont par les coups de sabre que la maleureusse femme reçu dans la guaïre (guerre) de Vandée. Ne pouvant pas par ces infirmité gannier (gagner) sa vie, son marie affligé du cevrocel ??? Arthrose cervicale ? Qui le prive frécamment d'aller à son travaille pourquois je leur délivre le présant certificat qui (illisible) à la connaissance de tout le publique pour luÿ cervir au besouain.  »

     

    Saint Laurent de la Plaine – signé – Chir Cady. Le 4 décembre 1814.

     

    Marie Maugeais a-t-elle été victime de la Colonne Infernale n°6, commandée par le général Moulin qui incendie Saint-Laurent-de-la-Plaine le 27 janvier 1794 et fusille deux femmes ?

     

    Un certificat de Blessé lui a été délivré le 26 novembre 1814.

     

    «Nous soussigné, maire de la commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine, sur l'attestation des sieurs 1° Réné Brevet 2° Joseph Humeau 3° Jean Ménard 4° François Delaunay, tous les quatre pères de famille, domiciliés dans la dite commune – Certifions que la nommée Marie Maugeais a été massacrée dans la guerre de la Vendée par les armées républiquaines ; ce qui la met hors d'état de vaquer à ses travaux.

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat, que les attestants ont signé avec nous après lecture faite.

    A Saint-Laurent-de-la-Plaine le vingt six novembre mil huit cent quatorze + femme de (Jean Batteux), a perdu son père et son frère tués en combattant dans les Armées Vendéennes. »

    Signé : Jean Ménard – François Delaunay – Joseph Humeau – René Brevet. - Cady maire.        

     

    Marie Maugeais est la fille de Jacques Maugeais (tué pendant la guerre de Vendée) et de Jeanne Cesbron. Elle est née le 14 janvier 1774 à Saint-Laurent-de-la-Plaine et épouse le 29 juillet 1811, François Batteux, journalier, veuf de Marie Blond. François Batteux et non pas Jean est né le 29 août 1763 ou 1764 à Beaumont-sur-Sarthe (dates différentes aux deux mariages). De cette union est né :

     

    - Jean Batteux, né le 7 mars 1814 à Saint-Laurent-de-la-Plaine.

    - Marie Maugeais est décédée à Saint-laurent le 17 décembre 1829.

    - François Batteux est décédé le 13 mai 1815 à Saint-Laurent.

     

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, tous droits réservés.   Dossiers de pensions, dossiers individuels class SHD XU 39-38 - vues n°6 /9 et suivantes. Registres d'état civil de Saint-Laurent-de-la-Plaine (mariages 1802 et 1811 – baptêmes 1774 – naissances 1814, décès 1815 et 1829)  - Photo de l'auteur. 

                                                                                       X.P pour Chemins Secrets 

     

     


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  •                           

                        Michelle Fardeau, de la paroisse de Joué-Etiau, 

                           massacrée à Gonnord à l'âge de treize ans. 

     

                    

     

    Michelle Fardeau....Les républicains tuaient les petites filles à coups de sabre pour économiser les munitions !...

     

    Le mémoire de proposition pour une pension annuelle en faveur Michelle Fardeau la qualifie de ''fille échappée au massacre...'' Elle est proposée pour une pension de 50 ou 60 francs.

    « Mémoire de proposition pour une pension annuelle en faveur de Fardeau Michelle de Gonnord. - âgée de 33 ans - fille échappée au massacre – blessures à la joue droite et au cou au massacre de Gonnord – fileuse, aucun moyen d'existence – proposée pour une pension de 50 francs -

    A Chemillé le 26 novembre 1814 ; »

    signé le Cte de Tocqueville  - Le Cte Charles d'Autichamp.

     

    Un certificat des médecins d'Angers lui est délivré.

     

    « La nommée Michelle Fardeau a reçu plusieurs coups de sabre, étant âgée de 13 ans, qui ont divisé la lèvre à la commissure droite, formé des cicatrices qui la défigurent et sur le cou, ce qui la gêne » 

                                                              

    Chemillé le 26 novembre 1814

                                                    signé Ouvrard – et illisible.

     

    Un certificat de femme blessée est également délivré.

     

    «   Département de Maine-et-Loire – Arrondissement de Saumur – Commune de Gonnord. - Certificat de Femme Blessée -

    « Nous soussigné, maire de la commune de Gonnord, sur l'attestation des sieurs :

    1° Jean Maslin.

    2° Jean Chemineau.

    3° Louis Brisset.

    4° et Françoise Humeau,

    Tous quatre pères de famille, domiciliés de cette dite commune, certifions que la nommés Michelle Fardeau, (femme de Pierre-Jacques Bompas) rayés, a reçu dans la guerre de la Vendée des blessures qui la mettent hors d'état de vaquer à ses travaux.

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat que les attestants ont déclaré ne pouvoir signer ni le sachant après lecture faite.

      Gonnord le 26 novembre 1814 – signé  : Rompillon.

     

    Michelle Fardeau....

    Michelle Fardeau....

    Michelle Fardeau....

    Le massacre de Gonnord ? Vous voulez connaître les noms des assassins? : Vendéens et Chouans nous en parle ici et Chemins secrets ici :

     

    Michelle-Marie Fardeau est née le 31 janvier 1781 à Joué-Etiau (vue n°56/184 baptêmes). Elle est le fille de Michel Fardeau, métayer et de Perrine Onillon. Elle se marie le 27 janvier 1810 à Gonnord (vue n°77/136 - mariages 1810) et l'on apprend que son père est décédé au mois de juillet 1794 à la métairie de la Grüe, pendant les ''désordres'' de la guerre de Vendée, ( ouf  ! ça me rassure, c'étaient juste des désordres)... Elle épouse Pierre-Jacques Bompas, né le 21 août 1784 à Gonnord, journalier-domestique, fils de Jacques Bompas et de Marie Papin. De cette union sont issus :

     

    1° Pierre-Jacques Bompas, né le 16 novembre 1812 à Gonnord.

    2° Louis-Barthélémy Bompas, né le 26 septembre 1815, idem.

    3° Marie-Jeanne Bompas, née le 1er octobre 1818, idem.

    4°Aimée-Perrine Bompas, née le 2 janvier 1823, idem.

     

    - Michelle Fardeau est décédée aux Forges à Gonnord, le 9 février 1840.

    - Pierre-Jacques Bompas est décédé aux Forges, le 3 mars 1844.    

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, tous droits réservés.   Dossiers de pensions, dossiers nominatifs class SHD XU 39-40, Michelle Fardeau (22 nov 1814-26 juin 181), vues n°1,2,3,4/15. Registres d'état civil de Joué-Etiau et de Gonnord - Photo de l'auteur. 

                                                                

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     

     

     


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