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    Joseph Péault, de la paroisse du Boupère 

    mort de sa blessure après plus de trente jours de souffrances...

     

                

                 

    Joseph Péault....C'est un dossier assez compliqué que je vais vous présenter aujourd'hui. Les témoins des faits, les officiers municipaux ont accumulé tellement d'erreurs de dates, de noms de familles mal orthographiés, que le ''fil'' généalogique a été assez difficile à remonter et à reconstituer...

     

    « Le mercredi 3 juillet 1793, trois mille paysans ralliés par Lescure et La Rochejaquelein, se postent en avant de Châtillon, au Moulin-aux-Chèvres*. Ils commencent par faire plier les Républicains, mais ceux-ci reprennent l'offensive et mettent en déroute les royalistes. Les Bleus occupent la ville, capitale administrative de la Vendée militaire. Westermann reçoit alors un renfort de trois mille fantassins qui l'incite de même, que sa victoire, à avancer sur Cholet et Nantes. Le conseil supérieur s'est replié sur Mortagne-sur-Sèvre, emportant l'argenterie d'église et ses papiers, mais oubliant sa presse imprimante… »

    C'est au court du combat du Moulin-aux-Chèvres que Joseph Péault reçoit une blessure grave... il en mourra une trentaine de jours plus tard, au Chateignier au Boupère, dans d'atroces souffrances.

    Joseph Péault....

     

    Joseph Péault, aussi orthographié Péaud-Péau-Puaud- soldat de l'Armée Vendéenne est dit « blessé au combat du Moulin aux Chèvres en juin 1793 et mort après trente jours et quelques jours de souffrances », il avait 31 ans. Première erreur, le premier combat du Moulin-aux-Chèvres a eu lieu le 3 juillet 1793. Donc notre combattant est décédé début août 1793.

    Joseph Péault....

    Joseph Puaud est né le 23 juin 1762 au Boupère, il est le fils de Louis Puaud et de Marie Mortaud, ( vue n°96/101 année 1762 le Boupère). Il se marie le 6 février 1792 à la Chapelle-Largeau (79), (vue n°81/167 année 1792). A cette époque, il exerce la profession de tisserand et il est dit : fils de Louis Péault et de Marie Mortau... Il épouse donc Marie-Magdeleine Catheau-Carteau-Cateau, servante-domestique, fille de René Catheau et de Marie Marchand de la paroisse de Saint-Mars-la-Réorthe et mariés à Ardelay le 22 novembre 1746.

    De cette union est issu :

     

    1° Jean Péaud, fils de feu Joseph Péaud et de Marie Carteau, né le 14 floréal an premier (3 mai 1793) au Chateignier commune du Boupère. (vue n° 2/12, an premier de la République, commune du Boupère). Il est dit fils de feu Joseph Péaud qui ne mourra qu'en juillet de la même année (encore une erreur de l'officier municipal). Inexactitude excusable, puisque cette déclaration de naissance a été faite le 10 germinal an 9 (31 mars 1801), soit huit ans après les faits et Joseph Péaud était effectivement mort depuis août 1793...

     

     

    Le 20 mai 1820, Marie-Magdeleine Catheau dépose une demande de  pension répertoriée sous le n° 708 - « Catheau Marie-Madeleine – née à Saint-Mars-la-Réorthe le 25 mars 1761 (encore une erreur, elle est née le 25 mai 1761) – veuve de Péault Joseph, soldat de l'armée Vendéenne – blessé au combat du Moulin-aux-Chèvres en juin 1793 (erreur, le combat a eu lieu le 3 juillet 1793) et mort après 30 et quelques jours de souffrance - Journalière – domiciliée à Ardelay – Indigente avec un enfant – décision du 20 janvier 1820, elle perçoit une pension de 35 francs ». (SHD, XU 39-8, vue n°3/7).

    Joseph Péault....

    Joseph Péault....

    En 1820, Marie-Magdeleine Catheau est domicilié au village de la Pillaudière à Ardelay. (Recensement de la commune d'Ardelay en 1820, vue n°20/31 répertoriée sous le numéro 966).

     

    Marie-Magdeleine Cateau est née le 25 mai 1761 en la paroisse de Saint-Mars-la-Réorthe, elle est la fille de René Cateau et de Marie Marchand du moulin de Caillet.

    (vue n°31/56 année 1761 St-Mars-la-Réorthe). 

    En consultant les tables d'absence et de successions, nous découvrons la date de décès de Marie-Magdeleine, elle est décédée aux Herbiers le 12 avril 1827, son héritier est Jean Puaud domicilié aux Herbiers. (vue n°32/124 table des successions 1824-1829, 2 Q 4233). Et..... l'acte de décès est ''truffé'' d'erreurs...

    Joseph Péault....

    « Magdeleine Carteau, (au lieu de Cateau), veuve de Jean Puaud (au lieu de Joseph), née à Saint-Mars-la-Réorthe en 1759 (au lieu de 1761), née du mariage de René Carteau farinier et de Marie Marchand, décédée aux Herbiers le 12 avril 1827 à dix heures du matin (vue n°20/407-année 1827 les Herbiers).

    Joseph Péault....

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée et des Deux-Sèvres tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°3/7, SHD XU 39-8. du 20 janvier1820 – Registres d'état civil des communes des Herbiers, du Boupère, de St-Mars-la-Réorthe-, Ardelay, la Chapelle-Largeau (79) – Cadastre du Boupère -  Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin, éditions Garnier  1979, page 60 – Photos Chemin Secrets et de l'auteur. 

                                                                

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets

     

     


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    Jean Gaboriau, de Saint-Paul-en-Pareds 

    tué à la Mosnière le 31 janvier 1794. 

                

                 

     

    Jean Gaboriau, soldat de l'Armée Vendéenne est dit « tué à Lamaunière*, à Saint-Paul-en-Pareds, le 31 janvier 1794 à l'attaque d'une colonne mobile.»

     

    *La Mosnière ou La Monière ; La Mosnière du Pas. 

     

    Il n'est pas tout jeune pour prendre les armes, puisqu'il est âgé de cinquante six ans. C'est un homme déterminé et convaincu qui va s'opposer aux horreurs des colonnes républicaines.

     

    La Colonne Infernale de Grignon témoigne d'un zèle acharné à exécuter les ordres : « On suivait la colonne autant à la trace des cadavres qu'elle avait faits, qu'à la lueur des feux qu'elle avait allumés. »

     

    Le 31 janvier 1794, « De grand matin, Grignon quitte la Flocellière pour gagner les Herbiers. Sa colonne se divise en plusieurs parties au village de l'Epaud. L'une d'elles prend le chemin de Saint-Paul-en-Pareds, massacrant un groupe de Vendéens cachés dans le bois de la Bonnelière*, et tuant et incendiant les hameaux et fermes le long de leur chemin. Ce détachement parvient le soir à Saint-Paul-en-Pareds et enferme soixante douze personnes dans la cour du château. Après les avoir nourries, abreuvées et forcées à danser, ils les massacrent.... »

     

    * Curieusement, le logis de la Bonnelière de St Michel-Mont-Mercure échappe à l'incendie.

    Jean Gaboriau....

     

    Plusieurs Vendéens sont également tués au logis de la Barbère. Photo du lieu, ci-dessous :

    Jean Gaboriau....

     

    C'est donc en fin d'après midi, ce 31 janvier 1794, que Jean Gaboriau est tué, s'est-il opposé à la colonne de Grignon près de chez lui, à la Monière avec un groupe de combattants Vendéens ? Nous n'en saurons pas plus, les archives restant muettes à ce sujet.

    Jean Gaboriau....

     

    Jean Gaboriau est né le 8 avril 1738 aux Herbiers. Il est le fils de Mathurin Gaboriau et de Françoise Pasquier. Veuf, il épouse le 28 novembre 1786 à Saint-Paul-en-Pareds Perrine Libaud-Libeau, née le 5 juin 1764 aux Herbiers, fille de René Libaud et de Perrine Pasquier. (vue n°23/68 année 1786). En 1794 il est fermier à la Monière, près du logis des Noyers.

    De cette deuxième union sont issus :

     

    1° Marie-Jeanne Gaboriau, née le 19 décembre 1787, la Monière à St Paul-en-Pareds.

        (vue n°33/68 année 1787).

    2° Perrine Gaboriau, née le 4 novembre 1790 à St Paul-den-Pareds. (Vue n°62/68

         année 1790).) 

    3° Louise Gaboriau, née le 3 avril 1793 à St Paul-en-Pareds (vue n° 2/7 année 1793, registre clandestin).

     

      Le 20 mai 1820, Perrine Libeau dépose une demande de pension :       

     

    « N°813– Libeau Perrine,  née le 4 juin 1764 aux Herbiers, veuve de Gaboriau Jean, soldat de l'Armée Vendéenne, tué à Lamaunière, le 31 janvier 1794, à l'attaque d'une colonne mobile, fermière à Saint-Paul-en-Pareds, cinq enfants, proposée pour une pension de cinquante francs   » (Vue n°5/10 du 20 mai 1820 SHD XU 39-9).

     

     

    Sources:   Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°5/10, SHD XU 39.9 du 20 mai 1820 – Registres d'état civil de communes de Saint-Paul-en-Pareds, Les Herbiers – Cadastre  de 1838 de St Paul-en-Pared, vue n° 1/1  La Mosnière-du-Pas - Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye éditions Pays et Terroirs, 1995 -  Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin éditions Garnier  1979, page 115 - Photo du logis de la Barbère de Louis-Marie Caillaud ; du château de Saint-Paul en Pareds de Vendéens et Chouans – Photo de l'auteur. 

                                                                    

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    René Vigneron, de la paroisse des Epesses, 

    tué aux Epesses le 21 janvier 1794. 

              

     

                 

    René Vigneron....René Vigneron, soldat de l'Armée Vendéenne est dit « tué aux Epesses le 21 janvier 1794. » Que s'est-il passé en ce lieu pour cette période ?

      Le 21 janvier, c'est le départ des Colonnes Infernales, jour anniversaire de la mort du Roi Louis XVI....

    « La Colonne n°3 commandée par Boucret, se divise en deux colonnes d'environ 8.000 hommes chacune :

    - La colonne de Boucret (Cholet, Maulévrier et ses environs, Saint-Laurent-sur-Sèvre).

    - La colonne de Caffin (Cholet, La Tessoualle, Châtillon (Mauléon) Saint-Amand et Les Epesses.  »  

     

    La fameuse colonne de Boucret, «  part de Cholet, au centre de la Vendée. Le 21 janvier, Boucret campe à la Tessoualle qu'il pille. Sa seconde colonne, commandée par Caffin, va s'établir quelques jours à Maulévrier pour en razzier les alentours. Le lendemain Boucret abandonne la Tessoualle en feu, et se dirige vers Moulins dévastant toutes les métairies sur son chemin. Caffin ravage tout le pays maulévrais : Yzernay, Toutlemonde, les Echaubrognes, etc... Un détachement détruit toutes les métairies entre Maulévrier et Saint-Laurent-sur-Sèvre, massacrant les habitants. Boucret progresse vers Châtillon le 23 janvier, Saint-Amand le 25, les Epesses le 26. Le bourg est pillé, incendié, le château du Puy-du-Fou s'embrase. Pendant trois jours, la colonne va s'acharner sur ce pays... »

     

    « Le Dimanche 26 janvier 1794, la colonne de Boucret arrive aux Epesses à cinq heures du soir et rassemble les officiers municipaux pour obtenir des renseignements sur la position des Brigands. Ceux là les prétendent aux Herbiers. Boucret exige de la municipalité qu'on cuise du pain pour la troupe. » (page 111, Itinéraires de la Vendée Militaire).

    « Le mardi 28 janvier, Boucret campe toujours aux Epesses. Ses soldats ont découverts un prêtre insermenté, l'abbé Chapelain, caché dans un arbre creux. Il est immédiatement fusillé. Il envoie à Cholet deux voitures, l'une de grains et de fusils, l'autre de vases sacrés et de linge, escortées par quatre gendarmes. » (page 113, Itinéraires de la Vendée Militaire).

    Le 1er février, Boucret est à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Il fait sabrer et empaler deux religieuses de la Sagesse, trois frères coadjuteurs de la Compagnie de Marie et fait fusiller quinze hommes. Boucret est l'un des pires commandants des Colonnes Infernales républicaines. C'est le parfait criminel de guerre.

    C'est aussi aux Epesses que le criminel de guerre républicain Amey, dont le nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe, a fait jeter des femmes et des enfants dans des fours chauffés à blanc en mars 1794....

     

    C'est donc au cours de cette période que René Vigneron disparaît, son épouse, lors de la demande de pension, affirme qu'il a été tué le 21 janvier 1794, je pencherais pour la date du 26, mais....

     

    Un mot sur Jean-Baptiste Boucret, général républicain - criminel de guerre : 

     

    Jean-Baptiste Boucret a 30 ans en 1794. Il serait né à Paris le 21 mai 1764, il est le fils d'un maître tapissier, Jean-Baptiste Boucret et de Dame Anne-Charlotte Baugé. En 1782, il est soldat au régiment du Vivarais, en 1785 au régiment d'Orléans jusqu'en 1789, le 12 mai 1793 il est capitaine au 6ème bataillon des volontaires de Paris et général de brigade le 30 octobre de la même année. En 1794 il commande une Colonne Infernale, en 1795 il est à Belle-Ile-en-Mer et est réformé en 1797.

    Il épouse Marie-Françoise Conard (ça ne s'invente pas). En 1820 il est domicilié au n°127 faubourg Saint-Vincent à Orléans, où il est qualifié d'ancien général de division, et décède en ce lieu le 17 août 1820 à trois heures de l'après-midi. (Acte de décès n°908 année 1820, vue n°305/500 archives municipales de la ville d'Orléans.)

    René Vigneron....

     

    René Vigneron est né le 29 mai 1752 à Chambretaud. Il est le fils de Pierre Vigneron et de Marie Ayrault. Il épouse le 25 juin 1781 aux Epesses, Marie-Anne Pasquereau, (vue n°22/152 année 1781, Les Epesses), née le 8 mai 1766 aux Epesses  ; fille de Jean Pasquereau et de Marie Merlet. A cette époque il exerce la profession de serviteur-domestique.

    De cette union sont issus cinq enfants :

     

    1° René Vigneron, né le 14 février 1783 la Ganache Les Epesses, † le 20 février.

    2° Marie-Anne Vigneron, née le 24 mars 1785, Les Epesses.

    3° René Vigneron, né le 10 mars 17888, Les Epesses.

    4° Prudence Vigneron, née le 30 décembre 1791, Les Epesses.

    5° Jean Vigneron, né le 10 janvier 1794, Les Epesses.

     

    Le 20 mai 1820, Marie-Anne Pasquereau dépose une demande de pension  :       

     

    '' N°808– Pasquereau Marie-Anne, née le 8 mai 1766 aux Epesses veuve de René Vigneron, soldat de l' Armée Vendéenne, tué aux Epesses le 21 janvier 1794, exerçant la profession de fileuse, indigente, domiciliée aux Epesses, quatre enfants, proposée pour une pension de cinquante francs – décision du 18 janvier 1815 ''-.

    Marie-Anne Pasquereau est décédée à la Bretèche aux Epesses, le 4 juin 1830 (vue n°294/397 les Epesses année 1830).

    René Vigneron....

    René Vigneron....

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°4/10, SHD XU 39-9 du 20 mai 1820 – Registres d'état civil des communes de Chambretaud, Les Epesses, - Archives Municipales de la ville d'Orléans, tous droits réservés – Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye éditions Pays et Terroirs 1995 -  Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin éditions Garnier  1979 - Photo de l'auteur. 

                                                                    

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Jean Chauveau, de la paroisse d'Ardelay, 

    tué au combat des Quatre-Chemins le 29 septembre 1793. 

                

                 

     

    Jean Chauveau....    Jean Chauveau est dit « tué au combat des Quatre-Chemins le 29 septembre 1793 ». Peut-être un accrochage aux Quatre-Chemins à cette date ?

    Aucun écrit ne parle de ce combat du 29 septembre. On ne parle seulement de ce lieu que le 16 août quand Tuncq s'y aventure. Le 23 les Bleus vont s'installer plus au Sud, au camp des Roches, ils en seront chassés le 5 septembre à la bataille dite de Chantonnay.

    On ne reparle des Quatre-Chemins que le 24 novembre 1793, quand une poignée d'insurgés passe à proximité pour aller déloger le poste républicain de Mouchamps

        

    Jean Chauveau est né vers 1757 à Vendrennes. Il est le fils de Louis Chauveau et de Marie Goineau de Vendrennes. Il épouse le 5 février 1782 à Vendrennes, Marie-Elisabeth* Pasquereau-Paquereau, (vue n° 63/119 année 1782), née le 15 juin 1759 à Ardelay ; fille de Jean-François Pasquereau et de Marie-Jeanne Morillon. A cette époque il exerce la profession de laboureur.

     

    * Marie-Anne ou Marie-Elisabeth, suivant les actes.

     

    De cette union sont issus trois enfants dont une fille survivante.

     

    1° Louise Chauveau, fille de confiance, née le 29 décembre 1786 à Vendrennes (vue n°17/108 année 1786). Mariée le 19 juin 1809 à Saint-Mars-la-Réorthe (vues n° 154,155/278 année 1809 – vue n°169/278, promesses de mariages).

      Seule héritière, (dossiers des successions 1813-1823, vue n°89/115) Héritiers : « Chauveau, sa fille à la Barillère. »

     

    Le 18 février 1820, Marie-Elisabeth Pasquereau dépose une demande de pension :       

     

    '' N°681– Pasquereau Marie-Elisabeth, née le 15 juin 1759 à Ardelay, veuve de Chauveau Jean**, tué au combat des Quatre-Chemins le 29 septembre 1793 – exerçant la profession de journalière – Trois enfants - touche une pension de quarante cinq francs par décision du 20 janvier 1815.''

     

    ** Il est dit tué au combat des Quatre-Chemins. Le 19 juin 1809 lors du mariage de sa fille Louise, l'Officier public, comme toujours, est très discret sur les causes de la mort de Jean Chauveau puisqu'il inscrit : ''Jean Chauveau, laboureur, décédé commune de Vendrennes le 29 septembre 1793''. Ce qui est faux.     

      Marie-Elisabeth Pasquereau est décédée le 3 juin 1820 à Ardelay (vue n°201/358, période 1817-1823), domiciliée à la Guilarderie à la Barillère.

    Jean Chauveau....

    Jean Chauveau....

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°6/6, SHD XU 39.7 du 18 février 1820 – Registres d'état civil de la commune d'Ardelay, de Saint-Mars-la-Réorthe, de Vendrennes - Photo de l'auteur. 

                                                                      

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets                                                           


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    Mathurin Veillet, de la paroisse d'Ardelay, 

    tué au combat de Luçon, en Août 1793. 

              

     

                 

    Mathurin Veillet....Le mercredi 14 août 1793 « La grande Armée Catholique et Royale attaque Luçon pour la troisième fois. Le plan arrêté la veille s'exécute mal. Tuncq s'en rend compte et écrase le centre vendéen commandé par d'Elbée, Donissan et Royrand ; malgré des prodiges de valeur de l'aile gauche. C'est la déroute qui est protégée par Charette, qui franchit la Smagne le dernier, au pont de la Minclaye. Baudry d'Asson qui s'était soulevé dans le Bressuirais dès l'été 1792, est tué ainsi que cinq mille* combattants Vendéens. »

     

    Le regroupement des Vendéens se fit à Chantonnay après la bataille. 

     

      *D'après Sapinaud de Bois-Huguet, les pertes vendéennes furent de deux mille morts. Cinq mille, selon le fascicule édité par l’ACPM : « Les Trois Batailles de Luçon », s.d. (2000…). 

          

    Mathurin Veillet est né le 11 août 1750 à la Buzenière paroisse des Herbiers. Il est le fils de Mathurin Veillet et de Renée Cousseau. Il épouse le 13 janvier 1778 à Ardelay, Louise Pasquereau-Paquereau  (vue n°24/235 année 1778 Ardelay) ; née le 5 août 1759 à  Ardelay, fille de René Pasquereau et de Marie Rotureau. De cette union sont issus : 

     

    1° Mathurin Veillet, né le 26 juillet 1779 à la Denerouze à Ardelay. 

    2° Jean Veillet, né le 21 juillet 1782 à Ardelay. 

    3° Jeanne-Aimée Veillet, née le 18 novembre 1784 à Ardelay. 

    4° Louis Veillet, né le 21 janvier 1788 à Ardelay. 

    5° Joseph Veillet, né le 5 août 1790 à Ardelay. 

    6° Pierre Veillet, né le 28 septembre 1792 à Ardelay. 

     

    Le 18 février 1820, Louise Pasquereau dépose une demande de pension : 

     

    ''  N°683 – Pasquereau Louise, née le 5 août 1759 à Ardelay, veuve de Veillet Mathurin – tué à Luçon le 25 août 1793* – bordier – six enfants – touche une pension de cinquante francs par décision du 20 janvier 1815.'' 

     

    Mathurin Veillet....

    Mathurin Veillet....

     

    * La bataille ayant eu lieu le 14 août 1793, Mathurin Veillet est peut-être mort de ses blessures le 25 août à Chantonnay où l'armée vendéenne s'était regroupée...  

         

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°6/6, SHD XU 39-7 du 18 février 1820 – Registres d'état civil de la commune d'Ardelay et des Herbiers - Itinéraires de la Vendée Militaire p.66 par Doré Graslin, Editions Garnier 1979. - Photo de l'auteur. 

                                                                    

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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