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    Joseph Suteau de la Paroisse de Saint-Crespin-sur-Moine 

    rescapé de ''Galerne'', sa maison incendiée, sa famille massacrée...

     

     

                            

     Joseph Suteau.... Joseph Suteau est né et a été baptisé le 31 juillet 1770 à Saint-Crespin-sur-Moine. Il est le fils de Jacques Suteau, né le 20 mars 1724 à St-Crespin et de Marie Meneux née le 29 octobre 1731 dans cette même paroisse, mariés le 3 octobre 1766 à Saint-Crespin. Le parrain a été Laurent Meneux, oncle de l'enfant et la marraine Marie Bondu, sa cousine.

      Dès le 10 mars 1793 il rejoint les rassemblements qui constitueront l'armée Catholique et Royale. Il devient porte drapeau d'une Division des Armées Royales Vendéennes, d'Anjou et Haut Poitou. Il participe à la ''Virée de Galerne'' et est blessé d'un coup de sabre à la main à la bataille de Dol et d'un coup de sabre à la tête à la bataille de Châtillon-sur-Sèvre. Sa maison est incendiée et sa famille massacrée par l'Armée Infernale. (Ses parents et peut-être des frères et soeurs).

     

      Joseph Suteau épouse vers 1796 Honorée Durand, née le 23 novembre 1771 à Gétigné, fille de Pierre Durand cabaretier aux Felandières et de Françoise Mathurine Crabil. A cette époque Joseph Suteau exerce la profession de menuisier au bourg de Saint-Crespin.

     

    De ce mariage sont issus :

    1° Marie Suteau née vers 1797 à Saint-Crespin.

    2° Joseph Suteau, né le 20 avril 1800 à Saint-Crespin

    3° Jean Suteau, né le 29 avril 1802 † le 1 janvier 1803 à Saint-Crespin.

    4° Pierre Suteau, né le 2 octobre 1803 à Saint-Crespin.

    5° Céleste Suteau, née le 4 mars 1806 à Saint-Crespin.

    6° Célestin Suteau, né le 17 février 1811 à Saint-Crespin.

     

      Le 30 juin 1824 Joseph Suteau dépose une demande de pension à la mairie de Saint-Crespin.

     

      « Joseph Suteau, menuisier, demeurant au bourg, commune de Saint Crespin, canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

     

    A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre.

      Monseigneur,

    Joseph Suteau, ancien soldat porte drapeau d'une Division des Armées Royales Vendéennes d'Anjou et Haut Poitou, à l'honneur d'exposer à votre Excellence, ses états de services dans les dites armées depuis le 10 mars 1793 jusqu'à 1815. Il a toujours servi la cause Légitime des Bourbons avec honneur et sans reproches.

      Deux blessures honorables, l'une reçue à la bataille de Dol, outre-Loire et l'autre à la bataille de Châtillon. Sa famille massacrée par l'armée infernale républicaine et sa chaumière incendiée. Son âge de cinquante cinq ans et dans l'indigence. Toutes ces considérations, Monseigneur mérittent votre attention. Demande qu'il soit du nombre de ceux que sa majesté veut récompenser comme fidèles sujets de la Vendée pour qu'il obtienne une gratification due à ses blessures et à son grade, tel que porte l'Ordonnance du 3 décembre dernier et les pièces qu'elle en exige sont à l'appui de la présente.

    C'est Justice.»

     

    A Saint Crespin le 30 juin 1824 – vu par le maire le 1er juillet – signé Desmelliers.

     

      Les blessures...

     

      «     Nous soussigné Charles,Maurille, Pierre Houdet patenté sous le n°48 et Charles, Jean, René Houdet, patenté sous le n° 118 Officiers de santé de l'hospice civil de Montfaucon chef lieu de canton département de Maine et Loire ; certifions que le nommé Joseph Suteau menuisier à Saint Crespin porte une cicatrice à la partie postérieure un peu interne de l'occiput près la protubérance occipitale de la longueur de 2 pouces, de la largeur de 2 lignes avec excroissance de l'os suite d'un coup d'arme tranchante, une autre cicatrice à la partie postérieure au pouce gauche à la seconde phalange demi circulaire de la longueur d'un pouce environ et suite aussi d'un coup d'arme tranchante.

      Les dites blessures ayant été reçues dans les armées Royales vendéennes dans les combats de Châtillon et de Dole ; ont occasionné au dit Suteau, la première une surdité qui va toujours croissante avec douleurs considérables dans la blessure et tout le côté gauche de la tête postérieurement.

     

    Délivré le présent certificat comme sincère et véritable, à Montfaucon le 29 janvier 1824   ».

     

    signé   : Houdet. et Maurille Pierre Houdet officiers de santé.

     

      Joseph Suteau est décédé le 11 novembre 1840 à Saint-Crespin-sur-Moine.

      Honorée Durand est décédée le 26 février 1857 à Saint-Crespin.

     

    Joseph Suteau....

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire et de la Loire Atlantique tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Joseph Suteau 1M9/335 -  Vue n°7, le certificat d'indigence de Joseph Suteau. Registres d'état civil de la commune de Saint-Crespin-sur-Moine, Gétigné-  Photo de l'auteur. 

                                                                

     

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Louis Levêque de la Paroisse de Tillières, rescapé de ''Galerne'', 

    sa maison de Gétigné est incendiée et pillée...

     

                          

     

     

     Louis Levêque.... Louis Levêque est né et a été baptisé le 3 janvier 1774 à Tillières. Il est le fils de Pierre Levêque, sabotier et de Françoise Retaillaud-Retailleau (mariés le 31 janvier 1757 à Tillières). Le parrain a été Pierre Levêque son frère et la marraine Renée Retaillaud sa cousine germaine.

      Dès le 10 mars 1793 il rejoint les rassemblements qui constitueront l'armée Catholique et Royale et s'oppose aux patriotes de Monnières, de Château-Thébault puis le même jour met en fuite à la baïonnette, avec ses camarades, les patriotes dans le bourg de Saint-Fiacre. Dès le lendemain il est à la prise de Montaigu. Puis il participe à la formation du camp de la Louée près de Nantes.

      Il est présent aux combats de Chantonnay, Châtillon, Doué, Les Ponts-de-Cé, Brissac et à d'autres combats assez connus. Il est à Torfou, passe la Loire, puis ce sont les batailles de Laval, Dol, Pontorson, Granville etc.... Il repasse la Loire avec les généraux Stofflet et de La Rochejaquelein à Ancenis. Puis c'est la ''glorieuse'' victoire de Gesté, Beaupréau, Jallais, Cholet, Vezins, Coron, Yzernay, Challans, Chaudron, Liré, et autres combats assez connus... jusqu'à la pacification. En 1799, il est sous les ordres du Général d'Autichamp, c'est le combat des Aubiers.... jusqu'à la paix....

     Pendant son absence, sa maison de Gétigné est incendiée et pillée de tous ses effets ; si bien qu'il fut obligé de ''sortir'' du bourg de Gétigné et que ''son indigence ne put faire rétablir sa chaumière que par le secours d'amis obligeants''.

      Louis Levêque épouse le 5 novembre 1805 à Tillières, Marie Brunet, née le 22 mars 1780 à la ''Guiltière'' dans cette paroisse ; fille de Pierre Brunet, vigneron et de Marie Biotteau. A cette époque il exerce la profession de sabotier. Marie Brunet est décédée à l'âge de 28 ans, dans sa maison au ''Coing'' à Tillières, le 26 octobre 1809.

     

    De ce premier mariage est issue :

     

    1° Jeanne Levêque-Levesque, née le 18 mars 1809.

      Il épouse en seconde noce, le 15 septembre 1810 à Tillières, Perrine Chiron, née le 30 octobre 1781 à la ''Guiltière'', fille de Jean Chiron, cultivateur, et de Perrine Chiron.

      De ce second mariage est issue, entre autres enfants :

     

    2° Françoise Levêque, née le 12 juin 1812 à Tillières.

      Le 22 mai 1825 il dépose une demande de pension à la mairie de Tillières ;

      « Louis Levêque âgé de cinquante et un ans, sabottier, demeurant au village de la Guiltière commune de Tillière canton de Montfaucon, Dépt de Maine et Loire.

     

      A l'honneur d'exposer à Messieurs les Membres de la Commission nommée à Beaupréau à l'effet d'examiner les états de services et pertes faites par les individus qui ont servis dans les armées royales de l'Ouest conformément à l'Ordonnance du 3 mars dernier et de la correspondance de Mr le Préfet a cette égard.

      Qu'il a servis en qualité de soldat dans une compagnie qui se forma dès le 10 mars 1793, pour concourrir au rassemblement qui eu lieu à la dite époque du 10 mars et assista et combatti : 1° au désarmement des ennemis de l'Autel et du Trône de la paroisse de Monnière – Château-Thébaud. Puis dans la même journée, les patriotes réunis pour s'opposer à notre dévouement pour notre religion et notre Roi- Dans le bourg de Saint-Fiacre furent enlevés à la bayonnette et dela le lendemain, à la prise de Montaigu. Puis à la formation du camp de la Louée près Nantes. Et rentra dans sa famille et alla à la bataille de Chantonnai, à Châtillon, Chollet, à Doué, au Ponts de Cé, à Brissac et autres assez connues sous les généraux M.M Delbée, de Bonchamps, de La Rochejaquelein et à la bataille de Torfou ; jusqu'au passage de la Loire, que suivit les généraux, combatti à Laval, Dol, Pontorson, Granville jusqu'au jour que l'armée passa une partie à Ancenis- rentra avec les deux généraux le marquis de La Rochejaquelein et Stofflet et à l'organisation de l'armée d'Anjou et Haut-Poitou 1794 – et fit partie de la 1Ere Division, contribua à la glorieuse bataille de Gesté – Beaupréau, Jallais, Chollet, Vezins, Courron, Hyzernai, Challans, Chaudron, Liré et autres assez connues. Sous le général Stofflet jusqu'à la pacification et en 1799 repris les armes sous le commandement du Gal en chef comte d'Autichamp, fut à l'affaire des Aubiers jusqu'à la paix.

      Sont les états de services que le soussigné soumet aux Membres de la Commission chargés de remplir les intentions bienfaisantes de sa Majesté Charles X. L'incendie de sa maison dans le bourg de Gestigné, le pillage de ses effets furent une cause qu'il fut obligé de sortir du bourg de Gestigné et son indigence ne pu faire rétablir sa chaumière que par le secours d'amis obligeants, dont l'estimation n'en a pas été faite jusqu'à ce moment.

      Demande que les réclamations justes des états de services pertes soyent prises en considération pour qu'il obtienne un secours annuelle sur le fond spécial accordée au département de Maine et Loire, n'ayant reçu ni secours, ni pension sur les fons de l'Etat jusqu'à cette époque.

      C'est justice, Vive le Roi  ».

     

      Tilliers le 22 mai 1825. signé : Desmelliers, Chevalier de Saint Louis Cdt la 2e subdivision de Montfaucon - Barbot capitaine – Guilbaud, capitaine.

     

    Louis Levêque....

      

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Louis Levêque-1M9/243 n°1- Registres d'état civil de la commune de Tillières- Certificat de Services vue n°5 - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Pierre Drouet, de la paroisse Saint-Martin de Beaupréau, 

    Cavalier de la Division de Bonchamps.

     

     

            

                            

     
    Pierre Drouet.... Pierre Drouet
    est né et a été baptisé le 15 janvier 1765 à la Blouère. Il est le fils de Jean Drouet, marié le 13 février 1756 à Villedieu-la-Blouère et de Marie Lore ou Lelore. Le parrain a été Pierre Libeau et la marraine Perrine Teigné de Saint-Philbert-en-Mauges.

      En 1793 il prend les armes dès le commencement du soulèvement et fait partie de la Division commandée par Bonchamps. Il sert dans la cavalerie de Monsieur de Bonchamps et de Monsieur d'Elbée, puis dans les compagnies à pied de Saint-Martin-de-Beaupréau.

      Après l'affaire de Cholet ''lui et un autre seulement fondirent sur un détachement ennemi, en tuèrent quelque-uns et firent le reste prisonnier''.

      A Chantonnay ; ''lui seul et deux autres s'embusquèrent la nuit sur un passage et prirent deux caissons, l'un de poudre fine et l'autre d'armes et une voiture pleine d'outils d'armurier, l'ennemi épouvanté prit la fuite''.

      Pendant la guerre il reçut plusieurs blessures, l'une à la tête au siège d'Angers ; une seconde à la jambe gauche à Châtillon ; une troisième à Chalonnes dont la balle est restée dans la cuisse gauche.

     

      Il se marie le 8 janvier 1796 avec Jeanne Douëzy-Doizy (vue 48/mariages 1796), veuve de François Gourdon* de L'Andraudière commune de Beaupréau. Jeanne Douëzy est née le 8 novembre 1763 à Saint-Martin-de-Beaupréau, (Vue 405/466), elle est la fille de René Douëzy, métayer à la Borde et de Marie Gourdon, mariés le 16 février 1762 à Beaupréau. De cette union sont issus :

     

    1° Jeanne Drouet, née le 10 novembre 1798 à Beaupréau. (erreur d'enregistrement) – N'apparaît pas dans le registre des naissances de l'an V à l'an X, mais enregistrée dans la liste chronologique des naissances à la date du 10 novembre 1798 (20 brumaire an VII). Certainement née fin 1796-1797 ou début 1798.

    2° Pierre Drouet, né le 3 janvier 1799 (14 nivôse an VII) à Beaupréau.

    3° René Drouet, né le 28 mai 1804, (8 prairial an XII) à Beaupréau.

    5° Marie Drouet, née le 22 août 1807 à Beaupréau.

     

      *Au sujet de François Gourdon, premier époux de Jeanne Douezy, mariés le 21 novembre 1785,(vue 287/377), il semblerait que le dernier enfant de ce couple soit né à Nantes le 23 nivôse an 2 (12 janvier 1794) section Voltaire-Brutus, car nous découvrons dans les archives de la ville de Nantes (vue 6/75) un enfant également enregistré dans le répertoire des naissances de la ville de Nantes années 1793 à l'an X (vue 255/564.) 

      Il s'agit de François-Alexis Gourdon, fils de François Gourdon, laboureur natif de Saint-Martin-de-Beaupréau et de Renée Doizy native de Saint-Martin-de-Beaupréau... le prénom de la mère est erroné. 

      Il semblerait donc, que François Gourdon ait participé à la virée de Galerne avec son épouse et soit décédé en 1794 dans les combats Outre-Loire ou dans les prisons de Nantes. L'acte de mariage de son fils, le 6 octobre 1809 à Beaupréau (vue 130/244) nous informe que « François Gourdon est décédé en 1794 comme il est constaté dans son acte de décès inscrit aux listes chronologiques de cette commune » Cela est faux, il n'existe aucun acte de décès au nom de François Gourdon, en 1794 à Beaupréau.

     

      Voici l'acte de naissance de son fils, François-Alexis Gourdon :

     

    « Le vingt trois nivôse an second de la république à quatre heures du soir devant moi Mathurin Gaignard Officier Public, élu pour constater l'état civil des citoyens a comparu en la maison commune Marie Raimbaud, veuve de Louis Pouvreau, sage femme, âgée de quarante huit ans, demeurant section de Brutus aux Grands Jardins. Laquelle assistée de Jean Deguison, poëlier, âgé de quarante cinq ans, demeurant dite section, rue Monplaisir et de François Boudet, cordonnier, âgé de vingt sept ans, demeurant même lieu, m'a déclaré que Renée Doizy, native de Saint-Martin de Beaupréau département de Maine et Loire, âgée de vingt deux ans est accouchée en sa demeure sise dite rue Monplaisir, ce jour à midi d'un enfant mâle de son mariage contracté au dit Beaupréau au mois de décembre mil sept cent quatre vingt neuf, avec François Gourdon, laboureur, natif dudit Beaupréau, âgé de vingt huit ans, absent pour ses affaires. Lequel enfant m'a été présenté par ladite sage-femme, qui lui a donné les prénoms de François-Alexis. D'après cette déclaration que les témoins ci-dessus ont certifiée véritable, j'ai rédigé le présent acte que les témoins, le premier, cousin de l'enfant au maternel ont signé avec moi, lesdits jour et an la dite sage-femme a déclaré ne savoir.

     

    Signé : Jean Daguison- François Boudet, Gaignard Officier Public.»

     

      François Gourdon était tellement ''absent pour ses affaires'', qu'il était déjà décédé.

      Quant à François-Alexis Gourdon, il est décédé à Nantes le 25 nivôse an 2, section Voltaire-Brutus, soit deux jours après sa naissance.

       Aucun François Gourdon n'est décédé à Nantes en 1794....     

      Le 30 décembre 1823, Pierre Drouet dépose une demande de pension au Fief-Sauvin département de Maine et Loire.

     

    « Demande de pension, Nous soussignés anciens Officiers supérieurs de l' Armée Vendéenne d'Anjou ; certifions que Drouet Pierre, cultivateur, né en la commune de la Blouère, le 27 février 1766. Prit les armes en 1793, pour faire partie de la Division commandée par Monsieur le général de Bonchamps.

      Que peu après la première affaire de Cholet ; lui et un autre seulement, fondirent sur un détachement ennemi, en tuèrent quelques-uns et firent le reste prisonnier.

      Qu'à Chantonnay, lui seul, et deux autres avec lui s'embusquèrent la nuit sur un passage ; prirent deux caissons, l'un de poudre fine, l'autre d'armes ; et prirent aussi une voiture pleines d'outils d'armuriers pendant que l'ennemi épouvanté d'une telle audace prit la fuitte.

      Que pendant cette guerre il reçut différents blessures.

      L'une reçue à la tête, allant au siège d'Angers (qui lui a laissé une cicatrice causée par une balle qui lui a dénudé la partie gauche du coronal et par suite a causé une faiblesse dans l'ouïe de ce côté), une seconde à la jambe gauche à l'affaire de Châtillon, une troisième à Challonne dont la balle a resté dans la cuisse gauche. Qu'enfin, il a été le même en tous les tems, et qu'il a fallu user d'autorité pour le faire rester pendant la guerre des cent jours eu égard à la faiblesse de son tempérament.

      Que cet homme est digne d'un meilleur sort, que de cultiver continuellement la terre pour vivre, n'ayant d'autres ressources.

      C'est pour quoi, il sollicite de la bonté royale une pension pour le soutenir et lui aider à vivre dans sa vieillesse.

      En foi de quoi nous lui avons délivré le présent au Fief-Sauvin le 30 décembre 1823. »  

     

    signé : B du Doré, Chevalier de Saint-Louis, ancien chef de la Division du Fief Sauvin ; Tristan Martin, Chevalier de Saint-Louis ancien Adjudant Général Vendéen ; Martin Baudinière, Chevalier de Saint-Louis, ancien Chef Vendéen ; L'Huillier.

     

    Pierre Drouet....

     

      Pierre Drouet est décédé le 23 novembre 1834 à huit heures du soir, à l'âge de 70 ans à L'Andraudière commune de Beaupréau.

     

      Jeanne Douëzi, son épouse, est décédée le 8 février 1843 à L'Andraudière, à l'âge de 80 ans.

    Pierre Drouet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pierre Drouet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources:  Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Pierre Drouet 1M9/148- Registres d'état civil de la commune de Saint-Martin-de-Beaupréau – Registres d'état civil de la Ville de Nantes - Vue n°1 du dossier Vendéen – Cadastre de 1834 de Beaupréau, l'Andraudière, section A1 du Vigneau et Géoportail - Photo: de l'auteur. 

                                                               

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Cyprien Mérand de la Paroisse de Tillières. 

    Sa maison est incendiée, il reçoit la décoration du Lys en 1814

     

                            

     Cyprien Mérand.....

    Cyprien Mérand est né et a été baptisé le 3 novembre 1763 à Tillières. Il est le fils de Cyprien Mérand demeurant au bourg de Tillières et de Radegonde Perroteau. Le parrain a été Pierre Pohu et la marraine Bonose Mérand.

      Il épouse le 14 juillet 1789 Marie Ripoche, née 27 février 1754, fille de Jacques Ripoche, métayer au Grand Aunay et de Françoise Guittet, de la paroisse de la Renaudière. Ce mariage semble être resté sans postérité. A cette époque il exerce la profession de charpentier au bourg de Tillières.

     

      Dès le 10 mars 1793 il rejoint les rassemblements royalistes et fait partie d'une Compagnie de la paroisse de Tillières où il sert en qualité de soldat. Il est ensuite employé à fabriquer de la poudre à Beaupréau. Il participe aux combats jusqu'au passage de la Loire. Il ne passe pas le fleuve et sert chez Monsieur de Charette dans le Poitou. Il combat avec le Général Stofflet dès que celui-ci repasse la Loire, participe à la célèbre bataille de Gesté en février 1794 sous les ordres de ce général. Puis est nommé Commissaire par ce dernier afin de pourvoir aux besoins de l'armée. Sa maison est incendiée ainsi que tout son mobilier.

     

      « Sa petite maison qu'il occupe a été incendiée pendant les troubles civils dont il est propriétaire et peu aisé ».

     

      En 1814 il est l'adjoint de Monsieur le Vicomte de la Blotais, maire de Tillières et Chevalier de Saint-Louis. Le 15 octobre de cette même année il reçoit la décoration du Lis de son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Angoulême, Brevet établi à Angers et signé de Monsieur le Préfet : Comte de Tocqueville.

     

      Le 15 mai 1825 il dépose une demande de pension.

     

      « Cyprien Mérand, âgé de soixante deux ans, charpentier, demeurant au bourg de la commune de Tilliers canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

      A Messieurs les Membres composant la Commission nommée à Beaupréau à l'effet de connaître les individus qui ont servis dans les armées de l'Ouest et les pertes qu'ils ont éprouvées conformément à l'Ordonnance du 3 mars dernier. Expose : Qu'il a servi 1° en qualité de soldat au 10 mars 1793 dans l'armée Royale d'Anjou et Poitou d'une compagnie de la paroisse de Tilliers 2° Puis fut requis dans la fabrication de la poudre faite par feu Mr Merlaud en la ville de Beaupréau. 3° A l'invasion des armées Républicaines repris les armes et combatti pour le soutien du Trône et de l'Autel ; avec M.M les généraux Delbée, de Bonchamps, de La Rochejaquelein, Dautichamps et Stofflet, jusqu'au moment qu'ils passèrent la Loire. 4° Rejoignit le Général Charrette dans le Poitou et y combatti également. 5° Au repassage de la Loire par les derniers généraux et à la reprise d'armes, il se trouva à la célèbre bataille de Gesté sous le Général Stofflet en février 1794. 6° A l'organisation des Divisions par le même général il fut nommé commissaire fournisseur de sa paraoisse pour pourvoir aux besoins de l'armée.- 7° Les pertes qu'il a éprouvé par l'incendie de sa maison, de son mobilier et n'ayant eu d'autres moyens a exister pour lui et son épouse, depuis l'époque de tous ses malheurs, que ses bras et qui se trouvent aujourd'hui fatigués. Et que son âge avancé ne lui permet plus de travailler comme en passé – et que sa situation deviendra de plus en plus déplorable s'il ne reçoit pour terminer sa carrière les secours, qu'a si justement accordée sa Majesté pour les fidèles sujets serviteurs royalistes de la Vendée ; n'ayant reçu ni secours, ni pention sur les fonds de l'Etat.

      Demande qu'il participe à la distribution du fond spécial jusqu'à concurrence de soixante mille francs pour qu'il reçoive la solde annuelle due à ses services et à son grade. Les pièces exigées par l'arrêté de Mr le Préfet sont à l'appui de la présente – A fait la campagne de 1815 au même emploi de Commissaire fournisseur. »

     

    A Tilliers le 15 mai 1825 – Vive le Roi   ; signé : Cyprien Mérand – Barbot, capitaine – Rousselot, capitaine ; Guilbaud, capitaine.

     

    Cyprien Mérand.....

     

     

    En 1825, il n'avait reçu ni secours ni pension sur les fonds de l'Etat, mais une décoration!

    VIVE LE ROY QUAND MÊME !

    Cyprien Mérand.....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cyprien Mérand est décédé au bourg de Tillières, le 1er juin 1833 à        sept heures et demi du soir, à l'âge de 69 ans.

    Marie Ripoche est décédée au bourg de Tillières, le 30 août 1835 à deux heures du matin, à l'âge de 81 ans.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens:  Cyprien Mérand-1M9/262- Registres d'état civil de la commune de Tillières et de la Renaudière - Certificat de Services vue n° 4/6 – Titre de la décoration du Lis vue n°6/6- Photo : Décoration du Lys tirée du ''Grand livre des ordres de chevalerie et des décorations de Monsieur André Damien, de l'Institut''.

                                                            

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    René Plessis de la paroisse de la Jumellière. 

    sa métairie est incendiée, sa femme ''tabassée'' pas les Bleus... 

                          

     

     

     René Plessis..... René Plessis est né et a été baptisé le 17 février 1765 à la Jumellière. Il est le fils de Jean Plessis, métayer à la Lande et de Jacquine Bouët ; le parrain a été René Bouët, oncle et la marraine Etiennette Malinge, tante de l'enfant.

      En 1785 il est garçon domestique et épouse à la Jumellière, le 19 janvier de cette même année, Marie Raimbault née le 16 avril 1756 à la Jumellière, fille de François Raimbault, métayer à la Gagnerie, originaire de Chalonnes et de Marie Marcais. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° Jeanne-Perrine Plessis, née le 19novembre 1785 à la Jumellière.

    2° René Plessis, né le 7 avril 1787, idem.

    3° Jean-Fidèle Plessis, né le 17 janvier 1789, idem.

    4° Marie Plessis, née le 21 décembre 1792, idem.

     

      A partir de 1785, René Plessis exploite une métairie sur la paroisse de la Jumellière dont nous ignorons le nom : Il semblerait que la Lande ait été exploitée par Jean Plessis, issu du premier mariage de Jean Plessis avec Jeanne Allaire; Jean Plessis ayant épousé à l'âge de soixante ans, le 22 novembre 1763, Jacquine Bouët âgée de vingt sept ans.

     

      En 1793, René Plessis est métayer à la Jumellière. Il prend les armes dans l'armée Catholique et Royale et participe aux batailles de : Vihiers, Cholet, Yzernay, Doué, les Ponts de Cé, le Pont Barré, la Butte d'Erigné, Martigné, Châtillon, Montaigu, Mortagne, Thouars, Beaupréau, Chalonnes (2 fois), Saint Lambert, la Caillaudière, le Grouteau en Neuvy, Chaudron etc, etc, etc... Il n'a pas été blessé, mais a bien servi.

     

      Au cours de cette période, sa maison est brûlée, son mobilier est pillé, sa femme est horriblement maltraitée par les républicains, qu'elle en meurt quelques mois plus tard suite aux coups qu'elle avait reçus. (Marie Raimbault décède le 8 Thermidor an2 (6 mai 1794) à la Jumellière à l'âge de 38 ans). Il se trouve ruiné et dans une grande misère, si bien qu'il ne peut plus faire valoir sa métairie après avoir fourni à l'armée Royale : trois bons bœufs, huit moutons, un cochon gras, douze septiers de froment etc....

     

      Il se remarie le 28 frimaire de l'an 3 (18 décembre 1794) avec Marie-Jeanne Abeslard, née le 2 juillet 1775 à La Jumellière, fille de Charles Abeslard et de Jeanne Cesbron. De cette union sont issus entre autres enfants :

    1° Jacques-René Plessis, né le 13 Prairial an XI, (2 juin 1803) à la Jumellière.

    2° Marie Plessis, née le 22 avril 1806, idem.

      Le 27 mai 1825, il dépose une demande de pension à la Mairie de la Jumellière.

     

    A cette époque, il est ruiné et exerce la profession de journalier ; ses moyens d'existence consistent en un salaire d'une journée de douze à quinze sols par journée de travail.

     

     « A Monsieur, Monsieur le Préfet de Maine et Loire, chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur.

     

    Monsieur, Le nommé Plessis René, cultivateur, demeurant en la commune de la Jumellière arrondissement de Beaupréau, Département de Maine et Loire.

      A l'honneur de vous aviser qu'il prit les armes dès le commencement de la guerre de Vendée, qu'il les portât avec honneur et distinction pendant tout le temps qu'elle a durée, en qualité de soldat, que son ardeur lui fit faire de grands sacrifices ; qu'il fournit à l'armée Royale trois bons bœufs, huit moutons, un cochon gras, douze septiers de froment dont les bons qu'il a reçu des Commissaires ont été brûlés dans sa maison, que tout son mobilier fut pillé, que sa femme fut horriblement maltraitée par les Républicains, elle en mourut quelque temps après par suite des coups qu'elle avait reçu. Qu'il est maintenant dans une grande misère que, toutes ces pertes ont beaucoup contribué à le faire sortir de la ferme qu'il faisait valoir à cette époque; les pertes qu'il a éprouvées peuvent être évaluées à deux mille francs : 2000Frs.

      En considération de ses services, de ses sacrifices et de ses pertes, Monsieur le Préfet ; il vous prie d'écouter favorablement la supplique qu'il a l'honneur de vous présenter, qu'en vertu de l'Ordonnance Royale du 29 décembre 1824 qu'il soit admis à participer aux faveurs que sa majesté veut bien accorder à ses fidèles serviteurs de la famille auguste qui nous gouverne, il a montré dans tous les temps un grand dévouement pour son Roi.

     

      Pour René Duplessis qui ne sait signer ».

     

    signé : de Caqueray. Jumellière le 27 mai 1825.

     

      En 1831, il est domicilié au village de la Blinière où son épouse Marie-Jeanne Abeslard décède le 25 octobre 1831. 

      René Plessis, laboureur, est décédé le 14 juin 1840 à quatre heures du soir en son domicile de la Basse Orière commune de Saint-Aubin-de-Luigné.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: René Plessis-1M9/296- Registres d'état civil de la commune de la Jumellière, Saint-Aubin-de-Luigné. – Photo de l'auteur. 

                                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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