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    Pierre Drouet, de la paroisse Saint-Martin de Beaupréau, 

    Cavalier de la Division de Bonchamps.

     

     

            

                            

     
    Pierre Drouet.... Pierre Drouet
    est né et a été baptisé le 15 janvier 1765 à la Blouère. Il est le fils de Jean Drouet, marié le 13 février 1756 à Villedieu-la-Blouère et de Marie Lore ou Lelore. Le parrain a été Pierre Libeau et la marraine Perrine Teigné de Saint-Philbert-en-Mauges.

      En 1793 il prend les armes dès le commencement du soulèvement et fait partie de la Division commandée par Bonchamps. Il sert dans la cavalerie de Monsieur de Bonchamps et de Monsieur d'Elbée, puis dans les compagnies à pied de Saint-Martin-de-Beaupréau.

      Après l'affaire de Cholet ''lui et un autre seulement fondirent sur un détachement ennemi, en tuèrent quelque-uns et firent le reste prisonnier''.

      A Chantonnay ; ''lui seul et deux autres s'embusquèrent la nuit sur un passage et prirent deux caissons, l'un de poudre fine et l'autre d'armes et une voiture pleine d'outils d'armurier, l'ennemi épouvanté prit la fuite''.

      Pendant la guerre il reçut plusieurs blessures, l'une à la tête au siège d'Angers ; une seconde à la jambe gauche à Châtillon ; une troisième à Chalonnes dont la balle est restée dans la cuisse gauche.

     

      Il se marie le 8 janvier 1796 avec Jeanne Douëzy-Doizy (vue 48/mariages 1796), veuve de François Gourdon* de L'Andraudière commune de Beaupréau. Jeanne Douëzy est née le 8 novembre 1763 à Saint-Martin-de-Beaupréau, (Vue 405/466), elle est la fille de René Douëzy, métayer à la Borde et de Marie Gourdon, mariés le 16 février 1762 à Beaupréau. De cette union sont issus :

     

    1° Jeanne Drouet, née le 10 novembre 1798 à Beaupréau. (erreur d'enregistrement) – N'apparaît pas dans le registre des naissances de l'an V à l'an X, mais enregistrée dans la liste chronologique des naissances à la date du 10 novembre 1798 (20 brumaire an VII). Certainement née fin 1796-1797 ou début 1798.

    2° Pierre Drouet, né le 3 janvier 1799 (14 nivôse an VII) à Beaupréau.

    3° René Drouet, né le 28 mai 1804, (8 prairial an XII) à Beaupréau.

    5° Marie Drouet, née le 22 août 1807 à Beaupréau.

     

      *Au sujet de François Gourdon, premier époux de Jeanne Douezy, mariés le 21 novembre 1785,(vue 287/377), il semblerait que le dernier enfant de ce couple soit né à Nantes le 23 nivôse an 2 (12 janvier 1794) section Voltaire-Brutus, car nous découvrons dans les archives de la ville de Nantes (vue 6/75) un enfant également enregistré dans le répertoire des naissances de la ville de Nantes années 1793 à l'an X (vue 255/564.) 

      Il s'agit de François-Alexis Gourdon, fils de François Gourdon, laboureur natif de Saint-Martin-de-Beaupréau et de Renée Doizy native de Saint-Martin-de-Beaupréau... le prénom de la mère est erroné. 

      Il semblerait donc, que François Gourdon ait participé à la virée de Galerne avec son épouse et soit décédé en 1794 dans les combats Outre-Loire ou dans les prisons de Nantes. L'acte de mariage de son fils, le 6 octobre 1809 à Beaupréau (vue 130/244) nous informe que « François Gourdon est décédé en 1794 comme il est constaté dans son acte de décès inscrit aux listes chronologiques de cette commune » Cela est faux, il n'existe aucun acte de décès au nom de François Gourdon, en 1794 à Beaupréau.

     

      Voici l'acte de naissance de son fils, François-Alexis Gourdon :

     

    « Le vingt trois nivôse an second de la république à quatre heures du soir devant moi Mathurin Gaignard Officier Public, élu pour constater l'état civil des citoyens a comparu en la maison commune Marie Raimbaud, veuve de Louis Pouvreau, sage femme, âgée de quarante huit ans, demeurant section de Brutus aux Grands Jardins. Laquelle assistée de Jean Deguison, poëlier, âgé de quarante cinq ans, demeurant dite section, rue Monplaisir et de François Boudet, cordonnier, âgé de vingt sept ans, demeurant même lieu, m'a déclaré que Renée Doizy, native de Saint-Martin de Beaupréau département de Maine et Loire, âgée de vingt deux ans est accouchée en sa demeure sise dite rue Monplaisir, ce jour à midi d'un enfant mâle de son mariage contracté au dit Beaupréau au mois de décembre mil sept cent quatre vingt neuf, avec François Gourdon, laboureur, natif dudit Beaupréau, âgé de vingt huit ans, absent pour ses affaires. Lequel enfant m'a été présenté par ladite sage-femme, qui lui a donné les prénoms de François-Alexis. D'après cette déclaration que les témoins ci-dessus ont certifiée véritable, j'ai rédigé le présent acte que les témoins, le premier, cousin de l'enfant au maternel ont signé avec moi, lesdits jour et an la dite sage-femme a déclaré ne savoir.

     

    Signé : Jean Daguison- François Boudet, Gaignard Officier Public.»

     

      François Gourdon était tellement ''absent pour ses affaires'', qu'il était déjà décédé.

      Quant à François-Alexis Gourdon, il est décédé à Nantes le 25 nivôse an 2, section Voltaire-Brutus, soit deux jours après sa naissance.

       Aucun François Gourdon n'est décédé à Nantes en 1794....     

      Le 30 décembre 1823, Pierre Drouet dépose une demande de pension au Fief-Sauvin département de Maine et Loire.

     

    « Demande de pension, Nous soussignés anciens Officiers supérieurs de l' Armée Vendéenne d'Anjou ; certifions que Drouet Pierre, cultivateur, né en la commune de la Blouère, le 27 février 1766. Prit les armes en 1793, pour faire partie de la Division commandée par Monsieur le général de Bonchamps.

      Que peu après la première affaire de Cholet ; lui et un autre seulement, fondirent sur un détachement ennemi, en tuèrent quelques-uns et firent le reste prisonnier.

      Qu'à Chantonnay, lui seul, et deux autres avec lui s'embusquèrent la nuit sur un passage ; prirent deux caissons, l'un de poudre fine, l'autre d'armes ; et prirent aussi une voiture pleines d'outils d'armuriers pendant que l'ennemi épouvanté d'une telle audace prit la fuitte.

      Que pendant cette guerre il reçut différents blessures.

      L'une reçue à la tête, allant au siège d'Angers (qui lui a laissé une cicatrice causée par une balle qui lui a dénudé la partie gauche du coronal et par suite a causé une faiblesse dans l'ouïe de ce côté), une seconde à la jambe gauche à l'affaire de Châtillon, une troisième à Challonne dont la balle a resté dans la cuisse gauche. Qu'enfin, il a été le même en tous les tems, et qu'il a fallu user d'autorité pour le faire rester pendant la guerre des cent jours eu égard à la faiblesse de son tempérament.

      Que cet homme est digne d'un meilleur sort, que de cultiver continuellement la terre pour vivre, n'ayant d'autres ressources.

      C'est pour quoi, il sollicite de la bonté royale une pension pour le soutenir et lui aider à vivre dans sa vieillesse.

      En foi de quoi nous lui avons délivré le présent au Fief-Sauvin le 30 décembre 1823. »  

     

    signé : B du Doré, Chevalier de Saint-Louis, ancien chef de la Division du Fief Sauvin ; Tristan Martin, Chevalier de Saint-Louis ancien Adjudant Général Vendéen ; Martin Baudinière, Chevalier de Saint-Louis, ancien Chef Vendéen ; L'Huillier.

     

    Pierre Drouet....

     

      Pierre Drouet est décédé le 23 novembre 1834 à huit heures du soir, à l'âge de 70 ans à L'Andraudière commune de Beaupréau.

     

      Jeanne Douëzi, son épouse, est décédée le 8 février 1843 à L'Andraudière, à l'âge de 80 ans.

    Pierre Drouet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pierre Drouet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources:  Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Pierre Drouet 1M9/148- Registres d'état civil de la commune de Saint-Martin-de-Beaupréau – Registres d'état civil de la Ville de Nantes - Vue n°1 du dossier Vendéen – Cadastre de 1834 de Beaupréau, l'Andraudière, section A1 du Vigneau et Géoportail - Photo: de l'auteur. 

                                                               

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Cyprien Mérand de la Paroisse de Tillières. 

    Sa maison est incendiée, il reçoit la décoration du Lys en 1814

     

                            

     Cyprien Mérand.....

    Cyprien Mérand est né et a été baptisé le 3 novembre 1763 à Tillières. Il est le fils de Cyprien Mérand demeurant au bourg de Tillières et de Radegonde Perroteau. Le parrain a été Pierre Pohu et la marraine Bonose Mérand.

      Il épouse le 14 juillet 1789 Marie Ripoche, née 27 février 1754, fille de Jacques Ripoche, métayer au Grand Aunay et de Françoise Guittet, de la paroisse de la Renaudière. Ce mariage semble être resté sans postérité. A cette époque il exerce la profession de charpentier au bourg de Tillières.

     

      Dès le 10 mars 1793 il rejoint les rassemblements royalistes et fait partie d'une Compagnie de la paroisse de Tillières où il sert en qualité de soldat. Il est ensuite employé à fabriquer de la poudre à Beaupréau. Il participe aux combats jusqu'au passage de la Loire. Il ne passe pas le fleuve et sert chez Monsieur de Charette dans le Poitou. Il combat avec le Général Stofflet dès que celui-ci repasse la Loire, participe à la célèbre bataille de Gesté en février 1794 sous les ordres de ce général. Puis est nommé Commissaire par ce dernier afin de pourvoir aux besoins de l'armée. Sa maison est incendiée ainsi que tout son mobilier.

     

      « Sa petite maison qu'il occupe a été incendiée pendant les troubles civils dont il est propriétaire et peu aisé ».

     

      En 1814 il est l'adjoint de Monsieur le Vicomte de la Blotais, maire de Tillières et Chevalier de Saint-Louis. Le 15 octobre de cette même année il reçoit la décoration du Lis de son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Angoulême, Brevet établi à Angers et signé de Monsieur le Préfet : Comte de Tocqueville.

     

      Le 15 mai 1825 il dépose une demande de pension.

     

      « Cyprien Mérand, âgé de soixante deux ans, charpentier, demeurant au bourg de la commune de Tilliers canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

      A Messieurs les Membres composant la Commission nommée à Beaupréau à l'effet de connaître les individus qui ont servis dans les armées de l'Ouest et les pertes qu'ils ont éprouvées conformément à l'Ordonnance du 3 mars dernier. Expose : Qu'il a servi 1° en qualité de soldat au 10 mars 1793 dans l'armée Royale d'Anjou et Poitou d'une compagnie de la paroisse de Tilliers 2° Puis fut requis dans la fabrication de la poudre faite par feu Mr Merlaud en la ville de Beaupréau. 3° A l'invasion des armées Républicaines repris les armes et combatti pour le soutien du Trône et de l'Autel ; avec M.M les généraux Delbée, de Bonchamps, de La Rochejaquelein, Dautichamps et Stofflet, jusqu'au moment qu'ils passèrent la Loire. 4° Rejoignit le Général Charrette dans le Poitou et y combatti également. 5° Au repassage de la Loire par les derniers généraux et à la reprise d'armes, il se trouva à la célèbre bataille de Gesté sous le Général Stofflet en février 1794. 6° A l'organisation des Divisions par le même général il fut nommé commissaire fournisseur de sa paraoisse pour pourvoir aux besoins de l'armée.- 7° Les pertes qu'il a éprouvé par l'incendie de sa maison, de son mobilier et n'ayant eu d'autres moyens a exister pour lui et son épouse, depuis l'époque de tous ses malheurs, que ses bras et qui se trouvent aujourd'hui fatigués. Et que son âge avancé ne lui permet plus de travailler comme en passé – et que sa situation deviendra de plus en plus déplorable s'il ne reçoit pour terminer sa carrière les secours, qu'a si justement accordée sa Majesté pour les fidèles sujets serviteurs royalistes de la Vendée ; n'ayant reçu ni secours, ni pention sur les fonds de l'Etat.

      Demande qu'il participe à la distribution du fond spécial jusqu'à concurrence de soixante mille francs pour qu'il reçoive la solde annuelle due à ses services et à son grade. Les pièces exigées par l'arrêté de Mr le Préfet sont à l'appui de la présente – A fait la campagne de 1815 au même emploi de Commissaire fournisseur. »

     

    A Tilliers le 15 mai 1825 – Vive le Roi   ; signé : Cyprien Mérand – Barbot, capitaine – Rousselot, capitaine ; Guilbaud, capitaine.

     

    Cyprien Mérand.....

     

     

    En 1825, il n'avait reçu ni secours ni pension sur les fonds de l'Etat, mais une décoration!

    VIVE LE ROY QUAND MÊME !

    Cyprien Mérand.....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cyprien Mérand est décédé au bourg de Tillières, le 1er juin 1833 à        sept heures et demi du soir, à l'âge de 69 ans.

    Marie Ripoche est décédée au bourg de Tillières, le 30 août 1835 à deux heures du matin, à l'âge de 81 ans.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens:  Cyprien Mérand-1M9/262- Registres d'état civil de la commune de Tillières et de la Renaudière - Certificat de Services vue n° 4/6 – Titre de la décoration du Lis vue n°6/6- Photo : Décoration du Lys tirée du ''Grand livre des ordres de chevalerie et des décorations de Monsieur André Damien, de l'Institut''.

                                                            

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    René Plessis de la paroisse de la Jumellière. 

    sa métairie est incendiée, sa femme ''tabassée'' pas les Bleus... 

                          

     

     

     René Plessis..... René Plessis est né et a été baptisé le 17 février 1765 à la Jumellière. Il est le fils de Jean Plessis, métayer à la Lande et de Jacquine Bouët ; le parrain a été René Bouët, oncle et la marraine Etiennette Malinge, tante de l'enfant.

      En 1785 il est garçon domestique et épouse à la Jumellière, le 19 janvier de cette même année, Marie Raimbault née le 16 avril 1756 à la Jumellière, fille de François Raimbault, métayer à la Gagnerie, originaire de Chalonnes et de Marie Marcais. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° Jeanne-Perrine Plessis, née le 19novembre 1785 à la Jumellière.

    2° René Plessis, né le 7 avril 1787, idem.

    3° Jean-Fidèle Plessis, né le 17 janvier 1789, idem.

    4° Marie Plessis, née le 21 décembre 1792, idem.

     

      A partir de 1785, René Plessis exploite une métairie sur la paroisse de la Jumellière dont nous ignorons le nom : Il semblerait que la Lande ait été exploitée par Jean Plessis, issu du premier mariage de Jean Plessis avec Jeanne Allaire; Jean Plessis ayant épousé à l'âge de soixante ans, le 22 novembre 1763, Jacquine Bouët âgée de vingt sept ans.

     

      En 1793, René Plessis est métayer à la Jumellière. Il prend les armes dans l'armée Catholique et Royale et participe aux batailles de : Vihiers, Cholet, Yzernay, Doué, les Ponts de Cé, le Pont Barré, la Butte d'Erigné, Martigné, Châtillon, Montaigu, Mortagne, Thouars, Beaupréau, Chalonnes (2 fois), Saint Lambert, la Caillaudière, le Grouteau en Neuvy, Chaudron etc, etc, etc... Il n'a pas été blessé, mais a bien servi.

     

      Au cours de cette période, sa maison est brûlée, son mobilier est pillé, sa femme est horriblement maltraitée par les républicains, qu'elle en meurt quelques mois plus tard suite aux coups qu'elle avait reçus. (Marie Raimbault décède le 8 Thermidor an2 (6 mai 1794) à la Jumellière à l'âge de 38 ans). Il se trouve ruiné et dans une grande misère, si bien qu'il ne peut plus faire valoir sa métairie après avoir fourni à l'armée Royale : trois bons bœufs, huit moutons, un cochon gras, douze septiers de froment etc....

     

      Il se remarie le 28 frimaire de l'an 3 (18 décembre 1794) avec Marie-Jeanne Abeslard, née le 2 juillet 1775 à La Jumellière, fille de Charles Abeslard et de Jeanne Cesbron. De cette union sont issus entre autres enfants :

    1° Jacques-René Plessis, né le 13 Prairial an XI, (2 juin 1803) à la Jumellière.

    2° Marie Plessis, née le 22 avril 1806, idem.

      Le 27 mai 1825, il dépose une demande de pension à la Mairie de la Jumellière.

     

    A cette époque, il est ruiné et exerce la profession de journalier ; ses moyens d'existence consistent en un salaire d'une journée de douze à quinze sols par journée de travail.

     

     « A Monsieur, Monsieur le Préfet de Maine et Loire, chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur.

     

    Monsieur, Le nommé Plessis René, cultivateur, demeurant en la commune de la Jumellière arrondissement de Beaupréau, Département de Maine et Loire.

      A l'honneur de vous aviser qu'il prit les armes dès le commencement de la guerre de Vendée, qu'il les portât avec honneur et distinction pendant tout le temps qu'elle a durée, en qualité de soldat, que son ardeur lui fit faire de grands sacrifices ; qu'il fournit à l'armée Royale trois bons bœufs, huit moutons, un cochon gras, douze septiers de froment dont les bons qu'il a reçu des Commissaires ont été brûlés dans sa maison, que tout son mobilier fut pillé, que sa femme fut horriblement maltraitée par les Républicains, elle en mourut quelque temps après par suite des coups qu'elle avait reçu. Qu'il est maintenant dans une grande misère que, toutes ces pertes ont beaucoup contribué à le faire sortir de la ferme qu'il faisait valoir à cette époque; les pertes qu'il a éprouvées peuvent être évaluées à deux mille francs : 2000Frs.

      En considération de ses services, de ses sacrifices et de ses pertes, Monsieur le Préfet ; il vous prie d'écouter favorablement la supplique qu'il a l'honneur de vous présenter, qu'en vertu de l'Ordonnance Royale du 29 décembre 1824 qu'il soit admis à participer aux faveurs que sa majesté veut bien accorder à ses fidèles serviteurs de la famille auguste qui nous gouverne, il a montré dans tous les temps un grand dévouement pour son Roi.

     

      Pour René Duplessis qui ne sait signer ».

     

    signé : de Caqueray. Jumellière le 27 mai 1825.

     

      En 1831, il est domicilié au village de la Blinière où son épouse Marie-Jeanne Abeslard décède le 25 octobre 1831. 

      René Plessis, laboureur, est décédé le 14 juin 1840 à quatre heures du soir en son domicile de la Basse Orière commune de Saint-Aubin-de-Luigné.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: René Plessis-1M9/296- Registres d'état civil de la commune de la Jumellière, Saint-Aubin-de-Luigné. – Photo de l'auteur. 

                                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Jacques-Nicolas Marais de la paroisse de la Jumellière ; 

    sa maison et ses marchandises incendiées par les Républicains. 

    Il reçoit la décoration du Lys en 1814.

     

     

                            

     Jacques-Nicolas Marais.... Jacques-Nicolas Marais est né et a été baptisé le 10 septembre 1764 à la Jumellière. Il est le fils de Jean Marais, maître serger au bourg et de Françoise Blanvilain, le parrain a été Jacques Grenet, sabotier à Neuvy, oncle de l'enfant et la marraine, Françoise Martin femme de Pierre Blanvilain, sabotier à la Jumellière, grand-mère de l'enfant.

      Il se marie le 17 juillet 1788 à la Jumellière avec Mathurine Papin, née le 31 mars 1760 dans cette paroisse, fille de Jean Papin, métayer et de Marie Cesbron.

      De cette union sont issus :

     

    1° Mathurine Marais, née le 7 novembre 1789 à la Jumellière.

    2° Françoise Marais, née le  16 pluviôse an 6 (4 février 1798) à la Jumellière.

    3° Jacques Marais, né le 25 Prairial an 7 (13 juin 1799) à la Jumellière.

     

      En 1793 il exerce la profession de serger. Il prend les armes comme soldat dans l'armée Catholique et Royale et participe aux combats du Bois-Grolleau, Beaupréau, Argenton-Château, Thouars. Il passe la Loire et participe à toutes les batailles jusqu'à Savenay. Il se cache au Nord de la Loire pendant quatre mois et repasse la Loire. Il participe au combat de Chalonnes où une balle lui traverse la cuisse droite. Par la suite il sera nommé Commissaire aux Vivres. Pendant son absence, sa maison et son magasin contenant les marchandises sont incendiés par les Républicains.

      Il dépose une demande pension le 26 mai 1825. A cette époque il exerce la profession de serger, il est qualifié de propriétaire et est adjoint au Maire de la Jumellière. Il a déjà reçu un Brevet d'Honneur du Roi, la décoration du Lys de son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Angoulême ; le 15 octobre 1814.

    Jacques-Nicolas Marais....

     

      « A Monsieur le Préfet du Département du Maine et Loire

    Monsieur, A l'honneur de vous exposer le nommé Jacques Marais que jusqu'à présent lorsque sa Majesté a daigné répandre ses bienfaits sur ses fidèles serviteurs on leur a demandé ou un certificat d'indigence ou au moins de grandes charges de famille à prouver, qu'il avait cru devoir s'abstenir d'exposer ses titres qui dès le premier travail lui firent décerner un brevet d'honneur.

    Il se croit fondé aujourd'hui à réclamer une pension.

     

    1° Vu une blessure très grave reçue à Chalonnes et la campagne qu'il a fait dans toute son étendue Outre-Loire.

    2° Vu les pertes qu'il a fait par les fournitures faites à l'armée qui consistent en neuf cent soixante six francs en bons du Général Stofflet qu'il soumettra à Mrs les Membres de la Commission s'il est nécessaire, les ayant conservés.

    3° Quinze mil francs valeur en marchandises et maisons qui lui furent incendiées qu'il a perdu durant la révolution.

    4° Sur ce qu'ayant exercé les fonctions municipales presque depuis la pacification, il n'a jamais dévié des principes du Pays : s'est dévoué tout entier et dans des temps difficiles au maintien de l'ordre tout en conservant ces mêmes principes ce qui lui a valu d'exercer ces mêmes fonctions sous le gouvernement légitime qu'ayant été destitué à ''l'épocte'' des cent jours il reprit ses fonctions sitôt que la Vendée eut relevé la banière Royale comme il avait fait en 99, joignit ses efforts à la cause commune et dirigea tout ceux que fit la commune de la Jumellière pour seconder son maire alors employé à l'armée, ont sait que ces efforts furent considérables en hommes et en munitions de bouches.

      D'après une conduite si soutenue et il ose le dire si honorable, le réclamant espère que Mrs les Membres de la Commission le voudront bien considérer comme susceptible d'obtenir une pension.  »

    Signé : Jacques Marais

        

    Jacques Marais est décédé à la Jumellière le 29 juin 1834 et son épouse Mathurine Papin le 29 novembre 1843.

      

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens :  Jacques Marais -1M9/252 - Registres d'Etat civil de la commune de la Jumellière –  Décoration du Lys, pièce n°11 du dossier Vendéen – Photo : Décoration du Lys tirée du ''Grand livre des ordres de chevalerie et des décorations de Monsieur André Damien, de l'Institut''.                                                              

      

    Xavier  Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Jean Babonneau de la paroisse de Tillières, 

    sa métairie est incendiée par les Colonnes Infernales...

     

                            

    Jean babonneau....  Jean Babonneau est né le 8 mars 1777 et a été baptisé le 9 mars à Tillières. Il est le fils de Jean Babonneau, métayer à l'Orvoire et de Marguerite Poirier, décédée le 3 septembre 1815 à la Papinière. Le parrain a été Michel Babonneau, cousin et la Marraine, Françoise Babonneau, sa sœur.

      En 1793, il est domicilié à l'Orvoire à Tillières et prend les armes dès le 10 mars 1793. Il participe à toutes les batailles avant et après le passage de la Loire. Il nous dit que son père a été tué en 1794 à Beaupréau, que l'armée Infernale passa sur sa paroisse et que l'incendie et la pillerie furent tels qu'il ne resta rien à la fureur de ces monstres, mobilier, bestiaux, grains, tout fut consommé par les flammes et le pillage et qu'il est resté sans ressources.

    Jean babonneau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jean babonneau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       Après recherches, il s'avère que ce n'est pas son père qui a été tué à Beaupréau en 1794, mais le deuxième mari de sa mère, François Petiteau  ; son père étant décédé le 27 septembre 1779 à Tillières.

      Il dépose une demande de pension au Roi à la mairie de Tillières le 17 mai 1824

     

      « Jean Babonneau âgé de cinquante cinq ans, bordager, demeurant en la commune de Tillières, canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

      A Messieurs les Membres composant la Commission nommée à Beaupréau à l'effet de connaître les individus qui ont servis et faits des pertes dans les Armées Royales de l'Ouest conformément à l'ordonnance du 3 mars dernier.

      Expose ; qu'il a servi en qualité de soldat dans une compagnie d'infanterie de la paroisse de Tillières, faisant partie de l'armée d'Anjou et Haut-Poitou, qu'il a concourru à toutes les batailles qui eurent lieu avant et après le passage de la Loire. Sous les généraux M.M Delbée, de Bonchamps, de la Rochejaquelin, d'Autichamp et Stofflet.

      A la retraite de Beaupréau en 1794, eut son père tué ; et dans la poursuite de l'Armée Infernale qui passa sur notre paroisse, l'incendie, la pillerie d'une manière que rien ne resta à la fureur de ces monstres ; mobilier, bestiaux, grains, tout fut enfin consommée par les flammes et le pilliage : Resté sans ressources avec une mère, des frères et sœurs. 

      Puis il rejoignit après tous ces malheurs l'armée du général Stofflet, concourru aussi aux batailles de Chollet, Couron, Vezin, Hyzernais, etc... Son amour pour l'autel et le trône l'attacha assidûment à l'armée sans la quitter que par ordres de ses chefs. Il a combattu avec honneur et sans reproches, et a fait la campagne de 1815 sous le général comte D'autichamp.

      Demande qu'il participe à la distribution des fonds spécial accordé au département de Maine et Loire pour qu'il reçoive la solde annuelle dû à ses services et à ses pertes : n'ayant reçu ni secours ni pention sur les fonds de l'Etat. Les pièces et signatures exigées par l'arrêté de Monsieur le Préfet joints à la présente. »

     

      C'est Justice, Vive le Roi.

     

    A Tillières, le 17 mai 1824.

    Signé J. Babonneau – Guilbeau Capitaine – Barbot ancien Capitaine.

     

    Jean babonneau....

     

    Jean Babonneau épouse le 18 novembre 1809 à Tillières, Anne Bretaudeau née le 9 octobre 1782 à la Noue, dans cette même paroisse, fille de Joseph Bretaudeau et de Magdelaine Langevin. A cette époque il est bordager à la Papinière commune de Tillières.

     De cette union sont issus :

     

    1° Jeanne Babonneau, née le 15 octobre 1810 à Tillières.

    2° Jean Babonneau, né le 26 septembre 1811 à Tillières.

    3° Pierre Babonneau, né le 5 octobre 1812 à Tillières.

    4° Jean Babonneau, né le 17 janvier 1814 à Tillières.

    5° Anne Babonneau, née le 22 août 1815 à Tillières.

    6° Joseph Babonneau, né le 12 mars 1818 à Tillières.

     

      Le 3 septembre 1862 est décédé à sept heures du matin, en son domicile à la Papinière, Jean Babonneau âgé de 86 ans, veuf de Anne Bretaudeau.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Jean Babonneau n°2 -1M9/31 - Registres d'Etat civil de la commune de Tillières.  Cadastre 1834 de la commune de Tillières – Géoportail – Photo de l'auteur. 

                                                                 

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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