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    Michel Cassin de la paroisse de Chanteloup, 

    reste onze heures sous les cadavres de Savenay… 

     

               

     

    Michel Cassin, onze heures sous les cadavres de Savenay....La survie de Michel Cassin relève du miracle car la campagne d'outre-Loire fut un véritable calvaire pour l'armée Vendéenne, coupée de tout ravitaillement avec ses femmes, ses enfants, ses vieillards.

    Déjà le 17 Frimaire de l'an deux (7 décembre 1793), le froid est si vif du côté de la Flèche que les soldats et les enfants couchés au bivouac, sur le sol ne peuvent se relever. Le Dimanche 22 décembre, les Vendéens arrivent à Savenay sous une pluie de neige fondue (Abbé Deniau p. 334 et 429 du Tome III). Les 22 et 23 Décembre, la bataille se déroule par un froid humide accompagné d'un épais brouillard, ce sera le linceul de l'Armée Catholique et Royale...

             Le capitaine Cassin va rester onze heures parmi les morts, ''couchés parmi les morts et y fut pris comme tel''. Il va perdre son oncle, sa tante et tous ses frères et sœurs. On ne sait absolument rien des circonstances de sa survie, sauvé par des mains charitables? Gracié? Il n'en dit mot dans sa demande de pension.

     

    Michel-Joseph Cassin est né le 19 mars 1768 à Chanteloup. Il est le fils de Jacques-Gabriel Cassin, propriétaire-marchand de bois à Chanteloup et de Renée Brunet qui se sont mariés le 3 juillet 1747 à Chanteloup et auront huit enfants, dont six disparaîtront au cours des guerres de Vendée :

     

    1° Marie Cassin, née le 27 janvier 1750 à Chanteloup – tuée.

    2° Perrine Cassin, née le 11 novembre 1752, idem – tuée.

    3° Gabriel Cassin, né le 15 décembre 1754, idem – tué.

    4° Jacques Cassin, né le 20 avril 1757 et décédé le 4 décembre 1767.

    5° François Cassin, né le 29mars 1760, idem - tué.

    6° Pierre Cassin, né le 17 janvier 1763 idem, - tué.

    7° Louise Cassin, née le 18 juillet 1765, idem - tuée.

    8° Michel-Joseph Cassin, né le 19 mars 1768 à Chanteloup. 

     

    Il se marie le 27 janvier 1812 à Trémentines avec Marie-Anne-Catherine-Georgette Maugin née le7 juin 1777 à Trémentines, fille de Martin Maugin marchand de vin et de Marie-Anne Huau dame de la Bernardrie. De cette union sont issus : 

     

    1° Désiré-Joseph Cassin, né le 12 juillet 1814 à Trémentines.

    2° Marie-Joséphine Cassin, née le 12 novembre 1815, idem.

    3° Aimé-Henry Cassin, né le 22 août 1817 et qui sera maire de Trémentines.

     

    Le 14 septembre 1827 il dépose une demande de pension à Trémentines, en ces termes :

     

    «  A son Excellence le Ministre de la Guerre, en son hotel à Paris. 

            

    Monseigneur,

     

    Le Sieur Cassin Michel, Joseph, né à Chanteloup, le 19 mars 1768, et domicilié à Trémentines (Maine et Loire) a l'honneur de vous exposer qu'il a servi avec bravoure et distinction en qualité de capitaine dans les Armées Catholiques et Royales de la Vendée à toutes prises et reprises d'armes depuis 1793 jusqu'en 1815, et qu'il n'a cessé en toutes circonstances de prouver son dévouement pour la cause sacrée de la légitimité de l'autel et du trône du prince auguste qui nous gouverne et de son auguste famille, ainsi qu'il résulte de l'état de ses services ci-joint ; qu'il perdit lors de la Révolution une partie de sa fortune, qu'il a été blessé à la tête et qu'il faillit perdre la vie à l'affaire de Savenais étant resté près de onze heures parmi les morts. 

    D'après cet exposé Monseigneur, il prie votre Excellence, de lui faire obtenir une pension à la quelle il croit avoir droit. 

    Il attend cette faveur de votre justice et de votre humanité, et il est avec un profond respect, Monseigneur, de votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.   

    Signé : Michel Cassin, ancien capitaine. A Trémentines, le 14 septembre 1827. » 

     

    Michel Cassin, onze heures sous les cadavres de Savenay....

     

             Le certificat de service:

     

    «  Nous soussignés anciens officiers dans les armées royales de l'Ouest, certifions que le Sieur Cassin Michel, Joseph, né à Chanteloup le 17 mars 1768 et domicilié à Trémentines a servi en qualité de capitaine sous les ordres de Messieurs Cathelineau, d'Elbée, de Bonchamps, de la Rochejaclin, Stofflet et d'Autichamp, depuis 1793  ; jusqu'en 1815 à toute prise et reprise d'armes, qu'il a assisté à tous les combats qui furent donnés notamment à Cholet, Vihiers, Thouars, Montreuil, Nord et Nantes  ; à Châtillon il fut blessé à la tête, aussitôt guéri, il marcha de rechef et assista à toutes les autres affaires qui eurent lieu dans la Vendée  ; et ensuite il passa la Loire. 

    Il s'est battu avec bravoure et distinction à Laval, à Château Gontier, à Granville il monta un des premiers à l'assaut sur le fort d'où il tomba de haut en bas, et il en a éprouvé un effort dont il se ressentira toute sa vie. De là à la Flèche, Blin et Savenais, où il faillit perdre la vie ; il fut près de onze heures couché parmi les morts, et y fut pris comme tel. 

    Il perdit son oncle, sa tante, ses frères et sœurs qui furent victimes de la Révolution et une partie de ce qu'il avait. 

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent pour valoir ce que doit. 

    Fait à Trémentines le treize septembre mil huit cent vingt sept. 

     

    signé : Jean Brunet capitaine – Pierre Dénécheau, capitaine – Legeay Chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur- commandant la subdivision de Montfaucon. » 

    Michel-Joseph Cassin est décédé à Trémentines le 2 janvier 1850. 

    Marie-Anne-Catherine-Georgette Maugin est décédée à Trémentines le 25 juin 1825. 

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens:Michel-Joseph Cassin - dossier 1M9/-96. - copie du certificat de services- pièce n°2/2). 

    Registres d'Etat civil de la commune de Chanteloup et de Trémentines.  

    Photo: de l'auteur et la bataille d'Eylau d'Eugène Delacroix. 

                                                        

     X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     


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    René Brÿ de la paroisse de la Plaine, 

    cavalier d'ordonnance de Monsieur Henry... 

     

               

     

    René Brÿ....René Brÿ est né et a été baptisé le 15 avril 1774 à la Plaine. Il est le fils de Jean Brÿ, notaire et de Demoiselle Charlotte Richaudeau, son parrain a été Jean-Nicolas Brÿ, son frère et marraine Charlotte-Marie-Victoire Brÿ, sa sœur.

             Il participe à toutes les batailles et combats de la Vendée et d'outre-Loire comme cavalier d'ordonnance de Monsieur Henry, partageant ainsi tous les dangers avec son général. Il semble avoir été blessé, car il a une infirmité de la jambe droite occasionnée par la guerre. Il exerce la profession de fabricant de mouchoirs.

    Le 27 janvier 1806, à 31 ans, il épouse à Rablay une parente : Nicolle Brÿ, âgée de 18 ans, née le 7 septembre 1787 à Rablay, fille de  Nicolas Brÿ, maître chirurgien-officier de santé et de Renée Rompillon (vue n° 316/345 baptême 1787 Rablay -vue n°45/126, mariage). De cette union sont issus :

     

    1° Georges-Abel Brÿ, né le 24 avril 1807 à la Plaine.

    2° Victor-Anne Brÿ, né le 13 juin 1808 à la Plaine.

    3° Joséphine Brÿ, née le 16 août 1810 à la Plaine.

    4° Eugène-Aimé Brÿ, né le 28 avril 1812 à la Plaine.

    5° Eugénie-Léonore, née le 29 décembre 1821 à la Plaine.

    6° Louise-Adèle Brÿ, née le 8 octobre 1824 à la Plaine.

     

    René Brÿ....

    Le 30 mai 1825 il dépose une demande de pension à la Plaine sous le n°11.

     

             « A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire à son hotel. 

     

    A l'honneur de vos exposer René Brÿ fabricant demeurant à la Plaine canton de Vihiers arrondissement de Saumur département de Maine et Loire ; qu'il s'est constamment montré, avec zèle et dévouement pour la cause sacrée du trône et de l'autel pendant toute la durée de la guerre de la Vendée et dans la campagne d'outre Loire étant cavalier d'ordonnance de feu Monsieur Henry de la Rochejacquelin général en chef de l'armée ayant été présent avec lui dans tous les combats qui ont eu lieu dans la Vendée, qu'outre et Loire ce considéré Monsieur le Préfet à l'honneur d'exposer qu'il est père de six enfants et ayant une infirmité à la jambe droite occasionnée par la guerre qui l'empêchent de travailler, ayant peu de bien pour vivre et pour élevé sa famille, il vous supplie de daigner le faire jouir des biens faits accordés par sa Majesté par son ordonnance du 3 décembre 1823 et de son ordonnance du 4 août 1824 aux vrais soldats Vendéens ce qu'octroyant ayant égard à sa famille qu'il a mérité par sa bravoure. 

    Le suppliant prend la liberté d'assurer de ses sentiments respectueux et de redire : l'exposant a perdu près de six mille francs dans les guerres de la Vendée. 

    Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur et de notre auguste Monarque, le fidèle sujet.   

     

             Signé R. Brÿ. » 

     

             Certificat des officiers :

     

    « Armée Royale d'Anjou et de Haut-Poitou – Etat de service de Brÿ René. 

    En quatre vingt treize ayant fait toute la campagne et en quatre vingt quatorze ayant passé la rive droite de la Loire, s'étant trouvé à toutes les batailles qui ont eu lieu en Brétagne sous les ordres de feu Monsieur Henry de la Rochejacquelin, ayant été toujours de son escorte et ayant perdu dans cette guerre près de six mille francs. 

             Nous Jean Ménard Chevallier de l'Ordre de Saint-Louis et Militaire de Saint-Louis, ancien chef de Division - Armand Débillot adjudant-major de la deuxième Division du 4ème corps et Jacques Chalet capitaine de la dite division. Certifions que le nommé Brÿ René a servi sous nos ordres en qualité de cavallier d'ordonnance de feu Mr Henry de la Rochejacquelin général en chef de la dite armée royale Vendéenne.  

             En fois de quoi nous lui délivrons le présent pour servir et valoir ce que de raison. Fait à la Plaine le dix neuf mai mil huit cent vingt cinq. 

     

             signé : Menard chef de Division – Debillot – Challet. » 

     

    René Brÿ....

    René Brÿ est décédé à la Plaine, le 20 juillet 1852. 

    (vue n°168/187 la Plaine)

    Joséphine-Nicole Brÿ est décédée à la Plaine le 1er mars 1863.

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : René Brÿ - dossier 1M9/-92. - copie du certificat de services- pièce n°2/5) 

    Registres d'Etat civil de la commune de la Plaine et Rablay-sur-Layon.  

    Photo: de l'auteur. 

     

                                                          

                             

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Année 1797 à Précigné, département de la Sarthe. 

    Cacher un prêtre réfractaire peut coûter très cher... 

                   

               

     

    La famille Arouet....Dans ce blog nous parlons très peu de la chouannerie étant, pour la plupart, descendants de Vendéens, nous faisons une ''fixette'' sur le Sud Loire. La chouannerie en Sarthe et en Mayenne n'est pas animée, non plus, par beaucoup de passionnés du clavier, il faut bien le dire.

     

    L'histoire de la famille Arouet-Harrouët exploitant la closerie de Monplaisir, commune de Précigné dans le département de la Sarthe va nous donner une idée de ce qui se passait au Nord de la Loire en 1797. Pour avoir caché un prêtre réfractaire, la famille entière va être jetée en prison et la maison mise au pillage par la racaille républicaine locale.

    En effet, ces braves gens cachent Monsieur l'Abbé Glatier, vicaire de Précigné qui a refusé le serment, ils seront dénoncés par les collabos de l'époque... l'abbé Glatier sera guillotiné à Tours le 24 mars 1798.

    La famille Arouet....

    Nous laisserons donc la parole à Guillaume-François Arouet, âgé de 16 ans au moment des faits. Il fera lui-même une demande de pension comme ancien combattant royaliste pour la période de 1815 ; un certificat de service lui sera d'ailleurs délivré le 27 août 1815 par le chef de la Légion de Beaumont.

     

     

    Canton de Sablé, le 25 mai 1825 – acte de notoriété constatant les services militaires et les pertes de Arouet Guillaume-François.

     

    « L'an mil huit cent vingt cinq, le vingt cinq mai. 

     

    Devant nous Joseph-Louis Bouvet juge de paix du canton de Sablé, arrondissement de la Flèche, département de la Sarthe ; sont comparus les sieurs : 

     

    1°Julien Brichet, garde champêtre de la commune de Précigné, ancien capitaine de la compagnie de Précigné. 

    2° François Daillère, ancien capitaine cdt la compagnie de Notre-Dame-du-Pé. 

    3° Pierre Piou, maire de la commune de Notre Dame du Pé, ancien soldat royaliste. 

     

    Lesquels ont attesté comme chose de notoriété publique et qui est à leur connaissance particulière qu'en 1797, Monsieur Glattier prêtre non assermenté ayant été découvert dans une cache au lieu de Monplaisir commune de Précigné, tous les meubles, effets, bestiaux furent livrés au pillage et emmenés à Sablé ainsi que Guillaume Arouet et ses enfants qui faisaient valoir le dit lieu de Monplaisir ; conduit de prisons en prisons jusqu'à l'Ille de Rhé, ramené dans celles du Mans pour y être jugé militairement et enfin délivré au commencement de 1800 par le corps d'armée Royale commandé par Mr le comte de Bourmont  ; 

    Que Arouet Guillaume-François fils du dit « Julien », ici présent et qu'ils déclarent bien connaître né à la Chapelle-d'Aligné le vingt six août mil sept cent quatre vingt a lui-même servi la cause Royale dans les Cent-Jours de dix huit cent quinze ; qu'il était soldat dans la compagnie de Morannes, capitaine Le Brun et qu'enfin la perte résultant du pillage qui eut lieu à Monplaisir peut être évaluée sans exagération à mille francs ; les attestants ajoutant qu'à raison de l'éloignement des temps, ils ne peuvent faire le détail des meubles, effets et bestiaux perdus. 

    De quoi nous avons à la réquisition du dit Arouet Guillaume-François, rédigé le présent acte de notoriété conformément à l'Ordonnance du Roi du 29 décembre 1824, et ont les attestants signés avec nous. 

    Fait à notre domicile à Sablé les dits jour et an.   

    Ont signé : Julien Brichet, ancien capitaine – Daillère, ancien capitaine – Piou – Bouvet, juge de paix. » 

    La famille Arouet....

     

    Voici la composition de la famille Arouet jetée sans ménagement en prison en 1797 et délivrée par les armées Royales au Mans en 1800 :

    Guillaume Arouet, fils de Guillaume Arouet, closier et de Catherine Manceau épouse le 27 juin 1768 à Précigné, Renée Pontillon, fille de Michel Pontillon, closier et de Renée Berrué (vue n°95/462 – Précigné 1761-1791). De cette union sont issus :

     

    1° Catherine Arouet, née le 13 septembre 1769 à Précigné.

    2° Jeanne Arouet, née le 12 novembre 1771 à Précigné

    3° Marie-Perrine Arouet, née le 6 septembre 1775 à Précigné.

    4° Perrine-Marie Arouet, née le 12 mai 1777 à Précigné.

    5° Guillaume-François Arouet, né le 26 août 1780 à Précigné. 

     

    Guillaume-François Arouet épouse le 21 Brumaire de l'an 14 (16 novembre 1805) à Morannes dans le Maine-et-Loire, Anne Guilleux, née à Cheffes le 5 octobre 1772, fille de François Guilleux, laboureur et de Anne Touchet (vue n°172/334, Morannes).

     

             De cette union sont issus :

    1° François-Julien-René Arrouet, né le 30 septembre 1806 à Morannes.

    2° Jean Arrouet, né le 16 janvier 1809 à Morannes.

    3° Louis Arrouet, né le 4 janvier 1814 à Morannes.

     

    Guillaume Arouet père décède le 3 novembre 1805, à l'âge de 62 ans, au lieu-dit de la Villaine à Morannes.

     

    Sources:   

    Archives Départementales de la Sarthe et du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Arouet Guillaume - dossier 1M9/-26. - copie du certificat de services - pièce n°8/8. 

    Registres d'Etat civil de la commune de Précigné et de la Chapelle-d'Aligné. Signature de l'Abbé Glatier en 1791, vue n°276/279 Précigné. 

    Photo: de l'auteur. 

                                                         

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Joseph Ogereau de la Roche Malard, paroisse de Melay, 

    ses trois frères sont tués au combat. 

                   

                   

     

    Joseph Ogereau....Joseph Ogereau-Augereau est né le 13 décembre 1761 à Melay près de Chemillé et a été baptisé le 14 décembre. Il est le fils de Joseph Ogereau, métayer à la Roche-Malard et de Marie Martineau.

    En 1825 le maire de Melay nous informe que trois de ses frères ont été tués au service du Roi ainsi que trois frères de son épouse, la famille Bidet de Saint-Georges-du-Puy-de-la-Garde.

    Afin d'identifier les tués de 93, nous avons reconstitué la famille telle qu'elle se présentait au moment de la Révolution.

    Joseph Ogereau père, épouse à Melay, le 27 novembre 1752, Françoise Morin qui décède le 9 mai 1756 à l'âge de 31ans. De cette union sont issus :

     

    1° Louis Ogereau, né le 10 octobre 1753 à Melay.

    2° Louise-Françoise Ogereau, née le 6 mai 1756 à Melay. Le 5 juillet 1757, il se remarie à Melay avec Marie-Angélique Martineau âgée de 24 ans, d'où :

     

    1° Jacques Ogereau, né le 3 septembre 1758 à Melay - tué.

    2° Marie Ogereau, née 10 février 1760 à Melay.

    Joseph Ogereau, né le 13 décembre 1761 à Melay.

    4° Jean Ogereau, né le 13 décembre 1761, † 20 février 1762 à Melay

    5° Mathurine Ogereau, née le 3 novembre 1763 à Melay.

    6° Louise Ogereau, née le 9 décembre1765 à Melay.

    7° René-Marie Ogereau, né le 8 février 1768 à Melay - tué.

    8° François Ogereau, né le 16 avril 1770 à Melay - tué.

    9° Jean Ogereau, né le 16 avril 1770 à Melay, frère jumeau. †17.12.1811 Saumur.

     

    Il est donc très vraisemblable que Jacques, René-Marie et François Ogereau furent tués dans les combats de 1793 et 1794, Louis Ogereau, le demi-frère, aîné de la famille, âgé de 40 ans en 1793, me semblant trop avancé en âge pour prendre les armes.

    En 1793, Joseph Ogereau participe à toutes les prises et reprises d'armes jusqu'à la pacification et est blessé à plusieurs reprises, la première blessure ayant été reçue au côté droit, entre le Bois Grolleau et Vezins.

    Au moment de la pacification, le 5 Ventôse de l'an VI, (23 février 1798), il en profite pour épouser à Melay, Jeanne Bidet, née le 20 mai 1773 à Saint-Georges-du-Puy-de-la-Garde, fille de Jean Bidet, métayer, et de Perrine Caillault (vue n°15/124 – mariages an V-1814 Melay) d'où sont issus six enfants :

     

    1° Jeanne Ogereau, née le 26 Ventôse de l'an VI... (16 mars 1798) à Melay.

    2° Françoise Ogereau, née le 9 Ventôse de l'an 10 (28 février 1802) idem.

    3° Marie Ogereau, née le 4 Ventôse an 12 (24 février 1804)  idem.

    4° Renée-Michelle Ogereau, née le 29 Frimaire an 14 (20 décembre 1805).

    5° Jeanne-Florence Ogereau, née le 27 février 1809 à Melay.

    6° Jean Ogereau, né le 26 octobre 1811 à Melay.

     

     

    Le 20 mars 1824 il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « A son Excellence le Ministre de la Guerre, 

     

    Monseigneur,

     

    Le Nommé Augereau Joseph, métayer, né à Melay canton de Chemillé (Maine et Loire) et y domicilié, à l'honneur de vous exposer qu'il a servi avec honneur et bravoure dans les armées de l'Ouest dites de la Vendée à toutes prises et reprises d'armes depuis 1793 jusqu'à la Restauration ; étant père de famille de six enfants, il a recours à votre Excellence Monseigneur, il vous supplie de le comprendre dans les dons accordés par sa Majesté eu égard à ses blessures. 

    Ce qu'octroyant, vous ferez justice à un père de famille qui en sera éternellement reconnaissant. 

    A Melay, le 20 mars 1824, le dit Augereau a déclaré ne savoir signer 

    signé Aug de la Béraudière, maire. » 

     

    Nota  : 

     

    « Le dit Augereau Joseph a perdu trois de ses frères en combattant dans les rangs de l' Armée Royale de la Vendée et sa femme a perdu trois de ses propres frères qui combattaient pour la même cause, ce que nous certifions, nous maire de la commune de Melay. 

     

    Signé Aug de la Béraudière Maire – le 2 mai 1824.» 

     

    Certificat de notoriété :

    «  Le 29 avril 1824  

     

        Devant nous Jacques-Charles Thibault juge de paix du canton de Chemillé arrondissement de Beaupréau, département de Maine et Loire assisté du Sieur Paul Pousset notre greffier, sont comparus Messieurs :

     

    1° Joseph Lambert, tisserand âgé de quarante six ans 

    2° Jacques Dixneuf métayer âgé de cinquante six ans. 

    3° Pierre Rompillon métayer, âgé de cinquante ans. 

     

    Lesquels nous ont déclaré et certifié que le sieur Ogereau, métayer demeurant de la commune de Melay a servi dans l'Armée Royale Vendéenne à toutes les prises et reprises d'armes et qu'il a reçu une blessure au côté gauche entre le Bois Grolleau et Vezins et une autre blessure au doigt majeur de la main droite ; qu'il s'est toujours très bien comporté en brave soldat vendéen. 

    Ce qu'ils nous affirment sincère et véritable et ont les dits témoins signé avec nous et notre greffier après lecture, fort le dit Rompillon qui a déclaré ne le savoir faire, de ce enquis.  

    signé Lambert – Jacques Dixneuf – Thibault – Pousset, greffier. » 

    Joseph Ogereau....

     

    Joseph Ogereau est décédé le 16 octobre 1839 à Melay. 

    Jeanne Bidet, son épouse, est décédée le 28 mars 1849 à Melay. 

     

    Sources:   

    Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Joseph Ogereau-Augereau - dossier 1M9/-29. - copie du certificat de notoriété - pièce n°2/7. 

    Registres d'Etat civil de la commune de Melay et généanet.  

    Photo tirée de « Secrets de chemins n°4 » - Juillet-Août 2008, d’après l’affiche du film « Jean Chouan », 1926. 

                                                         

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Jean Barbot du Fief-Sauvin, 

    caporal au régiment de Cambrésis... 

                   

                   

     

    Jean Barbot....     Jean Barbot est né et a été baptisé le 16 mars 1760 à Villeneuve-Fief-Sauvin. Il est le fils de Gabriel Barbot, maréchal ferrant et de Jeanne Clémot.

    En 1780, à l'âge de 20 ans il entre au service du Roi Louis XVI dans le régiment de Cambrésis. Il sert douze années dans ce corps où il est nommé caporal en 1784.

    Le régiment d'infanterie de Cambrésis a été créé le 25 mars 1776 et en 1788 il est commandé par Charles-Louis Ségondat baron de Montesquieu.

    A peine libéré du service Jean Barbot est entraîné dans la guerre de La Vendée où il sert avec courage et intrépidité. Monsieur de Bonchamps le nomme immédiatement capitaine de la garde de Saint-Florent forte de 400 hommes. Il est blessé à plusieurs reprises et au retour d'outre-Loire, le général Stofflet le nomme capitaine de ses chasseurs.

    Au début de l'Empire, il est marchand-fileur de laine et épouse Louise Courtais, née le 19 juillet 1764 à Saint-Lézin, fille de Joseph Courtais, graveur, et de Jeanne Chetoul.

    De cette union est issu un fils qui décédera en bas âge.

     

    1° - Honoré-Amable Barbot, né le 13 novembre 1807 à Jallais. (vue 8/119,

           naissances Jallais). 

      

    Jean Barbot est décédé à Jallais le 26 avril 1840 (vue n°98/164).

    Louise Courtais est décédée à Jallais le 3 septembre 1836, (vue n°59/164)

     

    Le 28 mai 1825, Jean Barbot dépose une demande de pension à Jallais en ces termes :

     

    « A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre  

     

    Monseigneur, 

     

    à l'honneur de vous exposer le Sieur Barbot Jean, demeurant à Jallais, canton de Beaupréau, département de Maine et Loire, âgé de soixante quatre ans, qu'il entra au service de sa Majesté Louis Seize en 1781 dans le régiment de Cambrésis commandé par Mr de Montesquieu ; où il resta douze ans en qualité de caporal et qu'au moment de la révolution, il fut un des premiers à prendre les armes, Monsieur de Bonchamps le nomma capitaine de la garde de Saint-Florent forte de 400 hommes ; qu'il fit la campagne d'Outre-Loire en cette qualité et qu'au retour Stofflet le nomma capitaine de ses Chasseurs. En 1815 il servit avec zèle et commanda une des compagnies de Jallais. 

     

    Le pétitionnaire a reçu il y a quelques années un secours de deux cents francs qui n'est point proportionné au grade qu'il a occupé et aux services qu'il a rendu, son âge avancé et ses nombreuses blessures ne peuvent qu'augmenter ses besoins et militer en sa faveur. 

     

    Pourquoi Monseigneur, il vous supplie d'ordonner que son faible secours soit converti en une pension qui le tire de l'extrême besoin où il se trouve. De votre Excellence, Monseigneur, le très humble et très obéissant serviteur.» 

     

    Jean Barbot....

     

    Certificat des chirurgiens.

     

    « Nous soussignés Ardré et Daviers, chirurgiens à la résidence de Jallais, arrondissement de Beaupréau, département de Maine et Loire. 

    Certifions avoir visité le nommé Jean Barbot âgé de soixante quatre ans ayant le grade de capitaine des Chasseurs dans les armées Royales de la Vendée, domicillié de la commune de Jallais ; Examen fait de ses blessures, nous avons reconnu plusieurs cicatrices, la première à la partie interne et supérieure de la cuisse du côté droit, la seconde à la partie postérieure et supérieure de la même cuisse du côté droit, la troisième à la partie intérieure et supérieure du sternome, la quatrième sur l'articulation de la dernière phalange du doigt du milieu, la cinquième sur la première phalange du doigt auriculaire, les dittes cicatrices nous ont parus être occasionnées par les armes à feux, cause qui l'empêche de travailler utillement , nous a dit avoir été blessé à la bataille de Nantes et à celle de Fontenai, en fois de quoi nous lui avons délivré le présent rapport pour valoir et servir. 

    A Jallais vingt cinq may mil huit cent vingt cinq.  

    Signé Ardré et Daviers » 

     

    En réalité, a reçu un coup de baïonnette à Fontenay et deux autres blessures à Nantes.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Jean Barbot - dossier 1M9/35.

    Registres d'Etat civil de la commune de Jallais, de Villeneuve – Fief-Sauvin – copie des états de service pièce n°4/6 

    Photos de l'auteur.  

                                                         

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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