•                           

    Pasteau Jean de la paroisse de Saint-Mars-la-Réorthe 

    tué à Mallièvre...

     

     

                            

    Jean Pasteau....

    Tué au combat, par un Bleu, ''alors qu'il chargeait son fusil'' ou accident ?

    Nous n'avons aucune date précise du décès et les registres d'état civil consultés n'apportent rien à ce sujet. Peut-être tué au combat contre une Colonne Infernale en janvier 1794, puisque la Colonne de Boucret est aux Epesses, village situé entre St-Mars-la-Réorthe et Mallièvre, le Dimanche 26 janvier 1794 et stationne en ce lieu jusqu'au 28 janvier.

    Le décès de son fils Joseph, le 27 Vendémiaire an 13 (8 octobre 1804) ne précise ni les circonstances, ni la date de décès du père, nous apprenons seulement qu'il était tisserand.(vue n°64/278).

     

    Pacheteau–Pasteau Jean est né le 31 juillet 1758 à Saint-Mars-la-Réorthe, il est le fils de Jacques Pasteau, tixier et de Renée Morin. Il se marie à Saint-Mars le 6 février 1782 (vue n° 73/180) avec Jeanne, Marie Leroux ou Roux, née le 13 juin 1761 à Saint-Mars ; fille de Jean Leroux, tanneur et de Marie Bourasseau. De cette union sont issus :

     

    1° Jeanne-Renée Pasteau, née le 13 août 1783 à Saint-Mars.

    2° Marie-Anne Pasteau, née le 30 septembre 1784 à St Mars † le 8 octobre

        1784.

    3° Pierre Pasteau, né le 21 octobre 1785 à Saint-Mars.

    4° Joseph Pasteau, né le 21 août 1788 à Saint-Mars + le 19 octobre 1804 à Saint-Mars.

        

    5° Pélagie Pasteau, née le 11 mars 1791 à Saint-Mars.

    6° Marie Pasteau  ???

     

      Le registre des pensions établi le 15 février 1817 fait apparaître la demande de pension suivante   :

     

    « N°329 – Leroux Jeanne-Marie, domiciliée à Saint-Mars-la-Réorthe, née en 1761, veuve de Pacheteau Jean – soldat des Armées Vendéennes- il fut tué à Mallièvre en chargeant son fusil – peu aisée – domiciliée à Saint-Mars-la Réorthe – deux enfants – proposée pour une pension de quarante francs.  »

     

    Jean Pasteau....

    Jean Pasteau....

     

    Jeanne-Marie Leroux est décédée le 26 mars 1841 à Saint-Mars-la-Réorthe (vue n°167/259).

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°23/41, SHD XU 39-5 du 15 février 1817 – Registres d'état civil de la commune de Saint-Mars-la-Réorthe. - Photo de l'auteur. 

                                                                  

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets

     

     

    NDLR : La colonne infernale de Boucret est bien passée à Mallièvre le 26 janvier comme en témoigne le gendarme Graviche ici. 


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    Pierre Querré, de la paroisse de la Boissière-de-Montaigu, 

    tué au combat de la Grandinière en avril 1794.

     

           

                 

    Pierre Querré....Le hasard des recherches offre parfois des surprises, le petit clin d'oeil de la Providence. En effet, Pierre Querré est le fils de Pierre Querré et de Marie Pépineau de la Boissière-de-Montaigu. Un de mes ancêtres, Pierre Paquereau, a épousé au début du XIX siècle Jeanne Pépineau issue de cette même famille Pépineau originaire de La Boissière et de La Guyonnière, le monde est petit...

     

    Un combat à la Grandinière ? Il semblerait que ce soit encore le passage d'une  Colonne Infernale à laquelle des groupes de soldats Vendéens essaient de résister de façons sporadique, pour ''sauver leurs peaux''. En avril 1794, le père de Pierre, Pierre Querré, né le 14 février 1723 à Boussay, époux de Marie Pépineau, née le 11 septembre 1715 à la Boissière, est également tué dans ce bourg à l'âge de 71 ans.

    Pour vous donner une idée de l'ampleur des massacres à l'échelle de deux paroisses Vendéennes : En 1789, la Boissière-de-Montaigu compte 1100 âmes et seulement 360 âmes en 1802. Pour la Guyonnière, la population passe de 1200 habitants avant la Révolution à quelques centaines à la paix de Montfaucon en janvier 1800. Ce constat se passe de commentaires, il s'agit bien d'un génocide pensé et voulu par Robespierre et ses ''satellites'' malfaisants de la Convention... Et le 12 avril 1794, un personnage peu recommandable se trouve près de ces deux villages : Turreau, le général-en-chef des Colonnes Infernales est à Montaigu.... Une lettre datée du 12 avril 1794 en apporte la preuve. «  Lettre du Général Turreau commandant en chef de l'Armée de l'Ouest, écrite au quartier général de Montaigu du 23 Germinal an 3 de la République Une et indivisible – 12 avril 1794 ». (Class SHD5/8-112 vue n°1/7).

    Pierre Querré....

    Pierre Querré....

     

    Pierre Querré est né le 9 mai 1755 à La Boissière-de-Montaigu. Il est le fils de Pierre Querré, originaire de Boussay, né le 16 septembre 1723, tué par les troupes républicaines à la Boissière-de-Montaigu, en avril 1794 et de Marie Pépineau, née le 11 septembre 1715 à La Boissière. En 1793 il exerce la profession de charpentier, veuf en première noces de Jeanne Guérin, il épouse le 30 novembre 1786 à La Boissière, Marie-Anne Belouard-Bellouard-Belloire, née en 1754 à La Guyonnière, fille de Jean Belouard et de Marie-Anne Simoneau.

    La reconstitution des actes de décès pour les années 1788-1801 établie en juillet 1819, nous informe que Pierre Querré, âgé de 32 ans, charpentier, demeurant au bourg a été tué par les troupes de la République à la Grandinière, commune de la Boissière au mois d'avril 1794. Quatre témoins confirment ce décès : Pierre Marteau, propriétaire, 54 ans, demeurant au bourg ; Jean Chevalier, cultivateur, 59 ans, demeurant à la Grandinière ; Jean Landreau, journalier 55 ans de Saint-Symphorien à la Bruffière. (Reconstitution d'actes 1788-1801, vue n°8/8, acte n°33 – année 1819 - commune de La Boissière). En 1794, ces témoins étaient âgés de 34 ans pour le plus vieux et de 21 ans pour le plus jeune, ce qui laisse supposer qu'ils avaient participé, comme soldats Vendéens, au combat de la Grandinière.

      

    De son union avec Marie Anne Bellouard, Pierre Querré laissa  :

    1° Marie-Rosalie Querré, née le 13 janvier 1789 (vue n°134/181).

    2° Jean-Baptiste Querré, né le 18 juillet 1791 à la Boissière. (vues

        n°167,168/181). 

    3° Gabriel Querré, né le 18 juillet 1791 -idem -

    4° René Querré, né le 18 juillet 1791 – idem -  ces triplés sont décédés

        les 20 et 21 juillet 1791.

    5°Marie-Julie Querré, née le 8 avril 1793 à la Boissière. (vue n°4/14).  

     

    Marie-Anne Belloire dépose une demande de pension comme veuve d'un ancien combattant Vendéen qui est enregistrée le 15 février 1817.

     

    «  N°75 – Belloire Marie-Anne, née à la Guyonnière en 1754, veuve de Pierre Querré – soldat des Armées Vendéennes, tué au combat de la Grandinière – indigente – domiciliée à la Boissière-de-Montaigu, deux enfants – proposée pour une pension de 40 francs  ».

    Pierre Querré....

    Pierre Querré....

     

        Marie-Anne Bellouard est décédée au bourg de la Boissière-de-Montaigu le 10 janvier 1829. (Vue n°272/296 année 1819).

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°7/41, SHD XU 39-5 - Registres d'état civil de la Boissière-de- Montaigu, de la Guyonnière, Boussay – Cadastre de 1819 de la Boissière-de-Montaigu- Googlemap, village de la Grandinière, commune de la Boissière - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    René Petiteau de la paroisse des Essarts, 

    tué au combat des Frênes le 10 septembre 1794. 

                

                 

     

    René Petiteau....Du mois de mai au mois de juin 1794, ce sont les derniers mois de la Terreur, mais les massacres continuent. La chute de Turreau ne bouleverse pas les événements et des expéditions meurtrières sporadiques sont lancées à travers le Bocage.

    Alors que se passe-t-il du côté des Essarts et de Sainte Cécile ? Pas grand chose. Le 9 septembre, Monsieur de Charette regagne son camp de Belleville-sur-Vie ; le 13 septembre il est à Beaufou, Saint-Etienne-du-Bois, les Grandes-Landes et Falleron où il stationne. Le 14 septembre il attaque le camp de Fréligné situé entre Falleron et Touvois...

     

    Une demande de pension d'une veuve de soldat Vendéen fait état d'un combat qui se serait déroulé au village des Frênes à Sainte Cécile le 10 septembre 1794 où sont mari, René Petiteau a été tué. Ce qui confirme que des détachements Bleus sillonnent toujours le pays. Le village du Fraigne* existe toujours et se situe à l'Ouest de Sainte-Cécile, non loin du chemin des Essarts à Sainte-Cécile.

     

    *Le fraigne, frâgne désigne en patois vendéen un bel arbre de nos forêts, le frêne.

    René Petiteau....

     

    Il semblerait qu'il s'agisse d'un petit combat local, car aucune Colonne Infernale n'est signalée à cette date dans le secteur. Je pencherais pour une expédition de la garnison Bleue des Essarts et un accrochage avec un groupe de combattants Vendéens au village du Fresne, ce village se trouvant près du chemin des Essarts à Sainte-Cécile. En effet, en consultant l'acte de mariage d'une fille de René Petiteau, Marie-Anne Petiteau à Sainte-Cécile, en 1825 ( vue n°168/412), quatre témoins oculaires certifient la date de décès de René Petiteau comme étant survenue le 10 septembre 1794. Il s'agit de : Gabriel Couaud, Jean Benesteau, Louis Moreau et de René Drapeau ; ce qui laisse supposer qu'ils auraient, eux aussi, participé au combat.

    L'acte de mariage d'une autre fille : Madeleine Petiteau, le 15 octobre 1825 (vue n°39/181) à Saint-André-Goule-d'Oie ne fourni aucun renseignement sur la date de décès de René Petiteau.

    Le décès de Renée Petiteau, le 23 mai 1813 (vue n°88/311) au village de la Brossière à Saint-André-Goule-d'Oie n'apporte, lui non plus, aucun renseignement à ce sujet.

     

    René Petiteau est né vers 1750 aux Essarts ? Il est le fils de Jacques Petiteau et de Jeanne Boisseleau. Il est laboureur au village du Frêne ou des Frênes, paroisse de Saint-Cécile. Il se marie le 10 juillet 1776 aux Essarts avec Charlotte Drouaud, fille de Pierre Drouaud et de Jeanne Gréau. (vue n° 204/309, année 1776).  De cette union sont issus :

     

    1° Marie-Anne Petiteau, née le 15 septembre 1778 aux Essarts.

    2° Madeleine Petiteau, née le 12 octobre 1780 aux Essarts.

    3° Renée Petiteau, née le 26 décembre 1785 à Sainte-Cécile.

    4° François Petiteau, né le 4 novembre 1790 à Sainte-Cécile.

     

    La Commission Mixte de 1814 décide d'octroyer une pension de quarante cinq francs à Charlotte Drouaud, orthographiée Drouard Charlotte.

     

    « N°38 – Drouard Charlotte, née aux Essarts en 1748, veuve de Petiteau René, soldat des Armées Vendéennes – tué au combat des Frênes – indigente – domiciliée à Sainte-Cécile – trois enfants – proposée pour une pension de quarante cinq  francs. »

    Elle ne touchera jamais cette pension puisqu'elle décède le 9 novembre 1816 au Freigne, commune de Sainte-Cécile.

    (vue n°83/239).

     

    René Petiteau....

    René Petiteau....

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°4/41, SHD XU 39-5- Registres d'état civil des Essarts, de Sainte-Cécile, de Saint-André-Goule-d'Oie – Cadastre de 1825 Sainte-Cécile- Googlemap village des Fraignes commune de Sainte-Cécile – Itinéraire de la Vendée Militaire de Doré-Graslin, Editions Garnier 1979 pages 152&153 - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Jacques-Benjamin Payraudeau de la paroisse des Brouzils, 

    blessé au combat de la Chemairière en juin 1794. 

                

                 

     

    Jacques-Benjamin Payraudeau....Les archives et les écrits divers ne parlent pas du combat de la Chemairière de juin 1794 aux Brouzils.

    Nous savons seulement que « le Dimanche 22 juin 1794, 1000 hommes de la Colonne de Dusirat vont piller les Brouzils et la Copechagnière » (Itinéraires de la Vendée Militaire, page 143). « Un homme des Brouzils est tué dans les pâtureaux de Grasla et une femme à la Chemairière, en lisière de forêt.»... avec quelques précisions « André Faverou, 43 ans, notaire à Montaigu est tué en forêt ; Jacquette Gréau, femme Fournier, 35 ans, la Chemairière – Piveteau Jacques, 58 ans, - les Bois - tué dans les pâtureaux de Grasla – Chapleau Mathurin, 33 ans - le Fief. » (Martyrologe de la paroisse des Brouzils, pages 102 et 103.).

     

    Jacques-Benjamin Payraudeau....

     

     

     

    Jacques-Benjamin Payraudeau est né le 13 octobre 1767 aux Brouzils. Il est le fils de Gabriel Payraudeau Sieur de la Corbinière, tanneur, et de Charlotte Bouffard. (vue n°162/386 année 1814 Décès). Il épouse le 21 Vendémiaire an 9 (12 octobre 1800) à Chavagnes-en-Paillers, Marie-Anne Réchin, née le 10 mai 1774 à Chavagnes, fille de Lazare Réchin, officier de santé-chirurgien et de Dame Marie Caillon. A cette époque, il exerce la profession de tanneur au bourg des Brouzils et est un ancien sous-lieutenant de l'Armée Catholique et Royale.

     

      De cette union sont issus :

     

    1° Marie-Anne-Charlotte Payraudeau, née le 17 décembre 1801 aux Brouzils.

    2° Joséphine-Aimée Payraudeau, née le 9 juillet 1804, aux Brouzils.

    3° Emmanuelle-Perpétue Payraudeau, née le 25 décembre 1805 aux Brouzils.

    4° Azélie-Esther Payraudeau, née le 7 septembre 1807 aux Brouzils.

    5° Benjamin-Hippolyte Payraudeau, né le 21 septembre1808 aux Brouzils.

    6° Lucie-Claire Payraudeau, née le 2 décembre 1809 aux Brouzils.

    7° Lazare-Alexis Payraudeau, né le 27 juin 1811 † 2 février 1812 aux Brouzils.

     

    Le 14 juillet 1820, Marie-Anne Réchin dépose une demande de pension :

     

    « N°907 - Réchin Marie-Anne née à Chavagnes-en-Paillers le 10 mai 1774 – veuve de Payraudeau Jacques-Benjamin – Sous-Lieutenant – blessé au combat de la Chemairière en juin 1794 d'une balle qui lui a traversé la poitrine et mort en 1800 des suites de cette blessure* – petite marchande – vivant de son travail – domiciliée aux Brouzils – 5 enfants – proposée pour une pension de soixante francs.»

    Jacques-Benjamin Payraudeau....

    Jacques-Benjamin Payraudeau....

     

     

    * N'est pas décédé en 1800, mais le 1er février 1814 à 6 heures du matin aux Brouzils, âgé de 46 ans (vue n°162/386 année 1814 les Brouzils). Il a survécu à cette grave blessure certainement grâce aux soins de son beau-père chirurgien. 

     

    Marie-Anne Réchin est décédée le 10 décembre 1843 au bourg des Brouzils à 11 heures du soir (vue n°439/530), fille de Lazare Réchin, médecin et de feue Dame Marie Caillon.

     

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°4/5, SHD XU 39-10 du 14 juillet 1820 – Registres d'état civil des Brouzils, Chavagnes-en-Paillers – Cadastre de 1838 les Brouzils - Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin, éditions Garnier  1979, page 143 – Photo de l'auteur. 

                                                                 

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                            Mathurin Angibaud, de la paroisse de La Coudrie, 

                        fusillé dans la forêt des Gordonnières près de Challans.

     

     

                            

    Mathurin Angibaud....« Le jeudi 11 avril 1793, la division de Boulard quitte Saint-Gilles à midi pour gagner Challans ; la première colonne doit franchir la rivière la Vie au village du Pas-au-Peton ; la seconde, commandée par Baudry, se dirige par Saint-Hilaire-de-Riez et Soullans. Mais une poignée de Vendéens avec un canon défend la route. Un combat s'engage qui, compte tenu de la différence des forces en présence, s'achève par un retrait des Vendéens. De son côté, l'avance de Baudry est retardée par un groupe de Vendéens retranchés dans le cimetière de Saint-Hilaire-de-Riez. A la tombée de la nuit, les deux colonnes campent près du hameau du Pas-au-Peton. Les autorités républicaines des Sables, soucieuses de maintenir entre elles et Boulard des liens pouvant leur servir, le préviennent qu'un rassemblement vendéen se forme à la Mothe-Achard... Le 12 avril, Dans la nuit, la garnison vendéenne de Challans se replie et la division de Boulard pénètre dans la ''capitale'' du Marais Breton, qui était déjà un nœud de communications vers la côte et un gros marché agricole. »

     

    L'abbé Deniau nous dit que le 11 avril, Boulard « se remettait en marche vers Challans, en longeant la rive gauche de la Vie pour aller passer au Pas-au-Peton, tandis que Baudry se dirigeait par Saint-Hilaire-de Riez. Les paysans s'étaient retranchés au Pas-au-Peton dont le passage était protégé par plusieurs maisons. Une pièce de dix-huit, placée sur des poutres, défendait la route. Boulard fait attaquer la gauche des royalistes, vers trois heures. La canonnade ne produisit pas d'abord beaucoup d'effets ; la résistance fut longue ; mais une décharge à mitraille ayant tué cinq à six Vendéens, ceux-ci prennent la fuite abandonnant en désordre leurs retranchements, et courent passer le gué au Rou, où ils s'étaient encore fortifiés, sans prendre le temps de tirer sur les Bleus leur canon chargé à mitraille. Ils perdirent ce canon, deux pierriers, une assez grande quantité de bœufs et des provisions de bouche. »

     

    La queue des fuyards vendéens est chargée par la cavalerie républicaine sur les hauteurs du Pas-au-Peton. C'est certainement à ce moment que Mathurin Angibaud a été capturé et fusillé le 12 et non le 11 dans la forêt des Gordonnières au moment où les deux colonnes républicaines entrent dans Challans.

     

    Mathurin Angibaud est né le 7 novembre 1763 à Sallertaine. Il est le fils de Jacques Angibaud, laboureur et de Marie Gautier domiciliés à la Sorlière à la Coudrie. Il se marie le 25 juin 1788 à La Coudrie avec Magdeleine Mollé, fille de Antoine Mollé, laboureur et de Marie Bonin, de la Clémencelière, (vue n°236/244 année 1788), née le 18 novembre 1763 à Saint-Christophe-du-Ligneron, décédée le 16 juillet 1833 à la Parentelière à Challans. (noms de Vendée vue 1/1)

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Marie Angibaud , née vers 1789-1790 à la Coudrie.

    2° Mathruin Angibaud, né vers 1791-1792 à la Coudrie.

     

    Le 14 juillet 1820 Magdeleine Mollé dépose une demande de pension.

     

    « N° 885 – Mollé Magdelaine, domiciliée à La Coudrie, née le 11 novembre 1762, veuve de Angibaud Mathurin, soldat des armées Vendéenns – Pris en revenant du combat du Pasopton et fusillé dans la forêt des Gordonnières, le 11 avril 1793 - indigente – domiciliée à Challans – 2 enfants -Décision du 1er février 1815 pour une pension de 40 francs.

    Mathurin Angibaud....

     Mathurin Angibaud....

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°2/5, SHD XU 39-10 du 14 juillet 1820 – Registres d'état civil des communes de Sallertaine, La Coudrie, St Christophe et Challans. –   Abbé Deniau Tome 1- page 608 - Histoire des Guerres de Vendée- Siraudeau,Editeur – Itinéraires de la Vendée Militaire de Doré-Graslin, édition 1979, page 46. - Photo de l'auteur. 

                                                                      

     

                            Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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