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    Jacques Girard, de la paroisse de Grosbreuil, 

    cavalier chez Monsieur de Saint-Pal, très grièvement blessé 

    de cinq coups de sabre et d'un coup de feu au combat de Nesmy… 

                 

                                    

      

    Jacques Girard....La paroisse de Nesmy se situe au Sud de la Roche-sur-Yon. A première vue, pas de combats d'envergure faisant la ''une'' chez les auteurs connus, spécialistes des guerres de Vendée. Le 28 mars 1794, l'église du village est incendiée et 200 personnes sont massacrées dans le bourg par une Colonne Infernale.

    En parcourant le tableau des opérations de l'Armée de l'Ouest depuis que le commandement provisoire en a été donné au général Vimeux, du 3 Prairial au 21 Thermidor de l'an 2 (class SHD5/10-1- 22 mai – 8 août 1794) la correspondance du général de brigade Guillaume nous informe que Charette est à Nesmy et dans ses environs le 5 Thermidor de l'an 2, mercredi 23 juillet 1794, (vue N°9/26). Que le 9 thermidor il y a toujours des rassemblements à Nesmy, les Cerisiers, le Tablier, et la Chaise.

    Le 11 Thermidor de l'an 2, mardi 29 juillet 1794, (vue n°4/26), « 1100 hommes ont marché la nuit dernière en deux colonnes pour se porter sur Nesmy où se retiroit Saint-Pal* qui a prit la fuite après avoir perdu 60 hommes, quelques bons fusils et deux pistolets. Il y avoit 700 brigands et une 60e de cavaliers. On a trouvé dans leur camp deux bœufs tués et beaucoup de pain. »...... (Extrait de la correspondance du général de brigade Dutruy).

     

    C'est dans ce combat que Jacques Girard est très grièvement blessé.

     

    * Mais avant de nous intéresser à Jacques Girard, un mot concernant le Seigneur de Saint-Pal : Monsieur Joseph-Claude-Léon de Saignard de Saint-Pal est un officier Vendéen, né le 30 avril 1750 à Mareuil-sur-le-Lay. Il s'occupe particulièrement des cantons du Poiroux, Talmond et Angles qui se trouvent sous son commandement et a, entre-autres chefs pour l'aider dans sa tâche, le jeune Duchaffault de la Guignardière et le Chevalier de la Voyerie. Il est donc le chef des divisions de Moutiers-les-Mauxfaits et du Tablier sous Charette. Il se spécialise dans une guerre de coups de main, d'embuscades, de razzias, s'acharnant sur les colonnes de vivres ennemies. 

    C'est un brave, mais un incompétent, ses talents militaires ne jouissent pas d'une grande réputation. Il est d'ailleurs remplacé à la tête de sa division par le Moelle, et devint inspecteur des divisions de Charette, responsable de l'intendance et membre de l'état major. Il dépose les armes en février 1795 avec la paix de la Jaunaye et ne les reprit pas. Contraint, il reprend les armes en 1799, mis sous surveillance en 1800, il mourut à Saint-Vincent-sur-Graon le 3 août 1805. Il avait épousé le 4 juillet 1774 à Saint-Florent-des-Bois Marie-Louise-Françoise de Rorthays. « Ce mariage, peut-être heureux au début, fut troublé dans la suite par les dilapidations du mari, par les mauvais rapports qu'il entretînt avec sa femme, et sans doute aussi par un libertinage plus délicat à dévoiler....... »  

     

    Jacques Girard – n°306 – 47 ans – demeurant à Grosbreuil – sabotier – 2 enfants – Cavalier – blessé à Nesmy : « Deux coups de sabre sur le bras – un coup de sabre sur l'index de la main gauche – deux coups de sabre sur la tête et un coup de feu à la jambe gauche. »

    « Proposé pour une gratification de 100 francs. » 

     

    Jacques Girard est né à la fin de janvier 1766 en la paroisse du Givre. Il est le fils de Louis Girard, marchand de blé et d’ Anne Girard. Il se marie le 10 Floréal an 7 (29 avril 1799) à Angles (vue n°129/163 mariages Angles) avec Roze Tesson, fille de confiance, née vers 1773 à la Ferrière, fille de Jean et de Marie Druillard.

    De cette union sont issues :

    1° Marie-Rose Girard, née le 1er Brumaire de l'an 10 23 octobre 1801 à Grosbreuil.

    2° Jeanne-Julie Girard, née le 12 ventôse an 13 (3 mars 1805) à Grosbreuil, servante.

     

    Ce brave soldat royaliste est décédé à une heure du soir le 23 février 1839 à la Lande commune de Grosbreuil. (vue n°5/485 année 1839 Grosbreuil)

     

    Jacques Girard....

    Jacques Girard....

     

    Sources: Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions vue n°33/80 SHD XU 33-1 du 16 mai 1816 – Registres d'état civil des communes de Grosbreuil et Angles - Le Seigneur de Saint-Pal dans sa vie privée et publique / G Loquet - BIBPC 16/27 – Vendéens et républicains dans la guerre de la Vendée, par F.Augris, Editions du Choletais, 1993, pp 139,140 -  Photo de l'auteur. 

                                                                     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    François Rotureau, cavalier du pays de Monts, 

    reçoit six coups de sabre au combat de Fréligné, le 14 septembre 1794.

     

                     

                         

    François Rotureau....« Le 14 septembre (2 fructidor an 2) Charette fait un  rassemblement général et, le 15, il est en vue de Fréligné*. Ce camp était de forme carrée, et, sur toutes les faces, il était entouré de palissades et de fossés. Le 11e bataillon d'Orléans, une partie du 39e de ligne (ci-devant Ile-de-France), soixante cavaliers, en tout deux mille hommes y étaient retranchés. Prat, ex-chevalier de Saint-Louis, et Mermet, ex-tailleur, y exerçaient le commandement, le premier comme chef de brigade et le second comme lieutenant-colonel. La discipline la plus sévère y avait été soigneusement maintenue, et les soldats étaient solides et aguerris. Une lutte sérieuse allait donc s'engager. Il ne s'agissait plus de, en effet, d'emporter le camp par surprise, mais de l'attaquer de vive force. Dans le moment, il est vrai, les Républicains ne se tenaient pas sur leurs gardes ; beaucoup étaient répandus dans la campagne ; Prat et Mermet logeaient hors du camp, près le ruisseau de la Cochaire  ; mais, au premier signal d'alarme, ils se jetèrent tous dans le camp. De part et d'autre on n'avait pas de canons, on avait cessé de s'en servir ; les fusils et la baïonnette étaient alors les seules armes en usage. Les Royalistes sont excités par le souvenir de leur récent triomphe, on leur distribua de l'eau-de-vie, comme à la Roullière pour fortifier leur courage, et on donne le signal de l'assaut. Pour empêcher la colonne républicaine qui est à Saint-Christophe-du-Ligneron de venir au secours du camp, Charette envoie Savin faire une fausse attaque contre ce poste, puis il tourne le camp de Fréligné par le bois de l'Epiardière, et le fait attaquer de trois côtés. Mais trompé par de faux renseignements, il dirige la principale attaque sur l'endroit le plus solidement défendu. A ce moment, Couëtus lui amène deux mille hommes, ce renfort arrivait à point. Dès les premiers coups de feu, les Royalistes s'avancent jusqu'à quarante pas des retranchements. Là, pendant près d'une heure, se fit entendre une vigoureuse et terrible fusillade. Les Bleus, blottis derrière leurs palissades, foudroyaient les Blancs sans éprouver de pertes sensibles et semblaient se rire de tous leurs efforts.

     

    Déjà plusieurs officiers vendéens avaient succombé. Delaunay, traversé par une balle, était mis hors de combat ; Saint-Sauveur, chef de la division du Poiré, mourait à ses côtés, et beaucoup d'autres braves gisaient à terre. L'aile gauche semblait plier. Hyacinthe de la Robrie, qui, dans le moment, remarque le côté faible du camp, en averti Charette, et, sans hésitation, se porte de ce côté à la tête de sa division de Saint-Philbert......

    Guérin le jeune et le brave Colin, tous deux chefs de la cavalerie du pays de Retz, sautent dans la brèche et pénètrent dans le camp. Les paysans les suivent et repoussent l'ennemi à coups de baïonnette......

    Les Bleus sont écrasés par les paysans qui ne leur font aucun quartier. Le massacre fut général, car aucun Bleu n'obtînt grâce. De deux mille qu'ils étaient dans le camp, il y en eut douze cents à périr parmi lesquels on trouva quinze femmes.

    Ceux qui, pour se dérober au premier carnage, s'étaient mis sous la conduite du chirurgien Demouch, et avaient fui vers Saint-Christophe, tombèrent dans la troupe de Savin qui avait fait une fausse attaque de ce côté et furent immolés en partie comme leurs camarades. Un certain nombre cependant réussirent à s'échapper à travers la campagne. »

     

    * Après étude du cadastre et de la vue aérienne de Google-map, le camp de Fréligné se trouverait non loin de l'étang du château de l'Epiardière...  

     

    C'est donc au cours de l'attaque du camp de Fréligné avec la cavalerie Royaliste que François Rotureau est grièvement blessé de six coups de sabre.

     

    François Rotureau est répertorié dans le dossier des demandes de pensions du 16 mai 1816 sous le numéro 459 :

    François Rotureau....

    François Rotureau....

     

    Rotureau François – 44 ans- domicilié à la Garnache – journalier – Cavalier – Blessé à Fréligné - '' Trois coups de sabre, un au pli de l'aine gauche avec fistule – un sous le tendon d'Achille gauche – un au coup de pied gauche – Trois coups de sabre sur l'épaule droite, est estropié''.

      Il est aussi répertorié sous le n°42, comme cavalier et ayant fait les campagnes de 1799-1800-1815 dans la compagnie de Saint-Jean-de-Monts appartenant à la Division de Palluau, domicilié à Saint-Christophe en Vendée.

     

    François Rotureau....

    François Rotureau....

    Il est proposé pour  une pension de soixante dix francs, il recevra cette pension du Roi puisqu'en 1841, il est ''pensionnaire de l'Etat''. La généalogie de ce combattant royaliste a été assez difficile à reconstituer étant donné sa mobilité. Il dépose sa demande de pension à la Garnache mais est originaire du pays de Monts.

     

    En parcourant la liste nominative des recensements de 1816 pour la Garnache (vue n°21/34) Nous découvrons la famille Retureau qui est signalée comme ''famille très pauvre''

    1° Retureau François-45 ans - meunier et retraité-

    2° Coutouis Rose, sa femme, 48 ans.

    3° Retureau Charles, 15 ans, né le 9 mai 1804 Saint-Hilaire-de-Riez.

    4° Retureau François, 10 ans (qui est marin en 1834), marié le 18 juin1834 à l'Ile d'Yeu avec Marie-Rosalie Dugas.

    5° Retureau Marie, 7ans.

     

      Rotureau-Retureau François est né le 18 juin 1773 à Saint-Jean-de-Monts. Il est le fils de Pierre Rotureau, meunier et de Jeanne Dupont, mariés le 25 novembre 1748 à Notre-Dame-de-Monts, et : (Acte de mariage vue n°159/309  année 1834 Ile d'Yeu). Il se marie vers 1800 avec Rose Couthouy-Coutouis-Coutois, née le 25 mars 1769 à Saint-Jean-de-Monts, fille de François Couthouis et de Louise Britton (décédée le 3 février 1831 à l'Ile d'Yeu, au port). Il se remarie le 19 août 1834 à l'Ile d'Yeu avec Catherine Venereau, née le 29 juin 1791 à Notre-Dame-de-Monts, fille de François Venereau et de Marie Cercleron. (vue n°159/309 année 1834 mariages -Ile d'Yeu).

     

    L'acte de décès de François Rotureau, en date du 2 août 1841 (décès de la veille), au port, nous informe qu'il est âgé de 68 ans, et est ''pensionnaire de l'état''.

    François Rotureau....

     

    Sources :   Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions vue n°48/59 SHD XU 33-2, 16 mai 1816 – vue n°42 - 29 mai 1816 -SHD XU 39-4 -  Etat civil de Saint-Jean-de-Monts, l'Ile d'Yeu, le Perrier (vue 173/580 1835) Notre-Dame-de-Monts - Abbé Deniau, Histoire de la Guerre de la Vendée Tome IV pages- 575,576,577. - Photo de l'auteur. 

                                                                      

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Louis Lambert, un intrépide cavalier 

    grièvement blessé au combat des Clouzeaux, le 20 mars 1794. 

                             

     

      

    Louis Lambert....Le jeudi 20 mars 1794 (29 ventôse de l'an 2) : « Passant par Landeronde, Haxo attaque aux Clouzeaux la petite armée de Charette. Celui-ci la partage en quatre corps : la droite sous ses ordres ; le centre confié à Guérin ; la gauche à Joly et la réserve à Le Moëlle. Les Vendéens accueillent les Bleus par une vive fusillade puis c'est un sanglant corps à corps. Les Bleus plient, Haxo les rallie. Mais Charette avec sa cavalerie, sabre les dragons qui s'enfuient et entraînent avec eux le reste de l'armée, malgré le courage d'Haxo. Celui-ci se défend jusqu'au bout et est tué auprès du village de la Gautronnière.

      Passant près d'Aizenay, du Poiré-sur-Vie et des Lucs-sur-Boulogne, les vainqueurs campent, le soir, à la Bésilière. »

     

    Voici ce que nous dit Monsieur l'Abbé Deniau sur cette affaire...

     

    « Le 20 mars (29 ventôse)* Charette entrait aux Clouzeaux, à une lieue et demie sud-ouest de la Roche-sur-Yon, lorsque Haxo, qui venait d'arriver du Pont-James à Beaulieu, en fut averti. A la tête du 7e chasseurs et du 19e dragons, le général républicain part contre lui en avant-garde et se fait suivre de son corps d'armée. Le gibier est bientôt levé, selon son expression, et les cavaliers de Charette, qui sont à l'arrière garde reçoivent ses premiers coups. ''A la bonne heure, s'écrie Charette, nous pourrons au moins combattre à égalité d'armes''. Et s'adressant à ses volontaires : « Camarades, leur dit-il, l'ennemi est à la porte ; qui m'aime me suive ; nous avons la victoire ». Il divise aussitôt ses troupes en quatre corps, les range en bataille à l'entrée du bourg ; il garde la droite, met Joly à gauche, Guérin au centre, Le Moëlle et Bodereau à la réserve. Haxo, qui se félicite de trouver enfin Charette en face après tant de courses inutiles, ne s'enquiert ni du nombre de ses soldats, ni de l'ardeur qui les anime, et charge comme un simple officier. Ses grenadiers, aussi impatients que lui de combattre, s'élancent contre les Royalistes qui sont embusqués dans un champ de genêts. L'ardeur est grande de part et d'autre ; bientôt on ne se bat plus à coups de fusil ; Blancs et Bleus se prennent corps à corps et se déchirent avec fureur. Joly, voyant le danger que courent les soldats vendéens, se précipite sur le flanc de la colonne de Haxo et y jette le désordre. Charette redoublant d'efforts, enfonce à son tour le corps de bataille des Bleus ; leurs grenadiers veulent résister, mais ils sont écrasés. Haxo, au milieu du combat, en rallie un certain nombre et repousse les Blancs. Joly revient à la charge et rejette encore les républicains en arrière. Charette à cet instant, fait opérer un demi-tour à sa cavalerie, charge le 19e dragons et le disperse. Les dragons fuient dans un tel désordre qu'ils entraînent avec eux toute leur infanterie. ''Mort aux Bleus, s'écrient alors les Royalistes sur toute la ligne, détruisons les tous''. Haxo frémit en entendant ces cris de fureur ; il se met à la tête d'un peloton embusqué dans un bois taillis, crible de balles l'arrière-garde de Charette, qui n'est armée que de piques, et lui fait lâcher pied aux premiers coups de fusil. Les bataillons bleus s'étaient ralliés et battaient le pas de charge. Joly, sans se déconcerter, crie à ses soldats qui s'inquiétaient de ce mouvement : ''Ne craignez rien, c'est convenu avec Charette. En avant, camarades !'' Cette ruse entraîne ses volontaires avec tant de furie contre les bataillons de Haxo, qu'en un quart d'heure, il les fait plier  ; Charette le seconde et la victoire se range définitivement sous leurs drapeaux. Ils poursuivent les Bleus jusqu'au chemin de la Roche-sur-Yon.... »

     

    * Les correspondances citées par Savary donnent la date du 19 mars. 

     

    C'est donc en chargeant le 19e dragons que Louis Lambert est très grièvement blessé et participe par sa bravoure à la victoire.

     

    Louis Lambert est répertorié dans le dossier des demandes de pensions du 16 mai 1816 sous le numéro 130 :

    Louis Lambert- 44 ans- demeurant à Beaulieu-sous-Bourbon, exerçant la profession de boucher, 7 enfants – cavalier – blessé à l'affaire des Clouzeaux.

    « Deux coups de sabre sur la tête avec enfoncement des os du crâne, un coup de feu au coude gauche, un coup de sabre qui a coupé les fléchisseurs de la main droite, est estropié – A été cause par sa bravoure d'une victoire que remporta le général Charette, contre le général Axo. »

    Louis Lambert....

    Louis Lambert....

     

    Il est proposé pour une pension de cent francs et recevra cette pension du Roi en 1817.

     

    Louis Lambert est né le 19 septembre 1771 à Aizenay. Il est le fils de Jean Lambert et de Marie Massé du village de la Biochère. (acte de baptême vue n°54/401 du 19.9.1771, paroisse d'Aizenay).

    Il se marie vers 1798 avec Marie-Anne Benatier, née le 26 juillet 1767 à Beaulieu, (†17.4.1823), fille de Pierre-Louis-Nicolas-Sébastien Benatier, maître menuisier et de Marie Boursoreille. Il est qualifié de marchand de veaux, marchand de moutons, boucher, cabaretier.

      La liste nominative de recensement de 1817 de Beaulieu-sous-la-Roche (vue n°3/17) nous informe qu'à cette époque il est marchand de moutons et est père de 5 enfants et non de 7. Voici la composition de la famille en 1817 :

      1° Marie-Aimée Lambert, née le 23 juin 1799 à Beaulieu.

      2° Amante-Fidèle-Constante Lambert, née le 17 novembre 1801 à Beaulieu.

      3° Marie-Véronique Lambert, née le 16 octobre 1804 à Beaulieu.

      4° Victoire-Adélaïde Lambert, née le 2 décembre 1807 à Beaulieu.

      5° Louis-François Lambert, né le 2 mai 1813 à Beaulieu.

     

    Ce brave soldat royaliste est décédé le 8 septembre 1821 à Beaulieu-sous-la-Roche.

     

     

    Sources:   Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres paroissiaux de Aizenay, Beaulieu-sous-la-Roche - SHD XU 33-2 du 16 mai 1816, vue n°15/59 - Vincennes – Cadastre de 1810 des Clouzeaux, ferme de la Gautronnière où fut tué Haxo – géoportail, la Gautronnière - Abbé Deniau, Histoire de la Guerre de la Vendée Tome-  Itinéraires de la Vendée Militaire-Journal de la Guerre des Géants par P. Doré Graslin, éditions Garnier 1979. - Photo tirée de l'ouvrage de Henri Servien, ''Petite histoire des guerres de Vendée'', cavaliers vendéens. 

                                                                     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 

     

    Louis Lambert....

    Louis Lambert....


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    Jean Charrier, blessé au combat de Saint-Fulgent 

    de onze coups de pointe de sabre... le 9 janvier 1794 

     

      

     

    Jean Charrier....Le jeudi 9 janvier, Monsieur de Charette « rassemble un millier d'hommes aux Essarts et va, à leur tête, attaquer Saint-Fulgent qui était occupé par un détachement de patriotes et de quelques troupes de lignes de la dernière réquisition. Ces soldats y dressaient en ce moment un très-grand arbre de la liberté. Charette s'empare de Saint-Fulgent, renverse l'arbre de la liberté et poursuit les Bleus qui n'échappèrent à ses coups qu'à la faveur de la nuit. Ses soldats rentrèrent dans le bourg, exténués de fatigues, et ne purent monter la garde, Charette s'en aperçut ; et pendant que tous dormaient d'un profond sommeil, lui, avec quelques hommes seulement, veilla sur le grand chemin. Sa vigilance ne fut pas inutile. Le lendemain matin, un détachement, parti de Chantonnay, se présenta pour relever le poste de Saint-Fulgent dont il ignorait la défaite. Charette le laisse approcher ; profitant de sa méprise, il l'aborde en faisant sur lui une décharge générale ; les Bleus font aussitôt volte face, et s'enfuient à toutes jambes vers les Quatre-Chemins ; leur fuite est si rapide que les soldats de Charette ne peuvent les atteindre. Rendus au château de l'Oie, les républicains essayent d'y résister, mais après avec perdu quelques hommes seulement, ils prennent de nouveau la fuite ; Charette empêcha ses soldats de les poursuivre, il faisait un froid excessif.

     

    Après cette double victoire ; Joly, qui avait rejoint Charette, lui conseilla de ne pas retourner à Saint-Fulgent, mais de se diriger sur les Essarts, dans la persuasion que les cantonnements républicains mis en éveil par la fusillade des deux engagements qui viennent d'avoir lieu, vont se réunir pour l'écraser dans ce bourg. Charette n'écoute point cet avis et revint à Saint-Fulgent pour y faire reposer sa troupe. A son arrivée dans ce bourg, des femmes vinrent le prévenir que pendant qu'il poursuivait les Bleus du côté des Quatre-Chemins, des gendarmes étaient venus à Saint-Fulgent et leur avaient dit qu'il y ''aurait grande compagnie pour le lendemain '' ; Charette ne voulu point tenir compte de leur avertissement et il laissa sa troupe se reposer, sans aucune défiance, des fatigues de la journée. Cependant pour plus de sûreté, il consentit à envoyer sur la route de Montaigu une compagnie de cavaliers qui rentra précipitamment quelques instants après. C'était l'adjudant-général Joba qui venait de Montaigu à la tête d'environ 1200 hommes. Sur les six heures du matin, il attaque vigoureusement Charette. Les Royalistes surpris sont forcés d'accepter un combat auquel ils n'étaient nullement préparés, et après un quart d'heure de lutte ils s'enfuient de tous côtés au milieu des ténèbres, sans savoir où ils allaient ni quel serait le lieu de ralliement. Charette, accompagné de dix hommes seulement, erre dans l'obscurité, sur la paroisse de la Copechanière, et, quand le jour paraît, il s'enfonce dans la forêt de Grala... »

     

    C'est donc vers 6 heures trente que Jean Charrier est laissé pour mort. Le registre des pensions (du 16 mai 1816 SHD XU 33-1, vue n°32/80-Vendée) nous indique sous le n°300 « Jean Charrier, 36 ans de Talmont-Saint-Hilaire, tailleur de pierres, deux enfants, soldat,  blessé au combat de Saint-Fulgent de onze coups de sabre de pointe sur le corps, laissé pour mort sur la place »

    Il est proposé pour une pension de cent francs.

     

      Jean Charrier était bien jeune en 1794, puisqu'il n'avait qu'à peine 15 ans quand il reçu un déluge de coups de pointe de sabre, un véritable acharnement. C'est encore un combattant, à l'instar de beaucoup d'autres, qui échappe à la mort par miracle.

     

    Jean Charrier-Charier est né le 23 septembre 1779 au village de Villeneuve paroisse de Saint-Etienne-du-Bois. Il est le fils de Pierre Charrier et de Marie Mignen, victimes du génocide.

    Jean Charrier....

     

           Voici un extrait de son acte de mariage, le 14 novembre 1809 :

    « Jean Charrier, garçon, tailleur de pierres, âgé de trente ans, natif du village de Villeneuve commune de Saint-Etienne-du-Bois en ce département, le 23 septembre 1779, fils de Pierre Charrier et de Marie Migeren …. lequel a prêté serment entre nos mains, n'avoir aucune connaissance du lieu de décès ni de celui du dernier domicile de ses dits père et mère. »

    Il épouse  :

     

          Rose Rabillaud, servante, âgée de vingt sept ans, native de cette commune, née le 26 octobre 1782, fille de feu Pierre Rabillaud décédé en cette commune le 20 avril 1807 et de Louise Rocheteau, décédée aussi dans cette commune le 5 septembre 1793 » (Vues 242,243,244/292 registre des mariages de Talmont-Saint-Hilaire – An IX-1811). 

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres paroissiaux de Saint-Etienne-du-Bois, vue n°198/238 année 1779 baptême – Talmont-Saint-Hilaire mariages, 1809, vues 242,243,244/292, An IX-1811 – SHD XU 33-1 du 16 mai 1816  Vincennes - Abbé Deniau, Histoire de la Guerre de la Vendée Tome IV pages 124,125 - Photo de l'auteur.  

     

                                                                     

                                                             

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Jacques Auneau de Saint-Fulgent, 

    surpris par les hussards, il reçoit douze coups de sabre...

     

      

     

     

    Jacques Auneau....Certains combattants reviennent de loin et parfois de très loin ! C'est le cas de Jacques Auneau de Saint-Fulgent, qui se situe parmi les plus braves soldats de la Vendée nous dit l'abbé Deniau.

    « Jacques Auneau de Saint-Fulgent fut surpris près de Vendrenne par des hussards qui lui assénèrent dix sept coups de sabre sur la tête, les épaules, le corps, et un à travers la poitrine. Malgré toutes ces blessures, il eut encore la force de se rendre à la Ménardière, métairie voisine. » 

    Nous ne pouvons situer la date de l'événement, mais à la lecture des documents d'archives, nous pouvons reconstituer la scène qui diffère quelque peu du récit de l'abbé Deniau.

    Jacques Auneau habite au village de la Lérandière proche de la Ménardière à Saint-Fulgent et c'est en ce lieu qu'il a du être cerné par les hussards qui le laissèrent pour mort après lui avoir fait subir un déluge de coups de sabre avec un véritable acharnement, une volonté de tuer hors normes. C'est un véritable miracle de le retrouver en vie en 1818 lors des demandes de pensions.

    Jacques Auneau....

     

     

    Jacques Auneau est répertorié sous le n°250, il est âgé de 37 ans, il est cultivateur à Saint-Fulgent et a été blessé en ce lieu de : « deux coups de pointe de sabre dans la poitrine, un coup de sabre sur le coude gauche, deux coups de sabre à la fesse et sept coups de sabre sur la tête, est estropié. » Cela fait quand même douze coups d'une arme terriblement meurtrière au lieu de dix sept, dont deux coups qui auraient dû être mortels…

    Le célèbre officier de hussards, Antoine-Fortuné de Brack, nous a laissé un ouvrage intitulé : Avant Postes de cavalerie légère où il énumère comment tirer parti du sabre. ''Le sabre, écrit-il, est l'arme dans laquelle vous devez avoir le plus confiance, parce qu'il est très rare qu'elle vous refuse service en se brisant entre vos mains. »

    La règle de base du hussard est de privilégier le coup de pointe, qui est souvent mortel ; ce n'est pas une évidence avec une lame courbe comme celle du sabre 1786 ou 1786 modifié an IV, qui incite plus à une escrime de taille. Pourquoi le coup de pointe ? Parce-que c'est le seul qui tue, les autres ne faisant que blesser. Pour porter un coup de pointe, il faut frapper l'ennemi en prenant soin de présenter la lame horizontalement et la faire pénétrer entre les côtes. Le coup se porte à fond et doit être fulgurant, sans oublier de replier rapidement le coude vers l'arrière.

    Donc Jacques Auneau revient de loin.

     

    Jacques Auneau est né en 1778, nous n'avons pas retrouvé son acte de baptême à la paroisse de Saint-Fulgent. Il est le fils de Pierre Auneau, laboureur à la Lérandière et de Jeanne Carteron-Cartron qui se sont mariés le 6 février 1765 à Saint-Fulgent. Voici la composition de cette famille avant la Révolution :

     

    1° Pierre Auneau, né le 31 août 1766 à St-Fulgent.

    2° Jean-Pierre Auneau, né 24 octobre 1768 (idem)

    3° Louis  Auneau, né le 10 novembre 1770 (idem)

    4° François Auneau, né le 1er mars 1773 (idem)

    5° Marrie-Renée Auneau, née le 21 septembre 1775 (idem)

    6° Jeanne-Françoise Auneau, née le 3 novembre 1776 (idem)

    Jacques Auneau, né en 1778 (idem)

    8° Marie-Françoise Auneau, née le14 janvier 1780 (idem)

    9° René Auneau, né le 12 novembre 1781 (idem)

    10° Joseph-Augustin, né le 29 avril 1789 (idem).

     

    Il se marie le 21 juillet 1806 à Saint-Fulgent avec Marie-Françoise Soulard née en 1782 à St-Fulgent et décédée en ce lieu le 3 avril 1848. (vue n°108/431 année 1806  état civil de la commune de St-Fulgent). De cette union naîtront 9 enfants, dont un décédé en bas âge

    Jacques Auneau, cultivateur à Léraudière, est décédé le 10 novembre 1847 à St Fulgent.

         

      Sources: Histoire de la Guerre de la Vendée de Monsieur l'abbé Deniau TOME VI, page 790 - Siraudeau éditeur à Angers. Archives Départementales du département de la Vendée, dossiers des pensions attribuées à 533 anciens combattants le 16 mai 1816 vue n°27/59 class SHDXU -33-2 – registres paroissiaux de Saint-Fulgent – Cadastre de 1838 de Saint-Fulgent, tableau d'assemblage la Lérandière et la Ménardière - Photos de l'auteur : un sabre 1786-an IV original sans fourreau et une copie pour reconstitution historique. 

                                             

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets

     

     

    Jacques Auneau....


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