• Claude-Pierre Arrial, de la paroisse de Saint-Rémy-en-Mauges, 

               rescapé d'Outre-Loire, trois frères tués au combat.   

     

     

     

          

    Claude-Pierre Arrial....  Claude-Pierre Arrial-Arial est né le 8 décembre 1771 et a été baptisé le 9 à Saint-Rémy-en-Mauges. Il est le fils de Julien Arial, laboureur et de Marie-Guy Derisecourt, mariés le 20 janvier 1761 à Saint-Rémy et domiciliés à la Maison-Neuve. Le parrain a été le Sieur Claude Musset et la marraine Thérèse Huteau de montrevault. De cette union sont issus :

     

    1°  Julien Arrial, né le 19 février 1762 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    2° Pierre-Jean Arrial, né le 17 décembre 1763 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    3°  ?.......  Arrial, né entre 1763 et 1766, à ?. Tué Outre-Loire.

    4° Charles-Augustin-Jean, né le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy. Soldat royaliste.

    5° Anonyme Arrial, né et décédé le 18 avril 1770 à Saint-Rémy.

    6° Claude-Pierre Arrial, né le 9 décembre 1771 à Saint-Rémy. 

    7° Charlotte-Jeanne Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794.

    8° Perrine Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, décédée le 22 octobre 1779 à Saint-Rémy.

     

      Claude-Pierre Arrial rejoint l'armée Catholique et Royale dès 1793 où il sert comme soldat. Il participe à la ''Virée de Galerne'' et est blessé au siège d'Angers en 1793 d'un coup de mitraille ; trois de ses frères périront outre-Loire. Il se marie le 15 mai 1809 à Saint-Rémy avec Marie Renoux, âgée de 34 ans, fille de Martin Renoux et de Marie Bernier demeurant à la Foucherie à Saint-Martin-de-Beaupréau.

      Claude-Pierre Arrial, laboureur, décède le 17 novembre 1842 à la Maison-Neuve à Saint-Rémy-en-Mauges à 8 heures du matin.

     

      Le 26 mars 1824, il dépose une demande de pension au Roi :

     

    «  Saint-Rémy-en-Mauges le 26 mars 1824

     

    Claude-Pierre Arrial, ancien soldat de l'armée Royale de la Vendée actuellement laboureur, demeurant à la Maison-Neuve commune de Saint-Rémy.

      A son Excellence, Monseigneur le Ministre de la Guerre ;

      Monseigneur,

      J'ai l'honneur de vous exposer que j'ai pris les armes en mars 1793, pour le rétablissement du trône, j'ai servi en qualité de soldat en 1793 et 1794. J'ai fait la tournée d'outre Loire ; et j'ai été blessé au siège d'Angers en 1793, d'un coup de mitraille lancé par les républicains à la jambe gauche.

      Nous étions cinq frères à l'armée Royale dont trois ont été tués pour la cause de nos Rois, la quatrième a été blessé dans les mêmes rangs ; Enfin j'ai perdu une sœur qui a été sabrée par les républicains au bourg de la Chaussaire en 1794 et ma mère est morte de transport causé par la peur dans la même année.

      J'ai assisté à 42 combats tant dans la Vendée que dans la Bretagne. J'ai suis âgé de 53 ans et ma femme de 50 ans ; tant de fatigues et de malheurs m'ont accablé ; aussi me vois-je hors d'état de pouvoir à mes besoins pour mon travail ; Cependant je suis dans la plus grande indigence.

      L'ordonnance du Roi du 3 décembre dernier me donne l'espoir d'obtenir des secours, a défaut d'extrait de controlles j'ai fait dresser un acte de notoriété devant Mr le juge de paix du canton de Montrevault, pour constater mes services et blessures et prouver que mon attachement pour mon Roi ne s'est pas affaibli par mes malheurs et qu'en 1815 j'ai assisté au combat de la Roche Servière.

      J'ai vous prie Monseigneur, de prendre en considération mes services, ma blessure, mon indigence et mes malheurs et d'avoir la bonté de proposer à sa Majesté de m'accorder un secours auquel je crois avoir droit, par suite de son ordonnance.

      J'ai suis avec respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

      Marque du dit Arrial : X

    Vu par le maire de Saint-Rémy le 21 mai 1824

    signé : Dandé.

     

    Claude-Pierre Arrial....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/ 26 – copie de la pièce n°1/10 - Registres état civil de la commune de Saint-Rémy-en-Mauges - Photo de l'auteur. 

                                                               

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Pierre Ragneau de la paroisse de Villedieu-la-Blouère, 

    courrier dans la Division de Montfaucon. 

                       

              

     

     

     

     Pierre Ragneau.... Pierre Ragneau-Ragueneau est né et a été baptisé le 7 avril 1764 à la Blouère en Villedieu. Il est le fils de Mathurin Ragneau, tisserand, et de Marie Clémot. Le parrain a été Jean Ragneau son frère et marraine Marie Gaborit sa belle sœur.

      En 1785 il exerce la profession de tisserand et épouse le 26 janvier de cette même année, Marie Barrault, née le 30 octobre 1762 à la Renaudière, fille de Jean Barrault, tisserand et de Jeanne Dobigeon.

      De cette union sont issus huit enfants :

     

    1° Marie Ragneau, née le 3 avril 1786 à Villedieu.

    2° Pierre Ragneau, né le 4 septembre 1787 à Villedieu.

    3° Laurent Ragneau, né le 8 avril 1789 à Villedieu.

    4° Renée Ragneau, née le 2 janvier 1792 à Villedieu.

    5° Françoise Ragneau, née le 16 février 1794 à Villedieu.

    6° Marie Ragneau, né le 23 mars 1797 à Villedieu.

    7° Anne Ragneau, née le 6 août 1799 à Villedieu.

    8° François Ragneau, né le 23 mars 1803 à Villedieu.

      Marie Barrault décède à Villedieu le 20 mars 1813 à l'âge de 51 ans.

     

      En 1793 il prend les armes et rejoint l'Armée Catholique et Royale de la Vendée. Il y sert comme soldat et comme courrier. Il nous raconte qu'en effectuant «  son service de courrier, il fut arrêté par les républicains avec plusieurs autres soldats qui furent fusillés, mais que lui, échappa de leurs mains en abandonnant le cheval qu'il montait ».

     

      Le 2 juin 1824, il dépose une demande de pension au Roi à Villedieu-la-Blouère.

     

      « Pierre Ragneau, tisserand, demeurant au bourg et commune de Ville Dieu.

      A son Excellence le Ministre de la Guerre,

      Monseigneur,

      J'ai l'honneur de vous exposer ; que dès le commencement de la guerre de la Vendée, j'ai pris les armes pour le rétablissement du trône et de l'autel ; et je n'ai cessé de combatre avec dévouement jusqu'à la fin de la guerre comme soldat et courrier.

      Les courses et fatigues de la guerre m'ont tellement épuisé et occasionné de grand maladie, ce qui joint à mon âge me nuit considérablement pour travailler.

      Etant resté veuf avec six enfants, ce qui me réduit à la mendicité.

      Dans cette position, j'ose vous prier, Monseigneur de vouloir bien proposer a sa Majesté de m'accorder une pension.

      A défaut de titre, j'ai eu recours à un acte de notoriété de Monsieur le Juge de Paix que je joint à la présente avec les autres pièces indiquées par l'Ordonnance du Roi du trois décembre mil huit cent vingt trois.

      Je suis avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur. »

    Marque du dit Ragneau : X

    Pierre Ragneau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Nous soussigné, Maire de la commune de Ville Dieu, certifions que la marque ci dessus est celle de Pierre Ragneau.

      A Ville Dieu le 2 juin 1824

    Signé Lecomte, Maire.

     

      Par le certificat de notoriété, nous apprenons que Pierre Ragneau est un ancien courrier de la Division de Montfaucon. Qu'il a pris les armes dès le commencement de la guerre de Vendée, qu'ensuite, il fut nommé courrier et que quand il n'était pas employé à faire ce service, il était prêt à prendre les armes et à se porter partout où il était appelé ; ajoutant qu'en faisant son service il fut arrêté par les républicains avec plusieurs autres soldats qui furent fusillés, mais que lui, Ragneau, échappa de leurs mains en abandonnant le cheval qu'il montait.

     

    Pierre Ragneau est décédé à Villedieu-la-Blouère le 1er avril 1837.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens – Pierre Ragneau n°1M9/305, vue n° 83/205, décès commune de Villedieu année 1837. - Photo de l'auteur. 

                                                             

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

     

     


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    Pierre Tisseau, de l'Angevinière, paroisse de la Tessoualle, 

    rescapé de Savenay, sa métairie incendiée et six membres de sa famille 

    massacrés par la Colonne Infernale de Dusirat. 

     

     

     

    Pierre Tisseau, de la Tessoualle....Pierre Tisseau est né et a été baptisé le 17 juillet 1777 à la Tessoualle. Il est le fils de Laurent Tisseau, métayer à l'Angevinière et de Louise Guincheleau. Le parrain a été Pierre Guincheleau et la marraine Marie Tisseau.

      Laurent Tisseau est né le 8 octobre 1739 à la Tessoualle et Louise Guincheleau est née vers 1751 à Saint Jouin-sous-Châtillon. Ils se sont mariés le 6 novembre 1774 à la Tessoualle et ont été massacrés par la

    colonne Infernale de Dusirat* le 6 mai 1794 à l'Angevinière.

    Pierre Tisseau, de la Tessoualle....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Marie Tisseau, née le 29 décembre 1775 à la Tessoualle, tuée le 6 mai 1794 à l'âge de 17 ans.

    Pierre Tisseau, né le 17 juillet 1777 à la Tessoualle.

    3° Laurent Tisseau, né le 14 avril 1779 à la Tessoualle et décédé le 1er juin 1783.

    4° Louise, Hyacinthe Tisseau, née le 17 août 1781 à la Tessoualle, tuée le 6 mai 1794 à l'âge de 12 ans.

    5° Jean Tisseau, né le 31 juillet 1783 à la Tessoualle.

    6° Madeleine-Hélène Tisseau, née le 12 mai 1785 à la Tessoualle.

    7° Une fille, née et décédée le 3 octobre 1787 à la Tessoualle.

    8° Jeanne Tisseau, né le 8 décembre 1788 à la Tessoualle, tuée le 6 mai 1794 à l'âge de 5 ans.

    9° Luce-Victoire Tisseau, née en 1791 à la Tessoualle, tuée le 6 mai 1794 à l'âge de 3 ans.

    Pierre Tisseau, de la Tessoualle....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    *Dusirat, de son vrai nom : Pierre-Marie Vidalot du Sirat, né le 25 mars 1764 à Valence d'Agen (Tarn-et-Garonne) et décédé le 30 décembre 1843 en ce lieu. Il fait partie de l'armée de Mayence. En 1794 on lui confie une Colonne Infernale qui opère dans les Mauges. Il est nommé général de brigade en juillet 1794. 

    Il écrit du «   camp de la Tessouale   : J'ai campé près des Aubiers le 4 mai. J'en suis parti le 5 au matin pour me rendre à la Tessouale, en passant par Maulévrier.....   » 

     

      Par miracle, Pierre Tisseau a été libéré des prisons de Nantes, en raison de son âge  ?? Il avait 17 ans... a de nouveau combattu et s'est trouvé aux affaires de Brissac et de Chiché....

     

    Pierre Tisseau s'est marié à la Tessoualle le 18 juin 1806 avec Marie-Modeste Maillocheau, née le 5 février 1786 à Saint-Hilaire-de-Mortagne.

     

      Le 29 mai 1825, il dépose une demande de pension au Roi.

      « La Tessoualle, le 29 mai 1825.

     

    Pierre Tisseau, cultivateur, demeurant à la Tessoualle, A son Excellence le Ministre de la Guerre.

    Monseigneur, J'ai l'honneur de vous exposer qu'en 1793, j'ai pris les armes pour le soutien du trône des Bourbons en qualité de soldat sous les ordres de Messiers Stofflet, Marigné, Dautichamp et Larochejacquelin ; que j'ai combattu avec zèle et courage aux différentes affaires de Dol, du Mans, de Laval, de Granville, d'Avranche et de Savenay où j'ai été fait prisonnier par les républicains et conduit à Nantes.

      Le dévouement pour la cause royale est héréditaire dans notre famille, mon père, ma mère et quatre de mes sœurs ont été victimes de leur dévouement, pris par les Républicains ils ont été fusillés. Notre maison a été incendiée ainsi que le mobilier, notre récolte et nos bestiaux enlevés, notre perte s'élevait à plus de quatre mille francs.

      Jamais je n'ai reçu ni secours, ni dédommagement.

      Je vous prie Monseigneur de prendre en considération mes services, mes pertes et mes malheurs et vouloir bien proposer à sa Majesté de m'accorder un secours annuel pour m'aider à subsister ainsi que ma malheureuse famille.

      Je joints à la présente un certificat probatif des faits que j'allègue et mon acte de naissance.

      Monsieur le Maire de cette commune y annexera conformément à l'arrêté de Monsieur le Préfet, un certificat relatif à mes faibles moyens d'existence.

      Je suis avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéïssant serviteur.  »

     

    Signé : une croix  X et certifié par le maire   : Philbert Chiron.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens – Pierre Tisseau n°1M9/340, Registres état civil de la commune de la Tessoualle – baptêmes et liste chronologique  des décès  du 17 floréal de l'an 2 - vue n°28/83.– Cadastre de la commune de la Tessoualle année 1810 – Les 12 colonnes infernales de Turreau par Pierre-Marie Gaborit et Nicolas Delahaye éditions Pays et Terroirs Cholet 1995 - Photo de l'auteur. 

     

                                                                

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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                   Mathurin Averty de la Paroisse de Vue, Pays-de-Retz,

                               proposé pour un sabre de récompense.

              

     

     

    Mathurin Averty....  Mathurin Averty est né et a été baptisé le 17 février 1769 à Vue. Il est le fils de Jean Averty, né le 9 décembre 1740 à Vue, laboureur à bœufs au village de la Morissais, et de Jeanne Bichon originaire de la paroisse de Saint-Mars-de-Coutais. Le parrain a été Mathurin Chauvet et la marraine Anne Bichon, ''tante au maternel de l'enfant''.

      En 1793 il rejoint les insurgés du Pays-de-Retz et combat certainement dans la cavalerie de Monsieur de Charette : ''Les Moutons Noirs'', les Paydrets.

     

      Il se marie le 17 juin 1798 à Vue avec Jeanne Bouriaud, née le 1er octobre 1776 au Clion-sur-Mer et décédée le 25 octobre 1858 à Rouans.

      Mathurin Averty décédera le 15 avril 1838 au village de la Morissais à Vue.

    Mathurin Averty....

     

     

     

     

     

     

     

    Mathurin Averty....

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Mathurin Averty, né le 26 décembre 1799 à Vue (An 8 vue n°5).

    2° Jean Averty, né le 6 août 1801. (an 9 vue n°10).

    3° Fidèle-Florent Averty, né le 26 septembre 1802. (an 12, vue n° 2).

    4° Jacques Averty, né le 7 août 1805. (1805 vue n°8).

    5° Jeanne Averty, née le 7 septembre 1807. (1807 vue n°6).

    6° Louis-Michel Averty, né le 23 décembre 1809. (1809 vue n°10).

    7° Marie Averty, née le 9 septembre 1813. (1813 vue n°5).

    8° Julie-Françoise, née le 5 mars 1818. (1818 vue n°3).

     

      Extrait du registre des pensions (vue n°76/158) SHD/XU 29-23 (vue n°2)

      « Averty Mathurin – né le 17 février 1769 à Vue – Cavalier – touche une pension annuelle de 75 francs – n° d'ordre : 90 – n° de contrôle du Ministère : 3949.

     

      Extrait registre des propositions pour Armes d'Honneur. 24 novembre 1825 -

      « N°4 -  Averty Mathurin – Cavalier – à Vue – 1 sabre d'honneur  ».

      « Blessé dans plusieurs affaires et d'une manière grave ; Averty n'a reçu aucune récompense et l'on verrait avec plaisir que ce brave homme obtînt la faveur sollicitée par la Commission ».

     

     

    Sources: Archives Départementales de Loire-Atlantique, tous droits réservés-

    Etat civil des communes de Vue - Rouans – Le Clion-sur-Mer. Acte de Baptême de Mathurin Averty (1769 vue n°5) - Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés, registre SHD/XU 66, vue n°76/158 registre matricule recensant 1449 anciens combattants jouissant de secours. Registre SHD/XU 29-23, vue n°2 propositions pour armes d'Honneurs. Cadastre de Vue 1836, la Morissais. E1-Claverie (section de la) 1-995) – Photo : AZUR-ARMES – armes de collection – sabre de récompense du modèle 1817 donné par le Roi Louis XVIII au Sieur Vignaud Jean – produit à 150 exemplaires seulement.

                                                                           

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

    Mathurin Averty....


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               Jacques Chauvet de la paroisse de Vue en pays de Retz, 

              proposé pour un sabre d'Honneur.

     

     

                

      Jacques Chauvet.... Jacques Chauvet est né et a été baptisé le 27 janvier 1773 par Gogué, vicaire, il est le fils de Pierre Chauvet, laboureur à bœufs à la Simonais et de Jeanne Garnier. Le parrain a été  Jean Botteau et la marraine Jeanne Chauvet. Pierre Chauvet s'était marié en premières noces à Anne Rémond (le 8 février 1735) et en secondes noces, le 30 juin 1750, à Vue avec Jeanne Garnier.

      En 1793 il exerce la profession de laboureur à  la Simonais à Vue. La paroisse de Vue est située dans le Pays-de-Retz a environ 16 kilomètres au Sud de Paimboeuf. Cette paroisse comme beaucoup d'autres de la région ne se soumet pas à la levée des 300 000 hommes. Les paysans se rendent à la Blanchardais et mettent à leur tête Charles-François Danguy, seigneur de Vue. Ce dernier sera guillotiné le 6 avril 1793 place du Bouffay à Nantes. Il sera remplacé par Louis-François Ripault de La Cathelinière puis Louis Guérin, tué en 1795 et par Guillaume Faugaret qui sera nommé à 18 ans commandant de la Division du pays de Retz, par Monsieur de Charette et fait Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis par le Roi Louis XVIII.

    Jacques Chauvet....

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jacques Chauvet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Le 24 novembre 1825, Jacques Chauvet fait partie des combattants Vendéens proposés pour des récompenses honorifiques.

     

      « N°1 : Jacques Chauvet, Fourrier, domicilié à Vue (Loire-Inférieure) est proposé pour un sabre d'honneur. »

       « A servi la cause royale dans les premières guerres. Quatre de ses frères sont morts sur le champ de bataille ; sa mère et quatre de ses sœurs ont été assassinées par la troupe de la République - Chauvet a reçu deux blessures graves à deux affaires différentes et dont il est souvent incommodé au point de ne pouvoir marcher ». 

      Il a été blessé à une jambe le 17 juillet 1794 à l'affaire de la Chambaudière, près de Legé sur la route de Palluau et au col, le 24 septembre 1794 à la prise de Moutiers-les-Mauxfaits.

     

      « Le 17 juillet, les troupes des adjudants généraux Aubertin, Chadau et Levasseur faisaient leur jonction à Legé. Elles étaient fortes de quatre mille hommes.

      Charette, informé de leur approche, mais ne connaissant pas leur nombre, s'était porté à leur rencontre avec quinze cent soldats seulement. Les avant-postes étaient placés sur les hauteurs de la Chambaudière dans la paroisse de Saint-Etienne-du-Bois. ''Delaunay et Guérin, emportés par un bouillant courage, quittent l'avant-garde qu'ils conduisent, et piquent en avant sur deux vedettes près d'un moulin à vent. Les vedettes se replient et sont soutenues. L'avant-garde royaliste suit l'exemple qui lui est donné par les deux chefs de division et court au combat. De Beauvais vole auprès de Charette, qui se tenait au corps de bataille, et lui annonce que son avant-garde engage le combat. Charette double le pas avec les plus lestes de son centre qui prennent par les côtés de la route. A son arrivée, il trouve son avant-garde aux prises avec l'ennemi, et se battant avec intrépidité ; mais après avoir obtenu quelque avantage, elle commence à ne plus avancer. Les paysans qui accompagnent Charette donnent une nouvelle activité au combat. Beauvais s'avance alors sur la route au-delà du moulin, lorsqu'il aperçoit sur sa droite un certain nombre de cavaliers ennemis qui arrivent au galop gagner la grande route pour charger les paysans. Ces derniers éparpillés et peu nombreux se mettent à lâcher pied; ceux qui sont par derrière en font autant et entraînent Beauvais dans leur fuite. Charette arrive à la tête de son armée, arrête la déroute et ramène tous ses soldats sur le champ de bataille. Les deux partis se battent avec une ardeur extrême. Charette dans le besoin de débusquer les Républicains des hauteurs qu'ils occupent, fait filer sa colonne sur leurs derrières et les poursuit jusqu'au ruisseau de Papin, près de Legé. En même temps une colonne ennemie établie dans ce bourg, se hâte d'en sortir, fait un circuit par les prés qui avoisinent le village de Piberne et prend à son tour Charette par le flanc. Il se retourne aussitôt contre elle, l'aborde à la baïonnette, la fait fléchir et va la forcer à la retraite, lorsque les hussards de la mort fondent sur lui à l'improviste et l'obligent à se replier. Ces hussards n'en voulant qu'à sa personne, ne tiraient pas sur ses soldats ; ils se précipitaient sur lui : « Ce n'est pas à vous que nous en voulons, c'est à Charette », disaient-ils aux paysans. Guérin brûle la cervelle à l'un d'eux, quand il n'est plus qu'à dix pas du général. Charette essaye de rallier par trois fois ses soldats, mais ces derniers, en voyant se déployer la forte colonne qui vient de sortir de Legé, comprennent qu'ils n'ont plus qu'à prendre le parti de la retraite. A la faveur de la nuit, ils se retirent laissant soixante à quatre-vingts hommes sur le champ de bataille. Delaunay eut le corps traversé par une balle. Les Républicains perdirent deux officiers et n'eurent que quinze blessés. »

      Quant au 24 septembre 1794 : « ..... Charette approche des Moutiers. La garnison républicaine croyant avoir devant elle les troupes de Saint-Pal, sort de ses retranchements et se présente en rase campagne. Charette masque le gros de ses forces dans un pli du terrain et ordonne à son avant-garde de reculer petit à petit. Lorsque le combat est bien engagé, Charette surgit et encercle la troupe ennemie... C'est un sauve qui peut dans les rangs républicains en direction de Luçon, poursuivis par la cavalerie vendéenne qui sabre les fuyards à tour de bras ».

      Voici donc les deux affaires où notre brave Jacques Chauvet a été grièvement blessé.

     

      Au sujet des personnes de sa famille massacrées par les ''Bleus'' nous avons identifié :

       Jeanne Garnier, sa mère.

       Jean Chauvet, né le 18 juin 1743 à Vue et + le 10 janvier 1794 à Vue.

       Julien Chauvet, né le 6 mars 1749 à Vue + entre 1793 et 1794.

       Mathurin-Philbert Chauvet, né le 4 juin 1751 à vue † 12 avril 1793 à Challans.

       Magdeleine Chauvet, née le 30 avril 1746 à Vue †  février 1794 la Poitevinière à Athon- en-Retz.

       Yvonne Chauvet, née le 4 septembre 1764 à Vue † entre 1793 et 1794.

            Jeanne Chauvet, née le 2 décembre 1759 à Vue + le 15 septembre 1793 à Vue.

     

     

    Sources: Archives Départementales de Loire-Atlantique tous droits réservés- commune de Vue et acte de baptême vue n°2/10 année 1773 – Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – SHDXU/29-23 vue n°2, Loire-Inférieure – Cadastre de Vue, la Simonnais 1836 C2 Prépaud (section de) 570-1264 – Itinéraires de la Vendée Militaire-Journal de la Guerre des Géants 1793-1801 de Doré-Graslin des éditions Garnier 1979.- Histoire de la Guerre de la Vendée Abbé Deniau, Tome IV  pages 563-564 - Photo de l'auteur. 

     

                                                                        Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 

      


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