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    Pierre Retailleau, de Torfou

     

              

                                     


    Pierre Retailleau, de Torfou....Dans son recueil de biographies, le vicomte Paul de Chabot nous dresse quelques portraits de Vendéens. Parmi ceux-ci, celui de Retailleau de la Chabossière-Chaboissière à Torfou.

     

    « Retailleau naquit à la Chabossière paroisse de Torfou.

    L'armée de Mayence, quelque temps après sa défaite reparue dans le pays, brûla et saccagea tout ce qu'elle n'avait pu détruire lors de la première invasion. Obligé de quitter sa métairie pour la seconde fois, il fit vœu que s'il revenait sain et sauf de la guerre, il élèverait un arceau (petite chapelle) à la bonne Vierge. En rentrant chez lui après avoir échappé aux balles des Bleus, le pauvre métayer trouva sa maison détruite. Que la volonté de Dieu soit faite, dit Retailleau au milieu de ses ruines, j'élèverai l'arceau que j'ai promis à Celle qui m'a protégé.

    Le soldat Vendéen a tenu parole, à deux pas de la route de Torfou à Tiffauges, il a élevé une modeste chapelle, depuis ce temps, le voyageur, surprend souvent vers le soir, quelque Vendéen agenouillé en face du modeste monument de granit ; les jeunes filles y apportent des fleurs la veille des fêtes et les petits enfants viennent y prier la Divine Mère de l'Enfant Jésus. »

     

    En consultant le cadastre, je n'ai pas retrouvé la trace de cette petite chapelle.

    Pierre Retailleau, de Torfou....

     

    Les registres de l'état civil de Torfou m'ont livré le nom de Pierre Retailleau, né le 17 mai 1751 à la Chabossière paroisse de Torfou (vue n°85/341), fils de Pierre Retailleau et de Marie Rapin. Il épouse le 23 novembre 1779, dans cette paroisse, Renée Brochard, née le 25 septembre 1760 à Torfou, fille de Pierre Brochard et de Renée Brin  ; décédée le 24 janvier 1820 en ce lieu. De cette union sont issus :

     

    1° Renée Retailleau, née le 29 janvier 1781 à Torfou.

    2° Marie Retailleau, née le 23 février 1783 à Torfou.

    3° Jeanne Retailleau, née le 16 mai 1785 à Torfou.

    4° Pierre Retailleau, né le 20 février 1789 à Torfou.

    5° Marie Retailleau, née le 10 novembre 1790 à Torfou.

    6° Pierre Retailleau, né le 26 février 1793 à Torfou.

    7° Jean Retailleau, né le 12 juin 1796 à Torfou.

     

    Pierre Retailleau est décédé le 27 novembre 1826 à Torfou. Aucune demande de pension le concernant n'a été découverte aux archives du Maine-et-Loire.

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés. Paysans  

     vendéens – biographies-silhouette et fait d'armes du vicomte Paul de  

     Chabot de 1892 – class BR 118, vue n°34/36, p62. 

    -Registres d'Etat civil de la commune de Torfou. 

    -Cadastre Napoléonien de Torfou 1834. - 3P4/368/11 Torfou C4 du Coubourreau.

    -Photo: de l'auteur. 

                                                  

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                       Jacques-Mathurin Goislot, tailleur d'habits,  

                          lieutenant, les Cerqueux-de-Maulévrier.  

     

             

                                     

    Jacques-Mathurin Goislot....Jacques-Mathurin Goislot-Goilot est né le 21 décembre 1771 aux Cerqueux-de-Maulévrier. Il est le fils de Nicolas Goilot, tailleur d'habits dans le bourg et de Thérèze Jadau.

    Au moment de la Révolution, il est tailleur d'habits et dès le 13 mars 1793 incorpore ce qui deviendra la Grande Armée Catholique et Royale, comme soldat. Il est nommé lieutenant et remplace son capitaine pendant toute la ''Virée de Galerne''.

    Au cours des troubles civils de la Vendée, il épouse Marie-Rose Drouet, née le 19 octobre 1766 aux Cerqueux, fille de Pierre Drouet, marchand et de Perrine Guilloteau. De cette union sont issus :

     

    1° Hyacinthe Goilot, né le 21 Pluviose an 7 (9 février 1799), les      Cerqueux.

    2° Victoire Goilot, née le 24 Pluviose an 9 (13 février 1801), idem et † le 7 Nivôse an 13 (28 décembre 1804).

    3° Eugénie Goilot, née le 16 Thermidor an 10 (4 août 1802), idem.

    4° Ambroise Goilot, né le 19 Floréal an 13 (9 mai 1805), idem.

     

    Jacques-Mathurin Goilot exerce plusieurs professions au bourg, car il est qualifié de tailleur, d'aubergiste et de cabaretier.

     

    En mars 1824, il constitue son dossier de demande de pension et s'étonne de n'avoir pas reçu de pension, ayant été reconnu comme blessé depuis 1816.....

     

    « A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre,

     

    Monseigneur,

     

    Goislot Jacques-Mathurin de la commune des Cerqueux de maulévrier, canton de Cholet département de Maine et Loire, ancien lieutenant dans les armées royales Vendéennes.

    A l'honneur de vous exposer, que porté en 1816 sur la liste des blessés dressée par les Commissaires délégué à cet effet, il n'a point encore reçu de pension ni aucun secours, que désirant profiter de l'ordonnance du Roi du 3 décembre 1823, il a fait dresser un état de service signé par des anciens officiers des Armées avec les quels il a servi, et les autres pièces nécessaires pour constater les blessures qu'il a reçues et les combats où il a assisté.

    L'exposant supplie très humblement Votre Excellence de prendre sa demande en considération, en le faisant participer dans les secours que sa Majesté a bien voulu accorder aux défenseurs du trône et de son auguste famille.

    J'ai l'honneur d'être avec un très profond respect – de votre Excellence, le très humble et très obéïssant serviteur. 

    signé Goislot. »

     

     

    Etats de services :

     

    Campagnes : 1793,1794,1795,1796,1797,1798,1799,1800,1814,1815.

    La Grande Armée avec M.M d'Elbée, Henri de la Rochejacquelein,  

    Stofflet, Cathelineau, de l' Escure, de Marigny et autres généraux.

    Grades : soldat et Lieutenant de la commune des Cerqueux, Capitaine.

    Outre-Loire en remplacement du capitaine resté en Vendée.

     

    Combats :  Cholet, Coron plusieurs fois, les Aubiers, Chemillé, le Bois Grolleau, Beaupréau, Argenton Château, Thouars, la Chataîgneraie, Fontenay aux deux affaires, Doué, Montreuil, Saumur, Nantes deux fois, Châtillon, Luçon, Chantonnay, la grande bataille de Cholet, et toutes les affaires du passage de la Loire – Toutes les affaires de 1815 ; 1814 Charles d'Autichamp – 1815 de la Rochejacquelein.

     

    Jacques-Mathurin Goislot....

     

    Blessures : A reçu une balle à la cuisse gauche à la bataille de la Chataîgneraie dans laquelle action il a prouvé le plus grand courage et le 1er à commencer l'action.

     

    Jacques-Mathurin Goislot est décédé le 19 avril 1838 aux Cerqueux.

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - -Dossiers Vendéens -1M9/190. - copie des états de services. 

    -Registres d'Etat civil des Cerqueux de Maulévrier.. 

    -Photo: de l'auteur.

     

                                                 

     

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    Jean Cholloux du Voide.

     

               

                                     

    Jean Cholloux....Jean Cholloux est né le 4 mars 1785 au Voide. Il est le fils de Noël Cholloux, journalier vigneron et de  Marie Defois, mariés le 15 février 1776 au Voide.

    Cette famille sera décimée en 1793.

     

    1° Noël Cholloux, massacré dans sa maison.

    2° Marie Defois, massacrée, idem.

      Enfants :

    3° Bénonie, Jean Cholloux, né le 30 décembre 1777, massacré.

    4° Pierre Cholloux, né le 23 juin 1778 au Voide, rescapé.

    5° Noël Cholloux, né le 16 novembre 1779, † le 20 février 1785 Le Voide.

    6° Marie Cholloux, née le 29 août 1781, massacrée.

    7° Jean Cholloux, né le 4 mars 1785 le Voide, rescapé.

    8° Noël Cholloux, né le 19 janvier 1789 au Voide, massacré.

    9° René Cholloux, né le 25 février 1791 au Voide, massacré.

     

    Et d'autres enfants non identifiés, car Jean Cholloux nous dit qu'il a perdu ses parents et six frères et sœurs massacrés en 1793 dans leur maison par les Républicains. Il a suivi un frère aîné au combat, il doit s'agir de Pierre Cholloux, vivant en 1829, agriculteur, cantonnier à Coron.

    Il se marie le 6 février 1816 au Voide avec Marie Chenuau, fille de Pierre Chenuau et de Perrine Girardeau de Thouarcé.

    Jean Cholloux est décédé au village de la Cave au Voide, le 31 mars 1829.

    En 1815, il participe aux combats de Saint-Gilles, Bégrolle, Rocheservière, le Pont-Barré, les Echaubrognes ; sous les ordres du Général de La Rochejacquelein, d'Autichamp, de la Sorinière et de Cambourg. Il est blessé par balle à la jambe droite et au pied droit au combat de ''Chaubrognes'' où il est resté sur le champ de bataille.

     

    « En 1793 a appris que son père et sa mère ainsi que six de ses frères et sœurs furent massacré en leur maison ; il prit le parti de suivre son frère aîné à l'armée où il fut pris et emmené prisonnier. Les blessures reçues dans les 100 jours le réduisent à ne pouvoir gagner sa vie, ce qui le réduit dans une affreuse misère et à la mendicité. »

     

    Le 19 mai 1825 il dépose une demande de pension dont la teneur suit :

    « A Monsieur le Préfet de Maine et Loire,

     

    Cholloux Jean, journallier, demeurant en la commune du Voide, en votre département vous expose :

     

    Monsieur, qu'en 1793, son père et sa mère, ainsi que six de ses frères et sœurs furent massacrés par les révolutionnaires ; il prit le parti de suivre son frère aîné qui faisait partie de l'armée royale dite de la Vendée, mais que n'ayant pu se sauvé dans une déroute que l'Armée Royal eût, il fut pris et emmené prisonnier, que s'il n'a pas été fusilier c'est son âge qui en fût cause ; qu'en 1815, son zèle et son dévouement lui fit prendre les armes pour le soutient de la cause sacrée du trône et de l'autel ; qu'il s'est trouvé dans presque tous les combats qui se sont donné notamment l'affaire de Chaubrogne où il reçut trois blessures grave, qu'il resta sur le champ de bataille ; Que depuis il ne s'est plus bien porté, qu'il est chargé de quatre enfants qui sont obligé d'aller cherché leur pain.

    Ce considéré, Monsieur, il supplie instamment votre zèle et votre attachement à la royauté de le ranger dans la case nécessiteuse comme mendiant, en le faisant jouir des bienfaits de sa Majesté et de ses fidèles sujets. Ce qu'octroyant vous adoucirez le malheur d'un pauvre indigent.

    Nous maire de la commune du Voide, certifie que Cholloux Jean nous a déclaré ne savoir signé. Enregistré par nous maire soussigné, sous la date du dix neuf mai présente année, enregistré séant à la mairie (n°28), à la mairie du Voide le 19 mai 1825. 

    signé : Souchet, maire. »

    Jean Cholloux....

     

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - -Dossiers Vendéens -1M9/112. 

    -Registres d'Etat civil du Voide. 

    -Photo: de l'auteur. 

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    René Cathelineau (n°2) de Saint-Paul-du-Bois.

     

     

                                     

    René Cathelineau, N° 2....René Cathelineau est né le 3 mai 1768 (vue 234/281) à la  Rimbaudière, paroisse de Saint-Paul-du-Bois. Il est le fils de René Cathelineau et de Marie Cholloux. Laboureur, il épouse dans cette paroisse, le 10 nivôse an XI, Marie Bordier, née le 29 janvier 1783 à Saint-Paul-du-Bois, fille de Louis Bordier de Gros Chêne et de Marie Sauvestre (vues n°49,50/224).

     

    De cette union sont issus :

    1° René Cathelineau, né le 21 avril 1804 à St Paul-du-Bois.

    2° Pierre Cathelineau, né le 3 août 1806, idem.

    3° Marie Cathelineau, née le 8 janvier 1809, idem.

    4° Louis Cathelineau, né le 20 novembre1810, idem.

    5° Louise Cathelineau, née le 21 décembre 1824, idem.

     

    René Cathelineau a été très grièvement blessé car il a le crâne déformé par un coup de crosse, en outre, il a reçu un coup de sabre à la poitrine...

     

    Le 28 mai 1825, il dépose une demande de pension à Saint-Paul-du-Bois dont la teneur suit :

     

    « Saint Paul du Bois le 28 mai1825

     

    A Monsieur le Préfet de maine et loire,

     

    A l'honneur d'exposer René Cathelineau cultivateur, âgé de cinquante sept ans, père de famille, demeurant commune de Saint Paul du bois.

    Qu'à raison de ses services dans les anciennes armées Catholiques et Royales de l'Ouest et des fatigues occasionnées par la guerre, il croit avoir des droits acquis aux secours annuels et viagers qu'à titre de récompense et dans sa royale sollicitude sa Majesté a accordé par son ordonnance du 29 décembre dernier.

    Et que dans cette vue il joint à la présente demande qu'il en forme les pièces énoncées dans votre arrêté du 23 avril présente année :

    1° Le certificat de ses services signé de trois officiers Vendéens.

    2° Copie de son acte de naissance.

    Le certificat de Mr le maire qui constate qu'il ne jouit d'aucune pension ni secours sur les fonts de l'Etat.

    L'exposant vous supplie Monsieur le Préfet de recevoir avec votre bienveillance ordinaire cette demande et de la soumettre avec recommandation s'il vous plaît au gouvernement de sa Majesté.

    Ce faisant rendrez justice a celui qui est avec respect votre très humble serviteur.

    Le maire de Saint Paul du Bois atteste la sincérité du présent exposé, à la mairie le 28 mai 1825. »

    signé, l'adjoint.

     

    Certificat du chirurgien. 

     

    « Je soussigné chirurgien à Vezins canton de Cholet, arrondissement de Beaupréau (Maine et Loire).

    Certifie que Catelineaud René, ancien militaire vendéen porte à la partie postérieure supérieure de la tête une dépression profonde de l'os occipital : cette dépression produite d'après le rapport du blessé par un coup de crosse de fusil, dût alors compromettre l'existence du sujet par prafection secondaire du cerveau qui en résultat -illisible-

    Catelinaud porte de plus à la partie inférieure gauche de la poitrine une large cicatrice provenant d'un coup de sabre porté sur cette partie.

    Le dévouement de cet homme, sa profonde indigence le rende recommandable et digne de commisération. » 

    Vezins deux mars 1830.

    signé : Bourdier chirurgien.

     

    Certificat de services.

     

    « Nous soussignés commandant et officiers de la 2ème Division du 4ème corps de l'Armée Royale de l'Ouest, ayant résidence dans le canton de Vihiers département de Maine et Loire.

    Certifions que Cathelineau René, cultivateur, né et demeurant à Saint Paul du Bois ; a servi dans l'Armée Royale pendant les années 1793, 94, 95, 96 et 99 sous le commandement de MM les généraux de La Rochejacquelein, Dautichamp, Stofflet, qu'il a pris part à différentes batailles, notamment à celles de Vihiers, Coron, Cholet, Fontenay, Châtillon etc... et qu'il s'est constamment montré en tout temps un fidèle serviteur du Roi et que même dans les cents jours il quitta sa famille pour se réunir aux armées de la légitimité. En foi de quoi nous délivrons le présent pour servir et valoir ce que de raison. »

    A vihiers le 20 mai 1825.

    signé : Cailleau chef de bataillon 2eme division – 4ème corps. Challet ancien capitaine de Coron. - Gontard, maire. - Le maire de la commune de Somloire – adjudant Major de la division du dit-lieu.

     

    René Cathelineau, N° 2....

     

    René Cathelineau est décédé le 8 janvier 1839 au village du Gros Chêne à l'âge de 69 ans. Son épouse, Marie Bordier est décédée le 17 janvier 1850 dans ce même village à l'âge de 72 ans, (vue 113/179).

     

     

    Sources:     

    - Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    - Dossiers Vendéens n°2 -1M9/96n°2. 

    - Registres d'Etat civil de Saint-Paul-du-Bois. 

    - Photo: de l'auteur. 

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                     René Cathelineau, de Melay, chasseur de Stofflet.  

     

                  

                                     

    René Cathelineau, chasseur de Stofflet....René Cathelineau est né le 28 mars 1774 à Melay. Il est le fils de Mathurin Cathelineau, tisserand et de Marie Besnard, Mathurin Cathelineau, veuf d’ Andrée Pesneau, s'est marié à Saint-Léonard de Chemillé le 8 janvier 1765 avec Marie Besnard (vue n°227/307 Chemillé).

    Il se marie le 27 septembre 1814 à Vezins avec Marie-Françoise Lahaye, née à Coron le 7 juin 1785, fille de Charles Lahaye, tisserand, et de Françoise Brunet, il est veuf de Perrine Devid-Davy (vue n°48/148). De cette union sont issues :

     

    1° Marie-Magdeleine Cathelineau, née le 6 septembre 1815 à la Tourlandry.

    2° Louise-Françoise Cathelineau, née 1er mars 1817 à la Tourlandry.

    3° Anne-Monique Cathelineau, née le 30 novembre 1824 à Chanteloup.

     

    En 1824, René Cathelineau, journalier-tisserand, se trouve dans une misère extrême. C'est un brave parmi les braves, blessé deux fois, une balle lui a traversé la jambe droite et il a la main gauche estropiée, il a fait toute la Grande Guerre et en 1815 il reprend les armes.

    Le 12 mai 1824, il dépose une demande de pension dont la teneur suit :

     

    «  A son Excellence le Ministre de la Guerre,

     

    Monseigneur,

    Le nommé Cathelineau, journalier, né à Melay (Maine et Loire), domicilié à Chanteloup, canton de Chollet, même département ; a l'honneur de vous exposer qu'il a servi avec honneur et bravoure dans les armées Royales de l'Ouest dite la Vendée ; à toutes les reprises d'armes depuis 1793 jusqu'à la Restauration.

    Qu'il a été blessé deux fois, à la jambe droite et une autre fois à la main gauche, ce qui l'empêche de gagner sa vie. Etant indigent et père de famille de trois enfants ; il a recours à votre Excellence de le comprendre dans les dons accordés par sa Majesté.

    Ce qu'octroyant, vous ferez justice à un pauvre malheureux qui vous en aura une éternelle reconnaissance.

    Chanteloup 17 mars 1824.   +

    Vu pour légalisation de la marque du sieur Cathelineau apposée ci-dessus, a Chanteloup le 12 mai 1824.

     

    signé : le Maire. »

     

    Etat des services  :

    1793 – Armée Catholique Royale – Cathelineau, Delbée, batailles de Cholet, Coron, Vihiers, Saumur, Doué, Montreuil Thouars...

    1794 - idem

    1795 - idem

    1796 - d'Autichamp – division de Chemillé.

    1797 - idem

    1798 - idem

    1799 - Aug de la Béraudière et d'Autichamp combat de Nueil Et les Aubiers.

    1800 - idem.

    1814 - idem.

    1815 – d'Autichamp.

    Blessures : La jambe droite traversée par une balle à l'affaire du Bois-Grolleau de Cholet. - La main gauche blessée.

    Il est marié et a trois enfants, et est très indigent.

    René Cathelineau, chasseur de Stofflet....

     

    Certificat de notoriété. 

     

    « L'an mil huit cent vingt quatre, le six mai.

    Devant nous, Jacques, Charles Thibault juge du canton de Chemillé, arrondissement de Beaupréau, département de Maine et Loire, assisté du sieur Paul Pousset notre greffier sont comparus Messieur,

    1° Louis Cherbonnier, tisserand, âgé de soixante neuf ans, demeurant commune de Melay.

    2° Joseph Lambert, tisserand, âgé de quarante six ans, demeurant commune de Melay.

    3° René Albert, tisserand, âgé de cinquante quatre ans demeurant en la commune de la Tourlandry.

     

    Lesquels nous ont déclaré et certifié que le Sieur René Cathelineau, tisserand, âgé de cinquante ans, demeurant commune de Chanteloup a servi avec honneur et bravoure dans les rangs des Armées Royales et Vendéennes, qu'à l'affaire du Bois Grolleau de Chollet, il reçut une balle qui lui traversa la jambe droite et qu'il fut blessé à la main gauche à l'affaire du Pont-Barré, et qu'il n'a cessé depuis mil sept cent quatre vingt treize jusqu'à ce jour de montrer son dévouement pour son Roi et qu'il est maintenant réduit à la plus affreuse misère. »

    Lecture faite aux dits témoins de leurs déclarations, ils y ont persisté et ont déclaré ne savoir signer, de ce enquis, fort Lambert qui a signé avec nous et notre Greffier. 

    signé : Lambert, le Greffier, et Thibault. »

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    -Dossiers Vendéens n°2 -1M9/96 n°1. 

    -Etat civil de Chemillé- St Léonard, la Tourlandry, Chanteloup, Vezins, Melay, Coron.  

    -Photo: de l'auteur. 

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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