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    La Baïonnette Royale n° 7

     

     

      La Baïonnette Royale N° 7, François Morinière... La famille Morinière est originaire de la paroisse de Saint-André-de-la-Marche dans les Mauges et exploite la métairie des Quatre Etalons dans cette paroisse. Cette métairie sera incendiée par les républicains en 1794.

     

       François Morinière est né le 1 avril 1777 au Quatre Etalons à Saint André de la marche. Il est le fils de François Morinière, métayer-laboureur, né le 15 janvier 1749 à Saint André et de Marguerite Gibouin née le 19 juillet 1749 à Saint André.

     

         En 1793, Pierre François Morinière est âgé de 16 ans et prend les armes contre la République. Il participe à 25 batailles. Il est accompagné par deux de ses oncles : Jean Baron, sabotier à Saint André, né le 25.4.1759 à la Romagne époux de Jeanne Morinière née le 10.2.1752 à Saint André et René Ménard, métayer à la Chalouère à Saint Macaire, né le 10.2.1758 à Saint Macaire époux de Marguerite Morinière, née le 31.12.1762 à Saint André.

     

        Voici ce que nous dit le Chanoine Louis Tricoire dans son ouvrage « Cinq Siècles de Vie Paroissiale – Saint-André-de-la-Marche. » :

     

        « Honneur d'abord aux chefs ! Deux sont natifs de Saint-André même : Mathurin Bretaudeau, tisserand, nommé capitaine de la paroisse en 1793, à 45 ans, qui fit toute la campagne jusqu'au passage de la Loire et reprit du service en 1815 ; Pierre Ripoche, métayer à l'Orbrie ;, capitaine également dès 1793, à l'âge de 28 ans. Un troisième, originaire de la Séguinière, Etienne Tisseau, tisserand à Saint-André, fut également nommé capitaine d'une compagnie de la paroisse par Stofflet en 1793 . Il avait 35 ans à cette date.

        Il y eut aussi, parmi les partants de Saint-André, de très jeunes gens. Si Jacques Birot du Vivier et Pierre Blouin ont respectivement 7 et 18 ans, trois de leurs camarades ne sont pas encore dans leur seizième année : François Chalet qui, aux côtés de son père, participera aux batailles de Luçon, Saumur, Cholet et Beaupréau ; François Morinière des Quatre Etalons, qui assistera à vingt cinq batailles ; Pierre Tinguy, originaire de la Renaudière, tisserand à Saint-André, qui après le passage de la Loire se joindra à l'armée de Charette. Deux garçons viennent tout juste d'entrer dans l'adolescence : René Leroux, un indigent de 15 ans, qui part en 1793 pour ne revenir qu'après 1815 ; René Tournery, baptisé à Bouzillé, qui prendra ses 15 ans en août 1793, alors qu'il est affecté dans l'artillerie à la conduite d'un canon dont le maniement lui est interdit. Les autres sont des enfants qui, âgés de onze ou 12 ans en 1793, se contenteront d'abord d'accompagner l'armée avant de pouvoir se battre en 1795, 1799 et 1815. Tels : Jacques Barraud, établi vers 1824 marchand tisserand à Saint-André ; André Rullier ; Jean Barré dont le père fut tué à la déroute de Cholet ; Jean Bizon, qui a 12 ans, était à l'affaire de Jallais ; François Dabin, orphelin, qui vit les combats de Luçon, Fontenay, Saumur, Nantes, Cholet et Beaupréau (son frère fut tué dans la Virée de Galerne) ; Julien Humeau, originaire de Saint-Macaire tisserand à Saint-André en 1824 après avoir été caporal à la première compagnie de Saint André dans l'armée d'Autichamps ; René Libault, qui perdit son père à la bataille de Luçon ; René Naud, tisserand au bourg après vingt et un ans de campagne, de 1794 à 1815............... »

     

     

        Les états de services de François Morinière :

     

        Le 24 mai 1825, François Morinière fait une demande de pension au Roi à Saint-André-de-la Marche dans le Maine et Loire et déclare :

     

        «  A Messieurs,

     

    Les Commissaires pour la distribution des fonds accordés en vertu de l'ordonnance de sa Majesté du 29 décembre1824.

     

    Messieurs,

     

    C'est un brave Vendéen qui veut avoir l'honneur, vous exposer quoique étant jeune, les services qu'il a rendu pendant la durée de la guerre de Vendée. La position dans laquelle il se trouve, les pertes qu'il a éprouvées.

     

    Je commenceré par vous aparait que je me suis trouvé à vingt cinq batailles données dans le païs, a toutes je me suis montré avec le plus grand courage et la plus grande intrépidité guidé par l'amour de mon Dieu et de mon Roi. Je n'ai jamais craint ni redoutté l'ennemy . Je suis à la tête de huit enfants, le plus aîné à peine peut-il me servir, je suis sans fortune ni secours. Je n'ai qu'une petite portion de métairie que je tiens à ferme ou je viens d'éprouver les plus grands malheurs occasionnés depuis trop longtemps par la gelée qui a perdu en partie toutes mes récoltes ; à la tête de huit enfants je me trouve dans une position bien inquiéttante pour faire droit à tous cela.

    Les pertes que nous avons supportées tant de la part de mon défunt père que celles que j'ai supportées de mon cotté sont si grandes quelles dépassent mes moyens d'y faire droit. Mon défunt père avait fourni aux armées Vendéennes trois bœufs gras estimés onze cent cinquante francs 1150 frs. Je ne puis pas pour dépeindre les autres fourniments en grains, moutons et autres choses ayant perdu les reconnaissances, je suis aparé quelles étoient de plus de quatre cents francs.........400 frs.

     

    Nous avons été incendiés, on a fait brûler toute la métairie que nous jouissions, on a donc perdu par ce moyen tout notre pauvre mobillier, une grande partie de nos bestiaux emmenés par les armées républicaines.

     

    Moi, resté seul à la métairie après tant de désastres, venant de me sacrifier dans les armées de la Vendée avec le plus grand courage qu'on ne peut s'imaginer, Vous ne devez pas vous étonner de la hardiesse que j'ai l'honneur de me permettre à m'adressez à vous solliciter à jetter un coup d'oeil sur un brave soldat, un homme qui a tout perdu, à la tête de huit enfants en bas âge, sans fortune, ni secours, ayant même la charge de deux enfants mineurs d'un brave Royaliste, le frère de ma femme qui avait été brave soldat Vendéen, mort il y a deux ans.

    A toutes ces occasions j'espère que vous les prendrés en considération, me signalant à son excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre, afin de participer dans les bienfaits de sa Majesté, C'est ce que j'ai l'honneur vous prier et me croire sincère et véritable, votre serviteur ne sait signer. »

     

    Signé : Fournier Maire.

     

     

        Un certificat de service est délivré à François Morinière le 21 mai 1825.

     

         «  Nous soussignés anciens chefs des armées Royales de la Vendée, certifions que nous avons parfaite connaissance que François Morinière, cultivateur dans la commune de Saint André de la Marche marcha sous notre commandement dès le commencement de la guerre ; qu'il a assisté presque à toutes les affaires et qu'il a toujours servi avec honneur et distinction. En foi de quoi nous lui avons délivré le présant certificat pour lui servir et valoir ce que de raison.

    À Saint André ce 21 mai 1825 »

     

    signé : Pierre Hulin chef de bataillon – Jean Tinguy, ancien capitaine – Lhuillier - Le Marquis de la Bretesche, Chef de Division.

     

    Nota : Il a huit enfants et deux neveux orphelins.

     

     

         Situation de l'intéressé en 1825 :

     

    François Morinière est métayer aux Quatre Etalons à Saint-André-de-la-Marche, père de huit enfants et deux neveux orphelins à charge (Enfants d'un frère de son épouse).

     

    Il s'est marié le 20 août 1810 à Saint André avec Michelle Humeau née le 24 juillet 1778 à Saint Macaire, décédée le 4 février 1853 aux Quatre Etalons.

     

    François Morinière décède le 26 décembre 1840 aux Quatre Etalons.

     

     

    Sources : Archives familiales - Archives Départementales du Maine et Loire . Chanoine Louis Tricoire « Cinq Siècles de Vie Paroissiale – Saint-André-de-la-Marche. 

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

    La Baïonnette Royale N° 7, François Morinière...


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      La Baïonnette Royale n° 6

     

     

    1793 – 1794 – UNE FAMILLE VENDEENNE ORDINAIRE.

     

     

     La Baïonnette royale N° 6, la famille Pépineau....En 1743, la famille Pépineau originaire de la Guyonnière est composée, de Mathurin Pépineau, serviteur dans une famille noble de la Guyonnière, (La Roche Thévenin?) avant son mariage; et de Marie-Anne Cousseau son épouse.

     

    En 1793, ils sont métayers à la Mazure, paroisse de Saint Georges de Montaigu, puis à la Cheffretière. Mathurin et Marie-Anne se sont mariés le 19 février 1743 à Saint Georges de Montaigu. Ils laissèrent dix enfants.

     

    Le logis de la Roche-Thévenin :

     

    La Baïonnette royale N° 6, la famille Pépineau....

    La Baïonnette royale N° 6, la famille Pépineau....

     

     Nous savons que la famille Pépineau était proche de la famille noble Sapinaud et de la famille Baudry d'Asson (par des liens de métayages), Ces familles donneront des généraux à l'Armée Catholique et Royale en 1793. En effet, le six septembre 1716, Charles, Marie, René Pépineau a pour parrain Messire Charles Esprit Baudry d'Asson et pour marraine, Marie, Arthémie Baudry d'Asson. Les signatures de l'acte de baptême font apparaître les noms de :

    Marie Arthémie Baudry d'Asson, Grezée d'Asson, Jousseaume d'Asson ; Esprit Jousseaume de la Bretesche ; Céleste Sapinaud ; Marie, Suzanne Baudry d'Asson ; Marie, Pélagie Baudry d'Asson ; Rose* Sapinaud ; Persimort d'Asson, Charles Sapinaud ; René Pépineau ; Esprit d'Asson ; et J. Couteleau curé de la Boissière. 

     

    *Le prénom de Rose est régulièrement donné chez les Pépineau.

     

    Donc en 1793, la famille Pépineau est composée de seize personnes. Entre 1793 et 1800, onze vont disparaître dans des circonstances tragiques, c'est à dire plus de la moitié de la famille. Les archives de la Vendée nous racontent............ deux siècles après le passage des Colonnes Infernales.

     

    1 - Les parents : Mathurin Pépineau « disparaît » entre 1793 et 1800, Marie-Anne Cousseau décède le 7.4.1788 à Saint Georges. Les enfants.....

     

    2 - Marie – Anne Pépineau, née le 9.12.1743 à Saint Georges de Montaigu, mariée le 24.2.1778 à la Guyonnière et son mari René Creuzé, né le 13.7.1748 à Boussay, « disparaissent » entre 1793 et 1800.

     

    3 - Mathurin Pépineau, né le 15.6.1746 à Saint Georges de Montaigu, marié le 3.2.1779 à la Guyonnière et son épouse Marie Birot, née le 21.3.1753 à Montigné sur Moine (mes ancêtres), métayers à la Cheffretière paroisse de Saint Georges sont tués en 1794 au Choupeau, commune de la Bruffière, à onze kilomètres de leur métairie... certainement réfugiés chez Perrine Birot (soeur de Marie) épouse Godet, métayère au Choupeau qui sera également tuée. (Leurs enfants sont pris en charge par les Pépineau rescapés de la Cheffretière.).

     

    4 - Jean Pépineau, né le 5.3.1751 à Saint Georges, marié le 24.2.1778 à la Guyonnière à Marguerite Douillard, née le 7.10.1753 à Treize Septiers, est tué par les républicains le 1.5.1794 à la Boissière de Montaigu.

     

    5 - Marie, Madeleine Pépineau née le 17.5.1753 à Saint Georges, décède à la Mazure le 4.10.1772.

     

    6 - Jeanne Pépineau, née le 3.5.1756 à Saint Georges de Montaigu décédée le 24.6.1790 ne verra pas toutes ces horreurs, elle épouse le 21.2.1775 à Chavagnes en Paillers, Pierre Piveteau né le 21.10.1743 qui sera tué par les républicains dans sa métairie à Bel Air à Chavagnes en Paillers

    le 4 floréal de l'an 2 (23.4.1794), Leur fille, Jeanne Piveteau, 17 ans, sera également tuée par les républicains à Bel Air le 2 messidor an 2

    (20.6.1794).

     

    7 - Rose Pépineau, née le 9.6.1758 à la Guyonnière épouse le 24.2.1778 à la Guyonnière, René Douillard, laboureur à la Roulière, né le 12.8.1748 à Treize Septiers. Il sera tué au combat de Treize Septiers le 6.10.1793. (220 royalistes tués à ce combat). Cette bataille a été menée pratiquement à l'arme blanche et a duré environ deux heures. Rose touchera une pension de 50 francs du Roi comme veuve de soldat des Armées Catholiques et Royales (4 enfants à charge), elle décédera le 5.4.1819 à la Guyonnière.

     

    8 - Perrine Pépineau, née le 13.8.1760 à Saint Georges, mariée le 9.2.1779 à la Guyonnière avec Jean Retailleau, né le 15.6.1755 à la Guyonnière, « disparaissent » entre 1790 et 1800.

     

    Les rescapés :

     

    9 - Charlotte Pépineau née le 23.2.1763 à Saint Georges et mariée le 14.2.1786 à la Guyonnière avec Nicolas Picot, né le 4.12.1758 à la Guyonnière, ne verra pas toutes ces atrocités car elle meurt le 12.11.1789 à la Guyonnière. Son mari décède également dans cette commune le 5.2.1833

     

    10 - François Pépineau, né le 13.7.1765 à Saint Georges, marié le 9.4.1800 à Montaigu, décéde le 19,11,1809 à Saint Georges, son épouse Perrine Bossard née le 26.2.1777 à la Guyonnière, décède le 24.3.1847 à Saint Georges.... et pour terminer :

     

    11- Jacques Pépineau, né le 13.7.1765 à Saint Georges et décédé le 16.3.1780 à la Cheffretière à Saint Georges.

     

     

    Les royalistes de la Guyonnière furent commandés par de la Roche-Saint-André, Legrat et Bezeau, lieutenants de Monsieur de Charette ; ils firent partie de l'Armée du Centre sous les ordres de Sapinaud de la Verrie. En avril 1793 ils s'intégrèrent dans l'armée de Monsieur de Charette. Pendant toute la guerre, les habitants de la Guyonnière participèrent à de nombreux combats et le pays fut ravagé par les Colonnes Infernales qui brûlèrent l'église et les château de la Cour, Melay et la Roche Thévenin. Une grande partie des habitants fut massacrée : 1200 habitants avant la révolution – 850 habitants en 1800, à la paix de Montfaucon.

     

    La Baïonnette royale N° 6, la famille Pépineau....

     

     

     

     Portraits des assassins :

     

    1 - Le général Turreau : Louis-Marie Turreau chef des Colonnes Infernales : « Il buvait au point de ne pouvoir se tenir à cheval l'après-midi. Il était aussi féroce à jeun que pris de boisson » Grand Officier de la Légion d'Honneur, baron d'Empire, son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe.

     

    Les douze Colonnes Infernales dont il s'agit sont confiées à un certain nombre de commandants , dont elles ne vont pas rehausser la gloire militaire : tous généraux de création révolutionnaire. Pas un ne figurera avec éclat dans l'épopée du Consulat et de l'Empire, Pas un seul !

     

    2 - Cordelier-Delanoue : Etienne Cordelier-Delanoue « Personnage immoral et besogneux » implacable dans la répression.

     

    3 - Duval : François Duval, ancien marin, le seul qui ait gardé quelque humanité.

     

    4 - Bonnaire : Louis Bonnaire, un ivrogne invétéré.

     

    5 - Grignon : Louis Grignon, ancien sergent, trousseur de jupes, féroce au delà de l'imaginable, dont la femme se suicidera.

     

    6 - Moulin : Jean-Baptiste Moulin, qui se tuera d'un coup de pistolet.

     

    7 - Boucret : Jean-Pierre Boucret, patriote zélé, qui prendra sa part de ravages.

     

    8 - Amey : François Amey, 26 ans en 1794 – fait incendier les Herbiers – sa colonne marque sa route de traînées de feu. Il est connu pour avoir fait jeter des femmes et des enfants vivants dans des fours. Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1813, son nom figure sur l'Arc de Triomphe.

     

    9 - Huché : Jean-Baptiste Huché, un ivrogne.

     

    10 - Caffin : Jean-Alexandre Caffin, un fou sanguinaire et incendiaire.

     

    11 - Crouzat : Joseph Crouzat, ses exactions en Vendée sont dans toutes les mémoires. Le 23 janvier 1794 à Gonnord, il fait enterrer vivants 30 enfants, 2 femmes et fusiller 200 habitants.

     

    12 - Dufour : Georges-Joseph Dufour – commande une Colonne de Haxo, Haxo meurt le 20 mars 1794 - général de division en juin 1795. Son nom figure sur l'Arc de Triomphe.

     

     

    « L'épisode des Colonnes Infernales » est d'une ignominie sans égale. Il semble impossible que des soldats – mêmes révolutionnaires – puissent commettre de pareils crimes ; qu'une armée puisse salir ainsi ses drapeaux ; qu'un organisme national comme la Convention soit capable de décréter la mort de toute une province ; qu'un si vaste commandement soit confié à un barbare dément comme Turreau, que des Français pendant des mois s'appliquent à poursuivre, traquer, tuer des femmes et des enfants d'autres Français – sur leur terre même, dans leur propre maison ; que la malheureuse Vendée au nom de la liberté républicaine, ait été condamnée de la sorte à devenir un désert, et que l'on ait trouvé tant d'homme imbéciles pour exécuter cet horrible mandat. On voudrait rayer de nos annales ces abominations. Les rougeoiements des meurtres, des viols collectifs et des incendies éclairent les traits héroïques des Vendéens.

     

    Prononcer le nom de Turreau c'est évoquer quatre ou cinq mois d'atrocités inouïes, le pays traversé en tous sens par ces assassins.... détruisant tout sur leur passage, incendiant les maisons et les bois, massacrant sans distinction hommes, femmes, enfants, vieillards..... ce sont les pires turpitudes, les orgies, les viols, les femmes enceintes éventrées, les petits enfants fendus par le milieu ou embrochés au bout des baïonnettes........... »

     

    Voilà le vrai visage de la République, cette République maçonnique, honte à ceux qui aujourd'hui encore nient le génocide et entretiennent le mémoricide.

     

     

    Sources : Archives familiales – Archives Départementales de la Vendée – Monsieur de Charette – Chevalier du Roi de Michel de Saint Pierre. Les Douze Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets


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    La Baïonnette Royale n° 5

     

     

      La Baïonnette royale N° 5, Pierre Durand, de Saint-André-de-la-Marche....La famille Durand est originaire de la paroisse de Saint-André-de-la-Marche dans les Mauges et exploite le moulin de la Gouberte dans cette paroisse, moulin situé sur la Moine.

     

      Pierre DURAND est né le 15 janvier 1775 au moulin de la Gouberte à Saint André de la marche. Il est le fils de Pierre Durand, né le 20 juillet 1741 à Saint-André, meunier, et de Jeanne Guillocheau née le 8 mars 1749 à la Renaudière, fille de Charles Guillocheau, meunier et de Françoise Durand.

     

       En 1793, Pierre Durand est âgé de 18 ans et prend les armes contre la République. Capitaine de la compagnie de la paroisse de Roussay de l'Armée Royale d'Anjou, il fera partie des rares rescapés de la « Virée de Galerne » et sera grièvement blessé dès son retour à la bataille de Beaupréau, le 14 février 1794.

     

    Les états de services de Pierre Durand :

     

       Le 17 mai 1825, il fait une demande de pension au Roi à la Séguinière dans le Maine et Loire et déclare :

     

      «  Messieurs,

    Ayant eu connaissance de l'ordonnance Royale du 29 décembre 1824 du 12 janvier et du 3 mai 1825 par laquelle sa Majesté fait espérer des secours aux militaires blessé dans les Armées Royales de l'Ouest ; étant pensionné jusqu'ici de cinquante francs, qui ne peuvent suffire à ma subsistance. Ayant sept enfants en bas âge je vous supplie Messieurs de me faire participer à la distribution des secours promis par le Roi.

    Je joints à la présente demande les pièces qui constatent les droits que je puis avoir aux bontés du Roi.

    Je suis avec respect Messieurs

    Votre très humble et très dévoué serviteur signé : Pierre Durand, à la Séguinière le 17 mai 1825."

     

    La Baïonnette royale N° 5, Pierre Durand, de Saint-André-de-la-Marche....

     

       «  Nous soussignés, anciens Officiers des Armées Royales de la Vendée, Armée d'Anjou. Certifions à tous qu'il appartiendra que Durand Pierre, meunier, né à Saint-André-de-la-Marche le 15 janvier 1775, domicilié présentement à la Séguinière, a servi à notre connaissance et dite Armée en qualité de capitaine de la paroisse de Roussay, Armée d'Anjou à toute prise et reprise d'armes. Qu'il a été blessé :

     

    1 . D'une balle au bras droit à la bataille de Beaupréau, au retour d'outre Loire en 1794.

    2 . D'un autre coup de feu au bras gauche, à l'affaire de Saint Florent le Vieil, même année.

    3 . D'un autre coup de feu à la main droite et d'un coup de sabre sur les reins à l'affaire de Vezins, même année.

     

    Que son mobilier et ses chevaux furent la proie de l'incendie et du pillage de l'ennemi dès 1793 ; ce qu'il évalue sans exagération à la somme de mille francs. Qu'ayant ainsi tout perdu, blessé et sans autre ressource qu'une modique pension sur les fonds de l'Etat, il ne peut subvenir à ses besoins, à ceux de son épouse et de sept enfants encore pour la plupart en bas âge. Il a des droits, à la bienveillance du Gouvernement pour faire porter cette modique pension de 50 francs au maximum de celle à laquelle il à droit de prétendre suivant son grade, la nature de ses blessures et l'ancienneté de ses services.

    En foi de tout-quoi, lui avons, ce requérant, délivré la présente, pour lui valoir, servir ce que de droit,

     

    A Cholet, le 21 mai 1825 signé :

     

    F. Boussion, ancien chef de bataillon – Viaud, capitaine de la 1ère compagnie de Cholet – P Macé, ancien commandant de Bt.

     

     

    Le 20 mai 1825, à Saint-Macaire-en-Mauges, il est visité par Monsieur André, chirurgien.

     

    «  Nous soussigné, chirurgien À St Macaire, arrondissement de La Baïonnette royale N° 5, Pierre Durand, de Saint-André-de-la-Marche....Beaupréau, département de Maine et Loire, certifie avoir visité le nommé Durand Pierre, meunier, ancien capitaine des Armées Royales de l'Ouest demeurant commune de la Séguinière en cet arrondissement ; lequel a présenté à mon examen les blessures suivantes :

     

    1 . Deux cicatrices au bras droit, dont l'une à la partie moyenne et antérieure, et l'autre à la partie externe, offrant la dimension d'une balle de calibre, qui a traversé dans l'épaisseur des muscles.

     

    2 . Deux autres cicatrices offrant la même dimension que les précédentes dont l'une à la partie antérieure et inférieure du bras gauche, et l'autre à la partie postérieure et moyenne.

     

    Ces blessures empêchent le-dit Durand de pouvoir se servir librement des deux bras. En foi de quoi je lui ai délivré la présente attestation pour servir et valoir, ce que de raison ; à Saint-Macaire le dix sept mai mil huit cent vingt cinq  »

    signé André.

     

     

     

     Situation de l'intéressé en 1825 :

     

       Pierre Durand est meunier au moulin du Bouchot, commune de la Séguinière et père de sept enfants.

     

    La Baïonnette royale N° 5, Pierre Durand, de Saint-André-de-la-Marche....

    La Baïonnette royale N° 5, Pierre Durand, de Saint-André-de-la-Marche....

     

     

    Il s'est marié au début de l'année 1802 à la Romagne avec Jeanne Murzeau, décédée le 4 septembre 1817 à la Séguinière. Veuf, il se remarie le 24 novembre 1818 à la Séguinière avec Renée-Jeanne Gaudon, née le 1 juin 1788 à la Séguinière, fille de Pierre Gaudon, journalier et de Renée Bizon. De son premier mariage naîtront six enfants et cinq du second, huit survivront.

     

    Pierre Durand décède le 13 juin 1843 à la Séguinière.

     

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire et Archives familiales.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets

     

     

     


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    La Baïonnette Royale n° 4

     

     

    La famille Bretaudeau est originaire de la paroisse de Saint-Germain-sur-Moine et exploite la métairie du Droit de l'Aune, près du chemin de Saint Germain à la Renaudière.

     

    René Bretaudeau est né le11 avril 1758 à la métairie du Droit de l'Aune. Il est le neuvième enfant d'une famille en comptant quatorze. Il est le fils d' André Bretaudeau et de Marguerite Caillaud. Le 5 septembre 1786 il épouse à Saint-Macaire-en-Mauges, Marie Tessier (Texier), née le 21 octobre 1767 dans cette même paroisse. Elle est la fille de Jean Tessier et de Perrine Coiffard, métayers au Grand-Bois-Girard à Saint-Macaire. De cette union naîtront sept enfants. Il est métayer quelque temps avec son beau-père au Grand-Bois-Girard et exploite en 1791 le bordage du Pouet à La Renaudière.

     

    En 1793, René Bretaudeau est âgé de 35 ans et prend les armes contre la République, il participera à vingt deux combats et «  bien d'autres dont il ne se rappelle plus » Il fera campagne en 1799, Deux de ses fils feront la campagne de 1815.

     

    Les états de services de René Bretaudeau :

     

    Le 31 mai 1824, il fait une demande de pension au Roi à la mairie de La Romagne dans le Maine et Loire et déclare :

     

    « Ayant eu connaissance de l'Ordonnance Royale du 29 décembre 1824, du 21 janvier et du 3 mars 1824 par laquelle sa Majesté fait espérer des secours aux militaires qui ont servis dans les armées Royales de l'Ouest, et étant de ce nombre, je joints à la présente demande les faits que j'ai fait et les combats dont je me suis trouvé, savoir :

     

    En 1793 :

    • La Louée près de Nantes.

    • Coron.

    • Le Bois-Grolleau.

    • Les deux combats de Châtillon.

    • Vezin.

    • Torfou.

    • Montaigu.

    • Cholet.

    • Beaupréau.

     

    En 1794 :

    • Gesté.

    • Beaupréau.

    • Mortagne.

    • Vezin.

    • Chemillé.

    • Saint Lambert.

    • Saint Florent.

    • Chalon en Poitou (Challans)

    • Cernusson en Anjou.

    • Chaudron.

    • Liré.

    • Chavagnes.

     

    Et bien d'autres combats dont je ne me rappelle pas.

    Je vous observerai Messieurs, que pendant la guerre de 1793 et 1794, je n'ai point quitté l'armée pour le soutien du Trône des Bourbons et de l'Autel.

    Je vous observerai Messieurs, que la fatigue de la guerre m'a beaucoup épuisé ; comme dans l'âge où je suis et n'ayant aucun secours dont je suis hors d'état de gagner ma vie.

    Je vous supplie Messieurs de me faire participer à la distribution des secours promis par le Roi. Je joint à la présente demande, les pièces qui constatent les droits que je puis avoir aux bontés du Roi. Je suis avec respect Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.

    L'exposant ne sait signer, à la Romagne le 31 mai 1824, pour le maire absent signé Rousseau, adjoint. »

     

    Il reçoit un certificat de service signé du Marquis de la Bretesche, Chef de la Division de Montfaucon, en date du 30 mai 1825.

     

    «  En 1815, vu son âge, il n'a pas marché, mais il avait deux fils sous les armes »

     

      Situation de l'intéressé en 1824 :

     

    Le 31 mai 1824, le maire de La Romagne certifie que René Bretaudeau :

     

    1 - Est journalier, et qu'il ne jouit d'aucune pension sur les fonds de l'Etat.

    2 – Que ses moyens d'existence ne consistent que dans son seul travail.

    3 – Qu'il est dans le besoin. 

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire – Archives familiales.

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

    La Baïonnette royale N° 4, René Bretaudeau, de Saint-Germain-sur-Moine....


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    La Baïonnette Royale n° 3.

     

     

    La Baïonnette royale N° 3, François Rivereau, de Chaudron-en-Mauges....La famille Rivereau est originaire de la paroisse de Chaudron en Mauges et exploite la métairie de la « Grande Châtaigneraie ».

     

    François Rivereau : est né le 24 mai 1752 à la métairie de la « Grande Châtaigneraie » à Chaudron en Mauges, sa mère, Jacquine Poupelard, décède cinq jours après sa naissance. Son père, François Rivereau, se remarie le 19 juin 1753 à Chaudron avec Jacquine Bigeard. Par ce remariage, François devient l'aîné de huit enfants. En 1776, âgé de 24 ans, il « tire un mauvais numéro » et fait partie de la levée de 1776 comme soldat provincial (la Milice) et effectue un congé de six ans sous le règne de Louis XVI.

     

    Ce laboureur qui a reçu une instruction militaire prend les armes en Vendée dès le mois de mars 1793 et fait partie de ceux qui vont chercher Monsieur d'Elbée à « la Loge » à Beaupréau, il participe pratiquement à toutes les batailles en Vendée dans l'Armée Catholique et Royale en 1793 et 1794. Cet aïeul est blessé le 22 avril 1793 à la bataille de Beaupréau d'une balle dans la jambe droite.

     

    Voici ce que nous dit Monsieur l'Abbé Deniau sur cette bataille :

     

    «  Les colonnes de d'Elbée, de Cathelineau, de Stofflet et de la Rochejaquelein, qui avaient suivi le chemin de Cholet à Beaupréau, arrivaient en vue de cette ville, vers les deux heures de l'après midi, et se développaient dans les chemins creux et derrière les haies épaisses qui bordaient les grandes prairies ; ces prairies les séparaient de l'ennemi, Leur artillerie se composait de dix pièces qu'ils rangèrent sur les talus des fossés des prairies précitées. 

    La Baïonnette royale N° 3, François Rivereau, de Chaudron-en-Mauges.... 

     

     

    La Loge, ancienne demeure de d'Ebée, ci-contre

     

     

    Les Républicains avaient massé leur troupes dans les rues de la ville, où ils occupaient partout de fortes positions.

    Beaupréau est bâti en amphithéâtre sur une pente asse rapide qui regarde le midi. A ses pieds coule la petite rivière de l'Evre,que l'on traverse sur un pont étroit. En aval, s'échelonnent les chaussées de Bel Ebat, du Petit Moulin, de Chevreau et de Bossoreil, et à une demi-lieue en amont, se trouve la chaussée du moulin à foulon. A l'Est et sur le flanc même de la ville, s'élève le château avec ses vieilles tourelles et son magnifique parc, qui dominent la rivière, un bois taillis, et les immenses prairies dont nous avons parlé plus haut, Enfin à l'Ouest apparaissent un petit vallon et les bâtiments du collège. Les Républicains gardaient tous les abords de la place, et avaient mis leurs canons en batterie sur le pont et sur la place du château, en avant du chapitre. Un petit bastion qu'ils avaient élevé à l'entrée du parc, commandait la campagne, Bientôt, de ce bastion, ils aperçoivent les quinze cent Vendéens d'avant garde qui, à travers champs, se précipitent vers la Planche de la Gobinière pour traverser la rivière ; ils leur lancent un boulet, mais ce boulet passe par-dessus leur têtes. Marie Jeanne ne tarde pas à répondre à leur feu, De son deuxième coup, elle démonte une pièce républicaine Les canons républicains ripostent et la bataille se trouve engagée. Stofflet électrisé par l'éclat des détonations de Marie- Jeanne, qui surpasse celui de toutes les autres pièces, s'élance suivi seulement de deux cavaliers, dans l'espace qui sépare les deux artilleries, et arrive au galop jusque sur les rives de l'Evre, en criant à l'ennemi, avec un accent lorrain très prononcé : L'entends-tu Marie-Jeanne, l'entends-tu ? Puis il revient vers les siens sans être atteint.

     

    La bravade de Stofflet a surexcité le courage des paysans ; ils se battent avec furie, Leur aile gauche se rapproche insensiblement de l'Evre. Cathelineau passe cette rivière sur des échelles et des planches, dans les prairies qui avoisinent le collège. De leur côté, les soldats de d'Elbée franchissent la chaussée de Bel-Ebat. Plus loin, les troupes de Bonchamps, descendent des hauteurs de la Chapelle du Genêt, traversent la rivière au petit Moulin,s'unissent à ceux qui ont gravi les coteaux opposés, et attaquent par le flanc droit, l'armée républicaine.

     

    La Baïonnette royale N° 3, François Rivereau, de Chaudron-en-Mauges....Au même instant, La Rochejaquelein, blotti dans le bois taillis, ouvre une vive fusillade contre les défenseurs du château et du parc, Stofflet le seconde. Cinq cent hommes, sous les ordres de Richaudeau, sont envoyés par le moulin à foulon, pour grossir le nombre de ceux qui doivent tourner les défenseurs du parc.

     

    Quoique menacés, les Républicains ne fléchissent pas, ils se battent même sur tous les points avec le plus grand courage ; avertis cependant que les Vendéens vont les envelopper, ils se replient hors de la ville, et le désordre se met dans leurs rangs, Stofflet et la Rochejaquelein profitent de leur mouvement rétrograde pour s'approcher du pont. Mais, comme il est toujours défendu, leurs soldats hésitent à le franchir, La Rochejaquelein, pour les entraîner, arrache le fusil des mains de l'un d'eux, fait feu sur les Républicains et s'élance sur le pont au galop ; Stofflet et quelques cavaliers l'imitent ; les Poitevins, émerveillés de tant de courage, les suivent en foule et s'introduisent dans la ville ; réunis aux Angevins de d'Elbée, de Cathelineau et de Bonchamps ; ils se battent à l'arme blanche contre tous ceux qui leur résistent encore. La mêlée devient affreuse au milieu de la ville, Une compagnie de la Garde Nationale de Luynes refuse de se rendre et meurt sous les armes ; les canonniers d'Eure et Loir, plutôt que de fuir se font tuer sur leurs pièces ; plusieurs aiment mieux se laisser massacrer que de crier : vive le Roi ! Et jusqu'à leur dernier soupir, ils répètent : vive la République ! Plus loin, les paysans cernent et acculent, dans un lieu où il ne peut se mouvoir, un escadron de dragons, et le font prisonnier, Alors une panique générale s'empare de toute l'armée républicaine, elle se sauve à toutes jambes vers Montrevault, le Pin et Saint-Laurent-de-la-Plaine. La cavalerie vendéenne sabre tous les retardataires, Les plus courageux, cependant, se retranchent de temps en temps derrière les plis de terrain et dans les champs de genêts, mais ils sont culbutés par les vainqueurs, malgré leur vive résistance, Près l'étang de l'Ecluse, un gros peloton s'embusque dans un bois, il perd beaucoup de monde et deux canons ; le reste est dispersé ou fait prisonniers. La colonne de paysans qui a tourné le bourg de Saint-Martin, et qui arrive par le moulin de Trudet, tue ou arrête ceux qui ont pris la direction de Jallais. Si son mouvement tournant eût été plus rapide, elle anéantissait tous les Républicains, La Rochejaquelein, à la tête de ses plus ardents volontaires, lancé à la poursuite des fuyards, et aidé de M Oger, chirurgien à Saint-Florent, les attaquent à Montrevault. Les paysans les épouvantent de leurs cris retentissants de vive le Roi !, les culbutent, les pressent sans relâche jusqu'au soir, et ne les abandonnent que lorsqu'ils les ont rejetés sur l'autre rive de la Loire...... »

     

     

    Magnifique victoire Vendéenne !

     

    François Rivereau se marie le 14 juin 1785 à Andrezé avec Jeanne-Catherine Gourdon, née le 12 septembre1754 à Andrezé. Elle est la fille de Pierre Gourdon et de Marie Chupin, métayers à Andrezé. Le couple s'installe à la métairie de la Bouchetière, paroisse de la Chapelle Aubry près de Beaupréau.

     

    Le 30 mai 1825 François Rivereau est métayer laboureur à la Blinière, paroisse de Saint Pierre Montlimart et fait une demande de pension au Roi, Il précise que dès le mois de mars 1793 il a pris les armes pour la cause des Bourbons et le rétablissement de leur trône et qu'après sa blessure, il a servi comme Commissaire des Vivres de l'Armée Royale Vendéenne dans une des compagnies de la Salle-Aubry. En 1793, 1794 et 1799 il a assisté à la majeure partie des batailles qui ont eu lieu dans la Vendée entre l'armée royale dont il faisait partie et celle des républicains. Il signale qu'il a été blessé dans la jambe droite au combat de Beaupréau et que cette blessure le gêne beaucoup pour marcher. En 1815, il n'a pas pris les armes à cause de son grand âge, par faiblesse et par fatigue qu'il a éprouvées dans les combats. Il signale en outre qu'il a fourni en 1793 deux bœufs gras à l'Armée Royale estimés 660 livres ; pour d'autres fourniments il a reçu des bons signés du général Stofflet (2 bons de 100L, 1 bon de 50L, 2 bons de 25L, 1 bon de 10L, 2 bons de 15 sous). Il est âgé de 73 ans, veuf, hors d'état de gagner sa vie, il a tout perdu dans la guerre de la Vendée, il est dans un extrême besoin.

    Il est visité par un médecin et un chirurgien le 30 mai 1825 à Beaupréau :

    «  Nous soussignés Brouillet Charles, Jean, docteur en médecine et René, François Oger maître en chirurgie à la résidence de Beaupréau 4ème arrondissement département de Maine et Loire. Certifions que le nommé François Rivereau, âgé de 73 ans, laboureur, demeurant à la Blinière de Saint-Pierre-Montlimart, même arrondissement, Commissaire aux Vivres est porteur d'une cicatrice située à la partie postérieure de la jambe droite, dans le jarret, causée par une arme à feu. La balle s'est arrêtée sur l'os du tibia, d'où elle a été extraite par la même ouverture, Il y a maintenant une petite tumeur environnée de veines variqueuses, ce qui gêne beaucoup la marche et rend le travail difficile ; est également atteint d'une hernie inguinale droite. Toutes ces infirmités ont été gagnées au service dans les armées royales Vendéennes ». Fait à Beaupréau le 30 may 1825. signé Brouillet et Oger et légalisé par J. d'Armaillé.

     

     

    Nota : Un beau-frère de l'intéressé , Pierre Michel Gourdon, né le 29.9.1751 à Andrezé, métayer au Cerisier, fait également une demande de pension, et signale qu'il a été grièvement blessé au pouce droit au combat de Chantonnay le 5 septembre 1793.

    Cinq frères d'une belle soeur, Marie Gallard épouse de Pierre Rivereau de Chaudron en Mauges, prendront les armes dans l'Armée Catholique et Royale.

    Un de ses frères, Charles Rivereau, né le 29 janvier 1764 à Chaudron-en-Mauges, métayer-domestique à la Largère à Chaudron passe la Loire en Octobre 1793 avec une partie de l' Armée Royale et est tué outre Loire pendant l'hiver 1793-1794. Les archives départementales du Maine et Loire signalent en l'an X de la République : «  Charles Rivereau décédé en l'an 2, a passé la Loire à la suite de l'Armée des royalistes Vendéens – une partie a été noyée et fusillée, les autres ont péris par d'autres accidents ; pas un seul n'a reparu à l'époque où l'on a fait les relevés - »

     

     

    So urces : Archives Départementales du Maine et Loire– Archives familiales – crédit photo : La Mémoire du Centre Mauges, Histoire de la Guerre de la Vendée- Abbé Deniau éd 1879 – J Siraudeau éditeur.

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

     


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