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    Baïonnette Royale n°17

     

     

     

    La Baïonnette royale N° 17.... La famille Aubron est originaire de la paroisse de la Chapelle du Genêt où Jean Aubron, époux de Jacquine Jauneau est laboureur. Leur fils Jean Aubron épouse à Villedieu-la-Blouère, le 17 février 1740 Françoise Branger née le 29 octobre 1715 à Villedieu. En 1740 il est métayer à la ''Ménardière'' dans cette paroisse. De cette union naîtront onze enfants dont Jean né le 28 février 1755 à Villedieu, objet du présent billet.

     

      En 1793 il est âgé de 38 ans, il prend les armes contre la République et est accompagné d'un neveu, Mathurin Samson âgé de 16 ans, fils de Jacques Samson et de Jeanne Aubron. Il épouse le 3 juin 1783 Jeanne Grimault née le 5 octobre 1761 à la Boissière-sur-Evre. Il a servi dans les Armées Catholiques et Royales de 1793 à 1799 et n'a pu participer à la campagne de 1815 en raison de son grand âge.

     

      Jean Aubron décède à la ''Touche'' commune de la Boissière-sur-Evre le 27 août 1833.

     

     

      Les états de service de Jean Aubron 

     

     

      Sa demande de pension est datée du 16 juillet 1825.

     

      «  A Messieurs les membres composant la commission Vendéenne à Beaupréau   Jean Aubron laboureur,

     

      Messieurs,

     

      Le Roi dont la bonté paternelle est inépuisable vient par son ordonnance du 29 décembre d'accorder de nouveaux secours à ceux qui ont eu l'honneur de déffendre sa cause dans les armées royales de la Vendée. Ce qui me donne l'espoir que vous daignerez me faire rendre participant à ses bienfaits.

     Mes états de services que je joins à ma demande m'assurent que vous daignerez en tenir compte, et prendre en grande considération et mes services passés et mes besoins actuels, J'ai pris les armes des les premières affaires de 1793. Et n'ai point discontinué ...... jusqu'en 1815 inclusivement.

     

      Mon âge, mes infirmités, suite des travaux d'une guerre pénible, père de quatre enfants que j'ai à substanter, tout me fait espérer que vous m'appliquerez la justice qui fait la base de vos délibérations.

     J'ai l'honneur d'être avec un très profond respect.

     

        Messieurs Votre très humble et très obéissant serviteur. »

     

      Certificat des Officiers :

     

      «  Nous soussignés officiers supérieurs de l' armée royales vendéenne d'Anjou, chevaliers de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, certifions que Jean Aubron, laboureur, âgé de 70 ans, natif de Villedieu, canton de Beaupréau et domicilié de la Boissière-Saint-Florent-le-Vieil, département de Maine et Loire, a pris les armes pour la déffense de l'autel et du trône dès les premières affaires qui eurent lieu en 1793 dans la dite armée ; qu'il n'a pas cessé de se montrer brave soldat dans toutes les circonstances ; que son grand âge l'a empêché de reprendre son rang en 1815 dans la campagne de 1815. Enfin qu'il a été très utile au parti qu'il servait. En foi de quoi nous lui avons délivré le présent, Bouzillé le 14 juillet 1825. ».

     

      Signé :

     

       Oger de L'Isle, Chevalier de Saint Louis, Chef de division – Tristan Martin, ancien Adjudant-Général Vendéen, Chevalier de Saint-Louis – Martin Baudinière Chevalier de Saint Louis, Colonel.

     

     

     Pour terminer, voici les portraits croqués en 1825 par David d'Angers, (album Jouin 1905) de deux officiers signataires du brevet de Jean Aubron :

      Augustin Pierre Oger de l'Isle : (1766-1841) fils de Pierre Oger notaire et greffier de la baronnie de Champtoceaux et de Françoise Grellier , En 1791, il est reçu docteur en médecine. Pendant la guerre de Vendée, il commande la division du Fief-Sauvin sous les ordres de Stofflet. En 1795 il accepte la pacification de la Jaunaie et en 1799 il commande la division de Champtoceaux.

     

    En 1800, il épouse à Bouzillé Marie-Jeanne Pont, fille d'Olivier Pont conseiller du roi, président du grenier à sel de Saint-Florent-le-Vieil et de Jeanne Richard-Duvernay.

     Il s'éteint à Bouzillé en 1841 à l'âge de 75 ans. Sa tombe est toujours visible au cimetière.

    La Baïonnette royale N° 17....

     

     

      Tristan Martin : (1765-1826), né à Montrevault, commanda une division dans l'armée de Bonchamps. Maire de Montrevault,il s'attacha en 1815 à l'état-major d'Autichamps et s'opposa à la pacification. Il reçu le rang de lieutenant-colonel et fut chevalier de Saint-Louis en 1825.

    La Baïonnette royale N° 17....

     

     

      Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, Dossiers Vendéens, tous droits réservés – Archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

      Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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    Baïonnette Royale n°16

     

     

     

     La Baïonnette royale N° 16....La famille Vincent est originaire de la paroisse de la Renaudière où Jacques Vincent, époux de Jeanne Samson est laboureur au ''Bois Charrier'' en 1768. De cette union célébrée le 15 novembre 1768 naîtront neuf enfants dont Mathurin né le 5 juin 1771 à la Renaudière (objet du présent billet) ; Marie née le 1 septembre 1779, première épouse de Jean Coulonnier (B.R N° 14) ; Mathurine née le 18 mai 1785, qui épouse René Coulonnier le 31 janvier 1803.

     

     Mathurin Vincent est donc né le 5 juin 1771 au ''Bois Charrier'' à la Renaudière, il est laboureur.

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

    En 1793 il est âgé de 22 ans et prend les armes contre la République avec Jean Coulonnier. Il participe aux combats de l'Armée Catholique et Royale de la Vendée de 1793 à 1815. Il épouse le 28 janvier 1817 Mathurine Coëffard, née le 8 décembre 1789 à Villedieu-la-Blouère. Il est blessé par balle à la main droite à l'affaire de Rablay en 1793 et blessé également par balle à la jambe gauche à la bataille de Rocheservière en 1815. Le 19 mai 1825 il fait une demande de pension à la Renaudière. Mathurin Vincent décède à la métairie de la ''Tournerie'' commune du Fief-Sauvin, le 14 juin 1856.

     

     

     Les états de service de Mathurin Vincent 

     

     Sa demande de pension est datée du 19 mai 1825 – « Mairie de la Renaudière. Mathurin Vincent, journallier.

     

     

    A Messieurs les commissaires chargés des distributions des fonds accordés envertu de l'Ordonnance du 29 décembre 1824.

     

     

    " Messieurs,

     

    C'est un pauvre malheureux journallier, à la tête de quatre enfants bientôt cinq qui a l'honneur vous exposer, que pendant toute la durée de la guerre n'a pas cessé être de toutes les affaires qui ont eu lieu,

     A l'affaire de Martigné 1793 ; je fus blessé étant à la tête de l'Armée – à celle de Rocheservière en 1815 je le fus aussi, ses dittes blessures me gênent beaucoup a travailler à mon état de journallier. Je suis sans aucune fortune, je n'ai jamais reçu aucun secours ny traittement, je réclame en ce moment votre attention de jeter un coup d'oeil sur un pauvre blessé sur un pauvre indigens a la tête de 5 enfants, sur un brave soldat Vendéen, après je suis sûr que vous me signalerez auprès de Monseigneur le Ministre de la Guerre pour me faire participer en les bienfaits de sa Majesté à proportion de mes blessures et situation. Plus, j'ai fourni aux armées suivant les bons que je joins à la présente deux bœufs estimés 570 livres plus deux autres six cent livres -600 l, plus deux autres cinq cent quatre vingt dix livres -590 l pour un total de 1760 livres.

     

     Vous voyez de l'autre part tous les sacrifices que j'ai fait, les fourniments, mes blessures, J'espère que le doit être de juste titre auprès de vous tous, de Monseigneur le Ministre de la Guerre.

     Votre serviteur :

     ne sait signer.

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

     

     Je ne parle pas des autres fourniments que nous avons fait, ayant perdu les bons, cependant ils sont considérables tant en grains que pain et perte occasionnées par les armées Républicaines, aussi je suis après tout cela ruiné, pauvre journallier, Voilà tout mon espoir pour ma pauvre famille, voyez si ma demande doit être …. illisible. "

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

     Le 10 mai 1825 il est visité par un officier de santé :

     

     «  Nous soussigné officier de santé patenté suivant la loi, résidant à Monfaucon chef-lieu de canton quatrième arrondissement de Maine et Loire, certifions que le nommé Mathurin Vincent père de quatre enfants, journallier demeurant au Bois Charier commune de la Renaudière, canton, Arrondissement et département comme dessus est porteur d'une cicatrice à la partie moyenne et antérieure de la jambe gauche de la longueur de six lignes et de deux environ de largeur. Et à la première phalange de l'index de la main droite une contusion qui a froissé l'articulation et qui l'a paralisée et qui le gêne pour son travail.

     Ledit Vincent Mathurin nous a déclaré avoir reçu la blessure du doigt à l'affaire de Rablai, et celle de la jambe à Rocheservière lorsqu'il servait dans les Armées Royales Vendéennes, lesquelles blessures avons jugé avoir été faittes par un coup d'armes à feu, en foi de quoi avons délivré le présent certificat comme sincère et véritable à Montfaucon le jour, mois et an que dessus. »

     

     signé Charles Houdet Officier de Santé.

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

     Les Officiers de l'Armée Vendéenne d'Anjou :

     

    «  Nous soussignés François Griffon capitaine de la commune de Roussay, Jacques Guittet de celle de la Renaudière, Hulin chef de Bataillon demeurant à Saint Macaire,tous trois anciens officiers des armées Vendéennes certifions que Vincent Mathurin de la commune de la Renaudière a été dans les commencements de la guerre brave soldat, à l'affaire de Rablay 1793 fut blessé à la main droite qu'à celle de La Rocheservière en 1815 fut aussi blessé à la jambe gauche que les dittes blessures le gênent pour travailler à son état de journalier, qu'il est à notre connaissance souvent malade est aussi très indigent, En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir que de raison ».

     

    La Renaudière 19 mai 1825.

     

    Signé Guittet ancien capitaine Pierre Hulin Chef de bataillon – Griffon ancien capitaine et Monsieur le Marquis de la Bretesche chef de Division – Lhuillier.

     

    La Baïonnette royale N° 16....

     

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, Dossiers Vendéens, tous droits réservés – Cadastre de 1834, La Renaudière – Archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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     Baïonnette Royale n°15

     

     

     

     

    La Baïonnette royale N° 15....La famille Ripoche est originaire de la paroisse de la Renaudière où Michel Ripoche époux de Marguerite Mesnard est métayer- laboureur à ''l'Erable''en 1736. Son fils Antoine, né le 17 août 1709 à la Renaudière, épouse en cette paroisse Renée Mondain née le 9 mars 1718 à Saint-Germain-sur-Moine. De cette union naîtront sept enfant dont Jacques Ripoche qui suit :

     

     Jacques Ripoche est né le 15 septembre 1757 à la Renaudière, il est métayer à ''l'Erable'' lorsqu'il rejoint en 1793 l'Armée Catholique et Royale de la Vendée. Il est âgé de 36 ans et est accompagné de son neveu âgé de 15 ans, Jean Coulonnier (BR n° 14). Il épouse le 29 novembre 1798 à Saint-germain-sur-Moine, Perrine Lefort née le 13 janvier 1770 à Saint-Germain ; veuf le 17 janvier 1827, il décède le 21 décembre 1844 à ''l'Eraudière'' commune de Boussay où il est métayer.

     

    La Baïonnette royale N° 15....

     

     

    La Baïonnette royale N° 15....

     

    Les états de service de Jacques Ripoche

     

     Le 11 juillet de l'an de Grâce 1817, Jacques Ripoche reçoit une lettre de remerciement de sa Majesté Louis XVIII donnée au Château des Tuileries. Lettre que nous n'avons pas retrouvée aux archives.

     Le 24 mai 1825 à la Renaudière, Jacques Ripoche formule une demande de pension en ces termes :

     

     « Ripoche Jacques, fermier à la maitéri de Lérable commune de la Renaudière.

     

     A Messieurs les Commissaires de la distribution des secours acordés en vertu de l'Ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824.

     Messieurs j'ai l'honneur de vous exposer le dévoument où je me suis toujours montré pour la juste cause de la légitimité dès les commencements de la guerre je me suis empressé de marcher aux armées.

     Comme fermier j'ai fournie aux armées Royale beufs, grin et pin le tout se montant à la somme de deux mil quatre cent frans : 2400 frs.

     J'ai des bons à lapuis, j'ai beaucoup soufert dans les guerre, je suis perclu de douleur cela me fait beaucoup de paîne pour mon travail dans un âge avancé comme je sui j'ai été à presque toutes les batailles du paÿ. Enfin je réclame votre attention pour tout les service que j'ai rendu et les perte que j'ai suporté a me faire connaître auprès de Monseigneur le Ministre de la Guerre afin de me rendre participant des bienfaits de sa Majesté vous obligeré votre trai dévoué serviteur, je suis porteur de ma letre de remerciement de sa Majesté Louis dix huit donné au Château des Tuilleries le 11 juillet de l'an de grace 1817 ».

     

     Ne sait signer

     

    La Baïonnette royale N° 15....

     

    La Baïonnette royale N° 15....

     

    Le tout certifié par le maire de la Renaudière Baraud.

     

    La Baïonnette royale N° 15....

     

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, Dossiers Vendéens – Cadastre de 1834, La Renaudière – Archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     

     

     


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     Baïonnette Royale n°14

     

     

     

     La Baïonnette royale N° 14....La famille Coulonnier-Collonier est originaire de la paroisse de Gesté où Jean Coulonnier est laboureur en 1639. En 1706, cette famille s'installe à Saint-Philbert-en-Mauges à ''la Cour'', puis à ''Bois Girault'' en 1735, et pour terminer à ''la Vergne'' paroisse de La Renaudière en 1770.

     

    Le 26 juin 1770 Jean Coulonnier épouse à la Renaudière Renée Ripoche, née le 11 avril 1744 à la Renaudière. De cette union naîtront cinq enfants : Jeanne, née 18 septembre1772 ; Jean, né le 16 mars 1778 qui suit ; Marie née le 17 avril 1780 ; René, né le 14 août 1781 et Jacques né le 1 juillet 1783.

     

     Jean Coulonnier est donc né le 16 mars 1778 à la Renaudière, il aide son père à la métairie de ''la Vergne'' en tant que fils aîné.

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     

    En 1793 il est âgé de 15 ans et prend les armes contre la République. Il participe aux combats de l'Armée Catholique et Royale de la Vendée de 1793 à 1815 où il est nommé sergent. Il épouse le 18 mai 1810 à Villedieu-la-Blouère, Jacquine Aubron née le 25 mai 1789 à la Renaudière également d'une famille de soldats royalistes. De cette union naîtront sept filles et deux garçons. Jean Coulonnier est décédé à la Renaudière le 15 mars 1852.

     

     Les états de service de Jean Coulonnier.

     

     Le 25 mai 1825, rédige une demande de pension au Roi en ces termes :

     

     « A la Renaudière le 25 mai 1825 .

     

    Collonier Jean, fermier de la métairie de la Vergne commune de la Renaudière.

     

     A Messieurs,

     Les Commissaires de la distribution des secours accordé en vertu de l'Ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824.

     Messieurs, j'ai l'honneur de vous exposer le dévoument ou je me suis toujours montré pour la juste cause de la légitimitté dès le commencement de la guerre, je me suis empressé à marcher aux armées.

     

    Comme fermier, j'ai fournie aux armées Vendéennes deux bœufs estimé la somme de neuf cent francs 900 francs – plus deux autres bœufs estimé à la somme de sept cent francs 700 francs ; plus un autre bœuf estimé à la somme de deux cent francs 200 francs.

    Plus pour grain et pain et autre fourniment ; fournie aux armées Vendéennes et autres pertes la somme de quatre cent francs 400 francs.

     

     Enfin pour tous les services que j'ai rendu, les fatigues j'ai supporté qui m'ont ocasioné des douleurs à un genou qui me rendent souvent incapable de pouvoir marcher. C'est pour quoi je réclames votre attention pour toutes les pertes que j'ai éprouvé et services que j'ai rendu. J'ai eu ché moi des anciens chefs pendant plusieurs moi que je fournissais de tout pour leur subsistance ; à me faire connaître au près de Monseigneur le Ministre de Guerre afin de me rende participant des biens faits de sa Majesté ; vous obligeré votre trais dévoué serviteur ».

     

     signé : Jean Coulonier.

     

     « Vue pour légalisation de la siniature de Colonier Jean en mairie de la Renaudière le vingt six mai mil huit cent vingt cinq ».

     

     Signé Baraud Maire.

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     Une lettre des officiers Vendéens signée du Marquis de la Bretesche chef de Division.

     

     « Nous soussigné Pierre Hullin chef de Bataillion demeurant à Saint Macaire, François Griffon, Capitaine de Roussay, Jacques Guittet, Capitaine de la Renaudière tous anciens chefs Vendéens ; certifion que le nommé Collonier Jean de la commune de la Renaudière s'est toujours montré brave soldat a fait toutes les guerre de la Vendée, sergent en 1815.

     En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison.

     

    À la Renaudière le 26 mai 1825 ».

     

     signé :

     

    Guittet ancien Capitaine – Le Marquis de la Bretesche chef de Division – Pierre Hulin chef de Batalion – Lhuillier Chevalier de Saint-Louis.

     

     Vue pour légalisation des signatures des sieurs Pierre Hulin, Griffon et Guittet, par moi Maire de la Renaudière le 26 mai 1825.

     

    La Baïonnette royale N° 14....

     

     

     Sources – Archives départementales du Maine et Loire (Dossiers Vendéens) – Cadastre de 1834, la Renaudière - Archives familiales – photo de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.


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     Baïonnette Royale n°13

     

     

     La Baïonnette royale N° 13....La famille Miolet-Miollet est originaire de la paroisse de Saint-Laurent-du-Mottay. C'est une famille de meuniers. Julien Miolet, né le 13 juin 1721 épouse Renée Orthion née le 9 août 1727 au moulin de Salvard, paroisse de Villedieu-la-Blouère. (bis repetita) . Leur fille Marie, née le 24 février 1756 à Villedieu-la-Blouère épouse à Jallais, Jacques Bondu, boulanger, né le 4 juin 1754 dans cette paroisse.

     

     Marie Miolet est l'épouse de Jacques Bondu boulanger à Cholet (oncle de Julien Miolet B.R n°12). Elle fait une demande de pension comme veuve de soldat Vendéen. En effet son mari a été tué pendant la guerre de Vendée. Elle est veuve avec six enfants.

     

    La Baïonnette royale N° 13....

     

     Le 20 mai 1825 à Cholet, elle fait une demande de pension en ces termes :

     

     «  A Messieurs les membres de la Commission de secours accordés aux anciens soldats de l'armée Royale de la Vendée, établie à Beaupréau.

     

     Messieurs,

     

     Marie Miolet âgée de soixante neuf ans, née à la Blouère, demeurant à Cholet, veuve de Jacques Bondu vivant boulanger à Cholet ; à l'honneur de vous exposer que son mari a fourni pendant la Guerre ; à l'armée Royale de la Vendée, neuf charges de bled à trois francs le boisseau, ce qui fait quatre cent trente deux francs ou quatre cent trente deux livres. Qu'il a fait cuire le pain pour l'armée pendant son séjour à Cholet, pourquoi il lui était dû cent quarante francs ; qu'il a fourni aussi un moulin, un pétrin, les pelles et ustensiles pour la boulangerie et un lit pour être transporté à l'hôpital de la forêt ; ces objets d'une valeur de deux cent cinquante francs.

     

    Qu'il avait reçu pour tous ces objets des bons qui ont été perdus.

     

     L'exposante à l'honneur de nous observer qu'elle a perdu son mobilier, ses effets, son linge et quatre vaches qui ont été pillés pendant la guerre, lesquels objets sont d'une valeur d'environ deux mille francs. Qu'à la fin de la guerre, elle s'est trouvée ruinée, ayant six enfants en bas âge, et qu'elle se trouve actuellement sans ressource et hors d'état de gagner sa vie en raison de son âge avancé.

     Pourquoi elle vous prie, Messieurs de la faire participer aux secours et indemnités accordés par le Gouvernement ce qu'octroyant vous ferez justice.

     

     Cholet, le vingt mai mil huit cent vingt cinq, la veuve Bondu ne sachant signer a fait la croix.

     

     Nous Maire de Cholet certifions que la marque ci-dessus est celle de la veuve Bondu,

     

     Cholet 10 juin 1825.

     

     signé Tharreau aîné.

     

     

     Le maire de Cholet, transmet une lettre au Sous-Préfet de Beaupréau.

     

     «  Je soussigné, Maire de la commune de Cholet, certifie

     

    1° que Miolet, Marie, veuve Bondu Jacques, fileuse, demeurant à Cholet, ne jouit d'aucune pension ni secours sur les fonds de l'Etat.

     

    2° Que ses moyens d'existence consistent dans l'exercice de sa profession d'une valeur annuelle d'environ quarante deux francs.

     

    3° Et enfin qu'elle est dans le besoin.

     

    Fait à Cholet le 10 juin 1825

     

     Nota : L'acte de naissance et celui de mariage de Vve Bondu ne lui ayant été réunis qu'hier, elle n'a pu présenter sa pétition dans le délai prescrit ».

     

     vu pour légalisation ; le Sous-Préfet de Beaupréau.

     

     

    Lettre d'Officiers Vendéens :

     

     «  Nous , anciens Officiers de l'armée Royale de Vendée, certifions que Marie Miollet, fileuse, âgée de 69 ans, née à la Blouère, demeurant à Cholet*, a fourni pendant la guerre, à l'armée Royale de la Vendée, neuf charges de blé à 3 francs le boisseau, pour deux cent seize francs et qu'il a fait cuire le pain pour l'armée pendant son séjour à Cholet ; pourquoi il lui était dû cent quarante francs ; qu'elle a fourni aussi un moulin, un pétrin, les pelles et ustensiles pour la boulangerie et un lit pour être transporté à l'hôpital dans la forêt, ces objets d'une valeur de deux cent cinquante francs ; qu'elle avait reçu des bons pour tous ces objets ; qu'elle les a perdus .

     Certifions en outre que la susnommée a perdu son mobilier, ses effets, son linge et quatre vaches, qui ont été pillés pendant la guerre d'une valeur de deux mille francs environ.

     Qu'à la fin de la guerre, elle s'est trouvée ruinée, ayant six enfants en bas âge ».

     Cholet 20 mai 1825

     

     *Veuve de Jacques Bondu, vivant boulanger renvoi approuvé,

     

    signé Viau Capitaine – Boussion chef de bataillon – Macé chef de bataillon – Fonteneau ancien Capitaine – Vu à la mairie de Cholet le 21.

     

    La Baïonnette royale N° 13....

     

     Un extrait d'acte de baptême a été fourni le 8 mai 1825.

     

    La Baïonnette royale N° 13....

     

     «  Délivré le présent extrait, conforme à l'original par nous Greffier du Tribunal de Beaupréau, sur papier libre, s'agissant de la veuve d'un ancien militaire des armées Royales de l'Ouest ».

     

     A Beaupréau, le vingt huit mai mil huit cent vingt cinq.

     

     

     Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, dossiers Vendéens – Archives familiales - photo de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     


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