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    Baïonnette Royale n°22

     

     

       La Baïonnette royale N° 22....Comme nous le savons,la famille Guillocheau est originaire de Montigné sur Moine. Jacques Guillocheau né vers 1735 à Montigné, fils de Mathurin Guillocheau et de Perrine Rabreau épouse vers 1668 à la Renaudière Perrine Porcher, puis le 20 mai 1676 Jacquine Brault. Jacques exploite le ''moulin de Salvert'' à Villedieu-la-Blouère.

     

     Aujourd'hui, nous allons découvrir le dossier de Charles Guillocheau n°2 (le cousin germain du précédent B.R n°21) du moulin de Normandeau à la Renaudière. Il est le fils de Jacques Guillocheau, (frère du ''bon père Guillocheau''), meunier, et de Jeanne Ripoche mariés dans cette paroisse le 31 janvier 1766.

     

      Charles Guillocheau est né le 3 mai 1774 au moulin de Normandeau paroisse de la Renaudière. Il épouse le 13 février 1798 à Saint-Macaire-en-Mauges Renée Bochereau née le 14 décembre 1774 à Saint-Macaire. De cette union naîtront six enfants. Ce couple exploite le moulin de la Grande Bretélière commune de Saint-Macaire et c'est en ce lieu que Charles décède, le 5 juin 1838.

     

    La Baïonnette royale N° 22....

    La Baïonnette royale N° 22....

    La Baïonnette royale N° 22....

     

     

     

        En 1793 il est âgé de 19 ans et rejoint la future Armée Catholique et Royale en compagnie d'un beau-frère, René Brel époux de Jeanne Guillocheau ; Mathurin Ripoche qui épousera sa sœur, Marie Guillocheau, se distinguera à Rocheservière en 1815.

     

     

       Les états de service de Charles Guillocheau (n°2). 

     

       Le 5 juillet 1825 il dépose une demande de pension.

     

      « A Messieurs

     

      Les membres composant la Commission du Conseil due arrondissement de Maine et Loire.

     

      Messieurs

     

      A l'honneur de vous exposer Charlle Guillocheau demeurant à St Macaire.

     

      Qu'en mars 1793 époque où les Vendéens prirent les armes pour la cause sacrée de l'autel et du trône de sa Majesté.

     Il fut l'un des premiers a se rendre aux ordres des généraux Cathelineau et d'Elbé.

     

      En sa qualité de soldat, il a assisté dans cette campagne aux combats de : Chemillé, Beaupréau, Thouars, La Chataîgneraie, Fontenay, Vihiers, Doué, Montreuil, Saumur, Nantes, Luçon, Châtillon, Chollet, etc... avec zèlle, bravoure et distinction pour la cause sacrée de l'autel et du trône de sa Majesté.

     En janvier 1794 époque où les Vendéens reprirent les armes, je fus un des premiers à me rendre aux ordres du Général Stofflet. Et assiste en cette campagne aux différents combats qui eurent lieu, ainsi qu'en celle de 1795 avec zèlle et distinction.

     

      Messieurs, le réclamant est perre de six enfants et deux en bas âge et peu fortuné.

     Je ne jouis d'aucune pension ni secours de l'Etat.

     

      Messieurs, vu mes services pour la cause sacrée de l'autel et du trône de sa Majesté ; et ma position.

     J'ai recours à votre autorité pour que je puisse participer et obtenir une pension, un secours pour m'aider à exister. Bienfaits que sa Majesté daigne accorder à ses fièles serviteurs Vendéens, ce que fesant vous ferez justice. Et suis bien sincèrement Messieurs, votre dévoué serviteur. »

       Le nommé Charlle Guillocheau ne sachant écrire a fait la croix.

     

      Signé Courtai Maire de St Macaire

     

    La Baïonnette royale N° 22....

     

    La Baïonnette royale N° 22....

     

     Un certificat de service lui est délivré par le Marquis de la Bretesche, chef de la Division de Montfaucon, le 30 mai 1825.

     

    La Baïonnette royale N° 22....

     

     

           Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – cadastre de 1834 – carte postale du moulin de Normandeau et archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

      Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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    Baïonnette Royale n°21

     

     

       La Baïonnette royale N° 21....La famille Guillocheau est originaire de Montigné sur Moine. Jacques Guillocheau né le 21 juin 1637 à Montigné, fils de Mathurin Guillocheau et de Perrine Rabreau épouse vers 1668 à la Renaudière Perrine Porcher, puis le 20 mai 1676 Jacquine Brault. Jacques exploite le ''moulin de Salvert'' à Villedieu-la-Blouère.

     

    Après avoir exploité le ''moulin de Normandeau'' à la Renaudière, nous retrouvons cette famille au ''moulin de la Colle'', dans la même paroisse, quelques années avant la Révolution et c'est là que naît Charles, fils de Charles Guillocheau ''Le bon père Guillocheau'' et de Mathurine Mary, famille composée de trois garçons et de six filles.

     

      Charles Guillocheau est né le 10 janvier 1766 à la Renaudière, meunier au ''moulin de la Colle'', il épouse vers 1798 Renée Durjeau née le 7 août 1773 à la Renaudière.

     

    La Baïonnette royale N° 21....

     

     

     En 1793 il est âgé de 27 ans et rejoint la future Armée Catholique et Royale en compagnie de ses deux frères : Pierre, 26 ans, meunier au ''moulin le Moine'' à Beaupréau, qui épouse Jeanne Esseul et par cette alliance devient un beau-frère de Marie-Rose Cathelineau, fille du Généralissime ; Jean qui est canonnier dans l'Armée Catholique et Royale, tué Outre-Loire à l'âge de 21 ans. Tous ses beaux-frères combattent dans l'Armée Catholique et Royale, certains disparaissent sans laisser de traces et la plupart des rescapés sont grièvement blessés.

     

         Les états de service de Charles Guillocheau. 

     

      Le 19 mai 1825 il dépose une demande de pension,

     

      «  Charles Guillocheau meunier, demeurant au moulin de la Colle commune de la Renaudière.

     

      A Messieurs

     

      les Commissaires formant le Conseil de distribution des fonds accordés par Ordonnance de sa Majesté le 29 décembre 1824.

     

      Messieurs,

     

    Je vais avoir l'honneur vous mettre devant les yeux les services que j'ai rendu pendant la guerre de ce païs,

     Nous étions trois frères, tous trois braves dans le party Royaliste, nous avons été des premiers à nous montrer dans les premiers jours de l'insurrection, nous avons à notre exemple fait marcher bien d'autres.

     Un de nous a passé avec l'armée dans la Grande Bretagne, était canonnier, est mort à la suite de l'armée,

     Je me suis trouvé en toutes les grandes affaires qui ont eu lieu j'ai toujours été comme je suis, dévoué pour la juste cause.

       Par l'effet de la guerre, j'ai perdu une partie de ma fortune, j'ai fourny aux armées plusieurs charges de grains et pains, les moulins dont je jouissais ont été par les armées républicaines incendiés.

     J'ai été Sergent-Major de la compagnie de notre commune.

     

      J'ai trois enfants mineurs de l'un de mes frères qui sont restés sans aucune fortune obligé de les nourrir sont tous en bas âge, leur père (Pierre décédé le 2 novembre 1806 à Beaupréau) a été un brave soldat dans l'Armée Vendéenne.

       Les pertes que j'ai supportées sont de plus de quinze à dix huit cent francs.

     

      N'ayant pour tous les services et pertes que j'ai supporté reçu aucune indemnité n'y secours; je réclame votre attention à mon égard, je suis dans la gêne, Rendez-moi participant des bienfaits de sa Majesté, vous obligeré celui qui a l'honneur d'être avec respect.

       Votre très humble et très obéissant serviteur

       La Renaudière, le 13 mai 1825

     

      Signé Charle Guilliocheau

     

    La Baïonnette royale N° 21....

     

      Un certificat de service lui est délivré le 18 mai 1824 à la Renaudière.

     

      «  Nous soussignés Pierre Hullin chef de bataillon demeurant à Saint Macaire, François Griffon capitaine de la commune de Roussay, Jacques Guittet de celle de la Renaudière ; tous anciens chefs Vendéens certifions que le nommé Charles Guillocheau de la commune de la Renaudière a fait la première guerre de la Vendée qu'il s'est toujours montré brave et honnête soldat, a été sergent dans une compagnie de la ditte commune de la Renaudière.

     En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison ».

       À la Renaudière le 18 mai 1824

     

      signé Griffon capitaine, Guittet ancien capitaine, le Marquis de la Bretesche chef de Division, Pierre Hulin chef de Bataillon, Lhuillier.

     

    La Baïonnette royale N° 21....

      

     

       Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photos de l'auteur.

     

      Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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     Baïonnette Royale n°20

     

     

       La Baïonnette royale N° 20....Avant d'aborder le dossier de Charles Guillocheau (B.R n°21), je ne peux résister à vous faire partager un article de la semaine religieuse du diocèse d'Angers en date du 30 août 1896 concernant le ''Bon père Guillocheau'', Charles Guillocheau, meunier au moulin de ''la Colle'' de la Renaudière dont je suis l'un des nombreux descendants.

     

       Une fête de famille à la Poitevinière

     

      « Le mardi 11 août, on voyait arriver des prêtres sur toutes les routes qui mènent à la Poitevinière, et les habitants de cette bonne paroisse Vendéenne disaient en les voyant passer : « Voici encore les cousins de M. le Curé ».

     

    Et en effet, M. le Curé de la Poitevinière avait eu la délicate et heureuse pensée de réunir ce jour là autour de lui tous les prêtres issus comme lui de « ce bon père Guillocheau, meunier à la Colle de Roussay*, qui cachait chez lui les prêtres pendant la Révolution. » Ce héros vendéen a été béni dans sa postérité, puisque dix-neuf de ses arrières-petits-enfants ont été honorés du sacerdoce. Quatorze avaient pu répondre à l'aimable invitation de M. le chanoine Brin ; les cinq autres étaient retenus par les exigences de la maladie et du saint ministère.

     

      A dix heures, les cloches de la Poitevinière sonnent à toute volée ; l'église, très bien décorée par les soins du vicaire de la paroisse, M. l'abbé Bois, a pris des airs de fête. M. le chanoine Brin monte à l'autel, assisté de M. l'abbé Subileau, curé de Saint-Augustin-de-la-Nouvelle-Orléans, et du R.P Stéphane, capucin ; la longue barbe blanche du diacre et du sous-diacre n'est pas pour les bons habitants de la Poitevinière un léger sujet d'admiration. Mais ils ont plus encore admiré les chants que nous ont fait entendre tour à tour deux vrais virtuoses, M. l'abbé Bétin, directeur du Patronage de Saint-Vincent-de-Paul, et M. l'abbé Audureau, vicaire au May, connus pour leur belle voix de ténor et leur talent musical. La cérémonie se termina par le cantique que l'on a coutume de chanter dans les réunion de prêtres, l'Ecce quam bonum ; et jamais peut-être ce cantique n'a trouvé une application plus vraie et plus touchante, car ceux qui éprouvaient un si grand plaisir à se trouver réunis étaient des frères, non seulement par le sacerdoce, mais par le sang.

     

      Un banquet fraternel suivit la cérémonie, et l'on y rappela les vieux souvenirs de famille, le dévouement des ancêtres vendéens pour la cause de Dieu pendant la Révolution. On évoqua aussi le souvenir des nombreuses religieuses issues de la même race, qui s'étaient associées de cœur à la célébration de cette fête. Le calcul de leur nombre ayant été fait, on trouva qu'elles étaient une trentaine, dispersées dans les diverses communautés contemplatives, hospitalières et enseignantes de la contrée.

     

    Puis, au dessert, M. l'abbé Bouyer, curé de Bouzillé, nous lu une charmante pièce de vers, ou chacun des prêtres de la famille retrouvait son portrait tracé d'une main délicate, un peu malicieuse parfois, mais de cette bonne malice qui est une des formes les plus aimable de l'amabilité.

      Puis, après quelques heures charmantes passées ensemble, il fallut se séparer pour aller continuer à creuser chacun son sillon dans le vaste champ du père de famille. Mais on se sépara le cœur embaumé des plus doux et des plus fortifiants souvenirs, en se promettant bien pour l'année prochaine une réunion à laquelle personne ne manquera ».

     

      * En réalité, le moulin de ''la Colle'' se situe sur la paroisse de la Renaudière. De ce moulin à eau,il ne reste aujourd'hui qu'un pan de mur; et de celui à vent la tour ruinée (NDLR).

    Ci-dessous le cadastre de 1834

    La Baïonnette royale N° 20....

     

     

     

      Le ''Bon père Guillocheau'' a aussi caché dans son moulin l'épouse du général de Bonchamps née Scépeaux. A la Restauration elle revint au moulin de ''la Colle'' et remit en souvenir, à son fils Charles, une montre ayant appartenu à son mari. (Montre qui se trouve actuellement dans un musée).

     

    Un fils de ce meunier, Pierre Guillocheau né le 12 décembre 1767, époux de Jeanne Esseul, meunier au moulin Moine à Beaupréau était un beau-frère de Rose-Marie Cathelineau, fille du Généralissime Jacques Cathelineau. Il est cité comme ancien combattant royaliste par son frère Charles. Pierre Guillocheau est décédé le 2 novembre 1806.

     

      Voici un des descendants du « Bon père Guillocheau » l'un des participants à la réunion de la Poitevinière, M. l'abbé Jean Durand né le 5 février 1825 à la Séguinière, fils d'Alexis Durand et de Jeanne Maugeais, et descendant de Jean Durand et de Mathurine Guillocheau - Curé de la Varenne, décédé le 2 décembre 1899 au presbytère de la Varenne.

    La Baïonnette royale N° 20....

     

     

       L'engagement de la famille Guillocheau pour Dieu et le Roi a été total, tous les fils et gendres ont participé aux combats dans les rangs de l'Armée Catholique et Royale.

     

     

       Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés – Cadastre 1834 – La semaine religieuse du diocèse d'Angers du 30 août 1896- Photos et archives familiales.

     

      Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     

    Le moulin à eau de la Colle sur une vue ancienne des AD49....

    La Baïonnette royale N° 20....

    ... Et l'entrée de la cachette de madame de Bonchamps

    La Baïonnette royale N° 20....

     


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     Baïonnette Royale n°19

     

     

     La Baïonnette royale N° 19....La famille Audouin est originaire de la paroisse de Gesté. Pierre Audouin né le 13 janvier 1736 au Puiset-Doré, laboureur à la Bougrie , épouse le 20 janvier 1761 à Gesté Jeanne-Marie Gallard née le 24 août 1744 dans cette même paroisse. De cette union naîtront au moins sept enfants dont René Audouin né le 30 septembre 1769 à Gesté.

     

     

     

    En 1793 il est âgé de 24 ans et rejoint la future Armée Catholique et Royale en compagnie de Mathurin Samson (B.R n°18) qui deviendra son beau-frère. En effet, le 24 mai 1796 il épouse à Villedieu-la-Blouère Jacquine Samson née le 5 mars 1768 dans cette paroisse. De cette union naîtront sept enfants. Il était caporal dans la première compagnie de Villedieu.

     

     René Audouin décède le 15 avril 1840 à la métairie de la Jouinière où il était laboureur.

     

     

     Les états de service de René Audouin. 

     

     

     

    Le 18 mai 1824 il fait une demande de pension à la mairie de Villedieu rédigée en ces termes :

     

     « René Audouin, laboureur demeurant en la commune de Ville Dieu

     

     A son Excellence le Ministre de la Guerre

     

     Monseigneur,

     

     J'ai l'honneur de vous exposer que dès le commencement de la Guerre de la Vendée, j'ai pris les armes pour le rétablissement du Trône et de l'Autel, et je n'ai cessé de combatre avec dévouement et distinction jusqu'à la fin de la guerre comme soldat.

     

     Les fatigues que j'ai éprouvé en combatant sur les deux rives de la Loire m'ont tellement épuisé que je ne travaille qu'avec peine ; ce qui joint à mon âge me fait craindre de tomber dans la misère avec ma femme et sept enfants.

     Dans cette position, j'ose vous prier Monseigneur, de vouloir bien proposer à sa Majesté, de m'accorder une pension.

     

     A défaut de titre j'ai recours à un acte de Notoriété de Monsieur le Juge de Paix, que je joint à la présente avec les autres pièces indiquées par l'Ordonnance du Roi, du trois décembre 1823.

     J'ai l'honneur d'être avec un profond respect,

     

     Monseigneur,

     

    Votre très humble et très obéissant serviteur, marque du dit Audouin X.

    La Baïonnette royale N° 19....

     

     Nous soussigné, maire de la commune de Ville Dieu, certifions que la marque ci-dessus est celle de René Audouin. A Ville Dieu le 18 mai 1824

     signé Le Comte. Maire ».

     

     

    La Baïonnette royale N° 19....

     

    Acte de notoriété :

     

     «  Le dix sept mai mil huit cent vingt quatre

     

     Devant nous Julien, François Grimoux, Juge de Paix du canton de Beaupréau 4éme arrondissement du département de Maine et Loire, assisté de notre Greffier.

     Sur la réquisition de René Audouin âgé de 54 ans métayer à Villedieu la Blouère, ancien caporal dans la 1ère compagnie de Villedieu.

     Sont comparus les ci-après établis de la déclaration desquels nous avons rédigé acte conformément à l'Ordonnance du Roi du 3 décembre dernier, savoir :

     

    1° Jean Colasseau journalier, âgé de 69 ans ancien capitaine de la 1ère compagnie de Villedieu.

    2° Pierre Le Comte, maire de Villedieu, âgé de 50 ans, ancien soldat.

    3° Michel Bureau, journalier, âgé de 69 ans, ancien soldat Vendéen

     

     Tous les trois habitants de la commune de Villedieu la Blouère lesquels nous ont déclaré et attesté que René Audouin a porté les armes dès le commencement de la Guerre de la Vendée sur les deux rives de la Loire qu'il s'est toujours battu avec distinction et s'est toujours bien comporté.

     Dont et de tout quoi nous avons rédigé le présent acte à Beaupréau les jour et an susdits et ont les comparants signé avec nous et notre Greffier fort Michel Bureau qui a déclaré ne savoir signer de ce enquis ».

     

     Jean Collasseau - Le Comte – Gourdon Greffier – Grimoux

     

    La Baïonnette royale N° 19....

     

    La Baïonnette royale N° 19....

     Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, Dossiers Vendéens, tous droits réservés – Archives familiales. - Photos de l'auteur. Collection particulière.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     

     

     


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     Baïonnette Royale n°18

     

     

     

     La Baïonnette royale N° 18....La famille Samson est originaire de la paroisse de Villedieu-la-Blouère. Jacques Samson né le 9 juin 1736, laboureur, épouse à Villedieu le 26 avril 1763 Jeanne Aubron, née le 28 janvier 1741 dans cette même paroisse. De cette union naîtront au moins sept enfants dont Mathurin né le 29 août 1777.

     

     

     

    En 1793 il est âgé de 16 ans et rejoint la future Armée Catholique et Royale en compagnie d'un oncle, Jean Aubron (B,R n° 17) et d'un beau-frère René Audouin, caporal, époux de Jacquine Samson. Le 6 novembre 1809 il épouse à Villedieu Michelle Griffon, jeune fille âgée de 16 ans, née le 13 janvier 1793 à Villedieu, fille de René Griffon laboureur à la métairie de la Basse Boissière commune de Montigné et de Michelle Ripoche.

     

     Mathurin Samson décède le 1er novembre 1835 à la Basse Boissière commune de Montigné sur Moine.

     

     

     

     Les états de service de Mathurin Samson. 

     

     

     

    Sa demande de pension est datée du 28 mars 1825.

     

    «  Samson Mathurin, cultivateur âgé de quarante huit ans, demeurant au lieu de Basse-Boissière commune de Montigné, canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

     

     A l'honneur d'apporter à Messieurs les Membres composant la commission nommée à Beaupréau à l'effet d'examiner les pièces à l'appui des demandes faites par les individus qui ont servi et fait des pertes dans les armées Royales, conformément à l'Ordonnance du 3 mars dernier et l'art 1er de la correspondance de Mr le Préfet concernant les militaires (blessés ou non) sont appelés à participer aux nouveaux secours, les veuves et orphelins qui ne jouissent encore d'aucune pension ni secours sur les fonds de l'état, 2e Ceux à qui des taux insuffisants eu égard à leur services et à leurs besoins.

     Le soussigné ayant servis en qualité de soldat dans les Armées Royales de la Vendée dès le 10 mars 1793, Prit les armes pour le soutien de l'Autel et du Trône jusqu'à la restauration de notre Souverain Bien-Aimé feü Louis 18 que la bienfaisance répandue dans cette contrée fidèle lui donne un secours de annuel de cinquante francs payable sur la liste civile sous le n°5460 – en reconnaissance de ses services dans les guerres de la Vendée.

     

    Que cette médiocre pension est insuffisante pour un malheureux cultivateur que non seulement que par ses travaux au service, Mais par des fourniments faits pour la subsistance des Armées Royales en 1793 et 1794 sont : 1er de trois bœufs gras qui avaient été estimés à 1100 francs plus 84 boisseaux de grains qui vallait alors trois francs le boisseau soit..........252 francs, charrettes de foin pour la cavalerie qui avaient été estimées trente francs la charrette.............. 120 francs.

     

    Pour d'autres fourniments fait par feu Grimaud dont le soussigné est héritier 1er : quatre bœufs gras estimés onze cent cinquante francs,,,,1150 fr – Plus deux autres bœufs estimés 1515 frs - 4 charrettes de fourrage estimées 120 frs soit un total de 3157 frs.

     

     Observant que le montant de trois mille cent cinquante sept livres des fourniments faits, le père du dit Samson et Grimaud avaient été faits pour la nourriture des armées Royales de la Vendée dont l'état général de la commune de la Blouère fut faite dans les temps mais que les récépissés délivrés de l'estimation en furent incendiés mais que cet état représente tous les fourniments faits par la commune de la Blouère qui à la suite sera présentée si des circonstances bienfaisantes comme celles du jour l'exige.

     

     

     Demande que Messieurs de la Commission chargés de remplir les intentions bienfaisantes de sa Majesté Charles X pour qu'il obtienne un supplément de sa médiocre pension et d'avoir égard à des fourniments aussi considérables par des malheureux qui n'avaient que sa vallant et qui depuis cette époque n'ont pu se relevée qui espère que leur justice se répandra sur ces justes réclamations ».

     

     C'est justice, Vive le Roi - Montigné le 28 mars 1825,

     signé M Samson.

     

    La Baïonnette royale N° 18....

    La Baïonnette royale N° 18....

     

     

     Mathurin Samson a servi en 1793-1794-1795-1797-1798-1799 et 1815 sous les ordres des généraux d'Elbée, de Bonchamps, de la Rochejacquelein, d'Autichamps et Stofflet. Il a participé aux batailles de Cholet, Beaupréau, Jallais, Chaudron, Liré, Chalonnes, Yzernais, Argenton-Château, Nueil sous Passavant, Coron, Vihiers, Les Cerqueux, Vezins et autres - En 1799 aux Aubiers, à la Poëze, - En 1815 à Rocheservière.

     Soldat à la compagnie de Villedieu la Blouère en 1793 – en 1799 il était capitaine d'une compagnie de Villedieu la Blouère jusqu'à la paix de 1815.

     

    La Baïonnette royale N° 18....

     

    La Baïonnette royale N° 18....

     

                Souvenirs des Guerres de la Vendée-Chouannerie, 1793-1815.

     Portrait du Général de Bonchamps.

    Sabres d'un Officier de Chasseurs à cheval an XI (Consulat) -1802-1803.

     Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis – miniature époque Restauration.

     (Collection particulière)

     

    La Baïonnette royale N° 18....

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, Dossiers Vendéens, tous droits réservés – Archives familiales. - Photos de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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