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     Baïonnette Royale n°28

     

     

     

    La Baïonnette royale N° 28....La famille Racineux est originaire de la paroisse de Gesté.

    René Racineux est né le 18 juin 1729 à Gesté ; il épouse le 31 janvier 1758 à la Renaudière, Jeanne Fonteneau veuve de René Métayer laboureur à Charbonneau. De cette union ne naîtra qu'un seul enfant : René Racineux qui suit.

    René Racineux est né le 12 août 1759 à la Renaudière, il épouse le 22 novembre 1791 à Villedieu-la-Blouère Marie Bretaudeau, fileuse, née le 21 mars 1755 à Saint-Germain -sur-Moine, fille de René Bretaudeau, laboureur, et de Marie Chevallier.

    Agé de 34 ans en 1793, il est laboureur à Villedieu-la-Blouère et prend les armes contre la République dès mars 1793.

     

    Les états de service de René Racineux. 

     

    Le 2 juin 1824, il dépose une demande de pension à Villedieu-la-Blouère enregistrée sous le n°23 à la mairie de Villedieu.

     

    ''Ville Dieu, le 2 juin 1824 René Racineux, journalier, demeurant au bourg.

     A son Excellence le Ministre de la Guerre.

     

    Monseigneur,

    J'ai l'honneur de vous exposer, que dès le commencement de la Guerre de La Vendée, j'ai pris les armes pour le rétablissement du trône et de l'Autel, et je n'ai cessé de combattre avec dévouement et courage jusqu'à la fin de la guerre comme soldat.

    J'ai été blessé d'un coup de feu au combat de Mortagne en 1794.

    Ma blessure m'occasionne souvent des douleurs qui m'empêche de travailler ; ce qui joint à mon âge me fait craindre de tomber dans la misère avec ma femme.

    Dans cette position, j'ose vous prier Monseigneur, de vouloir bien proposer à sa Majesté de m'accorder une pension

    A défaut de titre constatant ma blessure, j'ai eu recours à un acte de notoriété de Monsieur le Juge de Paix que je joint à la présente avec le certificat des officiers de santé et les autres pièces indiquées par l'Ordonnance du Roi, du 3 décembre 1823.

    J'ai l'honneur d'être avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

    Marque du dit René Racineux (une croix)''

    Pièce certifiée par le maire de Villedieu : Le comte.

     

    La Baïonnette royale N° 28....

    La Baïonnette royale N° 28....

    Certificat médical :

     

    «  Je soussigné François Dupouët Docteur en médecin résidant à Montfaucon, chef-lieu de canton, sous-préfecture de Beaupréau, département de Maine et Loire ; certifie à tous ceux qu'il appartiendra que René Racineux, journalier, demeurant à Ville-Dieu-la-Blouère porte au bras gauche les marques d'une blessure causée par une balle qui a pénétré vers la partie charnue et supérieure du biceps, est sortie tout proche la tête du radius supérieurement et que cet homme éprouve de grandes incommodités de cette blessure. En foi de quoi je lui ai délivré le présent certificat vrai et sincère. ; à Montfaucon le 9 juin 1824 mil huit cent vingt quatre ''

    signé Dupouët.

     

    La Baïonnette royale N° 28....

     

    La Baïonnette royale N° 28....

     

    Certificat de notoriété :

     

     '' Le trente un mai mil huit cent vingt quatre.

     Devant nous Julien, François Grimoux Juge de Paix du canton de Beaupréau 4e arrondissement du département de Maine et Loire assisté de notre greffier.

    Est comparu René Racineux, journalier à Villedieu la Blouère âgé de 67 ans, ancien soldat de la commune de Villedieu lequel nous a exposé que pour participer aux secours promis par l'Ordonnance du Roi du 3 décembre dernier il avait réuni devant nous les témoins ci-après de la déclaration desquels nous avons rédigé acte conformément à la dite Ordonnance et a déclaré ne savoir signer.

     Au même instant sont comparus :

     

    1 - Pierre Le Comte, maire de la commune de Ville-Dieu âgé de 50 ans ancien soldat Vendéen.

    2 - Jean Colasseau, journalier âgé de 69 ans, capitaine de la 1ère compagnie de Villedieu.

    3 - Jacques Lallemand âgé de 55 ans, journalier à Ville-Dieu, ancien soldat.

     

    Lesquels nous ont déclaré et attesté que René Racineux avait fait dès le commencement toutes les premières guerres de la Vendée, qu'à l'affaire de Mortagne en 94 il reçut un coup de feu au bras gauche, que cette blessure le gêne encore par changement de temps qu'enfin il a toujours montré une valeur vraiment guerrière.

    Dont acte à Beaupréau les jours et an susdits et ont les comparants signé avec nous et notre Greffier fort Lallemand qui a déclaré ne savoir signer de ce enquis un mot rayé nul.''

     

    La Baïonnette royale N° 28....

    René Racineux est décédé le 31 août 1834 au bourg de Villedieu-la-Blouère.

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     

     

     

     

     


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  •  Baïonnette Royale n°27

     

     La Baïonnette royale N° 27....La famille Hervé est originaire de la paroisse d'Andrezé en Anjou. Jean Hervé est meunier dans cette paroisse où il a épousé le 26 juin 1765 Marie Chupin née le 18 juillet 1736 au May sur Evre. De cette union, entre autres enfants est né Victor-Jean.

     

    Victor-Jean Hervé est né 30 avril 1772 à Andrezé. Il se marie le 15 février 1797 à la Renaudière avec Marguerite Guillocheau. ''Fille de maison'', qui est fille de François Guillocheau meunier au moulin de Normandeau et de Mathurine Ripoche, de la paroisse de la Renaudière.

    La Baïonnette royale N° 27....

    Après son mariage, il s'est installé à Normandeau mais il combat avec ses camarades d'Andrezé en 1793, 1794, 1795 ; les deux premières années en qualité de capitaine de la deuxième compagnie de la paroisse évoquée supra. En 1793 il est âgé de 21 ans.

     

    Les états de service de Victor-Jean Hervé. 

     

    Le 27 mai 1825, il dépose une demande de pension à la Renaudière en ces termes :

     

    '' A Messieurs

    Les Commissaires de la distribution des secours accordé en vertu de l'Ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824.

    Messieurs, j'ai l'honneur de exposer le dévouement où je me suis toujours montré pour la juste cause de la légitimité dès les commencements de la guerre, je me suis empressé à marcher aux armées. J'ai été capitaine de la commune d'Andrezé pendant 1793.1794.1795. cour fermier de Normandeau nous avons tous perdu, chevaux,mobilier, mon moullin brûlée.

    Nos chevaux estimés à la somme de quatre cent francs.... 400 frs ; pour mon moulin la somme de quinze cent francs ....1500 frs.

    Enfain pour tous les services que j'ai rendus et les pertes que j'ai et prouvé, je réclame votre attention à me faire connaître aux près de Monseigneur le Ministre de la Guerre afin de me rendre participant des biens faits de sa Majesté vous obligeré votre dévouë serviteur. » 

    Le réclamant ne sait signer. le 26 mai 1825 mairie de la Renaudière

    signé Baraud Maire

     

    La Baïonnette royale N° 27....

     

    La Baïonnette royale N° 27....

    Acte de notoriété.

    '' Nous soussignez anciens officiers des armées Vendéennes Certifions que Victor-Jean Hervé de la commune de la Renaudière autrefois habitant d'Andrezé a été capitaine en 1794 -1795 de la deuxième compagnie de la ditte commune d'Andrezé qu'il a aussi fait en 1793 toute la campagne de la guerre et toujours s'est comporté en très et bon soldat. En fois de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison.

     A la Renaudière le 26 mai 1825

    La Baïonnette royale N° 27....

    Victor-Jean Hervé a fait la campagne de 1815 avec les Vendéens de la Renaudière.

    signé Lefort capitaine d'Andrezé Allard capitaine Pierre Hulin chef de Bataillon – Le Marquis de la Bretesche chef de Division - Lhuillier et Jean Plard, Maire.

    Victor-Jean Hervé est décédé le 14 février 1827 au moulin de Normandeau à l'âge de 54 ans.

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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  • Baïonnette Royale n°26

     

     

     

    La Baïonnette royale N° 26....La famille Ripoche est originaire de la Renaudière dans les Mauges. Jacques Ripoche est tisserand dans cette paroisse. Il épouse en ce lieu le 27 octobre 1769 Renée Pasboeuf née en 1741 à Gesté. De cette union naîtront six enfants, deux seront tués au combat ; Jacques et François. Mathurin déposera une demande de pension le 23 mai 1825.

     

     

    Mathurin Ripoche est né le 3 octobre 1779 à la Renaudière, il épouse le 8 juillet 1802 à la Renaudière, Marie Guillocheau, fille de Jacques Guillocheau et de Jeanne Ripoche, meuniers au moulin de ''Normandeau'' dans cette paroisse. Il est tisserand et décédera à a Renaudière le 11 août 1828.

     

    Agé de 14 ans en 1793, il ne participera pas aux combat de 1793 mais fera la campagne de 1815 où il montra une grande bravoure au combat de Rocheservière.

     

     

    Les états de service de Mathurin Ripoche. 

     

    Le 23 mai 1825, il dépose une demande de pension à la Renaudière en ces termes :

     

    «  A Messieurs les Commissaires pour sa proposition à faire à son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre pour la distribution des secours accordés en vertu de l'Ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824.

    Pendant la guerre de Vendée, mon déffunt père s'étoit dévoué pour la défense de Trône et de l'Autel par les services qu'ils avait rendus, le Général Stofflet lui avait accordé une pension qu'il lui faisait toucher de son temps.

    Nous étions trois enfants de lui, tous trois à l'exemple de notre père nous sommes dévoués pour la juste cause, deux de mes frères ont été tués dans les armées, l'un à Martigné Briant en 1793. L'autre a passé la Loire où il est mort à l'armée.

    Je suis resté seul pour être le soutient de la famille notre déffunt père étoit infirme et indigent, j'ai eu la peine me sacrifier pour le soutenir dans sa vieillesse.

    En 1815, je me suis dévoué à suivre l'armée à la Rocheservière, j'ai été sur le point ainsi de périr, m'étant des plus avancés aller à l'ennemy.

    Dans cette affaire j'éprouve beaucoup de peines et fatigues, je me suis toujours trouvé depuis malade ; à la tête de six enfants, cinq garçons une fille tous en bas âge, moi seul à travailler pour soutenir tout cela. Vous devez juger de ma misère et gêne où je me trouve.

    Messieurs je vous prie vous pénétrez bien de mon humble exposé et est sincère et véritable.

    Considérez le dévouement de mon père, la mort de deux frères aux Armées Vendéennes, mon voyage à la Rocheservière où j'ai tant eu de peine à me tirer. L'état où je suis avec six enfants en bas âge, sans fortune ni ressources que mon pauvre métier, soyez aussi pénétrez des sentiments où je suis pour notre bon Roi après j'espère tout de vous Messieurs que vous ne différerez pas a me signaler à son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre pour me rendre participant des Bienfaits de sa Majesté ; Vous obligerez votre tout dévoué serviteur, »

     

     signé Mathurin Ripoche.

     

    La Baïonnette royale N° 26....

    La Baïonnette royale N° 26....

     

     

    Certificat de notoriété.

     « Nous soussignés Pierre Hulin chef de Bataillon demeurant à Saint Macaire, François Griffon Capitaine de la commune de Roussay, Jacques Guittet de celle de la Renaudière anciens officiers des Armées Vendéennes ; certifions que Mathurin Ripoche de la commune de la Renaudière s'est montré brave soldat en 1815 à l'affaire de Rocheservière a montré une grande bravoure, son père était aussi au commencement de la guerre de la Vendée très bon soldat, deux de ses frères ont été tués aux armées Vendéennes ; en foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison, A la Renaudière le 23 mai 1825.

    signé Guittet ancien capitaine. Pierre Hulin Chef de Bataillon , Griffon ancien capitaine. Le Marquis de la Bretesche chef de Division et Lhuillier.

    Baraud Maire

     

    La Baïonnette royale N° 26....

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     

     

     


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     Baïonnette Royale n°25

     

     

     

      La Baïonnette royale N° 25....La famille Brel est originaire de la Renaudière dans les Mauges. Jean Brel est maréchal ferrant dans cette paroisse. Il a épousé dans cette paroisse, le 27 janvier 1769, Renée Lefort. De cette union est issu, entre-autres enfants, René Brel qui suit.

     

      René Brel est né le 3 décembre 1769 à la Renaudière, il épouse le 15 septembre 1798 à la Renaudière, Jeanne Guillocheau née le 23 août 1771 à la Renaudière, fille de Jacques Guillocheau et de Jeanne Ripoche meuniers au ''moulin de Normandeau'' de cette paroisse et cousins des meuniers du ''moulin de la Colle''. Jeanne Guillocheau est la sœur de Charles Guillocheau (Baïonnette Royale n°22).

     En 1798 René Brel est maréchal ferrant au bourg de la Renaudière et décédera en cette commune le 25 mars 1835.

       En 1793 il est âgé de 24 ans et rejoint l'Armée Catholique et Royale en compagnie de Charles Guillocheau.

     

         Les états de service de René Brel. 

     

      Le 30 mai 1824, il dépose une demande de pension à la Renaudière en ces termes :

     «  René Brel maréchal, ancien soldat des armées Royales de la Vendée demeurant au bourg de la Renaudière, 4e arrondissement de Maine et Loire.

     

    A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre

     

      Monseigneur

       J'ai l'honneur de vous exposer que j'ai pris les armes pour le rétablissement de l'autel et du Trône de sa Majesté à l'origine de la guerre de Vendée.

     J'ai été grièvement blessé au côtté droit en 1793 au combat de Vihiers.

     Ma blessure m'empêche de travailler et de pourvoir à mes besoins. Je suis perre d'une nombreuse famille et j'ai plusieurs enfants en bas âges ; enfin je suis dans un grand besoin.

     J'ai fait constater mes services par un acte de notoriété du Juge de Paix auquel le déffaut d'extrait de contrôle m'a obligé à recourir.

     

      Je vous prie Monseigneur de prendre en considération mes services comme soldat, en suitte comme maréchal ferrant de la première Division de l'Armée d'Anjou et Haut Poitou ; blessures et ma fâcheuse position. Et de m'accorder un secours ou me le faire accorder par sa Majesté, conformément à son Ordonnance du trois décembre.

     

      Je suis avec respect Monseigneur votre très humble et obéissant serviteur ».

     

      Signé : René Brel

     

    La Baïonnette royale N° 25....

     

     

      Certificat des Officiers de Santé.

     

      «  Nous soussignés, Charles, Maurille, Pierre Houdet patenté sous le n° 48 et Charles, jean René Houdet patenté sous le n° 118, officiers de santé de l'hospice civil de Montfaucon, chef-lieu de canton, département de Maine et Loire.

     Certifions que le nommé René Brel, maréchal taillandier à la Renaudière, porte une cicatrice longue de un pouce et demi et large de trois lignes, situées obliquement au côté droit de l'épigastre.

     Cette blessure est la suite d'un coup d'arme à feu que le dit Brel a reçu à l'affaire de Vihiers lorsqu'il servait dans les armées Royales Vendéennes et qui lui fait éprouver de graves incommodités telles que colliques, douleurs lancinantes dans la dite blessure avec gonflement inflammatoire. Ce qui le met souvent dans l'impossibilité de se livrer aux travaux, forçables qu'exige son état et quelques fois l'empêche en illisible d'aucune manière.

     

      Délivré le présent certificat comme sincère et véritable, à Montfaucon le seize mars mil huit cent vingt quatre ».

       Signé Boudet

    La Baïonnette royale N° 25....

    La Baïonnette royale N° 25....

        Certificat de notoriété.

     

      «  Le trentième jour du mois de mars mil huit cent vingt quatre.

     Devant nous Simon, Charles Clémot la Haye juge de paix du canton de Montfaucon, département de Maine et Loire, assisté du Sieur Michel Edouard Dupouët notre Greffier.

     A comparu René Brel, maréchal taillandier demeurant au bourg de la Renaudière, lequel nous a exposé qu'il a servi en qualité de soldat dans les armées Royales de la Vendée, et qu'au combat de Vihiers, qui a eu lieu en mil sept cent quatre vingt treize, il a été blessé au côté droit et qu'il demande à faire entendre à l'appui de sa déclaration des personnes qui en ayant connaissance comme s'étant trouvés au même combat pour lui servir et valoir ce que de raison et a signé

     

    René Brel.

     

       Au même instant nous Juge de paix obtempérant à la dite demande ont comparu devant nous :

     

      1° René Barraud, maire de la commune de la Renaudière et y demeurant.

     2° Jacques Guittet, journalier, demeurant dite commune de la Renaudière.

     3° René Brochard, cultivateur, demeurant aussi commune de la Renaudière.

       Les quels sus établit nous ont déclaré unanimement avoir parfaite connaissance que le dit René Brel, maréchal taillandier demeurant au bourg de la Renaudière, servant en qualité de soldat dans les armées Royales de la Vendée, a été blessé au combat de Vihiers au côté droit, le quel combat a eu lieu en mil sept cent quatre vingt treize, et qu'ils étaient eux-mêmes au même combat, ce qu'ils atteste sincère et véritable.

     Des quelles réquisitions, comparutions et affirmations, les comparants nous ont requis acte que nous leur avons octroyé après lecture et approbation de leur part, et ont les dits René Barraud, Jacques Guittet, signé et a le dit René Brochard déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant la loi.

     Fait clos et arrêté à Montfaucon au lieu ordinaire de nos audiences, les jour, mois et an que dessus ».

     

      signé Barraud – Guittet Jacques ancien capitaine - Clemot la Haye – Dupouët.

     

     La Baïonnette royale N° 25....

    La Baïonnette royale N° 25....

     

        

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

      Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     

     

     

     

     

     

     


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    Baïonnette Royale n°23

     

     

       La Baïonnette royale N° 23....La famille Vincent est originaire de Gesté. Michel Vincent, sabotier, né le 29 août 1724 épouse à Saint-Martin de Beaupréau Marie Poilane. De cette union naîtront entre autres enfants : Pierre Vincent.

     

      Pierre Vincent est né le 8 mars 1769 à ''La Lusanne'' paroisse de Saint-Martin de Beaupréau, il épouse le 30 floréal an VII (19 mai 1799) à Beaupréau Jeanne Guillocheau, fille de Charles Guillocheau et de Mathurine Mary, meuniers au moulin de la Colle à la Renaudière. Jeanne est veuve de René Manceau, meunier, né le 18 décembre 1764 à Saint-André-de-la-Marche et qui ''disparaît'' au cours des guerres de Vendée.

     En 1825 Pierre Vincent est sabotier à Roussay dans le Maine et Loire. Il décède dans cette commune le 20 mars 1837.

     

      En 1793 il est âgé de 24 ans et rejoint la future Armée Catholique et Royale en compagnie de Charles Guillocheau, Pierre Guillocheau, Jean Guillocheau, Jacques Subileau, René Sichet ses beaux-frères.

     

     

       Les états de service de Pierre Vincent. 

     

     

     

    Le 6 juin 1824 il dépose une demande de pension.

     

     

     « DIEU LE ROI ET LES BOURBONS ;

     

      Exposé de Pierre Vincent ancien adjudant dans la Division de Beaupréau, âgé de cinquante cinq ans, natif de Saint-Martin-de-Beaupréau domicillié de Roussay canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

     

      L'exposant a fait pour la cause Royale tout ce que lui ont dicté l'amour de son Dieu et de son Roi. Le désir héréditaire dans sa famille de contribuer à leur triomphe; et lorsque les Royalistes de l'Ouest donneront l'exemple d'une Sainte et générale résisttance , il s'enrôla sous les drapeaux de la fidellittée, il servit sous les ordres de Mr Lhuillier Chef de Division dans l'armée de l'immortel et trop infortuné d'Elbée de glorieuse mémoire.

     

      En mil sept cent quatre vingt treize à l'affaire de Chantonnay département de la Vendée il reçut trois blessures, deux à la jambe gauche et l'autre à la jambe droite qui l'empêche très souvent de travailler à son état de sabotier

     N'ayant aucun revenu par lui même, que son état pour gagner sa vie. C'est pourquoi il réclame une modique pension pour subvenir à ses besoins.

     

      A Roussay le six juin mil huit cent vingt quatre

     

      L'exposant a déclaré ne savoir signer.

     

      Signature du maire de Roussay : Griffon.

     

     

    La Baïonnette royale N° 23....

       

    Certificat des Officiers de Santé.

     

      «  Nous soussignés officiers de santé de l'hospice de Montfaucon, résidants au dit Montfaucon Chef-lieu de canton département de Maine et Loire ; certifions que le nommé Pierre Vincent, sabotier à Roussay, porte :

     1° - une cicatrice transversale de la longueur de un pouce et demi et large d'un pouce située à la partie moyenne et antérieure de la jambe droite ;

     2°- une autre cicatrice circulaire du diamètre d'un pouce située au-dessus de la maléole externe de la même jambe ;

     3° une autre cicatrice de la largeur d'un pouce de diamètre et circulaire à la partie postérieure et inférieure de la jambe gauche ;

     4° enfin une autre cicatrice à la même jambe et de même dimension que la sus-nommée située au colet interne et inférieure de la jambe gauche et en outre de ces diverses blessures les jambes sont couvertes d'anciennes cicatrices ulcéreuses avec gonflement et dégénération des tissus de toute la jambe suite des sus-dites plaies.

     Ces diverses blessures étant la suite de coups d'armes à feu que le dit Vincent a reçu dans les Armées Royales Vendéennes, lui font éprouver non seulement de continuelles douleurs, mais d'empêchements souvent de se livrer à son travail et il travaille encore par des précautions très assujetissantes pour le sus-nommé ; à cause que les jambes qui seraient toujours ulcéreuses et enflées si elles n'étaient continuellement soignées l'empêcheraient totalement de se livrer à aucun travail.

     

      En foi de quoi nous lui avons délivré me présent certificat, comme sincère et véritable.

     

    A Montfaucon le vingt quatre juin mille huit cent vingt quatre. »

     

      Signé Charles Houdet Officier de Santé.

     

    La Baïonnette royale N° 23....

    La Baïonnette royale N° 23....

     

        Procès-Verbal du Juge de Paix.

     

      «  le vingt sixième jour du mois de juin mil huit cent vingt quatre

     

      Devant nous Simon, Charles Clemot La Haye Juge de Paix du canton de Montfaucon département de Maine et Loire assisté du Sieur Michel, Edouard Dupouet notre Greffier :

     

      A comparu Pierre Vincent sabottier, demeurant commune de Roussay lequel nous a exposé qu'il a servi en qualité de soldat dans les armées Royales de la Vendée et qu'au combat de Chantonnay qui a eu lieu en mil sept cent quatre vingt treize, il a reçu plusieurs blessures aux deux jambes et qu'il demande à faire entendre à l'appui de sa déclaration des personnes qui en ayant eu connaissance comme s'étant trouvés au même combat, pour lui servir et valoir ce que de raison, et a déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant la loi.

     

      Au même instant, nous, Juge de Paix obtempérant à la dite demande ont comparus devant nous :

     

    1° Michel Humeau, tisserand, Chevalier de la Légion d'Honneur demeurant au bourg de Roussay.

     2° Charles Brunet, propriétaire demeurant dite commune de Roussay.

     3° Pierre Gazeau, tisserand, demeurant commune de Montfaucon.

     

      Lesquels sus-établis nous ont déclaré unanimement avoir parfaite connaissance que le dit Pierre Vincent, sabottier, demeurant commune de Roussay, servant en qualité de soldat dans les Armées Royales de la Vendée a reçu plusieurs blessures aux deux jambes au combat de Chantonnay ; qui a eu lieu en mil sept cent quatre vingt treize et qu'ils étaient eux-mêmes au même combat ce qu'ils attestent sincère et véritable.

       Desquelles réquisitions comparutions et affirmations, les comparants nous ont requis acte que nous leur avons octroyés, après lecture et approbation de leur part, et ont les dits Charles Brunet et Pierre Gazeau signés et a le dit Michel Humeau déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant la loi.

       Fait clos et arrêté à Montfaucon au lieu ordinaire de nos audiences, les jour, mois et an que dessus.

     

      Signé : Brunet, Gazeau, Clemot la Haye, Dupouët.

     

    La Baïonnette royale N° 23....

     

    La Baïonnette royale N° 23....

    La Baïonnette royale N° 23....

     

     

    La Baïonnette royale N° 23....

     

       Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

      Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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