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    François Renou, de Rochefort-sur-Loire, 

    enveloppé par les hussards au combat de Chavagnes-les-Eaux... 

    Ordre du Lys... 

     

               

     


    François Renou....En ce 15 juillet 1793, il fait chaud, très chaud, beaucoup de Vendéens vont mourir d'avoir bu l'eau croupie des mares ; le général Lescure va passer pour mort après en avoir consommé.

    « L'armée républicaine s'avance jusqu'à Chavagnes-les-Eaux et Martigné-Briand, son avant garde prend la direction de Vihiers et ses éclaireurs atteignent Faye-d'Anjou.

    Réunies à Gonnord, les divisions de Bonchamps, de la Rochejacquelein, de Lescure, de Stofflet et Marigny essaient de s'opposer à Martigné-Briand durant neuf heures, à l'avance de cette armée. Bien qu'elles aient percé le centre et se soient emparées du quartier général ennemi, une manoeuvre de la cavalerie vendéenne jette le désarroi dans leurs rangs, c'est la défaite et le reflux vers Coron. Bonchamp est blessé par un biscaïen au coude au cours de cette bataille. » (p.61, Itinéraires de la Vendée Militaire par P. Doré-Graslin édition Garnier 1979).

    L'Abbé Deniau nous dit qu'en ce 15 juillet 1793, il fait une chaleur extrême et que dès le début de la bataille, le centre des Bleus est enfoncé et que le quartier général du château de Fline est investi. Le choc est rude, le général républicain Danican a son cheval tué sous lui et est jeté dans un fossé, il perd quarante hommes du 8ème hussards dans la fuite vers Vihiers.

    Malheureusement un mouvement de la cavalerie vendéenne fait croire à une charge de l'ennemi et les Vendéens se débandent. Les 8ème et 9ème hussards fondent sur la cavalerie de Marigny et se battent au corps à corps, Monsieur de Bonchamps est enveloppé par cinq hussards, il en tue un, en blesse un second, et quelques vendéens étant venus à son secours, il mit les trois autres en fuite. A ce moment il est blessé par un biscaïen au coude et est évacué.

    C'est peut-être au cours de cette action que François Renou tue un hussard d'un coup de crosse de fusil ?

     

    François Renou....

    Le 15 juillet au soir, au quartier général de Fline le général de Division La Barolière écrit au Ministre de la Guerre :

     

    «Au quartier général de Fline près Martigné, le 15 juillet au soir, La Barolière général de division au citoyen Ministre de la Guerre.   

     Citoyen Ministre, 

    J'ai l'honneur de vous rendre compte que l'ennemi nous a attaqué aujourd'hui par la droite et les derrières du camp, dans un moment où j'avais fait exécuter un mouvement en avant sur Vihiers par l'avant garde de l'armée, il a fallu la faire revenir, l'armée rebelle avait eu le temps de percer par notre centre et de s'emparer du quartier général, mais les troupes de la république ont été courageuses et nous les avons rechassés plus de deux lieues au delà de notre camp, nous pouvons avoir 150 blessés. J'ignore exactement notre perte en morts, je connais cinq officiers tués, tout ce qui compose l'état major de cette petite armée, s'est conduit avec valeur et intelligence, les hussards des 7ème et 8éme régiments ont chargé avec succès et courage et ont plus que personne contribué au succès du combat presque toutes nos troupes ont donné. 

    La charge a été battue pour se servir des bayonnettes, mais les ennemis n'en ont point attendu l'effet. 

    Je vois des éloges au Gal de Division Menou et à Bertier, Fabrefond et Barbazan généraux de brigade. Plusieurs bataillons de Paris ont montré la plus grande volonté et courage, enfin les troupes de la République ont soutenu valeureusement et ont montré qu'elles étaient dignes d'être les apôtres de la Liberté.       

    signé : la Barolière. » 

    François Renou....

     

    En parcourant les états de services de François Renou, nous remarquons qu'il a protégé la retraite de l'armée royale à Chavagnes-les Eaux, « en arrêtant avec un petit nombre, la charge des hussards républicains dont il en tua un avec la crosse de son fusil, n'ayant pu mettre la cartouche, étant confondu dans l'escadron Bleu. »

     

    Le 31 mai 1824, il dépose une demande de pension :

     

    « Renou François, soldat dans l'armée royale de la Vendée de la commune de Saint Aubin de Luigné conformément à l'Ordonnance du Roi du trois décembre dernier. 

    Jay l'honneur de vous présenter ma pétition affin d'obtenir le secours de la bien faisance du Roi qui accorde aux militaires des armées royales de la Vendée, qui ont été blessés dans les combats. 

    Jay joint mon acte de naissance, mon acte de notoriété qui constate que jay servi le Roi en qualité de soldat, dans la ditte armée, que jay été blessé* à l'affaire de Laval, un certificat de deux officiers de santé qui atteste ma blessure. 

    A Saint Aubin de Luigné le trente mai 1824 : ne sait signer.    » 

     

    * Une balle lui a traversé la cuisse droite et son frère a été tué à ses côtés. 

     

    François Renou est né le 12 septembre 1763 à Rochefort-sur-Loire, il est le fils de François Renou, métayer et de Jacquine Mercerolle originaire de la Jumellière. Il se marie le 26 septembre 1796 à Rochefort (5 Vendémiaire an 5) avec Anne Davy-David née le 2 avril 1775, fille de Jean Davy et d’ Anne Pineau. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° François Renou, né le 2 Prairial an 5 à St Aubin. Décédé le 28 Novembre 1799.

    2° Marie, Françoise Renou, née le 26 juin 1807 à St Aubin.

    3° Jacques Renous, né le  22 août 1809 à idem.

    4° Jeanne Renou, née le 3 juillet 1811 à St Aubin.

    5° Louise Renou, né e le 13 janvier 1814 à St Aubin.

    6° Jean Renou, né le 10 octobre 1815 à idem

    7° Pierre Renou, né le 13 août 1817 à idem.

    8° Louis Renou, né le 13 août 1817 à idem.

    9° Perrine Renou, né le 3 février 1820 à idem.

     

    François Renou est décédé le 15 octobre 1845 à Saint-Aubin.

    Anne David est décédée le 8 mai 1842 à Saint-Aubin.

     

    François Renou....

     

    Sources:   

     

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: François Renou 2 - dossier 1M9/309, vue n° 2/11. Ordre du Lys. 

    Certificat de services vue n°9/11. 

    Archives Départementales de la Vendée (Archives de Vincennes), SHD B 5/5-100, 15 juillet 1793. Lettre de la Barolière, v. 9 et 10/11.

    Registres d'Etat civil de la commune de Rochefort-sur-Loire – Saint-Aubin-de-Luigné. 

    Histoire des Guerres de la Vendée – Abbé Deniau, Tome II – pages 331,332,333. 

    Itinéraires de la Vendée Militaire par Doré-Graslin, Edit Garnier 1979. p61. 

    Photo : de l'auteur et toile de Paul-Emile-Léon Perboyre, hussards chargeant, extrait de Vendée-Chouannerie. 

     

                                                        

     X. Paquereau pour Chemins Secrets

     

     

    NDLR : la marquise de La Rochejacquelein donne quelques détails de ce combat, op.cit. p. 228 et 229. 


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    Pierre-Louis-Sébastien Colzy, de Rémigny en Picardie, 

    soldat au régiment du Dauphin...

     

     

               

    Pierre-Louis-Sébastien Colzy....Louis-Sébastien Colzy est né et a été baptisé le 2 novembre 1771 à Remigny en Picardie. Il est le fils de Sébastien Colzy, charpentier et de Marie-Thérèse Lecomte.

    Avant l'âge de quinze ans, il s'engage au service du Roi Louis XVI dans le Régiment du Dauphin sous le commandement de Monsieur le Colonel La Roc* (*Jean Laroque de Cusson) et dans la compagnie de Monsieur le capitaine Ferré. Il sert dans ce régiment pendant huit années comme soldat.

    Il nous dit qu'après la retraite du général Dumouriez il ''s'en est venu'' en Vendée et qu'il a déserté avec armes et bagages devant le poste de Saint-Aubin-de-Luigné. Il s'est ensuite engagé dans les chasseurs du général Stofflet où il a servi courageusement pendant toute la durée de la guerre. Il est porteur de plusieurs blessures.

     

    Pierre-Louis-Sébastien Colzy....

    Pendant la guerre de Vendée, il s'installe à Saint-Lézin et épouse le 8 Messidor an 5 (26 juin 1797), en premières noces, Jeanne Plumejeau, née le 3 février 1761 à Saint-Lézin, fileuse, fille de François Plumejeau, bordier, et de Jeanne Pinier (acte naissance St Lézin 1761 vue n°81/94 - décédée le 21 juillet 1834 à Trémentines à l'âge de 75 ans – vue n°129/138 année 1834).

    De cette union est issu :

     

    1° René Colzy, né vers 1799 à Saint-Lézin, cabaretier à Chemillé et décédé à Chemillé le 16 juin 1871 (vue n° 19/214 Chemillé.)

     

    Devenu veuf, il épouse le 7 janvier 1835 à Trémentines, Anne Picherit, née au Fuilet, âgée de 30 ans, fille de Jacques Picherit, métayer et de Marie Bondu.

     

    En 1825, il fait une demande de pension et obtient un secours de 50 francs annuels.

    Le 28 avril 1827, il demande une augmentation de sa pension :

     

    « A son Excellence le Ministre de la Guerre, 

     

    Monseigneur, 

    Je viens réclamer des bontés de votre Excellence une augmentation à la pension que vous avez daigné m'accorder il y a quelques années. 

    Réduit à ne pouvoir presque travailler par suite de mes blessures, âgé de 56 ans, je n'ai rien autre chose pour exister avec ma famille que la jouissance d'une pension de 50 francs. 

    J'ai fait en entier la première guerre de la Vendée, puis celle des Cent Jours accompagné de mon fils alors âgé de quinze ans ; je me suis toujours conduit comme un brave et fidèle serviteur du Roi. 

    J'ose espérer Monseigneur que vous daignerez accueillir ma supplique et me faire participer de nouveau aux bienfaits de sa Majesté. 

    Je suis avec respect, Monseigneur- de votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur. 

     

    Signé : Colzi Pierre, Louis, Sébastien à Trémentines Maine et Loire. 

     

    - Le maire de la commune de Trémentines soussigné estime qu'il y a lieu de faire droit à la pétition du réclamant. C. de Grignon, maire. 

    - De la Sorinière – Chevalier de Saint-Louis, chef de la Division de Chemillé. 

    - Cesbron Chevalier de Saint-Louis, colonel de cavalerie. 

    - Le Tertre dit Mayence, ancien chef de Division -Chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur. 

    - Soyer – Chevalier de Saint-Louis ancien chef de la Division de Cholet. 

    - Lhuillier, colonel- Chevalier de Saint-Louis - commandant de la Division de Beaupréau. 

    - du Bouchet – Chevalier de Saint-Louis – lieutenant colonel de cavalerie.  »

     

    Situation de Pierre Colzy en 1825 :

    Titre illisible -

     

    « Par Pierre, Louis, Sébastien Colzy, né en la commune de Remini (Remigny) en picardie département de l' Aisne et domicilié dans la commune de Trémentines âgé de cinquante trois ans ; Le dit Colzy s'est engagé premièrement pour le service de Louis Seize, dans le régiment du Dauphin, avant l'âge de quinze ans, sur le commandement de Monsieur le colonel La Roc ( Jean Laroque de Cusson), dans la compagnie de Monsieur le capitaine Ferré, et le dit Colzi a servi dans le régiment l'espace de huit ans et après la retraite de Monsieur le général Du Mourrier (Dumouriez), il s'en est venu dans la Vendée, ayant déserté armes et bagages au Poste de Saint-Aubin-de-Luigné. Ensuite, il s'est rendu dans les chasseurs du général Stofflet où il a servi courageusement dans tout le cours de la guerre royale et le dit Colzy s'est trouvé sous le commandement de Monsieur Cady en la compagnie du capitaine Barbot à l'affaire qui a eut lieu à Chalonnes sur Loire, qu'ils ont gagné sur les troupes républicaines et d'après le traité de paix qu'il a été fait caporal ce traité étant fait avec le général d'Autichamp avec le général Canclos républicain, et le dit Colzy par sa bonne conduite s'est établi à Saint-Lézin où il a resté depuis vingt et un ans et a toujours marché dans les armées royales quand ils ont eut lieu et il s'est trouvé sous les commandements de Monsieur Blouïn du Bouchet et il s'est trouvé il y a sept ans à l'affaire du château ''Priedeau'' (Piedouault) en la commune de Jallais, canton de Beaupréau, département de Maine et Loire, et que même en chargeant son armes, il a été blessé au bras droit, ce qui est cause qu'il est hors d'état de travailler et quatre mois après il s'est fait un fort rassemblement sous le commandement de Monsieur le Général d'Autichamp et de Monsieur Cady pour marcher sur les Aubiers ; et le dit Cozy si est trouvé quoi qu'il fut pas parfaitement guéri de sa blessure, et deux mois après il y a eu un traité de paix à la rentrée de l'usurpateur, le dit Colzy s'est muni des certificats convenables et s'est mis en route pour Paris, pour la défense de Louis dix huit, ainsi que la famille des Bourbons et arrêté en route lorsque la famille auguste des Bourbons à désemparé de Paris. 

      A la dernière campagne qui a eu lieu dans la Vendée, ledit Colzy a toujours marché courageusement en qualité de premier caporal dans la première compagnie du capitaine Coêffard de Saint Lézin et il s'est trouvé à l'affaire qui a eu lieu à Saint Lambert du Lattay, à la Grolle et La Rocheservière sous le commandement de Monsieur le général d'Autichamp, de Monsieur Cady, de Monsieur Caqueray et de Monsieur de la Sorinière ; et le fils du dit Colzy âgé de seize ans a fait également que son père, toute la dernière campagne qui a eu lieu dans la Vendée, le dit Colzy quoique jouissant d'une pension de 50 francs, étant hors d'état de travailler, il ose encore réclamer les bontés...... » suite manquante. 

     

    Pierre-Louis-Sébastien Colzy....

    Sources:   

    - Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Pierre-Louis-Sébastien Colzy - dossier 1M9/121. Copie de la pièce numéro 3. 

    - Registres d'état civil de Saint-Lézin, Chemillé, Trémentines. 

    - Archives départementales du département de l'Aisne, tous droits réservés, commune de Remigny. 

    - Photo : de l'auteur et miniature d'un officier du régiment du Dauphin vers 1775, extrait de portraits miniatures – souvenirs historiques de Le Moine-Bouchard Fine-Arts. 

     

                                                        

     

     X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Germain Chauvière, de Saint-Germain-sur-Moine, 

    soldat au régiment d'Armagnac... 

     

               

     

    Germain Chauvière....Germain Chauvière est né et a été baptisé le 4 juin 1759 à Saint-Germain-sur-Moine. Il est le fils de René Chauvière et de Jeanne Couprie. Il exerce la profession de maçon lorsqu'il s'engage au Régiment d'Armagnac. Il sert douze années le Roi Louis XVI dans ce régiment comme simple soldat.

    Il nous dit qu'il est ''obligé de servir contre son opinion'' au moment de la Révolution et qu'il déserte en 1797 pour rentrer en Vendée.

    Il semblerait que Germain Chauvière ai servi au 1er Bataillon de ce régiment dans l'Est de la France et qu'il n'ai pu regagner son pays que lorsque, le 21 novembre 1796, la 12ème demi-brigade de bataille regagne l'armée des Côtes de l'Océan.

    En effet, le 1er juillet 1790 le régiment d'Armagnac est en garnison, en entier, à Condé. En 1792, il est en garnison à Thionville.

    Germain Chauvière....

    En 1793 le 1er bataillon de ce régiment est à l'armée des Ardennes et en garnison dans la place de Condé et est fait prisonnier le 1er août 1793. Le 24 juillet 1795, il fut échangé et se reforma à Nancy et devient la 12ème demi-brigade de bataille.

    Le 21 novembre 1796, cette 12ème demi-brigade de bataille devient la 81éme demi-brigade de ligne à l'armée des Côtes de la Rochelle et c'est en 1797 que Germain Chauvière déserte. 

     

    En 1825, Germain Chauvière est célibataire et indigent-mendiant. Il décédera à l'hospice de Montfaucon-sur-Moine, le 5 août 1835 (vue n°50/103-Montfaucon-décès).

     

    Le 31 mai 1825, il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « Chauvière Germain, masson, âgé de soixante dix ans, demeurant à Saint Germain canton de Montfaucon, département de Maine et Loire. 

    A l'honneur d'exposer à Messieurs les membres de la Commission nommée à Beaupréau, à l'effet d'examiner les pièces à l'appui des demandes faites par les individus qui ont servis et faits des pertes dans les armées royales de l'Ouest conformément à l'ordonnance du 3 mars dernier et de la correspondance de Mr le Préfet à cet égard : 

    Qu'il a eu l'honneur de servir sa Majesté Louis seize en qualité de soldat du Régiment d'Armagnac pendant 12 années. Entrénai par la faction exécrable des républicains, obligé de servir contre son oppinion, trouva jour en 1797 – à s'évader du régiment et rentrer dans son pays de la Vendée : mais exténué de fatigues dans les guerres de la Révolution – la paix régnait alors dans la Vendée ne pas participer au bonheur qu'il avait eu au passé de servir son Monarque légitime. 

    Mais en 1815quoique très âgé, fut incorporé dans une compagnie de la paroisse de Saint Germain. Concourru à la campagne sous le général d'Autichamp et de Mr le Marquis de la Bretesche son chef de Division – sont les seuls services qu'il a pu faire dans les armées royales de la Vendée. 

    Demande à Messieurs les Membres de la Commission chargés de remplir les intentions bienfaisantes de sa Majesté Charles X,  frère du martyr Louis seize pour lequel il s'était engagé, qu'ils prennent en considération un malheureux ancien  soldat du Roi, qui est absolument sans ressources, que celles tous les jours aux portes de gens charitables, pour qu'il obtienne avant de terminer sa carrière, quelques soulagements dus à ses services – n'ayant jamais reçu tant en services qu'en pension sur les fonds de l' Etat. 

    C'est justice  VIVE LE ROI – A St Germain, le 31 mai 1825.  

    signé : Bouyer - maire. » 

     

    Germain Chauvière....

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Germain Chauvière - dossier 1M9/104. - copie de ses états de services vue 4/4. 

    Registres d'Etat civil de la commune de Saint Germain et de Montfaucon. 

    Photo : de l'auteur et officier du régiment d'Armagnac du forum « Planetfigure ».                                                  

     

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    François Chavignon, de Saint-Pierre-des-Echaubrognes 

    Ordre du Lys...

     

     

               

    François Chavignon....François Chavignon est un homme modeste, il demande juste au Roi de prendre en considération les demandes des blessés dans l'indigence. Mais en parcourant l'état de ses services, on s'aperçoit qu'il est décoré de l'Ordre du Lys et qu'il totalise quatre blessures...

    Dès 1793, il sert sous les ordres de Cathelineau, d'Elbée, La Rochejacquelein et Stofflet. Simple soldat, il sert jusqu'en 1795, puis en 1796 jusqu'en 1800 avec d'Autichamp. Il est à toutes les grandes affaires, mais ne passe pas la Loire à cause de ses nombreuses blessures.

     

    1° Il est blessé par une balle à la tête au combat de Saint-Lambert.

    2° Dans cette affaire il reçoit un fragment de mitraille

    3° Une autre balle au côté gauche, toujours à Saint-Lambert.

    4° A la grande bataille de Cholet, il est blessé par une balle au pied gauche.

     

    Dans les observations de ses états de services, nous constatons qu'en 1825 il est dans l'indigence et père d'une famille de quatre enfants. Décoré de la Fleur de Lys en reconnaissance des services qu'il a rendu dans ces guerres, il a perdu un frère mort au combat pour la cause légitime. Il a également perdu une sœur massacrée par les républicains.

     

    François Chavignon....

    François Chavignon est né le 6 février 1773 à Saint-Pierre-des-Echaubrognes. Il est le fils de Nicolas Chavignon, laboureur et de Marie Gabillié-Gabilly, née le 14 janvier 1744 aux Cerqueux-de-Maulévrier. Il épouse le 28 novembre 1802 à Somloire  Marie-Anne Moreau, née le 23 juillet 1782 à Somloire, décédée également à Somloire le 31 janvier 1815. De cette union sont issus :

     

    1° François Chavignon, né le 12 octobre 1803 à Somloire.

    2° Louis Chavignon, né le 6 décembre 1806 à Somloire.

    3° Jeanne-Françoise Chavignon, née le13 mars 1809 à Somloire.

    4° Louise Chavignon, née le 23 août 1810 à Somloire.

    5° François-René Chavignon, né le 29 avril 1812 à Somloire.

     

    Le 23 mai 1825 il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « A son Excellence Monseigneur le secrétaire d'état au département de la guerre. 

     

    Monseigneur, 

    A l'honneur de vous exposer Chavignon François, demeurant à Somloire, canton de Vihiers, arrondissement de Saumur département de Maine et Loire, qu'il s'est constamment montré avec zèle et dévouement dans la cause sacrée du trône et de l'autel pendant toute la durée de la guerre de la Vendée, qu'il a reçu quatre blessures au combat qui le gêne considérablement et qu'il a toujours témoigné une franche opinion et un vrai bon royalisme. 

    Ce considéré, Monseigneur, il supplie très humblement votre Excellence de daigner le faire ainsi jouir des bienfaits accordés par sa Majesté aux vrais Vendéens et surtout aux blessés et indigents, suppliant prendre la liberté d'assurer de ses sentiments respectueux votre Excellence et de se dire, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur et de notre auguste Monarque et fidèle sujet.» 

     

      François Chavignon est décédé le 20 avril 1836 chez Boitard à Somloire.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : François Chavignon - dossier 1M9/106. - copie de ses états de services vue2/4). 

    Registres d'Etat civil de la commune des Echaubrognes et de Somloire. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979. 

     

                                                         

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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                Pierre-Michel Cesbron, de la paroisse de Neuvy,

                           prend un drapeau à Westermann…

     

     

               

    Pierre-Michel Cesbron....Avec Pierre-Michel Cesbron, nous franchissons la porte étroite par laquelle passent les héros, ''de ceux qui en reviennent''.

    Ses états de services établis à Neuvy, le 10 mai 1816 mettent en relief ses faits d'armes les plus marquants.

    En 1793, Pierre-Michel Cesbron est maçon à Neuvy-en-Mauges. Il participe aux premiers rassemblements et est nommé officier à cheval chargé de la garde du drapeau.

    Très intrépide, il prend avec son cousin, qui sera tué par la suite à Doué, le drapeau de Westermann où figurait l'inscription « La République ou la Mort » et il eut son cheval blessé. Au combat de Sainte-Christine ''il eut le poignet gauche grièvement attaqué d'un coup de sabre'' et il fut deux mois en convalescence, sans pouvoir servir.

    A peine remis, le 29 octobre 1799 il reçoit une balle au combat du bois de la Pouëze à la Poitevinière, qui lui traverse la bouche et ressort près de l'oreille.

    Au moment des Colonnes Infernales, à la Poitevinière, dix grenadiers entrent dans la maison où reposait son épouse malade, il se lance seul sur eux en appelant quelques camarades, les dix grenadiers furent tués. Sur les huit ou neuf royalistes présents à ce combat singulier, deux furent blessés.

    Le Sieur Cesbron, par sa bravoure, obtient la confiance des généraux, il est nommé capitaine par le général Stofflet et dans les intervalles de la guerre ''il a beaucoup servi la correspondance, il était en course jour et nuit''.

    Au moment de la Restauration il sert à nouveau le Roi. Le 31 mai 1814, il est autorisé par le Duc de Berry à porter l'ordre du Lys. En 1815, il est breveté capitaine d'infanterie et obtient un secours annuel de cent francs.

     

    Pierre-Michel Cesbron....

     

    Pierre-Michel Cesbron....

     

    Pierre-Michel Cesbron est né le 15 octobre 1760 à Neuvy. Il est le fils de Jean Cesbron, maçon et de Renée Bondu. Il épouse le 3 mars 1783 à Neuvy Jacquine-Jeanne Bertault, née le 18 août 1754 à Beaulieu, domestique au château de la Morosière, fille de Pierre Bertault et de Marie Martin. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° Marie Cesbron, née le 15 janvier 1785 à Neuvy.

    2° Jean Cesbron, né le 21 avril 1786 à Neuvy, † 16 février 1738 à Neuvy.

    3° Perrine Cesbron, née le 14 décembre1788 à Neuvy.

    4° Jeanne-Marie Cesbron, née le 27 septembre 1790 à Neuvy.

    5° Jeanne Cesbron, née le 9 octobre 1791 à Neuvy.

     

    Le 24 mai 1825 il dépose une demande de pension dans laquelle il parle peu de ses faits d'armes :

     

    «Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire président de la Commission départementale nommée pour faire le recensement des pièces produites par les militaires des armées royales de l'Ouest. 

    Monsieur le Préfet, 

    A l'honneur de vous exposer le nommé Cesbron Pierre, Michel, maçon journalier, né à Neuvy canton de Chemillé arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire, le quinze octobre mil sept cent soixante, demeurant dite commune de Neuvy, Maine et Loire : que depuis l'année 1793 jusque y compris l'année 1815 il a constamment figuré dans les armées royales Vendéenne d'Anjou et Haut Poitou division de Chemillé dans une des compagnies de Neuvy en qualité de simple soldat jusqu'à la reprise d'armes de 1799 il fut nommé capitaine et en 1815, il fut par Monsieur le comte Charles d'Autichamps breveté capitaine d'infanterie et a toujours montré le plus pur dévouement à la cause royale et a même été plusieurs fois employé à des communications très importantes au parti du Roi et a toujours assisté à tous les rassemblements ordonnés par ses chefs. 

    Comme il le justifie par son état de service, son brevet de capitaine et autres pièces authentiques conformément à son exposé qui sont ci-joints et qu'il s'est comporté avec honneur et bravoure dans les différentes actions qui y ont eu lieu et pour coopérer à la restauration de l'auguste famille des Bourbons ; qu'il a été blessé deux fois, la première un coup de sabre au poignet et la seconde fois une balle à la tête à une affaire qui eut lieu au bois de la Pouèze en 1799, pour lesquelles il a déjà reçu de la bienveillance du Roi un secours annuel de cent francs, mais bien insuffisant pour lui donner un moyen d'existence.  

    Monsieur le Préfet, le réclamant vous supplie humblement de prendre en considération son exposé et de vouloir bien le mettre sous les yeux de Messieurs les membres composant la commission du département.... etc.... 

    à Neuvy le 23 may 1825.   

    signé Cesbron capitaine » 

     

    Certificat des Officiers : 

     

    « Nous officiers Vendéens soussignés, certifions que le Sieur Cesbron Pierre, capitaine de Nevy (Neuvy) a bien fait dans ce grade en avant à la garde du drapeau toute la première guerre, qu'il a également bien servi dans la 2ème et à la 3ème, que les faits qu'il avance sont exacts quoiqu'il en a dit avoir perdu les preuves, en foi de quoi nous lui avons signé.

     

    signé Le colonel chef de la Subdivision de Cacqueray chevalier de St Louis. 

    Le chef de la 1ère subdivision de Chemillé, chevalier de St Louis de la Sorinière – Coulon, chef de bataillon, ancien officier de l'armée Vendéenne. » 

     

    Pierre-Michel Cesbron....

    Pierre-Michel Cesbron est décédé à Neuvy le 1er novembre 1837, au lieu-dit

    le Coin où il possédait une maison avec un jardin.

    Jacquine Bertault est décédé à Neuvy le 13 février 1818.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Pierre-Michel Cesbron - dossier 1M9/-97. - copie autorisation de port de l'Ordre du Lys, pièce n°2/9).- copie de ses états de services vue 9/9) et le certificat des officiers, vue n°7/9). 

    Registres d'Etat civil de la commune de Neuvy-en-Mauges et Beaulieu sur Layon.. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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