•                     

    Julien Drouet de la paroisse de Vallet, lieutenant chez 

    Monsieur de Bruc de Cléray et ancien gendarme.

     

     

                                     

    Julien Drouet....Le 16  février 1816, Julien Drouet, fait partie de la liste de 16 officiers de la Loire-Inférieure recevant des gratifications en raison de leurs services dans les armées royales de la Vendée.

     

    « N°7 – Drouet, Julien, lieutenant - demeurant à Vallet – âgé de 44 ans – charpentier, peu aisé – A reçu deux coups de feu, l'un au bras droit, l'autre à la jambe droite, reçus à Granville – proposé pour une pension de 200 francs. »

    Julien Drouet est né le 5 mars 1770 à la Regrippière, près de Vallet. Il est le fils de Julien Drouet et de Marie Petiteau. D'une famille de charpentiers, il exerce ce métier au moment du soulèvement de la Vendée.

    Il sert en qualité de lieutenant chez le Chevalier de Bruc, participe à la ''Virée de Galerne'' et est blessé de deux coups de feu devant Granville. Malgré ses blessures, il repasse la Loire et continue le combat.

    Julien Drouet....

     

    Au début de l'Empire il épouse Louise Brosseau-Brosseaud, née vers 1765, fille de Louis Brosseau et de Renée Rotureau du Loroux-Bottereau, décédée le 22 juillet 1833 à Vallet (Décès n°84 -vue n°17/30).

     

    De cette union est né un fils connu :

     

    1° Julien-Louis Drouet, né le 11 mars 1808 à Vallet.

    Julien Drouet....

     

    Julien Drouet est resté très fidèle à la cause royale et à ses officiers, puisque le premier témoin apparaissant dans l'acte de naissance de son fils est «  Louis-Marie-Julien de Bruc du Clairay* » (Cléray) domicilié au château de la Noë à Vallet (vue n°7/31- année 1808 – naissances - Vallet).

     

    *Ce jeune homme est le fils de Claude-Louis-Marie de Bruc, Chevalier Seigneur de Bruc, comte de Cléray, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, officier de cavalerie, général de l'Armée d'Anjou (chef de la Division de Vallet) et maire de Vallet ; et de Marie Danguy de Vüe, Amazone de l'Armée Vendéenne qui a été tuée le 14 février 1794 près de Beaupréau. Il est mousquetaire en 1814 et chef de bataillon sous Suzannet en 1815. 

    Claude-Louis-Marie de Bruc est décédé le 9 juillet 1819 à Vallet (décès de Vallet, vue n°16/33) 

     

    A l'issue de sa demande de pension, Julien Drouet est incorporé dans la Gendarmerie Royale...

    Julien Drouet....

     

    Voici un extrait de son acte de décès du 22 décembre 1831 - (vue n°29/32, n°133-décès de Vallet année 1831) : « Julien Drouet, ex-Gendarme, décédé à onze heures du matin à la Regrippière âgé de soixante deux ans, époux de Louise Brosseau, fils de feu Julien Drouet et de Marie Petiteau, né à Vallet.... », témoins : François Drouet, charpentier, cinquante six ans de la Regrippière, frère du défunt, Jean Papin, époux de Rose Drouet, charpentier, quarante sept ans, beau-frère...

    Julien Drouet....

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés – (SHD XU 36-2 - gratifications accordées à 16 officiers, n°7 - Loire-Inférieure du 16 février 1816) 

    -Archives Départementales de la Loire-Atlantique, tous droits réservés-Registres d'Etat civil de Vallet, le Loroux Bottereau. 

    -Famille de Bruc - branche de Livernière. 

    -Photos: de l'auteur. 

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Pasquereau Jeanne du Pallet, veuve de Michel Huet, 

    tué en Vendée en février ou mars 1794.

     

     

                                     


    Jeanne Pasquereau....Le 16 janvier 1827, Jeanne Pasquereau est enregistrée sous le n°22 parmi les veuves de combattants Vendéens ayant déposé des demandes de pensions :

     

    « N°22 - Pasquereau Jeanne – veuve de Huet Michel – née le 24 décembre 1756 à Gorges – veuve d'un Vendéen – très indigente – proposée pour une pension de 50 francs – domiciliée au Pallet, arrondissement de Nantes – Loire Inférieure » ( SHDXU36-7, vue n°7/8).

     

    Fichée par la police de Louis-Philippe :

     

    « Domiciliée à Gorges - Lorsque les secours ont été accordés, domiciliée au Pallet - âgée de 75 ans – sans profession  - peu aisée – Conduite politique postérieure à la révolution de 1830 : sans reproches – le 14 novembre 1834. » (Class SHD-XU36-14, vue n°48/54)

      

    Michel Huet est maître tonnelier, né à Monnières le 3 mai 1753, il est le fils de François Huet et de Magdeleine Gautreau. Il se marie à Gorges le 26 février 1781 avec Jeanne Pasquereau, fille d'Honorable Homme Pierre Pasquereau, marchand tonnelier et de Marie Barrière, originaires de Treize-Septiers. Il est tué du côté du Pallet en février 1794.

     

    Un mot sur la famille Pasquereau qui compte un prêtre réfractaire : Charles Pasquereau, frère de Jeanne, qui exercera son ministère dans la région de Clisson et de Gorges : ''Maistre Charles Pasquereau, Prêtre tonsuré – prêtre réfractaire en 1793'' échappera au génocide.

     

    En fait, les trois prêtres de Gorges refusent le serment à la Constitution civile du clergé : Dugast du Coubrenier, le Recteur, qui sera noyé à Nantes en novembre 1793 ; Durand et Pasquereau, les vicaires, qui exerceront leur ministère clandestinement pendant toute la guerre de la Vendée.

    Charles Pasquereau administra aussi la paroisse du Pallet où il fut Recteur jusqu'en 1844.

     

    Voici la composition de la famille Pasquereau-Paquereau au moment de la Révolution.

    Pierre Pasquereau est le fils de Nicolas Pasquereau et de Renée Albert originaires de la paroisse de Treize-Septiers et domiciliés un temps à Monnières. Cet ''Honorable Homme'', marchand tonnelier et marchand de vin est syndic de la paroisse de Gorges. De son mariage avec Marie Barrière, née à Cugand le 15 novembre 1723, fille de Joachim Barrière et de Andrée Rousselot naîtront onze enfants dont un prêtre réfractaire et un combattant Vendéen : ''Paquereau dit de la Botte Fleurie'' (non identifié à ce jour) sous les ordres du Chevalier de Vieux, un des lieutenants de Monsieur de Charette...

     

    1° Pasquereau Marie-Charlotte-Marguerite, née le 25 avril 1747 à Gorges, qui épouse le 3 septembre 1764 à Gorges, Jacques Bonnet originaire de Normandie.

    2° Pasquereau Pierre, né le 8 octobre 1848 et décédé le 25 août 1750 à Gorges.

    3° Pasquereau Laurent-Grégoire, né le 17 juin 50 à Gorges.

    4° Pasquereau Pierre-François, né le 3 avril 1752 à Gorges, qui épouse à Gorges le 28 août 1775, Louise Even, dont la famille est originaire de Saint Thégonnec en Basse Bretagne, fille de Yves Even, voiturier et de Michelle Hubineau. Il est cordonnier...''Paquereau de la Botte Fleurie ???''

    5° Pasquereau Perrine, née le 26 mars 155 à Gorges et décédée le 30 décembre 1830 à Châteauthébaud, qui épouse à Gorges le 28 octobre 1777, Jacques Boutin, boulanger, décédé à Chateauthébaud le 24 février 1831.

    6° Pasquereau Jeanne, née le 24 décembre 1756 à Gorges, qui épouse en premières noces, Pierre Giron, décédé à Bordeaux le 2 mai 1780. Elle épouse le 26 février 1781 Michel Huet, tonnelier à Monnières, tué en Vendée en 1794.

    7°Pasquereau François-René, né le 3 octobre 1758 et décédé à Gorges le 6 mai 1762.

    Ensuite des jumeaux :

     

    8° Pasquereau Jean, né le 12 mai 1760 à Gorges, tonnelier, marié le 10 février 1784 à Gorges avec Marguerite Richard, née le 19 janvier 1761 à Gorges, fille de Mathurin Richard, laboureur à bœufs et de Marie Poiron.

    9° Pasquereau Charles, né le 12 mai 1760 à Gorges, prêtre Réfractaire, vicaire de Gorges et Recteur du Pallet. 

    10° Pasquereau René, né le 23 octobre 1761 et décédé à Gorges le 20 mars 1767.

    11° Pasquereau François, né le 4 novembre 1769 et décédé le 2 juillet 1771 à Gorges.

     

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Loire-Atlantique et de Vendée tous droits réservés - -Dossiers Vendéens - (Class SHD-XU36-14, vue n°48/54)-( SHDXU36-7, vue n°7/8). 

    -Registres d’Etat civil de Gorges –Treize-Septiers – Clisson –Monnières – Châteauthébaud.

    -Photo: de l'auteur. 

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                  René Chiron, de la paroisse de Roussay, blessé à Coron.

     

           

                                     

    René Chiron....René Chiron est né le 8 mai 1775 à Roussay. Il est le fils de Pierre Chiron et de Jacquette Leroux. En 1793 il est journalier-laboureur et se marie le 30 juin 1798 à Cholet avec Jeanne Rotureau, née le 21 avril 1778 à Cholet, fille de René Rotureau et de Jeanne Braud également de Cholet.

    De cette union sont issus neuf enfants dont sept sont nés à la Séguinière,

    deux enfants nés entre 1799 et 1803 à Roussay ?

     

    1° Eugénie-Renée Chiron, née le 8 avril 1804 à La Séguinière.

    2°Sophie-Adélaïde Chiron, née le 10 décembre 1806 à la Séguinière.

    3°Marie-Marguerite Chiron, née le 21 juillet 1808 à la Séguinière.

    4°Jeanne-Adélaïde Chiron, née le 29 décembre 1810 à la Séguinière.

    5°Françoise Chiron, née le 14 juin 1813 à la Séguinière.

    6°Jean Chiron, né le 25 septembre 1816 à la Séguinière.

    7° Félicité Chiron, née le 5 avril 1819 à la Séguinière.

     

    Le 19 avril 1824, René Chiron dépose une demande de pension à la Séguinière dont le détail suit :

     

     

    «  La Séguinière, le 19 avril 1824.

     

    René Chiron, journalier, demeurant à la Séguinière,

    A son Excellence le Ministre de la Guerre,

    Monseigneur,

     

     

    J'ai l'honneur de vous exposer que j'ai pris les armes comme soldat, dans l'armée Royale de la Vendée, et que j'ai combattu pour le rétablissement du trône, depuis le commencement jusqu'à la fin de la guerre de la Vendée. J'ai repris les armes en 1815, pour soutenir la cause du Roi.

    Je me suis battu avec un dévouement absolu dans toutes les occasions pour le soutien de cette cause auguste. J'ai été blessé très grièvement au combat de Coron, au mois d'avril 1793, d'un coup de feu à l'épaule droite.

    Ma blessure me fait éprouver souvent de vives douleurs et m'empêche de travailler pour gagner ma vie et celle de ma nombreuse famille composée de neuf enfants dont cinq en bas âge.

    Cependant je suis dans l'indigence.

    J'ose m'adresser à vous Monseigneur, pour vous prier de proposer à sa Majesté de m'accorder une pension.

    A défaut d'extrait de contrôle, j'ai eu recours à l'acte de notoriété du juge de paix pour constater mes services et blessure. Je le joins à la présente, avec les autres pièces voulues par l'Ordonnance du Roi de décembre 1823.

    Je suis avec respect, Monseigneur votre très humble et très obéissant serviteur.  »

    Signé d'une croix.

     

    Les témoins du certificat de notoriété :

     

    1° Pierre Brin, maire de la commune de Roussay, âgé de 54 ans, ancien soldat.

    2° Jacques Chouteau, tisserand, 63 ans, ancien soldat.

    3° François Griffon, 54 ans, ancien capitaine, les trois ayant servi dans l'armée Royale de la Vendée et demeurant à Roussay.

     

    René Chiron....

     

    Le certificat du chirurgien :

     

    « Nous soussignés, Claude Guérin chirurgien et Denis-Hilaire -illisible-, médecin à l'hospice de Cholet attestons que le nommé Chiron, journalier, domicilié à la Séguinière, canton de Cholet a été blessé d'une balle vers le milieu du bord externe du muscle trapèze de l'épaule droite où il assure éprouver souvent de la douleur. »

     

    Cholet, le 9 avril 1824.

     

    signé Guérin et -illisible-

     

    René Chiron est décédé à Cholet le 2 juin 1845. 

      

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - 

     Dossiers Vendéens -1M9/112. 

    -Registres d'Etat civil de Cholet, La Séguinière, Roussay 

    -Photo: de l'auteur.

     

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                    Urbain Coeur de Roy, de Soulaines-sur-Aubance.              

                                     

     

     

    Urbain Coeur-de-Roy....Urbain Coeurderoy-Coeur-de-Roy est né le 13 mai 1766 à Soulaines-sur-Aubance. Il est le fils d’ Urbain Coeur de Roy, meunier et de Perrine Vétault. Il se marie le 5 septembre 1786 à Soulaines avec Louise-Perrine Aigrefeuille, née le 11 janvier 1769 à Soulaines, fille d’ Alexandre Aigrefeuille et de Perrine Besnard.

     

    De cette union sont issus :

    1° Urbain Coeurderoy, né le 19 juin 1787 à Soulaines.

    2° Louise-Perrine Coeurderoy, née le 2 janvier 1790 à Soulaines.

    3° Marie Coeurderoy, née le 31 juillet 1791 à St Melaine.

    4° Frédéric Coeurderoy, né en 1793 ? - décédé le 6 mars 1794.

     

    En 1793, Urbain Coeurederoy est meunier aux moulins de Charruau dont il est propriétaire ainsi que de deux moulins à vent situés aux Huttieres.

    En mars 1793 il est nommé commandant de bataillon par Monsieur d'Autichamp. Ses moulins seront brûlés, sa maison pillée et ses quatre chevaux fournis à l'Armée Royale.

    Cet officier sera capturé près de Nantes et tué dans cette ville.

     

    Le 24 mai 1825, ses enfants déposent une demande de pension dont la teneur suit :

     

    « A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire ;

     

    Monsieur,

     

    Urbain Coeur de Roy, profession de meunier, âgé de trente huit ans, Louise Coeur de Roy, âgée de trente cinq ans, Marie Coeur de Roy âgée de trente quatre ans, tous trois né et habitants la commune de Soulaines ont l'honneur de vous exposer que feu Urbain Coeur de Roy leur père commun, profession de meunier, habitant de son vivant la ditte commune, qu'en 1793, a fait partie de l'Armée Royale de la Vendée, et fut nommé dès le premier instant, commandant de batallion  par Monsieur D'Autichamp ayant commandé avec zèle et courage dans les rangs des défenseurs de la religion et du trône, il fut pris par les Républicains proche Nantes, et conduit dans cette ville, il fut fait mourir en cet endroit, les exposants ont l'honneur de vous représenter que vu le grade de leur père et l'enthousiasme intrépide qu'il avait montré en la ditte armée, a attiré la vengeance des Républicains sur leur peu de propriété, qu'il ont été dépouillié de tous leurs moyens d'existence dont le détail suit :

     

    1° Deux moulins à vent situé au lieu des Huttiers (Huttières) en cette commune, qui ont été totalement brûlé estime six mil francs - 6000 frs - dans les dits moulins il a brûlé quatre vingt septiers de froment estimé deux mille six cent francs – 2600frs.

    2° Deux moulins à eau situé sur la rivière de l'Aubance en cette commune, qui ont été détruits, estimé cinq mille francs – 5000frs.

    3° La maison paternelle totalement dévastée, les portes et croisée arrachée et emporté et généralement tout ce qu'il y avait en la ditte maison, cette perte estimée quinze cent francs – 1500frs.

    4° Quatre chevaux fourni à l'armée, huit cent francs – 800 frs.

    5° Sept charretées de foin et quatre cent d'avoine, estimé huit cent francs – 800 frs.

     

    De plus,comme leur père avait placé son argent à payer le bled qui était dans ses moulins au moment de l'incendie, au moment de partir dans la ditte armée Royale de la Vendée, fut obligé pour se mettre en marche, de faire un emprunt de 2400 frs, et n'est jamais rentré dans ses foyers depuis cette époque, ce qui a porté une perte considérable à ses enfants, comme ne pouvant payer cette somme, ils composèrent avec les dits sieur Raineau et Mlle Vallas pour prendre ces sommes en rente viagère et ont toujours payé depuis cette époque les intérêts à la ditte Vallas dont il joinne a la présente leur quittance ; le dit Raineau est mort depuis trois ou quatre ans, ces ce qui a plongé les dits exposant à la plus grande détresse, ont mêmme été obligé pour satisfaire a une obligation de vendre trois quartiers de vigne, et un quartier et demi de pré, tous ces objets consciencieusement estimé se monte à la somme de dix neuf mille un cent toutes les pertes ci-dessus ont frapé sur les les biens appartenant à leur père, en quoi consistait leur unique ressource, sont dans un profond besoin.

    C'est pour quoi Monsieur le Préfet, ils ont l'honneur de vous adresser leurs très humbes et très respectueuse demande tendante à obtenir une part dans les secours que la bonté paternelle du Roy, a mis à la disposition du Ministre de la Guerre par son ordonnance du 29 décembre dernier – Le faisant, vous rendrez justice à de pauvres victimes des fléaux de la Révolution, qui vous en conserveront une éternelle reconnaissance ; à Soulaines le 22 mai 1825 – Louise et Marie Coeur de Roy ne savent signer.  

     

    Signé Coeurderoy. »

     

      Le maire de Soulaines, Monsieur Le Breton, certifie que Louise, Perrine Aigrefeuille, veuve d'Urbain Coeurderoy est dans le besoin...

    « Je soussigné maire de la commune de Soulaine certifie que Louise Perrine Aigrefeuille, veuve Urbain Coeur de Roy n'a jamais divorcé avec son mari, et qu'elle est actuellement veuve, qu'elle ne jouit que d'une pension de cent francs  ; que ses moyens d'existence consiste dans son travail et dans un revenu de soixante francs, est néanmoins dans le besoin, fait à Soulaine le 24 mai 1825. 

     

    signé Le Breton, Maire. »

     

    Urbain Coeur-de-Roy....

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - Dossiers Vendéens -1M9/118 et 1M9/22. 

    -Registres d'Etat civil de Soulaines-sur-Aubance. 

    -Cadastre de Soulaines 3P4/356/3 6A2 - Plan napoléonien 1808 - le moulin de Charruau. 

    -Photo: de l'auteur. 

                                                  

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     

    Compléments

     

     

    A la fin de l’expédition d’outre Loire, Urbain Cœur de Roy fut pris par les républicains près de Nantes. Conduit à cette ville, il fut enfermé à l’Entrepôt des cafés, sinistre prison où étaient entassés dans des conditions abominables des milliers de Vendéens rescapés de la Virée de Galerne. Le 17 janvier 1794, il passa devant la commission Bignon, chargée de juger les prisonniers vendéens, et fut condamné à mort. Aussitôt le jugement tombé, il fut, aux côtés des 96 autres hommes  jugés et condamnés à mort ce jour-là, emmené dans les carrières de Gigant, et fusillé.

     

    Vincent Doré pour Chemins secrets

     

     

     

    Principale source : Alfred Lallié, La justice révolutionnaire à Nantes et en Loire-inférieure. 


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    La pensée du jour

     

     

                                     

    La pensée du jour....Vous avez sans doute remarqué que les demandes de pensions des combattants vendéens restent modestes et discrètes. Nos ancêtres sont assez silencieux sur leurs faits d'armes, silencieux sur leurs souffrances physiques et morales ; souvent réduits à la plus scandaleuse misère, ils se taisent, aucune plainte, seulement un appel au secours auprès du Roi.

     

    A ce sujet, dernièrement le Cardinal Sarah disait, en parlant de nos ancêtres Vendéens   :

    « Apprendre le sens de la générosité et du don gratuit. Vos ancêtres ne se sont pas battus pour leurs intérêts, ils n'avaient rien à gagner... Or, seul l'amour généreux, le don désintéressé de sa vie peut vaincre la haine de Dieu et des hommes, qui est la matrice de toute révolution. »

    Le désintéressement, le détachement, qui se souvient encore du sens de ces mots ; aujourd'hui où tout est calcul, intérêt, ambition, bassesse ?  

      

    « Charles Péguy parle admirablement du silence que nous affrontons à chaque fois que nous nous retournons vers notre race. Même les hommes de lignée royale finissent par se heurter à ce silence des aïeux anonymes dont la généalogie remonte jusqu'au commencement du premier jour de la création de l'homme. Il écrit dans sa note conjointe : Cette silencieuse race est le seul écho que nous puissions percevoir du silence premier de la création. Silence de la prière et silence du vœu, silence du repos et silence du travail même, silence du septième jour mais silence des six jours mêmes ; la voix seule de Dieu ; silence de la peine et silence de la mort ; silence de l'oraison ; silence de la contemplation et de l'offrande ; silence de la méditation et du deuil ; silence de la solitude ; silence de la pauvreté ; silence de l'élévation et de la retombée, dans cet immense parlement du monde moderne l'homme écoute le silence immense de sa race. Pourquoi tout le monde cause-t-il et qu'est-ce qu'on dit ? Pourquoi tout le monde écrit-il, et qu'est-ce qu'on publie ? L'homme se tait. L'homme se replonge dans le silence de sa race et de remontée en remontée il y trouve le dernier prolongement que nous puissions saisir du silence éternel de la création première. »

     

     

    Sources : 

    -La Confrérie Royale – lettre du 25 février, le Silence du Roi -P. Jean-François Thomas s.i Mercredi des Cendres -14 février 2018.-Extrait. 

    -Photo: de l'auteur. 

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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