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    Pierre Grassineau de la Chapelle-Palluau, 

    tué au combat des Clouzeaux en mars 1794...

     

     

     

     

    Pierre Grassineau....« Le jeudi 20 mars 1794, passant par Landeronde, Haxo attaque aux Clouzeaux la petite armée de Charette. Celui-ci la partage en quatre corps : la droite sous ses ordres ; le centre confié à Guérin ; la gauche à Joly et la réserve à Le Moëlle. Les Vendéens accueillent les Bleus par une vive fusillade, puis c'est un sanglant corps à corps. Les Bleus plient, Haxo les rallie. Mais, Charette avec sa cavalerie, sabre les dragons qui s'enfuient et entraînent avec eux le reste de l'armée, malgré le courage d'Haxo. Celui-ci se défend jusqu'au bout et est tué auprès du village de la Gautronnière.

    Passant près d'Aizenay, du Poiré-sur-Vie et des Lucs-sur-Boulogne, les vainqueurs campent le soir à la Bésilière. »

     

    C'est certainement à cette date et dans cette affaire que Pierre Grassineau est tué.

    En 1793, Pierre Grassineau exerce la profession de meunier et est domicilié au village de l'Anjourière à la Chapelle-Palluau. A cette époque, cinq moulins à vent sont en activité autour de ce village. En 1833, le moulin des Dimeries se situant à l'Est du village semble ruiné, au Nord nous trouvons : le Grand Moulin, le Moulin Neuf, le Petit Moulin et le Gros Moulin.

    Pierre Grassineau....

    Le moulin de la Dîmerie en ruine : 

    Pierre Grassineau....

     

    Aujourd'hui vous ne découvrirez aucun vestige de cet ensemble patrimonial.

    Il n'y a rien d'étonnant à cela, puisque le général républicain Haxo signale dans une lettre datée du 14 mars 1794, qu'il rassemble sa colonne de 2000 hommes à Palluau et informe Turreau qu'il a brûlé 200 moulins.

    (class SHD B 5/8-84, vue n°9/9). 

     

    Pierre Grassineau, farinier, est né le 12 mars 1755 à la Chapelle-Palluau, il est le fils de Vincent Grassineau et de Marie Reynard. Il se marie à la Chapelle-Palluau le 10 février 1784 (vue n°192/284) avec Marie-Jeanne Bossard, née le 10 septembre 1762 dans cette même paroisse ; fille de Jean Bossard et de Catherine Billet.

     

    De cette union sont issus :

    1° Pierre Grassineau, né le 26 décembre 1784 à la Chapelle-Palluau.

        (vue 200/284).

    2° Louis Grassineau, né le 16 octobre 1786 à la Chapelle-Palluau.

    3° Jean Grassineau, né le 6 mai 1788 à la Chapelle-Palluau.

    4° Marie Grassineau, né le 15Avril 1790 à la Chapelle Palluau, † ?

    5° Marie Grassineau, née le 28 septembre 1792 à la Chapelle-Palluau.

    (vue n°370/418 commune de St-Etienne-du-Bois-année 1811). 

     

    Le 31 janvier 1815, Marie-Jeanne Bossard, la veuve de Pierre Grassineau dépose une demande de pension :

     

    «N° 881 – Bossard Marie-Jeanne – née à La Chapelle-Palluau le 10 septembre 1762 -veuve de Grassineau Pierre – soldat des Armées Vendéennes – tué aux Clouzeaux en mars 1794 – journalière domiciliée à La Chapelle-Palluau – trois enfants – demande enregistrée le 14 juillet 1820 – proposée pour une pension de quarante cinq francs. »

    Pierre Grassineau....

    Pierre Grassineau....

    Marie-Jeanne Bossard est décédée à Sallertaine en 1811.

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Les Noms de Vendée - Dossiers de pensions, SHD XU 39-10 du 14.7.1820 – vue n°2/5 -  Registres paroissiaux et Etat-Civil de la commune de la Chapelle-Palluau et de Saint-Etienne-du-Bois - Cadastre de 1833 de la Chapelle-Palluau, Section A1 de l'Anjourière, vue des cinq moulins - Photo de l'auteur. 

                                                         

     

    Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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    Jean-Gildas Mercière de Rocheservière, 

    blessé au combat du Bois-de-Céné, meurt à Pouzauges.

     

     

     

          Jean-Gildas Mercière....« Bouin, du point de vue tactique, n'est qu'un petit bourg au milieu des marais sur une île véritable desservie par quatre ponts. Les troupes bleues – plusieurs milliers d'hommes – avec d'excellents généraux, entourent donc cette île, bloquant les ponts en question. Du côté de la mer, aucune échappatoire n'est offerte : une rangée d'écueils ; et puis au large, les canonnières républicaines. Charette est pris « comme un rat, avec sa troupe, ses femmes, ses malades et ses blessés ».

    Nous sommes le vendredi 6 décembre 1793.

    « Au cours de la nuit, un espion stupéfait vient trouver Haxo lui-même :

     

    - Général, savez-vous ce que font les Vendéens ? Ils dansent !

    - Comment, ils dansent ?

    - Oui général. Et c'est Charette, comme toujours qui mène le branle !

    Haxo est à son tour éberlué. Il répond enfin :

    - Eh bien ! Puisqu'ils aiment danser, je les ferai danser demain au son du canon !....

    « Et ce n'est qu'au petit jour seulement que Charette et ses officiers ont rejoint leurs postes de combat. »

     

    En ce samedi 7 décembre 1793 :

     

    « Le brouillard alors se dissipe, et la lutte s'engage.... Les Vendéens font une dernière décharge à bout portant et s'enfuient vers Bouin. »

    Les Bleus entrent dans Bouin, plus personne ! Des femmes sont faites prisonnières dans le clocher de l'église...

    « Quant à Charette, où est-il ? Où est passée son armée ? La mer est fermée ; le marais encerclé ; «  Pas une souris ne passerait ! et cependant l' exécrable Charrette s'est échappé avec près de mille hommes. »

    Jean-Gildas Mercière, cavalier chez Monsieur de Charette, fait partie de cette troupe.

    Charette s'est tout simplement fait guider par un habitant du marais à travers le réseau des étiers vers une issue inconnue des Bleus, la seule qui ne soit pas gardée... 

    « Le village de Châteauneuf est désert. Charette s'empare de quelques Bleus en maraude, les fait parler, enrôle deux d'entre eux dans sa troupe, fusille les autres – et maintenant il sait qu'une colonne républicaine est cantonnée à trois quarts de lieue plus loin, au Bois-de-Céné.

    On prend à peine le temps de se sécher. Il faut bien aussi nettoyer les fusils, dont les canons sont remplis de boue. A ce moment un convoi bleu, revenant de Bouin, escorté par quelques centaines de soldats, passe à proximité. Décelant des présences sous les arbres, les Bleus crient :

    - Qui vive ?

    - Républicains ! Répondent les gens de Charette, qui se ruent sur le convoi, surprennent la troupe ennemie, fusillent et sabrent, saisissent armes et munitions dans les mains des morts et des blessés. D'autres Bleus arrivent à la rescousse ; fous de colère et de courage, les Vendéens s'emparent de lourds caissons.... on se massacre avec un épouvantable entrain.... L'ombre de plus en plus dense sépare les combattants – et la troupe du chevalier, aussitôt, se remet en route, orientée par les lignes de feux de bivouacs qu'allument de toutes parts les camps ennemis. L'avant garde des Blancs pousse jusqu'à Touvois, sans que personne d'autre n’ait arrêté de nouveau les diables boueux de Charette – ces hommes de fer qui ramènent des fourgons pleins de vivres et de munitions, avec une centaine de chevaux.... »

     

    Et c'est dans cette affaire du Bois-de-Céné, non loin de l'abbaye de L'Isle Chauvet*, que Jean-Gildas Mercière est blessé... 

     

    Jean-Gildas Mercière....

    Le 20 mai 1820, Marie-Anne Grandet, la veuve de Jean-Gildas Mercière, fait enregistrer une demande de pension comme veuve d'un soldat vendéen. Cette demande est enregistrée au nom de Jean Gildas.

     

    N° 783 – Grandet Marie-Anne – née le 4 août 1763 à Rocheservière – veuve de Jean Gildas – cavalier de l'Armée Vendéenne – tué à Pouzauges le 15 décembre 1793 – servante – indigente, domiciliée à Rocheservière – un enfant – décision du 18 janvier 1815 – proposée pour une pension de quarante francs. »

    Jean-Gildas Mercière....

    Jean-Gildas Mercière....

      Une erreur s'est glissée lors de la reconstitution d'actes de la commune de Rocheservière pour les années 1751-1794 (vue n°2/3), puisque l'on situe le combat du Bois-de-Céné le 15 décembre 1794, alors que ce combat a bien eu lieu en 1793.

     

    « Jean-Gildas Mercière, fils de Gildas Mercière et de Germaine Airiau* (*Berriau) demeurant alors à Rocheservière est décédé à Pouzauges par suite de blessure reçue au combat du Bois-de-Céné, le 15 décembre 1794 ainsi que l'on après serment requis et prêté attesté :

     

    1° - Marie-Anne Grandet, veuve du défunt, âgée de 56 ans demeurant à Rocheservière.

    2° - Jean Barteau, maçon, âgé de 61 ans.

    3° - Charles Piberneau, tonnelier, âgé de 54 ans, demeurant aussi à Rocheservière.

    Lesquels nous ont déclaré ne savoir signer de ce enquis excepté : Jean Barteau qui a signé avec nous et notre commis greffier, après lecture faite. »

     

    signé Jean Barteau – de Tinguy – et Guérin.

     

    Jean-Gildas Mercière, parfois orthographié Mercier est né vers 1763, il est le fils de Charles-Etienne-Gildas Mercier-Mercière, marchand au bourg de Rocheservière et de Germaine Berriau-Beriau. Il se marie le 10 janvier 1790 à Rocheservière avec Marie-Anne Grandet, née le 4 août 1763 à Rocheservière Saint-Sauveur (vue n°197/300), fille de François Grandet et de Catherine Saunier.

    Marie-Anne Grandet se remarie le 10 août 1795 à la Grolle avec Jean Guibert, (registre clandestin, vue n°14/24)

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Les Noms de Vendée - Dossiers de pensions, SHD XU 39-9 du 20 mai 1820 – vue n°3/10 -  Monsieur de Charette, Chevalier de Roi de Michel de Saint-Pierre, La Table Ronde, 40 rue du Bac Paris-7- 1977- pages 212,213,214- Registres d'état civil de la commune de Rocheservière  et la Grolle – *La Maraîchine Normande, Abbaye de l'Ile Chauvet-Bois-de-Céné, du 13 septembre 2012 – Cadastre du Bois-de-Céné Abbaye de l'Isle-Chauvet.- Photo de l'auteur.

     

                                                        

     

     Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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    François Boudaud, de la paroisse de la Bernardière,

    tué par une Colonne Infernale le vendredi 7 mars 1794.

     

     

     


        François Boudaud....Le 6 mars 1794, la Colonne de Cordelier quitte les landes de Corpray près de Montaigu et remonte vers le Nord en direction de Clisson, Mouzillon, Vallet  et ravage le pays du Loroux...

    Le registre clandestin de N.Simon, Recteur de la Bernardière nous livre les noms des martyrs... et parmi ces noms : « François Boudaud, de la Petite Haye, laboureur, âgé de 28 ans, mari de Marie Tibaud est tué le 7 mars 1794 ». (source : La Bernardière – 1793-1794 – la Maraîchine Normande du 20.12.2015).

     

    En juillet 1819, la reconstitution d'actes (ND 1793-1805 – la Bernardière) nous donne un autre ''son de cloche'' : François Boudaud, âgé de 28 ans, demeurant à la Petite Haie (vue n°6/15) « a été tué par l'armée Républicaine au mois de mars 1794 sur la route de Montaigu à Clisson ainsi que l'ont, sur la demande de Jeanne Thibaud, son épouse demeurant au dit lieu de la Petite Haie ; déclaré et affirmé par Jean Plessis, propriétaire âgé de soixante et un ans demeurant à L'Oulerie ; Pierre Moreau, cultivateur âgé de cinquante ans, demeurant à L'Ogerie; Jean Baron, cultivateur, âgé de quarante six ans, demeurant à L'Emérière, François Méchineau, cultivateur, âgé de quarante neuf ans, demeurant à la Grande-Haie, tous de la commune de la Bernardière ; et ont déclaré ne savoir signer de ce requis fors Plessis et Baron qui ont signé avec nous et notre greffier.

     

    signé Jean Baron – Jean Plessis – Musset Juge de Paix – Garot greffier. »

     

     

    La demande de pension de Jeanne Thibaud, sa veuve, du 20 mai 1820, nous informe que François Boudaud a été tué à la Fuzelière à la Bernardière.

    Deux erreurs se sont glissées lors de l'enregistrement de cette demande : François Boudaud a été enregistré sous le nom de  François Beaurideau et il a été tué à la Fuzellerie et non pas à la Fuzelière.

     

    François Boudaud....

    François Boudaud est né le 31 mai 1767 à la Bernardière (vue n°230/322 la Bernardière). Il est le fils de d'Etienne Boudaud et de Marguerite Moreau. Il épouse le 6 mai 1792, à La Bernardière, Jeanne Thibaud-Tibaud, née le 16 janvier 1773 à la Bernardière, fille de François Thibaud et de Jeanne Baron (vue n°264/324). En 1793 il est laboureur à la Grande-Haye.

     

    Demande de pension : «  N°779- Thibaud Jeanne, née à la Bernardière le 16 janvier 1773 – veuve de Beaurideau François – Soldat des Armées Vendéennes – tué à la Fuzelière en février 1794 – cultivatrice – indigente – domiciliée à la Bernardière – deux enfants – proposée pour une pension de 35 francs  » (vue n°2/10 SHD XU 39.9).

     

    François Boudaud....

    François Boudaud....

     

    Jeanne Thibaud est décédée à l'âge de 69 ans à la Bernardière, le 23 janvier 1842, au village de la Haie, veuve en premier mariage de François Boudeau et en second de François Méchineau de Gétigné (vue 337/465 année 1842 – registre clandestin 1792-1804, vue n°18/29).

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Les Noms de Vendée - Dossiers de pensions, SHD XU 39-9 du 27 mars 1820 – vue n°2/10 - Registres d'état civil de la commune de la Bernardière – La Bernardière – 1793-1794 – la Maraîchine Normande du 20.12.2015). - Cadastre, tableau assemblage 1814, la Fuzellerie à la Bernardière – Photo de l'auteur. 

     

                                                        

     Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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    Jacques Bretaud, de la paroisse des Essarts, 

    tué par une colonne républicaine, le  29 septembre 17..  ?

     

     

     

    Jacques Bretaud....Les écrits de l'époque nous ont laissé deux versions sur les circonstances de la mort de Jacques Bretaud.

    La première, issue de la demande de pension de sa veuve Marie Papaillon, nous signale qu'il « A été tué en fuyant les Colonnes et les armes à la Main, dans la Commune des Essarts, le 29 septembre 1795.  »

    La seconde, enregistrée le 31 mars 1818, lors de la reconstitution des actes de décès de la commune des Essarts (vue n°10, naissances-décès de 1792 à 1800)  nous apporte beaucoup plus de précisions en ce qui concerne le lieu, la date étant différente seulement au niveau de l'année.

     

    Jacques Bretaud «  A été pris dans sa vigne des Terres-Mortes près le village de Launay* (L'Aunay), commune de Saint-Florence, le 29 septembre 1793 par un détachement de l'armée républicaine ; et a passé généralement pour avoir été tué aussitôt après sa capture, n'ayant point reparu depuis cette époque. »

     

    * L'aunay est un village situé sur la commune de Sainte-Cécile, la vigne des Terres-Mortes se situant sur la commune de Sainte-Florence. 

    Jacques Bretaud....

    Jacques Bretaud....

    Jacques Bretaud....

     

    Jacques Bretaud est né le 20 février 1738 à la Merlatière. Il est le fils de Jean Bretaud et de Jeanne You. Domestique, il épouse le 14 février 1776 à Sainte-Florence, Marie Papaillon, née le 1er mars 1756 à Saint-Florence, fille de Jacques Papaillon et de Marie Maunereau (vue n°31/184). En 1793, il est domicilié à la Rabretière, commune des Essarts.

     Jacques Bretaud....

    De cette union sont issus :

     

    1° Louise Bretaud, née le 21 novembre 1781, aux Essarts.

    2° Jacques Bretaud, né le 22 août 1785, aux Essarts.

    3° Marie Bretaud, née le 31 octobre 1787 à St Martin des Noyers. le 25

    janvier 1789 à la Merlatière.

    4° Marie Bretaud, née le 8 novembre 1793 aux Essarts.

     

    Le registre des pensions établi le 15 février 1817 fait apparaître la demande de pension suivante :

     

    Le 27 mars 1820 – supplément du cahier du 15.2.1817.

     

    « N°691 – Papaillon Marie – née le 1er mars 1756 à Sainte-Florence – veuve de Bretaud Jacques – soldat des Armées Vendéennes – tué en fuyant les colonnes et les armes à la main dans la commune des Essarts, le 29 septembre 1795. - sans profession – indigente – domiciliée aux Essarts – deux enfants – proposée pour une pension de 40 francs le 18 janvier 1815.  »

     

    Jacques Bretaud....

    Jacques Bretaud....

     

    Marie Papaillon est décédée le 6 décembre 1824 à Grissay, commune des Essarts.

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Les Noms de Vendée - Dossiers de pensions, SHD XU 39-8 du 27 mars 1820 – vue n°2/7 - Registres d'état civil de la commune de la Merlatière – Ste-Florence- les Essarts- St Martin-des-Noyers - Cadastre, tableau assemblage 1825 les Essarts la Rabretière – Cadastre de Ste-Cécile l'Aunay - Cadastre de Sainte-Florence – Photo de l'auteur. 

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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    François Dugast de la paroisse de Saint-Hilaire-de-Loulay, 

    tué à la métairie de la Babonnière. 

     

     

    François Dugast....Le 22 février 1794 (4 ventôse an 2) Charette est à Saint-Hilaire-de-Loulay. La Colonne Infernale de Cordellier se met à sa poursuite du côté de l'Herbergement, brûlant aux environs de Vieillevigne douze moulins à vent et trois ou quatre villages. Quand il arriva à Saint-Hilaire, Charette n'y était plus. Il s'était reporté sur Saint-Philbert-de-Bouaine.

     

    C'est certainement vers cette époque que François Dugast à été tué à la métairie de la Babonnière.

     

    François Dugast....

    François Dugast est né le 2 août 1750 à Saint-Lumine-de-Clisson. Il est le fils de François Dugast et de Perrine Chiron, de la Brangeardière (vue n°8/12-1750 St Lumine). Il  épouse le 16 août 1785 à Saint-Hilaire-de-Loulay, Marie-Anne Brunelière, fille de Louis Brunelière et de Jeanne Maillard, veuve de François Mabit, domiciliée à la métairie de la Babonnière à Saint-Hlaire-de-Loulay. (Vue n°317/356- mariages 1785)

    Quatre enfants sont issus du premier mariage de Marie-Anne Brunelière, son mari, François Mabit est décédé le 12 octobre 1779 à la Babonnière à l'âge de 37 ans.

    Le registre des pensions établi le 15 février 1817 fait apparaître la demande de pension suivante :

     

    « N°141 – Brunelière Marie-Anne, domiciliée à Saint-Hilaire-de-Loulay, née en 1740 à Saint-Hilaire – veuve de Dugast François – soldat des Armées Vendéennes, tué chez lui par l'Armée de Mayence – peu aisée – 1 enfant – proposée pour une pension de 40 francs ».

     

    François Dugast....

    François Dugast....

    Marie-Anne Brunelière est décédée le 2 janvier 1817 à une heure du matin au Paty à Vieillevigne ), à l'âge de 76 ans. (Vue n°1/24 décès Vieillevigne).

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°23/41, SHD XU 39-5 du 15 février 1817 – vue n°11/41 - Registres d'état civil de la commune de Saint-Hilaire-de-Loulay. - Cadastre la Babonnière 1818, Section M, St Hilaire-de-Loulays. Archives Départementales de Loire-Atlantique, Saint-Lumine-de-Clisson, tous droits réservés. Les 12 Colonnes infernales de Turreau page 53 - Photo de l'auteur.                                                                  

                                                             

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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