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    Jean Charrier, blessé au combat de Saint-Fulgent 

    de onze coups de pointe de sabre... le 9 janvier 1794 

     

      

     

    Jean Charrier....Le jeudi 9 janvier, Monsieur de Charette « rassemble un millier d'hommes aux Essarts et va, à leur tête, attaquer Saint-Fulgent qui était occupé par un détachement de patriotes et de quelques troupes de lignes de la dernière réquisition. Ces soldats y dressaient en ce moment un très-grand arbre de la liberté. Charette s'empare de Saint-Fulgent, renverse l'arbre de la liberté et poursuit les Bleus qui n'échappèrent à ses coups qu'à la faveur de la nuit. Ses soldats rentrèrent dans le bourg, exténués de fatigues, et ne purent monter la garde, Charette s'en aperçut ; et pendant que tous dormaient d'un profond sommeil, lui, avec quelques hommes seulement, veilla sur le grand chemin. Sa vigilance ne fut pas inutile. Le lendemain matin, un détachement, parti de Chantonnay, se présenta pour relever le poste de Saint-Fulgent dont il ignorait la défaite. Charette le laisse approcher ; profitant de sa méprise, il l'aborde en faisant sur lui une décharge générale ; les Bleus font aussitôt volte face, et s'enfuient à toutes jambes vers les Quatre-Chemins ; leur fuite est si rapide que les soldats de Charette ne peuvent les atteindre. Rendus au château de l'Oie, les républicains essayent d'y résister, mais après avec perdu quelques hommes seulement, ils prennent de nouveau la fuite ; Charette empêcha ses soldats de les poursuivre, il faisait un froid excessif.

     

    Après cette double victoire ; Joly, qui avait rejoint Charette, lui conseilla de ne pas retourner à Saint-Fulgent, mais de se diriger sur les Essarts, dans la persuasion que les cantonnements républicains mis en éveil par la fusillade des deux engagements qui viennent d'avoir lieu, vont se réunir pour l'écraser dans ce bourg. Charette n'écoute point cet avis et revint à Saint-Fulgent pour y faire reposer sa troupe. A son arrivée dans ce bourg, des femmes vinrent le prévenir que pendant qu'il poursuivait les Bleus du côté des Quatre-Chemins, des gendarmes étaient venus à Saint-Fulgent et leur avaient dit qu'il y ''aurait grande compagnie pour le lendemain '' ; Charette ne voulu point tenir compte de leur avertissement et il laissa sa troupe se reposer, sans aucune défiance, des fatigues de la journée. Cependant pour plus de sûreté, il consentit à envoyer sur la route de Montaigu une compagnie de cavaliers qui rentra précipitamment quelques instants après. C'était l'adjudant-général Joba qui venait de Montaigu à la tête d'environ 1200 hommes. Sur les six heures du matin, il attaque vigoureusement Charette. Les Royalistes surpris sont forcés d'accepter un combat auquel ils n'étaient nullement préparés, et après un quart d'heure de lutte ils s'enfuient de tous côtés au milieu des ténèbres, sans savoir où ils allaient ni quel serait le lieu de ralliement. Charette, accompagné de dix hommes seulement, erre dans l'obscurité, sur la paroisse de la Copechanière, et, quand le jour paraît, il s'enfonce dans la forêt de Grala... »

     

    C'est donc vers 6 heures trente que Jean Charrier est laissé pour mort. Le registre des pensions (du 16 mai 1816 SHD XU 33-1, vue n°32/80-Vendée) nous indique sous le n°300 « Jean Charrier, 36 ans de Talmont-Saint-Hilaire, tailleur de pierres, deux enfants, soldat,  blessé au combat de Saint-Fulgent de onze coups de sabre de pointe sur le corps, laissé pour mort sur la place »

    Il est proposé pour une pension de cent francs.

     

      Jean Charrier était bien jeune en 1794, puisqu'il n'avait qu'à peine 15 ans quand il reçu un déluge de coups de pointe de sabre, un véritable acharnement. C'est encore un combattant, à l'instar de beaucoup d'autres, qui échappe à la mort par miracle.

     

    Jean Charrier-Charier est né le 23 septembre 1779 au village de Villeneuve paroisse de Saint-Etienne-du-Bois. Il est le fils de Pierre Charrier et de Marie Mignen, victimes du génocide.

    Jean Charrier....

     

           Voici un extrait de son acte de mariage, le 14 novembre 1809 :

    « Jean Charrier, garçon, tailleur de pierres, âgé de trente ans, natif du village de Villeneuve commune de Saint-Etienne-du-Bois en ce département, le 23 septembre 1779, fils de Pierre Charrier et de Marie Migeren …. lequel a prêté serment entre nos mains, n'avoir aucune connaissance du lieu de décès ni de celui du dernier domicile de ses dits père et mère. »

    Il épouse  :

     

          Rose Rabillaud, servante, âgée de vingt sept ans, native de cette commune, née le 26 octobre 1782, fille de feu Pierre Rabillaud décédé en cette commune le 20 avril 1807 et de Louise Rocheteau, décédée aussi dans cette commune le 5 septembre 1793 » (Vues 242,243,244/292 registre des mariages de Talmont-Saint-Hilaire – An IX-1811). 

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres paroissiaux de Saint-Etienne-du-Bois, vue n°198/238 année 1779 baptême – Talmont-Saint-Hilaire mariages, 1809, vues 242,243,244/292, An IX-1811 – SHD XU 33-1 du 16 mai 1816  Vincennes - Abbé Deniau, Histoire de la Guerre de la Vendée Tome IV pages 124,125 - Photo de l'auteur.  

     

                                                                     

                                                             

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Jacques Auneau de Saint-Fulgent, 

    surpris par les hussards, il reçoit douze coups de sabre...

     

      

     

     

    Jacques Auneau....Certains combattants reviennent de loin et parfois de très loin ! C'est le cas de Jacques Auneau de Saint-Fulgent, qui se situe parmi les plus braves soldats de la Vendée nous dit l'abbé Deniau.

    « Jacques Auneau de Saint-Fulgent fut surpris près de Vendrenne par des hussards qui lui assénèrent dix sept coups de sabre sur la tête, les épaules, le corps, et un à travers la poitrine. Malgré toutes ces blessures, il eut encore la force de se rendre à la Ménardière, métairie voisine. » 

    Nous ne pouvons situer la date de l'événement, mais à la lecture des documents d'archives, nous pouvons reconstituer la scène qui diffère quelque peu du récit de l'abbé Deniau.

    Jacques Auneau habite au village de la Lérandière proche de la Ménardière à Saint-Fulgent et c'est en ce lieu qu'il a du être cerné par les hussards qui le laissèrent pour mort après lui avoir fait subir un déluge de coups de sabre avec un véritable acharnement, une volonté de tuer hors normes. C'est un véritable miracle de le retrouver en vie en 1818 lors des demandes de pensions.

    Jacques Auneau....

     

     

    Jacques Auneau est répertorié sous le n°250, il est âgé de 37 ans, il est cultivateur à Saint-Fulgent et a été blessé en ce lieu de : « deux coups de pointe de sabre dans la poitrine, un coup de sabre sur le coude gauche, deux coups de sabre à la fesse et sept coups de sabre sur la tête, est estropié. » Cela fait quand même douze coups d'une arme terriblement meurtrière au lieu de dix sept, dont deux coups qui auraient dû être mortels…

    Le célèbre officier de hussards, Antoine-Fortuné de Brack, nous a laissé un ouvrage intitulé : Avant Postes de cavalerie légère où il énumère comment tirer parti du sabre. ''Le sabre, écrit-il, est l'arme dans laquelle vous devez avoir le plus confiance, parce qu'il est très rare qu'elle vous refuse service en se brisant entre vos mains. »

    La règle de base du hussard est de privilégier le coup de pointe, qui est souvent mortel ; ce n'est pas une évidence avec une lame courbe comme celle du sabre 1786 ou 1786 modifié an IV, qui incite plus à une escrime de taille. Pourquoi le coup de pointe ? Parce-que c'est le seul qui tue, les autres ne faisant que blesser. Pour porter un coup de pointe, il faut frapper l'ennemi en prenant soin de présenter la lame horizontalement et la faire pénétrer entre les côtes. Le coup se porte à fond et doit être fulgurant, sans oublier de replier rapidement le coude vers l'arrière.

    Donc Jacques Auneau revient de loin.

     

    Jacques Auneau est né en 1778, nous n'avons pas retrouvé son acte de baptême à la paroisse de Saint-Fulgent. Il est le fils de Pierre Auneau, laboureur à la Lérandière et de Jeanne Carteron-Cartron qui se sont mariés le 6 février 1765 à Saint-Fulgent. Voici la composition de cette famille avant la Révolution :

     

    1° Pierre Auneau, né le 31 août 1766 à St-Fulgent.

    2° Jean-Pierre Auneau, né 24 octobre 1768 (idem)

    3° Louis  Auneau, né le 10 novembre 1770 (idem)

    4° François Auneau, né le 1er mars 1773 (idem)

    5° Marrie-Renée Auneau, née le 21 septembre 1775 (idem)

    6° Jeanne-Françoise Auneau, née le 3 novembre 1776 (idem)

    Jacques Auneau, né en 1778 (idem)

    8° Marie-Françoise Auneau, née le14 janvier 1780 (idem)

    9° René Auneau, né le 12 novembre 1781 (idem)

    10° Joseph-Augustin, né le 29 avril 1789 (idem).

     

    Il se marie le 21 juillet 1806 à Saint-Fulgent avec Marie-Françoise Soulard née en 1782 à St-Fulgent et décédée en ce lieu le 3 avril 1848. (vue n°108/431 année 1806  état civil de la commune de St-Fulgent). De cette union naîtront 9 enfants, dont un décédé en bas âge

    Jacques Auneau, cultivateur à Léraudière, est décédé le 10 novembre 1847 à St Fulgent.

         

      Sources: Histoire de la Guerre de la Vendée de Monsieur l'abbé Deniau TOME VI, page 790 - Siraudeau éditeur à Angers. Archives Départementales du département de la Vendée, dossiers des pensions attribuées à 533 anciens combattants le 16 mai 1816 vue n°27/59 class SHDXU -33-2 – registres paroissiaux de Saint-Fulgent – Cadastre de 1838 de Saint-Fulgent, tableau d'assemblage la Lérandière et la Ménardière - Photos de l'auteur : un sabre 1786-an IV original sans fourreau et une copie pour reconstitution historique. 

                                             

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets

     

     

    Jacques Auneau....


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    Monsieur le vicomte Gohin de Montreuil    

     

     

              

    M. le vicomte Gohin de Montreuil....  Monsieur le Vicomte Gohin de Montreuil, chevalier de Saint-Louis, dépose une demande de secours au Roi en 1818.

     

      Courrier de la Maison du Roi à Paris le 22 septembre 1818

     

      « Au Ministère de la Maison du Roi, le Conseiller d'état, commissaire délégué pour instruire les demandes de secours ou pensions sur la liste civile ; s'informe auprès du Préfet de Maine-et-Loire de la personnalité de M. le vicomte de Montreuil (Gohin)

     

      Monsieur le Préfet,

     

      M. le vicomte de Montreuil Gohin, chevalier de Saint-Louis, demeurant à Angers a demandé une pension sur la liste civile.

      Il expose qu'il est entré en 1783 à l'école militaire, qu'il en est sorti en 1786 : qu'il a servi en France jusqu'en 1791 et à l'armée de Condé jusqu'en 1794 : qu'il est passé à cette époque dans la Légion Britannique : qu'il y a servi jusqu'en 1801 : qu'il est rentré en France à cette époque : qu'il a trouvé tous ses biens vendus et qu'il ne peut se passer des bienfaits du Roi pour vivre.

      Je vous serai obligé, Monsieur, de vouloir bien prendre sur cette demande les renseignements indiqués par l'instruction que j'ai eu l'honneur de vous adresser le 15 juillet dernier.

      Agréez, Monsieur le Préfet l'assurance de ma considération très distinguée.

     

      La réponse datée du 24 octobre 1818 :

     

    « Monsieur le Conseiller d' Etat,

     

      J'ai l'honneur de vous adresser les renseignements que vous m'avez demandés par votre lettre du 22 septembre dernier, sur M. le vicomte de Montreuil de Gohin, chevalier de Saint-Louis, demeurant à Angers, lequel a sollicité une pension sur la liste civile.

      M. Demontreuil de Gohin est effectivement entré en 1783 à l'école militaire, d'où il est sorti en 1786, il a servi en France jusqu'en 1791 et à l'armée de Condé jusqu'en 1794 ; j'ignore ses services à l'étranger, mais je puis vous assurer Mr le Conseiller d'Etat que Monsieur Demontreuil a trop de délicatesse et d'honneur pour avancer des faits qui ne seraient pas exacts.

      Une grande partie de ses biens a réellement été vendue, et s'il a vécu jusqu'à ce jour avec ce qu'il a conservé, ce n'a pas été sans s'imposer des privations ; son épouse lui a apporté de la fortune, mais elle n'est pas assez considérable pour donner à ses enfants une éducation convenable et leur conserver dans la société le rang où il est né.

      Du reste, je puis vous assurer que Mr Demontreuil de Gohin ne s'est jamais écarté de la ligne de ses devoirs envers notre auguste monarque, et qu'il a toujours eu une conduite morale et politique digne d'éloges. »

     

    signé : illisible.

     

      Il doit s'agir de Jean-Pierre Gohin de Montreuil, né le 6 avril 1768 paroisse de Bonne Nouvelle à Paris ; fils de Pierre-André Gohin de Montreuil, Lieutenant Général des armées du Roi et de Hélène-Agnès de Stapleton, née commune de Chantenay près Nantes, mariée ville de Redon près Vannes. Il est lieutenant au régiment de Turenne en 1790 puis au régiment d'Autichamps.

      Il épouse le 2 Messidor an 12 (21 juin 1804) à Angers (3e arrondissement) Mademoiselle Angélique-Lancelote- Marie Ferron de Quengo, âgée de 20 ans, née commune de Pleurtuit, arrondissement de Saint-Malo le 24 janvier 1784 et domiciliée à Angers rue Lionnois. Elle est la fille de Joseph-Placide Ferron, lieutenant de Vaisseau décédé à Dinan et de Marie-Magdeleine Turpin de Crissé sa veuve, née et mariée commune d'Angrie. De cette union est issue :

     

    1° Marie-Angélique de Gohin, née le 17 avril 1807 à Angers (vue n°83/283).

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/268 de Montreuil (Gohin) - Registres état civil de la ville d'Angers, registre des mariages année 1804 - 3éme arrondissement.vue n°81/88 -  Photo de l'auteur. 

                                                              

     

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  • Françoise Durand, de la paroisse de Roussay, 

    veuve de Pierre Papin disparu après la bataille du Mans... 

        

        

     Françoise Durand.... Françoise Durand est née et a été baptisée le 28 octobre 1765 à Saint-André-de-la-Marche, elle est la fille de Thomas Durand, meunier au moulin de la Gouberte et de Renée Durand mariés le 17 janvier 1758 à Roussay. De cette union sont issus :

     

    1° Thomas Durand, né le 7 août 1759 à Saint-André.

    2° Joseph Durand, né le 13 octobre 1762 à Saint-André.

    Françoise Durand, née le 28 octobre 1765 à Saint-André.

    4° Jean Durand, né le 6 octobre 1768 à Saint-André.

    5° Marie Durand, née le 11 février 1772 à Saint-André.

    6° René Durand, né le 31 août 1773 à Saint-André.

     

      Elle se marie le 30 janvier 1787 à Roussay avec Pierre Papin, tisserand, demeurant à Roussay, originaire de Saint-Germain-sur-Moine, fils de François Papin, métayer, et de Laurence Bouyer. Cette union restera sans postérité.

     

      Le 14 mai 1825, elle dépose à la mairie de Roussay, une demande de pension comme veuve de soldat Vendéen.

     

      « Françoise Durand, demeurante à Roussay, veuve de Pierre Papin.

      A Messieurs les Commissaires de la distribution des fonds accordés par l'Ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824.

     

      J'ai l'honneur de mettre devant vos yeux que feu mon mary a toujours servi en les armes royales de ce païs, en qualité d'Adjudant, qu'il a passé la Loire où il est mort à la suite de l'affaire du Mans.

      Resté avec trois enfants en bas âge, sans fortune, n'y revenus n'ayant jamais participée dans aucun secours, je suis dans la plus grande indigence.

      Messieurs, je vous supplie de jettez un coup d'oeil sur une pauvre malheureuse veuve, en ce moment votre assistance pour la rendre participante des bienfaits de sa Majesté.

      Vous obligeré votre très humble et obéissante servante.  Ne sait signer.

                               (J'ai aussi un enfant mort à l'armée).   »

    Françoise Durand....

     

     

      Au cours de l'année 1800, personne ne s'étonne au village de Roussay lorsque Thomas Fontenit, âgé de 18 ans remet en marche le métier à tisser abandonné par Pierre Papin. ''La Françoise'' est encore jolie malgré ses 35 ans, et Thomas est aussi tisserand, il vient donc en aide à cette veuve, son aînée de dix sept années...

      En raison de la différence d'âge et à cause de son travail, personne ne prête attention aux allées et venues de Thomas chez la veuve Papin. Ils sont du même village et honorablement connus. Jusqu'au jour où le ventre de Françoise commence à s'arrondir, l'âge ?  Le doute s'installe, le temps passe, les mauvaises langues commencent à se délier, le ventre s'arrondit encore... C'est le scandale, Françoise est enceinte ! Monsieur le curé n'est pas content, il va falloir les marier.

      Ce mariage reste un grand mystère, que s'est-il passé ? Habituellement, les amantes sont de jeunes servantes subordonnées à leur maîtres, cédant aux classiques promesses de mariage ou une aventure passagère entre une servante et un valet, cela ne semble pas être le cas ici. Dans le cas présent, Françoise Durand et Thomas Fontenit assument pleinement leur coupable relation et régularisent leur situation par un mariage, malgré leur grande différence d'âge.

      Donc le 12 Brumaire an dix, c'est le mariage : Thomas Fontenit, né à Roussay le 19 avril 1782 (vue n°86/177), âgé de 19 ans, fils de Michel Fontenit et de Marie Chupin, épouse Françoise Durand, veuve de Pierre Papin, née le 28 octobre 1765 à Saint-André-de-la-Marche, âgée de 36 ans, (âgée de 40 ans dans l'acte de mariage), il ne faudrait tout de même pas exagérer.... Un mariage bien assorti ma foi, puisque trois enfants naîtront de cette union :

     

    1° Jean-Baptiste Fontenit, né le 29 Pluviôse de l'an 10 (18 février 1802) à Roussay. Décédé le 2 fructidor de l'an 13 à Roussay.

    2° Françoise Fontenit, née le 5 Messidor an 12 (24 juin 1804) à Roussay.

    3° Joseph Fontenit, né le 28 juin 1807 à Roussay, mort aux Armées.

     

      Thomas Fontenit est décédé le le 5 avril 1821 à l'âge de 40 ans à Roussay.

      Françoise Durand est décédée le 14 avril 1826 à l'âge de 62 ans à Roussay

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/152 – copie de la vue n°4/6 - Registres d'état civil de la commune de Saint-André-de-la-Marche, Roussay – Archives familiales - Photo de l'auteur, le bocage à Roussay.. 

                                                              

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

     

     


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  • Charles-Augustin-Jean Arrial, de la paroisse de Saint-Rémy-en-Mauges, 

    rescapé d'Outre-Loire, trois frères tués au combat. 

     

          

      

    Charles Augustin Arrial....Charles-Augustin-Jean Arrial-Arial est né et a été baptisé le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy-en-Mauges. Il est le fils de Julien Arrial, laboureur et de Marie-Guy Derisecourt, mariés le 20 janvier 1761 à Saint-Rémy et domiciliés à la Maison Neuve. Le parrain a été le Sieur Etienne Porchet, vicaire de Saint-Rémy et la marraine Marie-Pélagie de Boisy* de cette paroisse. De cette union sont issus :

     

    1° Julien Arrial, né le 19 février 1762 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    2° Pierre-Jean Arrial, né le 17 décembre 1763 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    3°  ?.......  Arrial, né entre 1763 et 1766, à ?. Tué Outre-Loire.

    4° Charles-Augustin-Jean, né le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy.  

    5° Anonyme Arrial, né et décédé le 18 avril 1770 à Saint-Rémy.

    6° Claude-Pierre Arrial, né le 9 décembre 1771 à Saint-Rémy. Soldat Vendéen.

    7° Charlotte-Jeanne Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794.

    8° Perrine Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, décédée le 22 octobre 1779 à Saint-Rémy.

     

      * Marie-Pélagie de Boisy est née le 14 septembre 1749 à Saint-Rémy-en-Mauges, elle est la fille de Jacques-Prosper de Boisy, de Saint-Rémy-en-Mauges et de Marie-Anne-Marthe d'Escoubleau de Sourdis de Saint-Hilaire-le-Loulay. Elle s'est mariée le 6 février 1786 à la Gaubretière avec François-Joseph de Tinguy, officier, né le 23 janvier 1760 à Saint-Fulgent. 

     

      Charles-Augustin rejoint l'armée Catholique et Royale dès 1793 où il sert comme caporal. Il participe à la ''Virée de Galerne'' et est blessé au siège d'Angers en 1793 d'un coup de feu ; trois de ses frères périront outre-Loire et une de ses sœurs sera sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794 et sa mère est morte de transport par la peur la même année. Il se marie le 23 Pluviose de l'an 12 à Saint -Rémy à l'âge de 36 ans avec Anne Dupont âgée de 26 ans, née le 28 mai 1778 à la Chaussaire, fille de René Dupont, closier et de Jeanne Chevalier. Il est laboureur à la Maison-Neuve, puis journalier et tisserand à Bohardy. De cette union sont issus :

     

    1° Charles Arial, né le 8 ventôse an 12 (28 février 1804) à St Rémy.

    2° Anne Arial, née le 9 mars 1806 à St Rémy.

    3° Marie Arial, née le 17 novembre 1810 à St Rémy.

    4° Julien Arial, né le 16 avril 1813 à St Rémy.

    5° Françoise Arial, née 6 janvier 1817 à St Rémy.

    6° Jean Arial, né le 28 mars 1819 à St Rémy.

      Charles-Augustin-Jean Arrial décède le 3 février 1827 vers six heures du soir à Bohardy  commune de St Rémy

     

      En 1824, il dépose une demande de pension au Roi : Document en partie déchiré.

     

      «  A son Excellence, Monsieur le Ministre de la Guerre,

    Monseigneur,

      Vous expose, Charles-Augustin-Jean Arial journallier et tisserand, demeurant à Bohardy, commune de St Rémy en Mauges a pris les armes en 1793 et se trouva à la première........... à  St Florent, qu'il a servi dans les armées Royales de la Vendée en 1793,94, 95 et 99, qu'il a assisté à la majeure partie des combats qui sy sont livrés, qu'il passa outre Loire, et fut nommé caporal d'une compagnie, et fut blessé d'un coup de feu en 1793 à la bataille d'Angers, à la jambe droite, blessure grave qui n'est pas encore cicatrisée l'empêche de marcher et souvent du........... que malgré son âge et sa blessure, a repris les armes en 1815 et a marché jusqu'à la Restauration. Qu'il a perdu trois de ses frères qui ont été tués en combattant aussi dans les armées Royales- L'un à Angers l'autre à........ et le troisième à Savenai (outre Loire). Les républicains ont massacré une de ses sœurs en 1794 au bourg de la Chaussaire, et sa mère qui était logée chez elle a perdu son mobilier. Il est en jouissance d'un secours de 50 francs que lui a donné sa Majesté Louis 18. Vue la modicité de ce secours, il a droit à son accroissement d'après l'ordonnance de sa Majesté Charles 10 du 29 décembre dernier ; comme étant dans un extrême besoin, fort âgé et ayant une famille nombreuse (6 enfants) et seul à leur gagner leur vie.

      Il vous supplie Monseigneur, de prendre en considération son exposé et la fâcheuse position où il est réduit. Et de proposer à sa Majesté de lui accorder une augmentation des secours vous...........   justice.

      Il a l'honneur d'être Monseigneur, avec son profond respect, votre très humble et très obéissant serviteur. »

     

    Réponse du Ministère de la Guerre  : 

     

    «  Je vous prie de faire savoir au pétitionnaire que sa demande est inadmissible, attendu que le secours de cinquante francs qui lui a été accordé est celui pour lequel il a été compris dans le travail du Comité du premier corps ; et auquel il est impossible de rien changer. »

    Charles Augustin Arrial....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/ 26 – copie de la vue n°8/8 - Registres état civil de la commune de Saint-Rémy-en-Mauges et de la Chaussaire - Photo de l'auteur. 

                                                               

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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