•                      

                  René Chiron, de la paroisse de Roussay, blessé à Coron.

     

           

                                     

    René Chiron....René Chiron est né le 8 mai 1775 à Roussay. Il est le fils de Pierre Chiron et de Jacquette Leroux. En 1793 il est journalier-laboureur et se marie le 30 juin 1798 à Cholet avec Jeanne Rotureau, née le 21 avril 1778 à Cholet, fille de René Rotureau et de Jeanne Braud également de Cholet.

    De cette union sont issus neuf enfants dont sept sont nés à la Séguinière,

    deux enfants nés entre 1799 et 1803 à Roussay ?

     

    1° Eugénie-Renée Chiron, née le 8 avril 1804 à La Séguinière.

    2°Sophie-Adélaïde Chiron, née le 10 décembre 1806 à la Séguinière.

    3°Marie-Marguerite Chiron, née le 21 juillet 1808 à la Séguinière.

    4°Jeanne-Adélaïde Chiron, née le 29 décembre 1810 à la Séguinière.

    5°Françoise Chiron, née le 14 juin 1813 à la Séguinière.

    6°Jean Chiron, né le 25 septembre 1816 à la Séguinière.

    7° Félicité Chiron, née le 5 avril 1819 à la Séguinière.

     

    Le 19 avril 1824, René Chiron dépose une demande de pension à la Séguinière dont le détail suit :

     

     

    «  La Séguinière, le 19 avril 1824.

     

    René Chiron, journalier, demeurant à la Séguinière,

    A son Excellence le Ministre de la Guerre,

    Monseigneur,

     

     

    J'ai l'honneur de vous exposer que j'ai pris les armes comme soldat, dans l'armée Royale de la Vendée, et que j'ai combattu pour le rétablissement du trône, depuis le commencement jusqu'à la fin de la guerre de la Vendée. J'ai repris les armes en 1815, pour soutenir la cause du Roi.

    Je me suis battu avec un dévouement absolu dans toutes les occasions pour le soutien de cette cause auguste. J'ai été blessé très grièvement au combat de Coron, au mois d'avril 1793, d'un coup de feu à l'épaule droite.

    Ma blessure me fait éprouver souvent de vives douleurs et m'empêche de travailler pour gagner ma vie et celle de ma nombreuse famille composée de neuf enfants dont cinq en bas âge.

    Cependant je suis dans l'indigence.

    J'ose m'adresser à vous Monseigneur, pour vous prier de proposer à sa Majesté de m'accorder une pension.

    A défaut d'extrait de contrôle, j'ai eu recours à l'acte de notoriété du juge de paix pour constater mes services et blessure. Je le joins à la présente, avec les autres pièces voulues par l'Ordonnance du Roi de décembre 1823.

    Je suis avec respect, Monseigneur votre très humble et très obéissant serviteur.  »

    Signé d'une croix.

     

    Les témoins du certificat de notoriété :

     

    1° Pierre Brin, maire de la commune de Roussay, âgé de 54 ans, ancien soldat.

    2° Jacques Chouteau, tisserand, 63 ans, ancien soldat.

    3° François Griffon, 54 ans, ancien capitaine, les trois ayant servi dans l'armée Royale de la Vendée et demeurant à Roussay.

     

    René Chiron....

     

    Le certificat du chirurgien :

     

    « Nous soussignés, Claude Guérin chirurgien et Denis-Hilaire -illisible-, médecin à l'hospice de Cholet attestons que le nommé Chiron, journalier, domicilié à la Séguinière, canton de Cholet a été blessé d'une balle vers le milieu du bord externe du muscle trapèze de l'épaule droite où il assure éprouver souvent de la douleur. »

     

    Cholet, le 9 avril 1824.

     

    signé Guérin et -illisible-

     

    René Chiron est décédé à Cholet le 2 juin 1845. 

      

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - 

     Dossiers Vendéens -1M9/112. 

    -Registres d'Etat civil de Cholet, La Séguinière, Roussay 

    -Photo: de l'auteur.

     

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                    Urbain Coeur de Roy, de Soulaines-sur-Aubance.              

                                     

     

     

    Urbain Coeur-de-Roy....Urbain Coeurderoy-Coeur-de-Roy est né le 13 mai 1766 à Soulaines-sur-Aubance. Il est le fils d’ Urbain Coeur de Roy, meunier et de Perrine Vétault. Il se marie le 5 septembre 1786 à Soulaines avec Louise-Perrine Aigrefeuille, née le 11 janvier 1769 à Soulaines, fille d’ Alexandre Aigrefeuille et de Perrine Besnard.

     

    De cette union sont issus :

    1° Urbain Coeurderoy, né le 19 juin 1787 à Soulaines.

    2° Louise-Perrine Coeurderoy, née le 2 janvier 1790 à Soulaines.

    3° Marie Coeurderoy, née le 31 juillet 1791 à St Melaine.

    4° Frédéric Coeurderoy, né en 1793 ? - décédé le 6 mars 1794.

     

    En 1793, Urbain Coeurederoy est meunier aux moulins de Charruau dont il est propriétaire ainsi que de deux moulins à vent situés aux Huttieres.

    En mars 1793 il est nommé commandant de bataillon par Monsieur d'Autichamp. Ses moulins seront brûlés, sa maison pillée et ses quatre chevaux fournis à l'Armée Royale.

    Cet officier sera capturé près de Nantes et tué dans cette ville.

     

    Le 24 mai 1825, ses enfants déposent une demande de pension dont la teneur suit :

     

    « A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire ;

     

    Monsieur,

     

    Urbain Coeur de Roy, profession de meunier, âgé de trente huit ans, Louise Coeur de Roy, âgée de trente cinq ans, Marie Coeur de Roy âgée de trente quatre ans, tous trois né et habitants la commune de Soulaines ont l'honneur de vous exposer que feu Urbain Coeur de Roy leur père commun, profession de meunier, habitant de son vivant la ditte commune, qu'en 1793, a fait partie de l'Armée Royale de la Vendée, et fut nommé dès le premier instant, commandant de batallion  par Monsieur D'Autichamp ayant commandé avec zèle et courage dans les rangs des défenseurs de la religion et du trône, il fut pris par les Républicains proche Nantes, et conduit dans cette ville, il fut fait mourir en cet endroit, les exposants ont l'honneur de vous représenter que vu le grade de leur père et l'enthousiasme intrépide qu'il avait montré en la ditte armée, a attiré la vengeance des Républicains sur leur peu de propriété, qu'il ont été dépouillié de tous leurs moyens d'existence dont le détail suit :

     

    1° Deux moulins à vent situé au lieu des Huttiers (Huttières) en cette commune, qui ont été totalement brûlé estime six mil francs - 6000 frs - dans les dits moulins il a brûlé quatre vingt septiers de froment estimé deux mille six cent francs – 2600frs.

    2° Deux moulins à eau situé sur la rivière de l'Aubance en cette commune, qui ont été détruits, estimé cinq mille francs – 5000frs.

    3° La maison paternelle totalement dévastée, les portes et croisée arrachée et emporté et généralement tout ce qu'il y avait en la ditte maison, cette perte estimée quinze cent francs – 1500frs.

    4° Quatre chevaux fourni à l'armée, huit cent francs – 800 frs.

    5° Sept charretées de foin et quatre cent d'avoine, estimé huit cent francs – 800 frs.

     

    De plus,comme leur père avait placé son argent à payer le bled qui était dans ses moulins au moment de l'incendie, au moment de partir dans la ditte armée Royale de la Vendée, fut obligé pour se mettre en marche, de faire un emprunt de 2400 frs, et n'est jamais rentré dans ses foyers depuis cette époque, ce qui a porté une perte considérable à ses enfants, comme ne pouvant payer cette somme, ils composèrent avec les dits sieur Raineau et Mlle Vallas pour prendre ces sommes en rente viagère et ont toujours payé depuis cette époque les intérêts à la ditte Vallas dont il joinne a la présente leur quittance ; le dit Raineau est mort depuis trois ou quatre ans, ces ce qui a plongé les dits exposant à la plus grande détresse, ont mêmme été obligé pour satisfaire a une obligation de vendre trois quartiers de vigne, et un quartier et demi de pré, tous ces objets consciencieusement estimé se monte à la somme de dix neuf mille un cent toutes les pertes ci-dessus ont frapé sur les les biens appartenant à leur père, en quoi consistait leur unique ressource, sont dans un profond besoin.

    C'est pour quoi Monsieur le Préfet, ils ont l'honneur de vous adresser leurs très humbes et très respectueuse demande tendante à obtenir une part dans les secours que la bonté paternelle du Roy, a mis à la disposition du Ministre de la Guerre par son ordonnance du 29 décembre dernier – Le faisant, vous rendrez justice à de pauvres victimes des fléaux de la Révolution, qui vous en conserveront une éternelle reconnaissance ; à Soulaines le 22 mai 1825 – Louise et Marie Coeur de Roy ne savent signer.  

     

    Signé Coeurderoy. »

     

      Le maire de Soulaines, Monsieur Le Breton, certifie que Louise, Perrine Aigrefeuille, veuve d'Urbain Coeurderoy est dans le besoin...

    « Je soussigné maire de la commune de Soulaine certifie que Louise Perrine Aigrefeuille, veuve Urbain Coeur de Roy n'a jamais divorcé avec son mari, et qu'elle est actuellement veuve, qu'elle ne jouit que d'une pension de cent francs  ; que ses moyens d'existence consiste dans son travail et dans un revenu de soixante francs, est néanmoins dans le besoin, fait à Soulaine le 24 mai 1825. 

     

    signé Le Breton, Maire. »

     

    Urbain Coeur-de-Roy....

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - Dossiers Vendéens -1M9/118 et 1M9/22. 

    -Registres d'Etat civil de Soulaines-sur-Aubance. 

    -Cadastre de Soulaines 3P4/356/3 6A2 - Plan napoléonien 1808 - le moulin de Charruau. 

    -Photo: de l'auteur. 

                                                  

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     

    Compléments

     

     

    A la fin de l’expédition d’outre Loire, Urbain Cœur de Roy fut pris par les républicains près de Nantes. Conduit à cette ville, il fut enfermé à l’Entrepôt des cafés, sinistre prison où étaient entassés dans des conditions abominables des milliers de Vendéens rescapés de la Virée de Galerne. Le 17 janvier 1794, il passa devant la commission Bignon, chargée de juger les prisonniers vendéens, et fut condamné à mort. Aussitôt le jugement tombé, il fut, aux côtés des 96 autres hommes  jugés et condamnés à mort ce jour-là, emmené dans les carrières de Gigant, et fusillé.

     

    Vincent Doré pour Chemins secrets

     

     

     

    Principale source : Alfred Lallié, La justice révolutionnaire à Nantes et en Loire-inférieure. 


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    La pensée du jour

     

     

                                     

    La pensée du jour....Vous avez sans doute remarqué que les demandes de pensions des combattants vendéens restent modestes et discrètes. Nos ancêtres sont assez silencieux sur leurs faits d'armes, silencieux sur leurs souffrances physiques et morales ; souvent réduits à la plus scandaleuse misère, ils se taisent, aucune plainte, seulement un appel au secours auprès du Roi.

     

    A ce sujet, dernièrement le Cardinal Sarah disait, en parlant de nos ancêtres Vendéens   :

    « Apprendre le sens de la générosité et du don gratuit. Vos ancêtres ne se sont pas battus pour leurs intérêts, ils n'avaient rien à gagner... Or, seul l'amour généreux, le don désintéressé de sa vie peut vaincre la haine de Dieu et des hommes, qui est la matrice de toute révolution. »

    Le désintéressement, le détachement, qui se souvient encore du sens de ces mots ; aujourd'hui où tout est calcul, intérêt, ambition, bassesse ?  

      

    « Charles Péguy parle admirablement du silence que nous affrontons à chaque fois que nous nous retournons vers notre race. Même les hommes de lignée royale finissent par se heurter à ce silence des aïeux anonymes dont la généalogie remonte jusqu'au commencement du premier jour de la création de l'homme. Il écrit dans sa note conjointe : Cette silencieuse race est le seul écho que nous puissions percevoir du silence premier de la création. Silence de la prière et silence du vœu, silence du repos et silence du travail même, silence du septième jour mais silence des six jours mêmes ; la voix seule de Dieu ; silence de la peine et silence de la mort ; silence de l'oraison ; silence de la contemplation et de l'offrande ; silence de la méditation et du deuil ; silence de la solitude ; silence de la pauvreté ; silence de l'élévation et de la retombée, dans cet immense parlement du monde moderne l'homme écoute le silence immense de sa race. Pourquoi tout le monde cause-t-il et qu'est-ce qu'on dit ? Pourquoi tout le monde écrit-il, et qu'est-ce qu'on publie ? L'homme se tait. L'homme se replonge dans le silence de sa race et de remontée en remontée il y trouve le dernier prolongement que nous puissions saisir du silence éternel de la création première. »

     

     

    Sources : 

    -La Confrérie Royale – lettre du 25 février, le Silence du Roi -P. Jean-François Thomas s.i Mercredi des Cendres -14 février 2018.-Extrait. 

    -Photo: de l'auteur. 

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Pierre Retailleau, de Torfou

     

              

                                     


    Pierre Retailleau, de Torfou....Dans son recueil de biographies, le vicomte Paul de Chabot nous dresse quelques portraits de Vendéens. Parmi ceux-ci, celui de Retailleau de la Chabossière-Chaboissière à Torfou.

     

    « Retailleau naquit à la Chabossière paroisse de Torfou.

    L'armée de Mayence, quelque temps après sa défaite reparue dans le pays, brûla et saccagea tout ce qu'elle n'avait pu détruire lors de la première invasion. Obligé de quitter sa métairie pour la seconde fois, il fit vœu que s'il revenait sain et sauf de la guerre, il élèverait un arceau (petite chapelle) à la bonne Vierge. En rentrant chez lui après avoir échappé aux balles des Bleus, le pauvre métayer trouva sa maison détruite. Que la volonté de Dieu soit faite, dit Retailleau au milieu de ses ruines, j'élèverai l'arceau que j'ai promis à Celle qui m'a protégé.

    Le soldat Vendéen a tenu parole, à deux pas de la route de Torfou à Tiffauges, il a élevé une modeste chapelle, depuis ce temps, le voyageur, surprend souvent vers le soir, quelque Vendéen agenouillé en face du modeste monument de granit ; les jeunes filles y apportent des fleurs la veille des fêtes et les petits enfants viennent y prier la Divine Mère de l'Enfant Jésus. »

     

    En consultant le cadastre, je n'ai pas retrouvé la trace de cette petite chapelle.

    Pierre Retailleau, de Torfou....

     

    Les registres de l'état civil de Torfou m'ont livré le nom de Pierre Retailleau, né le 17 mai 1751 à la Chabossière paroisse de Torfou (vue n°85/341), fils de Pierre Retailleau et de Marie Rapin. Il épouse le 23 novembre 1779, dans cette paroisse, Renée Brochard, née le 25 septembre 1760 à Torfou, fille de Pierre Brochard et de Renée Brin  ; décédée le 24 janvier 1820 en ce lieu. De cette union sont issus :

     

    1° Renée Retailleau, née le 29 janvier 1781 à Torfou.

    2° Marie Retailleau, née le 23 février 1783 à Torfou.

    3° Jeanne Retailleau, née le 16 mai 1785 à Torfou.

    4° Pierre Retailleau, né le 20 février 1789 à Torfou.

    5° Marie Retailleau, née le 10 novembre 1790 à Torfou.

    6° Pierre Retailleau, né le 26 février 1793 à Torfou.

    7° Jean Retailleau, né le 12 juin 1796 à Torfou.

     

    Pierre Retailleau est décédé le 27 novembre 1826 à Torfou. Aucune demande de pension le concernant n'a été découverte aux archives du Maine-et-Loire.

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés. Paysans  

     vendéens – biographies-silhouette et fait d'armes du vicomte Paul de  

     Chabot de 1892 – class BR 118, vue n°34/36, p62. 

    -Registres d'Etat civil de la commune de Torfou. 

    -Cadastre Napoléonien de Torfou 1834. - 3P4/368/11 Torfou C4 du Coubourreau.

    -Photo: de l'auteur. 

                                                  

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                       Jacques-Mathurin Goislot, tailleur d'habits,  

                          lieutenant, les Cerqueux-de-Maulévrier.  

     

             

                                     

    Jacques-Mathurin Goislot....Jacques-Mathurin Goislot-Goilot est né le 21 décembre 1771 aux Cerqueux-de-Maulévrier. Il est le fils de Nicolas Goilot, tailleur d'habits dans le bourg et de Thérèze Jadau.

    Au moment de la Révolution, il est tailleur d'habits et dès le 13 mars 1793 incorpore ce qui deviendra la Grande Armée Catholique et Royale, comme soldat. Il est nommé lieutenant et remplace son capitaine pendant toute la ''Virée de Galerne''.

    Au cours des troubles civils de la Vendée, il épouse Marie-Rose Drouet, née le 19 octobre 1766 aux Cerqueux, fille de Pierre Drouet, marchand et de Perrine Guilloteau. De cette union sont issus :

     

    1° Hyacinthe Goilot, né le 21 Pluviose an 7 (9 février 1799), les      Cerqueux.

    2° Victoire Goilot, née le 24 Pluviose an 9 (13 février 1801), idem et † le 7 Nivôse an 13 (28 décembre 1804).

    3° Eugénie Goilot, née le 16 Thermidor an 10 (4 août 1802), idem.

    4° Ambroise Goilot, né le 19 Floréal an 13 (9 mai 1805), idem.

     

    Jacques-Mathurin Goilot exerce plusieurs professions au bourg, car il est qualifié de tailleur, d'aubergiste et de cabaretier.

     

    En mars 1824, il constitue son dossier de demande de pension et s'étonne de n'avoir pas reçu de pension, ayant été reconnu comme blessé depuis 1816.....

     

    « A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre,

     

    Monseigneur,

     

    Goislot Jacques-Mathurin de la commune des Cerqueux de maulévrier, canton de Cholet département de Maine et Loire, ancien lieutenant dans les armées royales Vendéennes.

    A l'honneur de vous exposer, que porté en 1816 sur la liste des blessés dressée par les Commissaires délégué à cet effet, il n'a point encore reçu de pension ni aucun secours, que désirant profiter de l'ordonnance du Roi du 3 décembre 1823, il a fait dresser un état de service signé par des anciens officiers des Armées avec les quels il a servi, et les autres pièces nécessaires pour constater les blessures qu'il a reçues et les combats où il a assisté.

    L'exposant supplie très humblement Votre Excellence de prendre sa demande en considération, en le faisant participer dans les secours que sa Majesté a bien voulu accorder aux défenseurs du trône et de son auguste famille.

    J'ai l'honneur d'être avec un très profond respect – de votre Excellence, le très humble et très obéïssant serviteur. 

    signé Goislot. »

     

     

    Etats de services :

     

    Campagnes : 1793,1794,1795,1796,1797,1798,1799,1800,1814,1815.

    La Grande Armée avec M.M d'Elbée, Henri de la Rochejacquelein,  

    Stofflet, Cathelineau, de l' Escure, de Marigny et autres généraux.

    Grades : soldat et Lieutenant de la commune des Cerqueux, Capitaine.

    Outre-Loire en remplacement du capitaine resté en Vendée.

     

    Combats :  Cholet, Coron plusieurs fois, les Aubiers, Chemillé, le Bois Grolleau, Beaupréau, Argenton Château, Thouars, la Chataîgneraie, Fontenay aux deux affaires, Doué, Montreuil, Saumur, Nantes deux fois, Châtillon, Luçon, Chantonnay, la grande bataille de Cholet, et toutes les affaires du passage de la Loire – Toutes les affaires de 1815 ; 1814 Charles d'Autichamp – 1815 de la Rochejacquelein.

     

    Jacques-Mathurin Goislot....

     

    Blessures : A reçu une balle à la cuisse gauche à la bataille de la Chataîgneraie dans laquelle action il a prouvé le plus grand courage et le 1er à commencer l'action.

     

    Jacques-Mathurin Goislot est décédé le 19 avril 1838 aux Cerqueux.

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - -Dossiers Vendéens -1M9/190. - copie des états de services. 

    -Registres d'Etat civil des Cerqueux de Maulévrier.. 

    -Photo: de l'auteur.

     

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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