•                           

    Jacques-Benjamin Payraudeau de la paroisse des Brouzils, 

    blessé au combat de la Chemairière en juin 1794. 

                

                 

     

    Jacques-Benjamin Payraudeau....Les archives et les écrits divers ne parlent pas du combat de la Chemairière de juin 1794 aux Brouzils.

    Nous savons seulement que « le Dimanche 22 juin 1794, 1000 hommes de la Colonne de Dusirat vont piller les Brouzils et la Copechagnière » (Itinéraires de la Vendée Militaire, page 143). « Un homme des Brouzils est tué dans les pâtureaux de Grasla et une femme à la Chemairière, en lisière de forêt.»... avec quelques précisions « André Faverou, 43 ans, notaire à Montaigu est tué en forêt ; Jacquette Gréau, femme Fournier, 35 ans, la Chemairière – Piveteau Jacques, 58 ans, - les Bois - tué dans les pâtureaux de Grasla – Chapleau Mathurin, 33 ans - le Fief. » (Martyrologe de la paroisse des Brouzils, pages 102 et 103.).

     

    Jacques-Benjamin Payraudeau....

     

     

     

    Jacques-Benjamin Payraudeau est né le 13 octobre 1767 aux Brouzils. Il est le fils de Gabriel Payraudeau Sieur de la Corbinière, tanneur, et de Charlotte Bouffard. (vue n°162/386 année 1814 Décès). Il épouse le 21 Vendémiaire an 9 (12 octobre 1800) à Chavagnes-en-Paillers, Marie-Anne Réchin, née le 10 mai 1774 à Chavagnes, fille de Lazare Réchin, officier de santé-chirurgien et de Dame Marie Caillon. A cette époque, il exerce la profession de tanneur au bourg des Brouzils et est un ancien sous-lieutenant de l'Armée Catholique et Royale.

     

      De cette union sont issus :

     

    1° Marie-Anne-Charlotte Payraudeau, née le 17 décembre 1801 aux Brouzils.

    2° Joséphine-Aimée Payraudeau, née le 9 juillet 1804, aux Brouzils.

    3° Emmanuelle-Perpétue Payraudeau, née le 25 décembre 1805 aux Brouzils.

    4° Azélie-Esther Payraudeau, née le 7 septembre 1807 aux Brouzils.

    5° Benjamin-Hippolyte Payraudeau, né le 21 septembre1808 aux Brouzils.

    6° Lucie-Claire Payraudeau, née le 2 décembre 1809 aux Brouzils.

    7° Lazare-Alexis Payraudeau, né le 27 juin 1811 † 2 février 1812 aux Brouzils.

     

    Le 14 juillet 1820, Marie-Anne Réchin dépose une demande de pension :

     

    « N°907 - Réchin Marie-Anne née à Chavagnes-en-Paillers le 10 mai 1774 – veuve de Payraudeau Jacques-Benjamin – Sous-Lieutenant – blessé au combat de la Chemairière en juin 1794 d'une balle qui lui a traversé la poitrine et mort en 1800 des suites de cette blessure* – petite marchande – vivant de son travail – domiciliée aux Brouzils – 5 enfants – proposée pour une pension de soixante francs.»

    Jacques-Benjamin Payraudeau....

    Jacques-Benjamin Payraudeau....

     

     

    * N'est pas décédé en 1800, mais le 1er février 1814 à 6 heures du matin aux Brouzils, âgé de 46 ans (vue n°162/386 année 1814 les Brouzils). Il a survécu à cette grave blessure certainement grâce aux soins de son beau-père chirurgien. 

     

    Marie-Anne Réchin est décédée le 10 décembre 1843 au bourg des Brouzils à 11 heures du soir (vue n°439/530), fille de Lazare Réchin, médecin et de feue Dame Marie Caillon.

     

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°4/5, SHD XU 39-10 du 14 juillet 1820 – Registres d'état civil des Brouzils, Chavagnes-en-Paillers – Cadastre de 1838 les Brouzils - Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin, éditions Garnier  1979, page 143 – Photo de l'auteur. 

                                                                 

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                            Mathurin Angibaud, de la paroisse de La Coudrie, 

                        fusillé dans la forêt des Gordonnières près de Challans.

     

     

                            

    Mathurin Angibaud....« Le jeudi 11 avril 1793, la division de Boulard quitte Saint-Gilles à midi pour gagner Challans ; la première colonne doit franchir la rivière la Vie au village du Pas-au-Peton ; la seconde, commandée par Baudry, se dirige par Saint-Hilaire-de-Riez et Soullans. Mais une poignée de Vendéens avec un canon défend la route. Un combat s'engage qui, compte tenu de la différence des forces en présence, s'achève par un retrait des Vendéens. De son côté, l'avance de Baudry est retardée par un groupe de Vendéens retranchés dans le cimetière de Saint-Hilaire-de-Riez. A la tombée de la nuit, les deux colonnes campent près du hameau du Pas-au-Peton. Les autorités républicaines des Sables, soucieuses de maintenir entre elles et Boulard des liens pouvant leur servir, le préviennent qu'un rassemblement vendéen se forme à la Mothe-Achard... Le 12 avril, Dans la nuit, la garnison vendéenne de Challans se replie et la division de Boulard pénètre dans la ''capitale'' du Marais Breton, qui était déjà un nœud de communications vers la côte et un gros marché agricole. »

     

    L'abbé Deniau nous dit que le 11 avril, Boulard « se remettait en marche vers Challans, en longeant la rive gauche de la Vie pour aller passer au Pas-au-Peton, tandis que Baudry se dirigeait par Saint-Hilaire-de Riez. Les paysans s'étaient retranchés au Pas-au-Peton dont le passage était protégé par plusieurs maisons. Une pièce de dix-huit, placée sur des poutres, défendait la route. Boulard fait attaquer la gauche des royalistes, vers trois heures. La canonnade ne produisit pas d'abord beaucoup d'effets ; la résistance fut longue ; mais une décharge à mitraille ayant tué cinq à six Vendéens, ceux-ci prennent la fuite abandonnant en désordre leurs retranchements, et courent passer le gué au Rou, où ils s'étaient encore fortifiés, sans prendre le temps de tirer sur les Bleus leur canon chargé à mitraille. Ils perdirent ce canon, deux pierriers, une assez grande quantité de bœufs et des provisions de bouche. »

     

    La queue des fuyards vendéens est chargée par la cavalerie républicaine sur les hauteurs du Pas-au-Peton. C'est certainement à ce moment que Mathurin Angibaud a été capturé et fusillé le 12 et non le 11 dans la forêt des Gordonnières au moment où les deux colonnes républicaines entrent dans Challans.

     

    Mathurin Angibaud est né le 7 novembre 1763 à Sallertaine. Il est le fils de Jacques Angibaud, laboureur et de Marie Gautier domiciliés à la Sorlière à la Coudrie. Il se marie le 25 juin 1788 à La Coudrie avec Magdeleine Mollé, fille de Antoine Mollé, laboureur et de Marie Bonin, de la Clémencelière, (vue n°236/244 année 1788), née le 18 novembre 1763 à Saint-Christophe-du-Ligneron, décédée le 16 juillet 1833 à la Parentelière à Challans. (noms de Vendée vue 1/1)

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Marie Angibaud , née vers 1789-1790 à la Coudrie.

    2° Mathruin Angibaud, né vers 1791-1792 à la Coudrie.

     

    Le 14 juillet 1820 Magdeleine Mollé dépose une demande de pension.

     

    « N° 885 – Mollé Magdelaine, domiciliée à La Coudrie, née le 11 novembre 1762, veuve de Angibaud Mathurin, soldat des armées Vendéenns – Pris en revenant du combat du Pasopton et fusillé dans la forêt des Gordonnières, le 11 avril 1793 - indigente – domiciliée à Challans – 2 enfants -Décision du 1er février 1815 pour une pension de 40 francs.

    Mathurin Angibaud....

     Mathurin Angibaud....

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°2/5, SHD XU 39-10 du 14 juillet 1820 – Registres d'état civil des communes de Sallertaine, La Coudrie, St Christophe et Challans. –   Abbé Deniau Tome 1- page 608 - Histoire des Guerres de Vendée- Siraudeau,Editeur – Itinéraires de la Vendée Militaire de Doré-Graslin, édition 1979, page 46. - Photo de l'auteur. 

                                                                      

     

                            Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Joseph Péault, de la paroisse du Boupère 

    mort de sa blessure après plus de trente jours de souffrances...

     

                

                 

    Joseph Péault....C'est un dossier assez compliqué que je vais vous présenter aujourd'hui. Les témoins des faits, les officiers municipaux ont accumulé tellement d'erreurs de dates, de noms de familles mal orthographiés, que le ''fil'' généalogique a été assez difficile à remonter et à reconstituer...

     

    « Le mercredi 3 juillet 1793, trois mille paysans ralliés par Lescure et La Rochejaquelein, se postent en avant de Châtillon, au Moulin-aux-Chèvres*. Ils commencent par faire plier les Républicains, mais ceux-ci reprennent l'offensive et mettent en déroute les royalistes. Les Bleus occupent la ville, capitale administrative de la Vendée militaire. Westermann reçoit alors un renfort de trois mille fantassins qui l'incite de même, que sa victoire, à avancer sur Cholet et Nantes. Le conseil supérieur s'est replié sur Mortagne-sur-Sèvre, emportant l'argenterie d'église et ses papiers, mais oubliant sa presse imprimante… »

    C'est au court du combat du Moulin-aux-Chèvres que Joseph Péault reçoit une blessure grave... il en mourra une trentaine de jours plus tard, au Chateignier au Boupère, dans d'atroces souffrances.

    Joseph Péault....

     

    Joseph Péault, aussi orthographié Péaud-Péau-Puaud- soldat de l'Armée Vendéenne est dit « blessé au combat du Moulin aux Chèvres en juin 1793 et mort après trente jours et quelques jours de souffrances », il avait 31 ans. Première erreur, le premier combat du Moulin-aux-Chèvres a eu lieu le 3 juillet 1793. Donc notre combattant est décédé début août 1793.

    Joseph Péault....

    Joseph Puaud est né le 23 juin 1762 au Boupère, il est le fils de Louis Puaud et de Marie Mortaud, ( vue n°96/101 année 1762 le Boupère). Il se marie le 6 février 1792 à la Chapelle-Largeau (79), (vue n°81/167 année 1792). A cette époque, il exerce la profession de tisserand et il est dit : fils de Louis Péault et de Marie Mortau... Il épouse donc Marie-Magdeleine Catheau-Carteau-Cateau, servante-domestique, fille de René Catheau et de Marie Marchand de la paroisse de Saint-Mars-la-Réorthe et mariés à Ardelay le 22 novembre 1746.

    De cette union est issu :

     

    1° Jean Péaud, fils de feu Joseph Péaud et de Marie Carteau, né le 14 floréal an premier (3 mai 1793) au Chateignier commune du Boupère. (vue n° 2/12, an premier de la République, commune du Boupère). Il est dit fils de feu Joseph Péaud qui ne mourra qu'en juillet de la même année (encore une erreur de l'officier municipal). Inexactitude excusable, puisque cette déclaration de naissance a été faite le 10 germinal an 9 (31 mars 1801), soit huit ans après les faits et Joseph Péaud était effectivement mort depuis août 1793...

     

     

    Le 20 mai 1820, Marie-Magdeleine Catheau dépose une demande de  pension répertoriée sous le n° 708 - « Catheau Marie-Madeleine – née à Saint-Mars-la-Réorthe le 25 mars 1761 (encore une erreur, elle est née le 25 mai 1761) – veuve de Péault Joseph, soldat de l'armée Vendéenne – blessé au combat du Moulin-aux-Chèvres en juin 1793 (erreur, le combat a eu lieu le 3 juillet 1793) et mort après 30 et quelques jours de souffrance - Journalière – domiciliée à Ardelay – Indigente avec un enfant – décision du 20 janvier 1820, elle perçoit une pension de 35 francs ». (SHD, XU 39-8, vue n°3/7).

    Joseph Péault....

    Joseph Péault....

    En 1820, Marie-Magdeleine Catheau est domicilié au village de la Pillaudière à Ardelay. (Recensement de la commune d'Ardelay en 1820, vue n°20/31 répertoriée sous le numéro 966).

     

    Marie-Magdeleine Cateau est née le 25 mai 1761 en la paroisse de Saint-Mars-la-Réorthe, elle est la fille de René Cateau et de Marie Marchand du moulin de Caillet.

    (vue n°31/56 année 1761 St-Mars-la-Réorthe). 

    En consultant les tables d'absence et de successions, nous découvrons la date de décès de Marie-Magdeleine, elle est décédée aux Herbiers le 12 avril 1827, son héritier est Jean Puaud domicilié aux Herbiers. (vue n°32/124 table des successions 1824-1829, 2 Q 4233). Et..... l'acte de décès est ''truffé'' d'erreurs...

    Joseph Péault....

    « Magdeleine Carteau, (au lieu de Cateau), veuve de Jean Puaud (au lieu de Joseph), née à Saint-Mars-la-Réorthe en 1759 (au lieu de 1761), née du mariage de René Carteau farinier et de Marie Marchand, décédée aux Herbiers le 12 avril 1827 à dix heures du matin (vue n°20/407-année 1827 les Herbiers).

    Joseph Péault....

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée et des Deux-Sèvres tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°3/7, SHD XU 39-8. du 20 janvier1820 – Registres d'état civil des communes des Herbiers, du Boupère, de St-Mars-la-Réorthe-, Ardelay, la Chapelle-Largeau (79) – Cadastre du Boupère -  Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin, éditions Garnier  1979, page 60 – Photos Chemin Secrets et de l'auteur. 

                                                                

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets

     

     


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    Jean Gaboriau, de Saint-Paul-en-Pareds 

    tué à la Mosnière le 31 janvier 1794. 

                

                 

     

    Jean Gaboriau, soldat de l'Armée Vendéenne est dit « tué à Lamaunière*, à Saint-Paul-en-Pareds, le 31 janvier 1794 à l'attaque d'une colonne mobile.»

     

    *La Mosnière ou La Monière ; La Mosnière du Pas. 

     

    Il n'est pas tout jeune pour prendre les armes, puisqu'il est âgé de cinquante six ans. C'est un homme déterminé et convaincu qui va s'opposer aux horreurs des colonnes républicaines.

     

    La Colonne Infernale de Grignon témoigne d'un zèle acharné à exécuter les ordres : « On suivait la colonne autant à la trace des cadavres qu'elle avait faits, qu'à la lueur des feux qu'elle avait allumés. »

     

    Le 31 janvier 1794, « De grand matin, Grignon quitte la Flocellière pour gagner les Herbiers. Sa colonne se divise en plusieurs parties au village de l'Epaud. L'une d'elles prend le chemin de Saint-Paul-en-Pareds, massacrant un groupe de Vendéens cachés dans le bois de la Bonnelière*, et tuant et incendiant les hameaux et fermes le long de leur chemin. Ce détachement parvient le soir à Saint-Paul-en-Pareds et enferme soixante douze personnes dans la cour du château. Après les avoir nourries, abreuvées et forcées à danser, ils les massacrent.... »

     

    * Curieusement, le logis de la Bonnelière de St Michel-Mont-Mercure échappe à l'incendie.

    Jean Gaboriau....

     

    Plusieurs Vendéens sont également tués au logis de la Barbère. Photo du lieu, ci-dessous :

    Jean Gaboriau....

     

    C'est donc en fin d'après midi, ce 31 janvier 1794, que Jean Gaboriau est tué, s'est-il opposé à la colonne de Grignon près de chez lui, à la Monière avec un groupe de combattants Vendéens ? Nous n'en saurons pas plus, les archives restant muettes à ce sujet.

    Jean Gaboriau....

     

    Jean Gaboriau est né le 8 avril 1738 aux Herbiers. Il est le fils de Mathurin Gaboriau et de Françoise Pasquier. Veuf, il épouse le 28 novembre 1786 à Saint-Paul-en-Pareds Perrine Libaud-Libeau, née le 5 juin 1764 aux Herbiers, fille de René Libaud et de Perrine Pasquier. (vue n°23/68 année 1786). En 1794 il est fermier à la Monière, près du logis des Noyers.

    De cette deuxième union sont issus :

     

    1° Marie-Jeanne Gaboriau, née le 19 décembre 1787, la Monière à St Paul-en-Pareds.

        (vue n°33/68 année 1787).

    2° Perrine Gaboriau, née le 4 novembre 1790 à St Paul-den-Pareds. (Vue n°62/68

         année 1790).) 

    3° Louise Gaboriau, née le 3 avril 1793 à St Paul-en-Pareds (vue n° 2/7 année 1793, registre clandestin).

     

      Le 20 mai 1820, Perrine Libeau dépose une demande de pension :       

     

    « N°813– Libeau Perrine,  née le 4 juin 1764 aux Herbiers, veuve de Gaboriau Jean, soldat de l'Armée Vendéenne, tué à Lamaunière, le 31 janvier 1794, à l'attaque d'une colonne mobile, fermière à Saint-Paul-en-Pareds, cinq enfants, proposée pour une pension de cinquante francs   » (Vue n°5/10 du 20 mai 1820 SHD XU 39-9).

     

     

    Sources:   Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°5/10, SHD XU 39.9 du 20 mai 1820 – Registres d'état civil de communes de Saint-Paul-en-Pareds, Les Herbiers – Cadastre  de 1838 de St Paul-en-Pared, vue n° 1/1  La Mosnière-du-Pas - Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye éditions Pays et Terroirs, 1995 -  Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin éditions Garnier  1979, page 115 - Photo du logis de la Barbère de Louis-Marie Caillaud ; du château de Saint-Paul en Pareds de Vendéens et Chouans – Photo de l'auteur. 

                                                                    

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    René Vigneron, de la paroisse des Epesses, 

    tué aux Epesses le 21 janvier 1794. 

              

     

                 

    René Vigneron....René Vigneron, soldat de l'Armée Vendéenne est dit « tué aux Epesses le 21 janvier 1794. » Que s'est-il passé en ce lieu pour cette période ?

      Le 21 janvier, c'est le départ des Colonnes Infernales, jour anniversaire de la mort du Roi Louis XVI....

    « La Colonne n°3 commandée par Boucret, se divise en deux colonnes d'environ 8.000 hommes chacune :

    - La colonne de Boucret (Cholet, Maulévrier et ses environs, Saint-Laurent-sur-Sèvre).

    - La colonne de Caffin (Cholet, La Tessoualle, Châtillon (Mauléon) Saint-Amand et Les Epesses.  »  

     

    La fameuse colonne de Boucret, «  part de Cholet, au centre de la Vendée. Le 21 janvier, Boucret campe à la Tessoualle qu'il pille. Sa seconde colonne, commandée par Caffin, va s'établir quelques jours à Maulévrier pour en razzier les alentours. Le lendemain Boucret abandonne la Tessoualle en feu, et se dirige vers Moulins dévastant toutes les métairies sur son chemin. Caffin ravage tout le pays maulévrais : Yzernay, Toutlemonde, les Echaubrognes, etc... Un détachement détruit toutes les métairies entre Maulévrier et Saint-Laurent-sur-Sèvre, massacrant les habitants. Boucret progresse vers Châtillon le 23 janvier, Saint-Amand le 25, les Epesses le 26. Le bourg est pillé, incendié, le château du Puy-du-Fou s'embrase. Pendant trois jours, la colonne va s'acharner sur ce pays... »

     

    « Le Dimanche 26 janvier 1794, la colonne de Boucret arrive aux Epesses à cinq heures du soir et rassemble les officiers municipaux pour obtenir des renseignements sur la position des Brigands. Ceux là les prétendent aux Herbiers. Boucret exige de la municipalité qu'on cuise du pain pour la troupe. » (page 111, Itinéraires de la Vendée Militaire).

    « Le mardi 28 janvier, Boucret campe toujours aux Epesses. Ses soldats ont découverts un prêtre insermenté, l'abbé Chapelain, caché dans un arbre creux. Il est immédiatement fusillé. Il envoie à Cholet deux voitures, l'une de grains et de fusils, l'autre de vases sacrés et de linge, escortées par quatre gendarmes. » (page 113, Itinéraires de la Vendée Militaire).

    Le 1er février, Boucret est à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Il fait sabrer et empaler deux religieuses de la Sagesse, trois frères coadjuteurs de la Compagnie de Marie et fait fusiller quinze hommes. Boucret est l'un des pires commandants des Colonnes Infernales républicaines. C'est le parfait criminel de guerre.

    C'est aussi aux Epesses que le criminel de guerre républicain Amey, dont le nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe, a fait jeter des femmes et des enfants dans des fours chauffés à blanc en mars 1794....

     

    C'est donc au cours de cette période que René Vigneron disparaît, son épouse, lors de la demande de pension, affirme qu'il a été tué le 21 janvier 1794, je pencherais pour la date du 26, mais....

     

    Un mot sur Jean-Baptiste Boucret, général républicain - criminel de guerre : 

     

    Jean-Baptiste Boucret a 30 ans en 1794. Il serait né à Paris le 21 mai 1764, il est le fils d'un maître tapissier, Jean-Baptiste Boucret et de Dame Anne-Charlotte Baugé. En 1782, il est soldat au régiment du Vivarais, en 1785 au régiment d'Orléans jusqu'en 1789, le 12 mai 1793 il est capitaine au 6ème bataillon des volontaires de Paris et général de brigade le 30 octobre de la même année. En 1794 il commande une Colonne Infernale, en 1795 il est à Belle-Ile-en-Mer et est réformé en 1797.

    Il épouse Marie-Françoise Conard (ça ne s'invente pas). En 1820 il est domicilié au n°127 faubourg Saint-Vincent à Orléans, où il est qualifié d'ancien général de division, et décède en ce lieu le 17 août 1820 à trois heures de l'après-midi. (Acte de décès n°908 année 1820, vue n°305/500 archives municipales de la ville d'Orléans.)

    René Vigneron....

     

    René Vigneron est né le 29 mai 1752 à Chambretaud. Il est le fils de Pierre Vigneron et de Marie Ayrault. Il épouse le 25 juin 1781 aux Epesses, Marie-Anne Pasquereau, (vue n°22/152 année 1781, Les Epesses), née le 8 mai 1766 aux Epesses  ; fille de Jean Pasquereau et de Marie Merlet. A cette époque il exerce la profession de serviteur-domestique.

    De cette union sont issus cinq enfants :

     

    1° René Vigneron, né le 14 février 1783 la Ganache Les Epesses, † le 20 février.

    2° Marie-Anne Vigneron, née le 24 mars 1785, Les Epesses.

    3° René Vigneron, né le 10 mars 17888, Les Epesses.

    4° Prudence Vigneron, née le 30 décembre 1791, Les Epesses.

    5° Jean Vigneron, né le 10 janvier 1794, Les Epesses.

     

    Le 20 mai 1820, Marie-Anne Pasquereau dépose une demande de pension  :       

     

    '' N°808– Pasquereau Marie-Anne, née le 8 mai 1766 aux Epesses veuve de René Vigneron, soldat de l' Armée Vendéenne, tué aux Epesses le 21 janvier 1794, exerçant la profession de fileuse, indigente, domiciliée aux Epesses, quatre enfants, proposée pour une pension de cinquante francs – décision du 18 janvier 1815 ''-.

    Marie-Anne Pasquereau est décédée à la Bretèche aux Epesses, le 4 juin 1830 (vue n°294/397 les Epesses année 1830).

    René Vigneron....

    René Vigneron....

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°4/10, SHD XU 39-9 du 20 mai 1820 – Registres d'état civil des communes de Chambretaud, Les Epesses, - Archives Municipales de la ville d'Orléans, tous droits réservés – Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye éditions Pays et Terroirs 1995 -  Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin éditions Garnier  1979 - Photo de l'auteur. 

                                                                    

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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