•                           

                        Michelle Fardeau, de la paroisse de Joué-Etiau, 

                           massacrée à Gonnord à l'âge de treize ans. 

     

                    

     

    Michelle Fardeau....Les républicains tuaient les petites filles à coups de sabre pour économiser les munitions !...

     

    Le mémoire de proposition pour une pension annuelle en faveur Michelle Fardeau la qualifie de ''fille échappée au massacre...'' Elle est proposée pour une pension de 50 ou 60 francs.

    « Mémoire de proposition pour une pension annuelle en faveur de Fardeau Michelle de Gonnord. - âgée de 33 ans - fille échappée au massacre – blessures à la joue droite et au cou au massacre de Gonnord – fileuse, aucun moyen d'existence – proposée pour une pension de 50 francs -

    A Chemillé le 26 novembre 1814 ; »

    signé le Cte de Tocqueville  - Le Cte Charles d'Autichamp.

     

    Un certificat des médecins d'Angers lui est délivré.

     

    « La nommée Michelle Fardeau a reçu plusieurs coups de sabre, étant âgée de 13 ans, qui ont divisé la lèvre à la commissure droite, formé des cicatrices qui la défigurent et sur le cou, ce qui la gêne » 

                                                              

    Chemillé le 26 novembre 1814

                                                    signé Ouvrard – et illisible.

     

    Un certificat de femme blessée est également délivré.

     

    «   Département de Maine-et-Loire – Arrondissement de Saumur – Commune de Gonnord. - Certificat de Femme Blessée -

    « Nous soussigné, maire de la commune de Gonnord, sur l'attestation des sieurs :

    1° Jean Maslin.

    2° Jean Chemineau.

    3° Louis Brisset.

    4° et Françoise Humeau,

    Tous quatre pères de famille, domiciliés de cette dite commune, certifions que la nommés Michelle Fardeau, (femme de Pierre-Jacques Bompas) rayés, a reçu dans la guerre de la Vendée des blessures qui la mettent hors d'état de vaquer à ses travaux.

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat que les attestants ont déclaré ne pouvoir signer ni le sachant après lecture faite.

      Gonnord le 26 novembre 1814 – signé  : Rompillon.

     

    Michelle Fardeau....

    Michelle Fardeau....

    Michelle Fardeau....

    Le massacre de Gonnord ? Vous voulez connaître les noms des assassins? : Vendéens et Chouans nous en parle ici et Chemins secrets ici :

     

    Michelle-Marie Fardeau est née le 31 janvier 1781 à Joué-Etiau (vue n°56/184 baptêmes). Elle est le fille de Michel Fardeau, métayer et de Perrine Onillon. Elle se marie le 27 janvier 1810 à Gonnord (vue n°77/136 - mariages 1810) et l'on apprend que son père est décédé au mois de juillet 1794 à la métairie de la Grüe, pendant les ''désordres'' de la guerre de Vendée, ( ouf  ! ça me rassure, c'étaient juste des désordres)... Elle épouse Pierre-Jacques Bompas, né le 21 août 1784 à Gonnord, journalier-domestique, fils de Jacques Bompas et de Marie Papin. De cette union sont issus :

     

    1° Pierre-Jacques Bompas, né le 16 novembre 1812 à Gonnord.

    2° Louis-Barthélémy Bompas, né le 26 septembre 1815, idem.

    3° Marie-Jeanne Bompas, née le 1er octobre 1818, idem.

    4°Aimée-Perrine Bompas, née le 2 janvier 1823, idem.

     

    - Michelle Fardeau est décédée aux Forges à Gonnord, le 9 février 1840.

    - Pierre-Jacques Bompas est décédé aux Forges, le 3 mars 1844.    

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, tous droits réservés.   Dossiers de pensions, dossiers nominatifs class SHD XU 39-40, Michelle Fardeau (22 nov 1814-26 juin 181), vues n°1,2,3,4/15. Registres d'état civil de Joué-Etiau et de Gonnord - Photo de l'auteur. 

                                                                

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     

     

     


    votre commentaire
  •                           

    René Vrignaud, de la paroisse de Saint-Jean-de-Monts 

    tué dans le marais en 1812.

     

     


    René Vrignaud....  Octobre 1812, la chasse aux Vendéens est toujours ouverte et celle des pigeons fermée... Le Journal du Département de la Vendée du Dimanche 25 octobre 1812, n°56 (vue 197) est taiseux sur le sujet qui nous intéresse. Les conscrits sont soumis, tout va bien. On y parle de l'Empereur, ''Moscou n'existe plus'' ! Bientôt la Grande Armée n'existera plus non plus, mais ça, vous comprenez... la censure, toujours la censure ; on préfère y parler météo :

    « Dans le nuit du 18 au 19 octobre une tempête violente a soulevé les flots à une hauteur extraordinaire sur la côte occidentale de l'île de Noirmoutier  : 400 mètres de digue de la pointe du Devin ont été détruits – On évalue les dommages à 8000 francs...... »

     

    L'Officier Public de l'Etat Civil de Saint-Jean-de-Monts n'est guère plus bavard dans la rédaction des actes de décès...

     

    «  Le 14 octobre 1812 à dix heures du matin devant nous Jean-Crisostôme Péau-Villeneuve*, adjoint au maire, faisant par délégation du maire les fonctions d'officier public de l'état-civil – Etant à la mairie, sont comparus Jacques Rainard tisserand à Saint Jean de monts et Joseph L'Hériteau, meunier au Perrier, qui nous ont déclaré que hier matin, il est décédé près de ce bourg (le Perrier), leur beau-frère, le nommé René Vrignaud, tisserand, âgé de quarante et un an, époux de Marie-Angélique L'Hériteau. Les deux déclarants ont dit ne savoir signer de ce enquis.... »

     

    signé Péau Adjoint. * Percepteur des contributions de St Jean-de-Monts.

     

    René Vrignaud....

      Il faudra attendre l'année 1817 pour connaître les causes du décès de René Vrignaud. En effet, sa veuve Louise-Angélique L'Hériteau est proposée pour recevoir une pension de 45 francs comme veuve d'un soldat vendéen.

     

    « N°614 – Hairiteau Louise-Angélique né au Perrier en 1779 - veuve de Vrignaud René – soldat des Armées Vendéennes – Blessé au combat de Puidelui* et mort de ses blessures – sans ressources – trois enfants – proposée pour une pension de quarante cinq francs.  »

     

    *Puidelui, le lieu de ce combat n'a pu être identifié, le lieu-dit ''Puidelui'' n'existant pas sur le cadastre du Perrier, ni sur celui de St-Jean-de-Monts. S'agit-il d'une erreur d'écriture  ??

      

    René Vrignaud....

    René Vrignaud....

    Blessé dans un combat contre qui ? Les gendarmes  ??

     

    René Vrignaud est né le 28 mars 1772 à Saint Gervais. Il est le fils de Jacques Vrignaud et de Jeanne Naud. En 1812 il exerce la profession de tisserand. Il se marie le 19 juillet 1802 à Saint-Jean-de-Monts avec Louise-Angélique L'Hériteau, née le 3 janvier 1779, fille de Jacques L'Hériteau, meunier aux Petites Coudries  au Perrier et de Rose Rotureau-Retureau.

    De cette union sont issus :

    1° Louis-Rose Vrignaud, née le 14 septembre 1802 à St Jean-de-Monts.

    2° Jacques-René-Marie Vrignaud, né le 16 mai 1804, idem.

    3° Rose-Catherine Vrignaud, née le 20 juillet 1806, idem.

    4° Marie-Louise Vrignaud, née le 30 mai 1808, idem.

    5° Charles-Aimé Vrignaud, né le 2 mai 1810, idem.

     

    Le 5 mai 1818, Louise-Angélique L'Hériteau se remarie à Saint-Jean-de-Monts avec Pierre-Martin Fortin, laboureur. (vue 190/236 – mariages 1818). Propriétaire-cultivatrice, elle décède au Bois Vedron le 17 décembre 1855.

     

    René Vrignaud....

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°40/41, SHD XU 39-5 - Registres d'état civil de Saint-Jean-de-Monts du Perrier - Photos de l'auteur et de la Maraîchine Normande. 

                                                                

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire
  •  

    Louis Pajot, de Saint-Jean-de-Monts, 

    tué au grand marais du Perrier...

     

     

    Louis Pajot....Le 15 février 1817, Marie-Madeleine Petigas est enregistrée comme veuve d'un soldat des Armées Vendéennes et est proposée pour une pension de quarante cinq francs.

     

    « N° 603 – Petigas Marie, née à Saint-Jean-de-Monts en 1757, veuve de Louis Pajot – soldat de l'Armée Vendéenne, tué au Grand Marais du Perrier - sans aucun moyen d'existence – domiciliée à Saint-Jean-de-Monts – trois enfants – proposée pour une pension de quarante cinq francs. » (SHD XU 39-5 - vue n°40/41).

     

    Louis Pajot....

    Louis Pajot....

     

    La reconstitution des actes de Saint-Jean-de-Monts pour la période de 1793 à 1796 ne mentionne pas le décès de Louis Pajot au combat des Rouchères. Mais il fait partie des victimes de la purge du marais opérée par les Bleus en juin 1794. 

    Une correspondance républicaine de ''l'Isle de la Montagne'' (Noirmoutier), du 17 juin 1794 (29 prairial de l'an 2)........ :

     

    « Isle-de-la-Montagne – 19 juin, 29 Prairial an II – le Général de brigade Dutruy au Général Vimeux commandant en chef.

     

    L'expédition du Marais a eu lieu le 26 et le 27 juin, les colonnes ont battu l'ennemi sur tous les points, de manière que le pays est totalement purgé de Brigands – On s'occupe sérieusement de l'enlèvement des grains – Le bocage sera fouillé incessament – Les dispositions à cet effet sont ordonnées – Le Général Boussard est de retour. » (Class SHD B 5/9-49 - vue n° 14/15). 

    Louis Pajot....

     

    Louis Pajot est né le 4 septembre 1756 à Saint-Jean-de-Monts. Il est le fils de Mathurin Pajot et de Marguerite Faugeron. En 1794 il est laboureur à Orouet à Saint-Jean-de-Monts. Il épouse le 26 février 1781, en ce lieu, Marie-Madeleine Petigas, née le 21 novembre 1757, fille d'Etienne Petigas, laboureur et de Marguerite Pelloquin. De cette union sont issus :

     

    1° Etienne Pajot, né le 23 janvier 1783 à Saint-Jean-de-Monts.

    2° Louis Pajot, né le 7 novembre 1785 à Saint-Jean-de-Monts.

    3° Marie-Hélène Pajot, née le 6 novembre 1790 à Saint-Jean-de-Monts.

     

    Louis Pajot....

    Marie-Madeleine Petigas est décédée le 18 août 1850 à Saint-Jean-de-Monts. 

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres état civil de Saint-Jean-de-Monts.- Correspondances Armées de l'Ouest, Class SHDB5/9-49 -  Dossiers de pensions des veuves (SHD XU 39-5 - vue n°40/41). Cadastre Napoléonien TA de 1831, Saint-Jean-de-Monts. - Photo de l'auteur. 

                                                          

     

    Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


    votre commentaire
  •  

    André Dupont de Saint-Jean-de-Monts, 

    capitaine de paroisse, pris au combat des Rouchères et fusillé... 

     

     

     

    André Dupont....Le 15 février 1817, Jeanne Peigné est enregistrée comme veuve d'un capitaine des Armées Vendéennes et est proposée pour une pension de cent cinquante francs.

     

    " N° 608 – Peigné Jeanne, née à Saint-Jean-de-Monts en 1763, veuve de André Dupont – capitaine – pris au combat des Rouchères et fusillé – sans aucun moyen de subsistances – domiciliée à Saint-Jean-de-Monts – cinq enfants – proposée pour une pension de cent cinquante francs." 

    (SHD XU 39-5 - vue n°40/41).

     

    La mort d'André Dupont nous prouve que les Républicains fusillaient systématiquement leurs prisonniers, officiers ou soldats. A compter du mois de juin 1794, les Bleus entreprennent de ''nettoyer'' le marais de Monts. Les correspondances échangées entre les généraux Dutruy, Boussard et Vimeux pendant cette période nous donnent ''l'ambiance'' du moment.

     

    André Dupont....

     

    Une première lettre écrite de ''l'Isle de la Montagne'' (Noirmoutier), le 17 juin 1794 (29 prairial de l'an 2) :

     

    « Isle-de-la-Montagne – 17 juin, 29 Prairial an II – le Général de brigade Dutruy au Général Vimeux commandant en chef.

     

    L'expédition du Marais a eu lieu le 26 et le 27 (prairial), les colonnes ont battu l'ennemi sur tous les points, de manière que le pays est totalement purgé* de Brigands – On s'occupe sérieusement de l'enlèvement des grains – Le bocage sera fouillé incessament – Les dispositions à cet effet sont ordonnées – Le Général Boussard est de retour. » (Class SHD B 5/9-49- vue n° 14/15).

     

    *Purger : mot typiquement révolutionnaire, à consonance génocidaire ; épurer la société, dans la dictature républicaine, c'est éliminer physiquement les éléments jugés indésirables par la Loi... Loi du 1er août 1793 et Décret de la Convention Nationale du 1er octobre 1793 : - Eliminer «  la race impure qui souille le territoire de la République'' (les Vendéens). 

    Aujourd'hui on ne purge plus physiquement en France, la méthode est différente : on isole ceux qui pensent autrement ; le vocabulaire est beaucoup plus subtil mais tout aussi intolérant, violent et dangereux.  

    N'avons nous pas entendu en 2015 à la télévision politisée, la responsable du service politique de France 2, donneuse de leçons en matière de libertés, affirmer qu'il faut : « repérer et traiter (c'est à dire ficher) ceux qui ne sont pas ''charlie''. » ; propos qui fleurent bon le Comité de Salut Public et les hôpitaux psychiatriques soviétiques. La dictature est là, palpable, toujours aussi sournoise... 

     

    Une deuxième lettre :

     

    « Copie d'une lettre du général Boussard en datte de Challans du 6 Messidor an 2 de la République Française, Une Indivisible et Impérissable.

    24 juin 1794.

     

    Je t'apprends avec plaisir général, le succès que nos Républicains ont subies dans le marais, - d'après les ordre que j'ai donnés à Reboul, il a attaqué le poste des Rouchères, et il avait si bien pris ses mesures, et les braves volontaires les ont si bien secondées que quatre cent Brigands à ce que mande Reboul, ont mordu la poussière ; on a pris trois mille femmes et enfants, environ cent cinquante Brigands se sont rendus*, on a pris un drapeau aux Brigands que je ferai brûler demain à la parade. Un nommé Obvin âgé de seize ans ci-devant aide de camp de Charrette a été pris aussi. Je l'enverrai à Nantes. Je demande aux Représentant du Peuple BÔ ce qu'il veut que je fasse de cette immense quantité de femmes et d'enfans ; - L'extraction des grains va toujours son train – signé Général de Brigade Boussard. » Pour copie conforme le Gal en Chef Vimeux..

     

    (Class SHD B 5/9-58, vue n°2/17).

     

    * Il omet de préciser qu'il fusille sans pitié ses prisonniers, puisque le capitaine André Dupont est fusillé après sa capture. Que sont devenus les 150 Royalistes qui se sont rendus ? Que sont devenus les 3000 femmes et enfants ????

     

    On peut donc situer la mort par fusillade du capitaine André Dupont les 23 ou 24 juin 1794 aux Rouchères, commune de Saint-Jean-de-Monts et pas très loin de Notre-Dame-de-Monts.

    André Dupont....

     

    André Dupont est né le 18 avril 1763 à Saint-Jean-de-Monts. (vue n°232/286 BMS 1755;1764). Il est le fils d’André Dupont et de Marie Neau. Il est marchand-cultivateur à St Jean-de-Monts et épouse le 30 janvier 1781 dans cette paroisse, Jeanne-Louise Peigné, née le 11 septembre 1763 à Saint-Jean-de-Monts ; veuve de Jean Guittonneau, fille de Pierre Peigné et de Veronneau-Verneau Louise.

    Il est capitaine de paroisse et d'après Lionel Rousseau-Dumarcet, dans ''La Vendée Maraîchine'' (Thèse de Doctorat-1992), il aurait tiré le premier coup de feu des guerres de Vendée à Saint-Jean-de-Monts, le 9 avril 1791, en tuant le vicaire Laroche, prêtre assermenté de la paroisse.

     

      De cette union sont issus  :

    1° - Marie-Jeanne Dupont née le 17 mai 1782 à St-J-de Monts.

    2° - Jean Dupont, né le 1er janvier 1783, idem.

    3° - Mathurin-André Dupont, né le 24 mars 1784, idem.

    4° - Jean-Louis Dupont, né le 8 novembre 1790, idem.

    5° - Mathurin Dupont, né le 2 novembre 1794, idem.

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres état civil de Saint-Jean-de-Monts. - Correspondances Armées de l'Ouest, Class SHDB5/9-49 - La Vendée-Maraîchine  Lionel Rousseau-Dumarcet – Dossiers de pensions des veuves (SHD XU 39-5 - vue n°40/41). Cadastre Napoléonien TA de 1831, Saint-Jean-de-Monts. - Photo de l'auteur. 

                                                         

    Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 

     

    André Dupont....


    votre commentaire
  •  

    Jean Richard de Saint-Georges-de-Montaigu, 

    mort en prison des suites de ses blessures...

     

     

     

    Jean Richard....Le 15 février 1817, Marie-Madelaine Chagneau est enregistrée comme veuve d'un combattant royaliste et est proposée pour une pension de cinquante francs.

    « N° 20 - Chagneau Marie-Madelaine, née aux Essarts en 1767, veuve de Jean Richard – mort en prison par suite de blessures – indigente – domiciliée aux Essarts – cinq enfants – proposée pour une pension de cinquante francs. » (SHD XU 39-5 - vue n°3/41).

     

    La mort de Jean Richard restera un mystère. Il n'est pas mort pendant les guerres de Vendée, mais en 1809, avec trois dates de décès différentes et une déclaration du décès déposée en mairie le ''12 feuvrier'', un mois après les faits...

    Jean Richard est décédé le 11 janvier 1809 dans le registre des successions (vue n°4/76 des tables de Montaigu, enregistré sous le n°14).

    Décédé le 12 janvier 1809, dans le registre d'état civil de Saint-Georges-de-Montaigu, (vues 293,294/370).

    Décédé le 13 janvier 1809, dans le (registre des successions-table 1806-1811 année 1809 vue n°120/131). « Richard Jean, tailleurs de pierres - les Essarts, décédé le 13 janvier 1809, âgé de 47 ans héritière : Marie Chagneau sa veuve. »

     

    Chaque année, de 1805 à 1807, le Sénat vote une levée de 80 000 hommes, ce qui engendre un mécontentement général en France et particulièrement en Vendée Militaire. L'année 1808 marque le début de l'accroissement des levées. Après l'habituelle levée des 80 000 hommes pour la classe 1809 on lève, la même année et par anticipation, les 80 000 hommes de la classe 1810.

    Cet état de fait engendre une augmentation des mariages, afin d'éviter d'aller combattre, c'est aussi l'époque où les conscrits deviennent réfractaires et commencent à ''s'évanouir'' dans le bocage...

     

    Jean Richard....

    Alors, que s'est-il passé ? Jean Richard a-t-il tenu des propos hostiles à l'Empereur ? A-t-il caché des réfractaires ? S'est-il opposé par la force aux gendarmes en empêchant leur départ ? Il me semble que cette dernière supposition soit la bonne, car il est mort de ses blessures en prison, dans les prisons de Montaigu ? Les délibérations municipales de Montaigu, de Saint-Georges et des Essarts ne signalent aucun trouble à cette époque, elles restent muettes sur le sujet, quand elles ne sont pas tout simplement absentes.

    Cet ancien soldat de 1793 a certainement été rendu à sa famille proche, avant ou juste après son décès, car il meurt chez son frère Pierre Richard à la Bodinière à Saint-Georges-de-Montaigu, alors qu'il est domicilié au bourg des Essarts où il exerce la profession de tailleur de pierres.

    Jean Richard....

     

    Voici l'acte de décès :

    « L'an mil huit cent neuf, le douze feuvrier (février), sur les onze heures du matin par devant nous Jude Bordron, maire et officier public de l'état civil de la commune de Saint Georges arrondissement communal de Montaigu département de la Vendée. (4 lignes rayées nulles) Sont comparu Pierre Richard âgé de cinquante sept ans cultivateur demeurant au village de la Bodinière en cette commune a dit être frère du décédé et Alexis Drouin, âgé de quarante quatre ans cultivateur demeurant au dit village de la Bodinière en cette commune ami du décédé. Les quels nous ont déclaré que le douze janvier mil huit cent neuf sur les quatre heures du matin est décédé au village de la Bodinière en cette commune Jean Richard, âgé de quarante sept ans, tailleur en pierres, fils de feu Pierre Richard et de Marie Chevaillé demeurant pendant leur vivant en cette commune, le premier thémoin a déclaré savoir signé le segon thémoin a déclaré ne le savoir après que par nous lecture leur a été faite, vingt six mots rayé nul.

     

    signé   : Pierre Richard et Jude Bordron, maire » 

    (vue n°293,294/370 état civil année 1809 St-Georges).

     

    Jean Richard....

     

    Jean Richard est né à Saint-Georges de Montaigu le 15 décembre 1761 et non pas le 12 novembre 1763 comme stipulé dans son acte de mariage. Il est le fils de Pierre Richard et de Marie Chevalier de Saint-Georges. Il se marie le 26 avril 1796 à St Georges (mariage religieux), puis le 11 frimaire an 11 (8 décembre 1802) à la mairie... avec Marie-Madelaine Chagniau, née à St Georges le 12 avril 1770, fille de Jacques Chagniau et de Marie Girardeau. Ils déclarent que «  depuis leur union il y a sept ans, il leur est né trois enfants :

     

    1° Jean, 6 ans.

    2° Benjamin, Marie, Joseph, 4 ans.

    3° Placide, Zacharie 22 mois.  »

    Et après le mariage civil :

    4° Charles-Joseph Richard, né le 6 mars 1803 aux Essarts.

    5° Marie-Olympe Richard, née le 15 octobre 1806 aux Essarts.

    6° Henriette-Marie-Agathe Richard, née le 21 février 1809 (vue n°258/407),

         après le décès de son père.

     

    Lors du recensement de 1820, «  Marie Chagneau est veuve et domiciliée au bourg des Essarts avec quatre enfants à charge : Benjamin, Placide, Olimpe et Agathe. » (vue n°5/34).

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres état civil des Essarts et de Saint-Georges-de-Montaigu. - Registres des absences et le recensement de l'année 1820, le bourg des Essarts, vue n°5/34 – Cadastre Napoléonien TA de 1818 - le village de la Bodinière, St-Georges - Gravure : le tirage au sort des conscrits au chef-lieu de canton, gravure coloriée de Janet (1815-1872) - Photo de l'auteur. 

                                                          

     

    Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique