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                   Mathurin Averty de la Paroisse de Vue, Pays-de-Retz,

                               proposé pour un sabre de récompense.

              

     

     

    Mathurin Averty....  Mathurin Averty est né et a été baptisé le 17 février 1769 à Vue. Il est le fils de Jean Averty, né le 9 décembre 1740 à Vue, laboureur à bœufs au village de la Morissais, et de Jeanne Bichon originaire de la paroisse de Saint-Mars-de-Coutais. Le parrain a été Mathurin Chauvet et la marraine Anne Bichon, ''tante au maternel de l'enfant''.

      En 1793 il rejoint les insurgés du Pays-de-Retz et combat certainement dans la cavalerie de Monsieur de Charette : ''Les Moutons Noirs'', les Paydrets.

     

      Il se marie le 17 juin 1798 à Vue avec Jeanne Bouriaud, née le 1er octobre 1776 au Clion-sur-Mer et décédée le 25 octobre 1858 à Rouans.

      Mathurin Averty décédera le 15 avril 1838 au village de la Morissais à Vue.

    Mathurin Averty....

     

     

     

     

     

     

     

    Mathurin Averty....

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Mathurin Averty, né le 26 décembre 1799 à Vue (An 8 vue n°5).

    2° Jean Averty, né le 6 août 1801. (an 9 vue n°10).

    3° Fidèle-Florent Averty, né le 26 septembre 1802. (an 12, vue n° 2).

    4° Jacques Averty, né le 7 août 1805. (1805 vue n°8).

    5° Jeanne Averty, née le 7 septembre 1807. (1807 vue n°6).

    6° Louis-Michel Averty, né le 23 décembre 1809. (1809 vue n°10).

    7° Marie Averty, née le 9 septembre 1813. (1813 vue n°5).

    8° Julie-Françoise, née le 5 mars 1818. (1818 vue n°3).

     

      Extrait du registre des pensions (vue n°76/158) SHD/XU 29-23 (vue n°2)

      « Averty Mathurin – né le 17 février 1769 à Vue – Cavalier – touche une pension annuelle de 75 francs – n° d'ordre : 90 – n° de contrôle du Ministère : 3949.

     

      Extrait registre des propositions pour Armes d'Honneur. 24 novembre 1825 -

      « N°4 -  Averty Mathurin – Cavalier – à Vue – 1 sabre d'honneur  ».

      « Blessé dans plusieurs affaires et d'une manière grave ; Averty n'a reçu aucune récompense et l'on verrait avec plaisir que ce brave homme obtînt la faveur sollicitée par la Commission ».

     

     

    Sources: Archives Départementales de Loire-Atlantique, tous droits réservés-

    Etat civil des communes de Vue - Rouans – Le Clion-sur-Mer. Acte de Baptême de Mathurin Averty (1769 vue n°5) - Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés, registre SHD/XU 66, vue n°76/158 registre matricule recensant 1449 anciens combattants jouissant de secours. Registre SHD/XU 29-23, vue n°2 propositions pour armes d'Honneurs. Cadastre de Vue 1836, la Morissais. E1-Claverie (section de la) 1-995) – Photo : AZUR-ARMES – armes de collection – sabre de récompense du modèle 1817 donné par le Roi Louis XVIII au Sieur Vignaud Jean – produit à 150 exemplaires seulement.

                                                                           

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

    Mathurin Averty....


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               Jacques Chauvet de la paroisse de Vue en pays de Retz, 

              proposé pour un sabre d'Honneur.

     

     

                

      Jacques Chauvet.... Jacques Chauvet est né et a été baptisé le 27 janvier 1773 par Gogué, vicaire, il est le fils de Pierre Chauvet, laboureur à bœufs à la Simonais et de Jeanne Garnier. Le parrain a été  Jean Botteau et la marraine Jeanne Chauvet. Pierre Chauvet s'était marié en premières noces à Anne Rémond (le 8 février 1735) et en secondes noces, le 30 juin 1750, à Vue avec Jeanne Garnier.

      En 1793 il exerce la profession de laboureur à  la Simonais à Vue. La paroisse de Vue est située dans le Pays-de-Retz a environ 16 kilomètres au Sud de Paimboeuf. Cette paroisse comme beaucoup d'autres de la région ne se soumet pas à la levée des 300 000 hommes. Les paysans se rendent à la Blanchardais et mettent à leur tête Charles-François Danguy, seigneur de Vue. Ce dernier sera guillotiné le 6 avril 1793 place du Bouffay à Nantes. Il sera remplacé par Louis-François Ripault de La Cathelinière puis Louis Guérin, tué en 1795 et par Guillaume Faugaret qui sera nommé à 18 ans commandant de la Division du pays de Retz, par Monsieur de Charette et fait Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis par le Roi Louis XVIII.

    Jacques Chauvet....

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jacques Chauvet....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Le 24 novembre 1825, Jacques Chauvet fait partie des combattants Vendéens proposés pour des récompenses honorifiques.

     

      « N°1 : Jacques Chauvet, Fourrier, domicilié à Vue (Loire-Inférieure) est proposé pour un sabre d'honneur. »

       « A servi la cause royale dans les premières guerres. Quatre de ses frères sont morts sur le champ de bataille ; sa mère et quatre de ses sœurs ont été assassinées par la troupe de la République - Chauvet a reçu deux blessures graves à deux affaires différentes et dont il est souvent incommodé au point de ne pouvoir marcher ». 

      Il a été blessé à une jambe le 17 juillet 1794 à l'affaire de la Chambaudière, près de Legé sur la route de Palluau et au col, le 24 septembre 1794 à la prise de Moutiers-les-Mauxfaits.

     

      « Le 17 juillet, les troupes des adjudants généraux Aubertin, Chadau et Levasseur faisaient leur jonction à Legé. Elles étaient fortes de quatre mille hommes.

      Charette, informé de leur approche, mais ne connaissant pas leur nombre, s'était porté à leur rencontre avec quinze cent soldats seulement. Les avant-postes étaient placés sur les hauteurs de la Chambaudière dans la paroisse de Saint-Etienne-du-Bois. ''Delaunay et Guérin, emportés par un bouillant courage, quittent l'avant-garde qu'ils conduisent, et piquent en avant sur deux vedettes près d'un moulin à vent. Les vedettes se replient et sont soutenues. L'avant-garde royaliste suit l'exemple qui lui est donné par les deux chefs de division et court au combat. De Beauvais vole auprès de Charette, qui se tenait au corps de bataille, et lui annonce que son avant-garde engage le combat. Charette double le pas avec les plus lestes de son centre qui prennent par les côtés de la route. A son arrivée, il trouve son avant-garde aux prises avec l'ennemi, et se battant avec intrépidité ; mais après avoir obtenu quelque avantage, elle commence à ne plus avancer. Les paysans qui accompagnent Charette donnent une nouvelle activité au combat. Beauvais s'avance alors sur la route au-delà du moulin, lorsqu'il aperçoit sur sa droite un certain nombre de cavaliers ennemis qui arrivent au galop gagner la grande route pour charger les paysans. Ces derniers éparpillés et peu nombreux se mettent à lâcher pied; ceux qui sont par derrière en font autant et entraînent Beauvais dans leur fuite. Charette arrive à la tête de son armée, arrête la déroute et ramène tous ses soldats sur le champ de bataille. Les deux partis se battent avec une ardeur extrême. Charette dans le besoin de débusquer les Républicains des hauteurs qu'ils occupent, fait filer sa colonne sur leurs derrières et les poursuit jusqu'au ruisseau de Papin, près de Legé. En même temps une colonne ennemie établie dans ce bourg, se hâte d'en sortir, fait un circuit par les prés qui avoisinent le village de Piberne et prend à son tour Charette par le flanc. Il se retourne aussitôt contre elle, l'aborde à la baïonnette, la fait fléchir et va la forcer à la retraite, lorsque les hussards de la mort fondent sur lui à l'improviste et l'obligent à se replier. Ces hussards n'en voulant qu'à sa personne, ne tiraient pas sur ses soldats ; ils se précipitaient sur lui : « Ce n'est pas à vous que nous en voulons, c'est à Charette », disaient-ils aux paysans. Guérin brûle la cervelle à l'un d'eux, quand il n'est plus qu'à dix pas du général. Charette essaye de rallier par trois fois ses soldats, mais ces derniers, en voyant se déployer la forte colonne qui vient de sortir de Legé, comprennent qu'ils n'ont plus qu'à prendre le parti de la retraite. A la faveur de la nuit, ils se retirent laissant soixante à quatre-vingts hommes sur le champ de bataille. Delaunay eut le corps traversé par une balle. Les Républicains perdirent deux officiers et n'eurent que quinze blessés. »

      Quant au 24 septembre 1794 : « ..... Charette approche des Moutiers. La garnison républicaine croyant avoir devant elle les troupes de Saint-Pal, sort de ses retranchements et se présente en rase campagne. Charette masque le gros de ses forces dans un pli du terrain et ordonne à son avant-garde de reculer petit à petit. Lorsque le combat est bien engagé, Charette surgit et encercle la troupe ennemie... C'est un sauve qui peut dans les rangs républicains en direction de Luçon, poursuivis par la cavalerie vendéenne qui sabre les fuyards à tour de bras ».

      Voici donc les deux affaires où notre brave Jacques Chauvet a été grièvement blessé.

     

      Au sujet des personnes de sa famille massacrées par les ''Bleus'' nous avons identifié :

       Jeanne Garnier, sa mère.

       Jean Chauvet, né le 18 juin 1743 à Vue et + le 10 janvier 1794 à Vue.

       Julien Chauvet, né le 6 mars 1749 à Vue + entre 1793 et 1794.

       Mathurin-Philbert Chauvet, né le 4 juin 1751 à vue † 12 avril 1793 à Challans.

       Magdeleine Chauvet, née le 30 avril 1746 à Vue †  février 1794 la Poitevinière à Athon- en-Retz.

       Yvonne Chauvet, née le 4 septembre 1764 à Vue † entre 1793 et 1794.

            Jeanne Chauvet, née le 2 décembre 1759 à Vue + le 15 septembre 1793 à Vue.

     

     

    Sources: Archives Départementales de Loire-Atlantique tous droits réservés- commune de Vue et acte de baptême vue n°2/10 année 1773 – Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – SHDXU/29-23 vue n°2, Loire-Inférieure – Cadastre de Vue, la Simonnais 1836 C2 Prépaud (section de) 570-1264 – Itinéraires de la Vendée Militaire-Journal de la Guerre des Géants 1793-1801 de Doré-Graslin des éditions Garnier 1979.- Histoire de la Guerre de la Vendée Abbé Deniau, Tome IV  pages 563-564 - Photo de l'auteur. 

     

                                                                        Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 

      


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    René-Jacques-Marie Hardiau de la Patrière de la paroisse Saint Maurille 

    de Chalonnes, grièvement blessé dans l'Armée de Monsieur de Charette.

     

     

     

           

      René Hardiau de la Patrière.... Le 22 mars 1830, René-Jacques-Marie Hardiau de la Patrière notaire, juge de Paix, maire de Durtal, dépose une demande de pension au Roi. Il nous informe qu'il a combattu en Vendée sous les ordres de Monsieur de Charette, qu'il a été très grièvement blessé à l'affaire de Port-Saint-Père le 27 octobre 1793 et qu'il a perdu l'usage du bras gauche. Cet ancien capitaine des Armées Royales de l'Ouest a reçu la décoration du Lys et est Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur.

      D'autre part, sa grand-mère du côté paternel : Renée Poissonneau, 72 ans, veuve de Jacques Houdet et trois de ses tantes ont été fusillées au champ des Martyrs à Avrillé le premier février 1794. Il s'agit de : Marie Houdet, Julie Houdet et Madeleine Houdet ; (Histoire du champ des Martyrs à Avrillé -Abbé F.Uzureau (p.111 et 177).

      René-Jacques-Marie Hardiau de la Patrière est né paroisse Saint-Maurille à Chalonnes, le 21 juin 1768 et a été baptisé le 22 du même mois. Il est le fils de René-André-Urbain Hardiau de la Patrière né vers 1740 à Riaillé et décédé à Nantes, Maître épicier et de Renée-Julienne-Jacquine Houdet, née à Chalonnes le 8 janvier 1742.

     

      « Le 22 juin mil sept cent soixante huit a été baptisé René, Jacques, Marie né d'hier, fils du Sieur René, André, Urbain Hardiau de la Patrière, Maître épicier et de Dlle Renée, Julienne, Jacquine Houdet. Le parrain a été le Sieur Jacques Houdet, maître chirurgien grand père de l'enfant et la marraine Marie, Anne, Geneviève Hardiau de la Patrière, fille du Sieur Jean Le Mée, Greffier du Consulat de la paroisse Saint-Maurice d'Angers, tante de l'enfant ».

     

     ont signé : Marie Anne Hardiau de la Patrière Lemée – Houdet – Hardiau de la Patrière - Magdeleine Houdet – Marie Houdet – Louis Le Mée – Julie Houdet – J Houdet – R Giffard vicaire. (vue n° 321/396 Chalonnes année 1768 paroisse Saint-Maurille).

     

      La famille Hardiau de la Patrière possédait à Angers l'Hôtel du Guesclin construit au milieu du XVIe en deux campagnes  : une partie en 1548 et l'autre en 1554. Cet édifice se situe 1 rue de l'Hommeau à Angers. (photo ci-dessous).

    René Hardiau de la Patrière....

     

     

      Voici trois extraits du dossier de l'intéressé :

     

      « Angers, le 22 mars 1830 – De la Patrière, ancien off Vendéen (à Angers, Maine et Loire)

      A son Excellence le Ministre Secrétaire d'Etat au Département de la Guerre-

      Monseigneur,

      Daignez me permettre de supplier votre Excellence de vouloir bien mettre sous les yeux de sa Majesté mes états de services ci-joints en faveurs desquels j'ose aujourd'hui solliciter une pension comme Vendéen ; le besoin me porte malgré moi a adresser cette supplique au Roi, si votre Excellence daigne l'appuyer je ne doute nullement que les bontés du Roi, recueilleront ma demande ; je recevrai cette récompense avec reconnaissance et comme une indemnité flatteuse et honorable aux sacrifices que j'ai toujours faits a la cause de l'auguste famille des Bourbons.

      Deux fois comme maire de Durtal (Maine-et-Loire) j'ai eu l'honneur de recevoir et de complimenter S.A.R. Monseigneur le Dauphin. En 1816 j'ai l'honneur d'être présenté au Roi et de recevoir de lui la décoration du Lys.

      Les 100 jours me coûtent plus de quarante mille francs pour la cause royale.

      A Angers dans le champ des Martyrs, j'ai une grand-mère et trois tantes comme Vendéennes.

      J'ose maintenant me livrer à l'espérance, le 18 mars nous en donne l'assurance.

      J'ai l'honneur d'être avec Respects à Votre Excellence, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur    ».

    Signé  : de la Patrière ch.. de la Légion d'Honneur. Angers le 22 mars 1830.

     

    Au ROI

     

      Sire,

     

    « René Jacques Marie Hardiau de la Patrière ancien officier Vendéen ose maintenant s'adresser à votre Majesté et à vos Ministres pour solliciter de vos inépuisables bontés une pension comme officier Vendéen en considération de mes services dont l'état est ci-joint.

      S'il n'a plus tôt déposé sa demande au pied du Trône c'est que ses besoins n'étaient pas alors ce qu'ils sont présentement..

      Dans ce jour d'une nouvelle ère, où tous les Royalistes renouvellent leur serment de fidélité et tous à votre ministère, je me permai cette supplique bien persuadé qu'elle parviendra à la connaissance de votre Majesté et qu'un fidèle et dévoué serviteur obtiendra les secours qu'il réclame ».

     « Il est avec le plus profond respect, de votre Majesté Sire, le très humble et très fidèle sujet ».

     

    signé : de la Patrière Ch de la Lég-Ho. Angers -Maine et Loire, le 22 mars 1830.

     

    Certificat du chirurgien  : (vue n°7-8/10)

     

      «  Nous soussignés Renou Pierre, chirurgien en chef de l'Armée Royale de la Sarthe, de la Mayenne et de Maine et Loire, demeurant à la Flèche et Fillaudeau Louis, maître en chirurgie, demeurant à Parcé département de la Sarthe ; Certifions que Mr Hardiau de la Patrière René Jacques Marie, ancien officier dans l'Armée Royale droite de la Loire, a été atteint d'un coup de feu dans l'articulation du coude de l'avant bras, au bras gauche, dont il a résulté une ankilose dans ladite articulation et une atrophie de tout le bras, avec une rétractation parfaite de tout les muscles fléchisseurs des doigts, qui prive le susdit de pouvoir se servir de son bras.

     La dite blessure a eu lieu à l'affaire de Port-Saint-Père le 27 octobre 1793.

      Le présent certificat, pour avoir en connaissance dans leurs tems et faits sus énoncés ».

    La Flèche, ce 8 novembre 1815 ».

     

      L'original est signé Renou, chirurgien, Fillodeau, ancien, et actuellement chirurgien major de la Légion de Mr Gaulier, sous les ordres de Mr d'Andigné.

      Vu, pour légalisation des signatures ci-dessus en mairie de la Flèche, le 8 novembre 1815 ».

      

    Signé : Auvé – vu par nous sous-Préfet de la Flèche; ce 8 novembre 1815 signé : de la Bouillerie.

     

    René Hardiau de la Patrière....

    René Hardiau de la Patrière....

     

     

      René-Jacques-Marie Hardiau de la Patrière avait épousé Modeste-Henriette Tharreau dit Mouraire, née le 26 juin 1785 à Cholet et décédée le 18 octobre 1866 à Sainte-Gemmes dans le Maine-et-Loire. De cette union est issue :

      Henriette-Modeste-Agathe Hardiau de la Patrière née le 17 février 1808 à Durtal -MetL- ayant épousé à Angers, le 11 février 1843 Aimé-Bon Maudet de Penhouët, né le 6 avril 1803 à Caden dans le Morbihan.

       

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens  1M9/209. Hardiau de la Patrière – Archives et état civil des communes de Chalonnes, Durtal, St Gemmes, Cholet, Angers. Photo de l'Hôtel du Guesclin tirée de:-Famille Maudet de Penhouët les demeures-Hotel du Guesclin, Angers; présentation et résumé de la généalogie de la famille et de leurs alliés.

     

    http://coursetstagesdepeinture.com/maudetdepenhouet/les-demeures/hotel-du-guesclin/ - Photo : Photo: Décoration du Lys tirée du ''Grand livre des ordres de chevalerie et des décorations de Monsieur André Damien, de l'Institut''.  

     

                                                                            Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Louis, Charles, marquis de Fesque de la Roche-Bousseau de la paroisse de 

    Hommes (Touraine) tué en Vendée par les Républicains en 1793. 

     

     

     

                

      

     Louis-Charles de Fesque.... En 1819, Madame la marquise de Fesque de la Roche-Bousseau demeurant à Chanteloup dans le Maine et Loire dépose une demande de pension concernant son mari, le Marquis de Fesque ''massacré par les républicains en 1793 en Vendée''. Elle précise qu'elle a été elle-même emprisonnée à Tours et à Saumur.

      Effectivement, deux chefs Vendéens dont le Chevalier de Fesque de l'Armée d'Anjou ont été tués au cours des guerres de Vendée. Nous ignorons les lieux et les circonstances de leurs décès.

      Louis, Charles de Fesque, Seigneur de la Coudre et de Belair est le fils de Charles, Joseph de Fesque et de Marguerite, Anne de Quirit*. Certainement apparenté à  Charles, Marie, Joseph de Crozé, il est né et été baptisé le 11 janvier 1757 à Montreuil-Bellay en Anjou. Fils de Charles-Joseph-René de Crozé, chevalier de Saint-Louis, né le 12 septembre 1730 au château de la Treille à Montreuil-Bellay et décédé en ce lieu le 31 mars 1777 qui avait épousé le 24 février 1756 à Chinon Demoiselle Marie-Madeleine Quirit de Coulaines de la Motte-Usage, née le 21 juillet 1735 au château d'Usage à Huisme et décédée au château de la Treille à Montreuil-Bellay, le 20 décembre 1775.

      Il épouse Céleste,Yves, Marie Desmé du Buisson, née et baptisée le 6 décembre 1760, paroisse Saint-Pierre à Saumur, fille de Messire Joseph Desmé du Buisson, Chevalier, Mousquetaire du Roi, puis Lieutenant-Colonel de cavalerie, né le 16 décembre 1733 au Cap Français d'Haïti qui avait épousé le 22 mars 1756 à Saint-Germain-sur-Vienne, Damoiselle Anne, Marie, Hyacinthe, Céleste, Aubert du Petit Thouars.

      Un mot sur le parrain de Céleste Desmé du Buisson : Il s'agit de Claude-Thomas Desmé sieur du Buisson, né le 1er janvier 1729 au Cap Français (St Domingue). Il était depuis 1757 lieutenant-général et sénéchal du Saumurois. Quand se réunit en 1790, l'Assemblée Electorale, il prononça un discours d'allure très réservée, montrant ainsi combien il souffrait de s'incliner devant une autorité autre que celle du Roi. Il fut néanmoins nommé président du Tribunal de District, et là encore, quand il dût prêter serment, il prononça un discours froid et laconique, déclarant que le patriotisme seul lui faisait jurer le maintien de la constitution décrétée par l'Assemblée et acceptée par le Roi. Après le 10 août, il est signalé comme entaché d'aristocratie et fréquentant les milieux les plus gangrenés du district, il fut révoqué.

      Après la prise de Saumur par les Vendéens, il fut choisi comme président du comité royaliste. Il se retira à Brain lorsque les républicains réoccupèrent la ville, puis à Breil, et enfin à Hommes près de Langeais. Dénoncé par le curé de cette paroisse, chez qui il s'était réfugié pendant 10 mois, il fut emprisonné à Saumur. Interrogé par le Comité Révolutionnaire, il ne renia pas ses convictions et fut renvoyé devant le tribunal Révolutionnaire. Mais après deux mois, il mourut de froid et de misère le 7 pluviôse de l'an 2 (26 février 1794) à la tour de l'infirmerie Grainetière.

      Ses meubles, gravures, tableaux furent vendus en Vendémiaire de l'an 3.

     

      Le 24 juin 1819, le Conseiller d'Etat, Commissaire délégué pour instruire les demandes de secours ou pensions s'adresse à Monsieur le Préfet d'Angers en ces termes :

     

     

      «  Paris, le 24 juin 1819

      Le Conseiller d'Etat, Commissaire délégué pour instruire les demandes de secours ou pensions sur la liste civile,

      A Monsieur le Préfet du Département de Maine et Loire ;

      Monsieur le Préfet,

      Madame la marquise de Fesque de la Roche-Bousseau, demeurant à Chinon, Maine et Loire (???) a demandé une pension sur la liste civile.

      Elle expose que M. de Fesque, son mari, né à Bel-Air près de Chinon, a servi plusieurs mois dans les armées Royales de la Vendée : qu'il a été massacré en 1793 par les républicains : que quant à elle, elle a été détenue à Tours et à Saumur, que tous les biens de son mari qui étaient situés dans le département d'Indre et Loire ont été vendus ; qu'elle a perdu tous ceux qu'elle possédait personnellement et qui étaient situés à Saint-Domingue. Elle ajoute qu'elle n'a que 400 Frs de rente.

      Je vous serai obligé, Monsieur, de prendre sur cette demande les renseignements indiqués par l'instruction du 15 juillet dernier.

      J'ai l'honneur d'être avec une considération très distinguées.

      Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.

      Signé  : Rochefort. »

     

    Louis-Charles de Fesque....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       La Marquise Céleste-Yves-Marie Desmé du Buisson, veuve de Louis-Charles, Marquis de Fesque de la Rochebousseau est décédée le 2 février 1823 à trois heures du matin, à l'âge de 62 ans à Chanteloup-les-Bois .

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés - dossiers Vendéens – Rochebousseau, marquise de.1M9/320 et Fesque de la Roche-Bousseau, marquise de. 1M9/159. - Etat civil de la commune Saumur et Chanteloup-les-Bois, vue 31/148 - Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique du Maine-et-Loire Célestin Port – Tome II H Siraudeau et Cie Angers. - Blogue : ''Les Cousins de la Marquise'', la Noblesse d'Anjou en 1789 – Ministère de la Maison du Roi, vue n°1/3 - Photo de l'auteur.  

                                                                           

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.²² 


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    Pierre, Jacques Bordereau-Bordreau de la paroisse de la Boissière sur Evre, 

    Blessé d'un coup de feu à l'affaire de Tournebride. 

                

     

     

     Pierre, Jacques Bordereau.... Pierre Jacques Bordereau-Bordreau est né et a été baptisé le 18 décembre 1770 à la Boissière-sur-Evre. Il est le fils de Pierre Bordreau demeurant à la Boissière-Saint-Florent et de Martine Chasteigner, mariés à la Chapelle-Saint-Florent le 27 février 1767. Le parrain a été Jacques Chasteigner, son oncle et la marraine Elisabeth Chasteigner, sa tante de Saint Rémy.

      En 1793 il exerce la profession de marchand de fil et rejoint l'Armée Catholique et Royale. Il participe à pratiquement tous les combats et est blessé à Tournebride près de Nantes.  Son père est tué à la bataille du Mans le 12 décembre 1793. Un de ses frères, René ou Louis est tué à Savenay le 23 décembre 1793.

      René Bordreau est né le 20 juin 1773 à la Boissière-Saint-Florent.

      Louis Bordreau est né le 20 janvier 1776 à la Boissière-Saint-Florent.

     

      Il se marie le 6 Vendémiaire an 11 (28 septembre 1802) à la Boissière avec Jeanne Raimbault âgée de 27 ans de la commune de Botz-en-Mauges, domiciliée au Moulin de ''Courossé'' à la Chapelle Saint-Florent, fille de Louis Raimbault, domicilié du ''Marchais'' et de Renée Halbert. De cette union sont issus :

     

    1° Perrine Bordreau, née le 4 février 1806 à La Boissière.

    2° Marie Bordreau, née le 4 février 1806 à la Boissière – Jumelles -

    3° Jeanne, Martine Bordreau, née le 10 vendémiaire an 12 à la Boissière (3 octobre 1803).

    4° Pierre Bordreau, né le 17 février 1809 à la Boissière.

    5° François Bordreau, né le 29 juin 1811 à la Boissière.

    6° Jean Bordreau, née le 25 mai 1814, à la Boissière.

     

      Le 19 mai 1815 il dépose une demande de pension à la Boissière-Saint-Florent.

     

      «A la Boissière Saint Florent le 19 mai 1815, Pierre Bordereau, marchand de fil, demeurant au bourg de la Boissière Saint Florent.

      A son Excellence, Monseigneur, le Ministre de la Guerre.

     

      Monseigneur,

      J'ai l'honneur de vous exposer que, je servi et pris les armes dès 1793, que dans la même année je fut blessé d'un coup de feu* à la bataille qui a eû lieu à Tourne Bride entre l'armée Royale dont je faisais partie et celle des républicains, que j'ai assisté à la majeure partie des combats qui se sont donnés dans la Vendée en 1794-1795.

      J'ai perdu mon père qui a été tué à la bataille du Mans et un frère qui a été tué à Savenai en combattant dans les mêmes rangs que moi.

      En 1815, je fais partie de l'armée Royale Vendéenne et je marche jusqu'à la Restauration, ayant abandonné ma femme et six enfants.

      Depuis le fin de 1793 je élevé et pris soins d'un mineur orphelin qui resta à ma charge après le décès de son frère qui fut noyé à Nantes, comme ayant fait partie de l'armée Royale Vendéenne.

      Les malheurs et les pertes que je éprouvés m'ont mis dans un grand besoin aussi suis-je dans la plus triste position, si sa Majesté ne vient à mon secours, comme je viens de l'exposer, d'après son Ordonnance du 29 décembre dernier.

      Je vous prie Monseigneur de prendre en considération mon exposé, et de proposer à sa Majesté de m'accorder un secours duquel je lieu de prétendre par suite de l'Ordonnance prédatée.

      J'ai l'honneur d'être avec respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur  ».

     

      Ledit Bordreau ne sait signer.

     

    * Le certificat du chirurgien mentionne une blessure par baïonnette. 

     

    Pierre, Jacques Bordereau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés - dossiers Vendéens – Pierre Bordereau n°1M9/68,  vue n°4, certificat des officiers - Etat civil de la commune de la Boissière-Saint-Florent – Photo de l'auteur. 

                                                                            

     

    Xavier  Paquereau pour Chemins Secrets. 


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