•                      

    René Cathelineau (n°2) de Saint-Paul-du-Bois.

     

     

                                     

    René Cathelineau, N° 2....René Cathelineau est né le 3 mai 1768 (vue 234/281) à la  Rimbaudière, paroisse de Saint-Paul-du-Bois. Il est le fils de René Cathelineau et de Marie Cholloux. Laboureur, il épouse dans cette paroisse, le 10 nivôse an XI, Marie Bordier, née le 29 janvier 1783 à Saint-Paul-du-Bois, fille de Louis Bordier de Gros Chêne et de Marie Sauvestre (vues n°49,50/224).

     

    De cette union sont issus :

    1° René Cathelineau, né le 21 avril 1804 à St Paul-du-Bois.

    2° Pierre Cathelineau, né le 3 août 1806, idem.

    3° Marie Cathelineau, née le 8 janvier 1809, idem.

    4° Louis Cathelineau, né le 20 novembre1810, idem.

    5° Louise Cathelineau, née le 21 décembre 1824, idem.

     

    René Cathelineau a été très grièvement blessé car il a le crâne déformé par un coup de crosse, en outre, il a reçu un coup de sabre à la poitrine...

     

    Le 28 mai 1825, il dépose une demande de pension à Saint-Paul-du-Bois dont la teneur suit :

     

    « Saint Paul du Bois le 28 mai1825

     

    A Monsieur le Préfet de maine et loire,

     

    A l'honneur d'exposer René Cathelineau cultivateur, âgé de cinquante sept ans, père de famille, demeurant commune de Saint Paul du bois.

    Qu'à raison de ses services dans les anciennes armées Catholiques et Royales de l'Ouest et des fatigues occasionnées par la guerre, il croit avoir des droits acquis aux secours annuels et viagers qu'à titre de récompense et dans sa royale sollicitude sa Majesté a accordé par son ordonnance du 29 décembre dernier.

    Et que dans cette vue il joint à la présente demande qu'il en forme les pièces énoncées dans votre arrêté du 23 avril présente année :

    1° Le certificat de ses services signé de trois officiers Vendéens.

    2° Copie de son acte de naissance.

    Le certificat de Mr le maire qui constate qu'il ne jouit d'aucune pension ni secours sur les fonts de l'Etat.

    L'exposant vous supplie Monsieur le Préfet de recevoir avec votre bienveillance ordinaire cette demande et de la soumettre avec recommandation s'il vous plaît au gouvernement de sa Majesté.

    Ce faisant rendrez justice a celui qui est avec respect votre très humble serviteur.

    Le maire de Saint Paul du Bois atteste la sincérité du présent exposé, à la mairie le 28 mai 1825. »

    signé, l'adjoint.

     

    Certificat du chirurgien. 

     

    « Je soussigné chirurgien à Vezins canton de Cholet, arrondissement de Beaupréau (Maine et Loire).

    Certifie que Catelineaud René, ancien militaire vendéen porte à la partie postérieure supérieure de la tête une dépression profonde de l'os occipital : cette dépression produite d'après le rapport du blessé par un coup de crosse de fusil, dût alors compromettre l'existence du sujet par prafection secondaire du cerveau qui en résultat -illisible-

    Catelinaud porte de plus à la partie inférieure gauche de la poitrine une large cicatrice provenant d'un coup de sabre porté sur cette partie.

    Le dévouement de cet homme, sa profonde indigence le rende recommandable et digne de commisération. » 

    Vezins deux mars 1830.

    signé : Bourdier chirurgien.

     

    Certificat de services.

     

    « Nous soussignés commandant et officiers de la 2ème Division du 4ème corps de l'Armée Royale de l'Ouest, ayant résidence dans le canton de Vihiers département de Maine et Loire.

    Certifions que Cathelineau René, cultivateur, né et demeurant à Saint Paul du Bois ; a servi dans l'Armée Royale pendant les années 1793, 94, 95, 96 et 99 sous le commandement de MM les généraux de La Rochejacquelein, Dautichamp, Stofflet, qu'il a pris part à différentes batailles, notamment à celles de Vihiers, Coron, Cholet, Fontenay, Châtillon etc... et qu'il s'est constamment montré en tout temps un fidèle serviteur du Roi et que même dans les cents jours il quitta sa famille pour se réunir aux armées de la légitimité. En foi de quoi nous délivrons le présent pour servir et valoir ce que de raison. »

    A vihiers le 20 mai 1825.

    signé : Cailleau chef de bataillon 2eme division – 4ème corps. Challet ancien capitaine de Coron. - Gontard, maire. - Le maire de la commune de Somloire – adjudant Major de la division du dit-lieu.

     

    René Cathelineau, N° 2....

     

    René Cathelineau est décédé le 8 janvier 1839 au village du Gros Chêne à l'âge de 69 ans. Son épouse, Marie Bordier est décédée le 17 janvier 1850 dans ce même village à l'âge de 72 ans, (vue 113/179).

     

     

    Sources:     

    - Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    - Dossiers Vendéens n°2 -1M9/96n°2. 

    - Registres d'Etat civil de Saint-Paul-du-Bois. 

    - Photo: de l'auteur. 

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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                     René Cathelineau, de Melay, chasseur de Stofflet.  

     

                  

                                     

    René Cathelineau, chasseur de Stofflet....René Cathelineau est né le 28 mars 1774 à Melay. Il est le fils de Mathurin Cathelineau, tisserand et de Marie Besnard, Mathurin Cathelineau, veuf d’ Andrée Pesneau, s'est marié à Saint-Léonard de Chemillé le 8 janvier 1765 avec Marie Besnard (vue n°227/307 Chemillé).

    Il se marie le 27 septembre 1814 à Vezins avec Marie-Françoise Lahaye, née à Coron le 7 juin 1785, fille de Charles Lahaye, tisserand, et de Françoise Brunet, il est veuf de Perrine Devid-Davy (vue n°48/148). De cette union sont issues :

     

    1° Marie-Magdeleine Cathelineau, née le 6 septembre 1815 à la Tourlandry.

    2° Louise-Françoise Cathelineau, née 1er mars 1817 à la Tourlandry.

    3° Anne-Monique Cathelineau, née le 30 novembre 1824 à Chanteloup.

     

    En 1824, René Cathelineau, journalier-tisserand, se trouve dans une misère extrême. C'est un brave parmi les braves, blessé deux fois, une balle lui a traversé la jambe droite et il a la main gauche estropiée, il a fait toute la Grande Guerre et en 1815 il reprend les armes.

    Le 12 mai 1824, il dépose une demande de pension dont la teneur suit :

     

    «  A son Excellence le Ministre de la Guerre,

     

    Monseigneur,

    Le nommé Cathelineau, journalier, né à Melay (Maine et Loire), domicilié à Chanteloup, canton de Chollet, même département ; a l'honneur de vous exposer qu'il a servi avec honneur et bravoure dans les armées Royales de l'Ouest dite la Vendée ; à toutes les reprises d'armes depuis 1793 jusqu'à la Restauration.

    Qu'il a été blessé deux fois, à la jambe droite et une autre fois à la main gauche, ce qui l'empêche de gagner sa vie. Etant indigent et père de famille de trois enfants ; il a recours à votre Excellence de le comprendre dans les dons accordés par sa Majesté.

    Ce qu'octroyant, vous ferez justice à un pauvre malheureux qui vous en aura une éternelle reconnaissance.

    Chanteloup 17 mars 1824.   +

    Vu pour légalisation de la marque du sieur Cathelineau apposée ci-dessus, a Chanteloup le 12 mai 1824.

     

    signé : le Maire. »

     

    Etat des services  :

    1793 – Armée Catholique Royale – Cathelineau, Delbée, batailles de Cholet, Coron, Vihiers, Saumur, Doué, Montreuil Thouars...

    1794 - idem

    1795 - idem

    1796 - d'Autichamp – division de Chemillé.

    1797 - idem

    1798 - idem

    1799 - Aug de la Béraudière et d'Autichamp combat de Nueil Et les Aubiers.

    1800 - idem.

    1814 - idem.

    1815 – d'Autichamp.

    Blessures : La jambe droite traversée par une balle à l'affaire du Bois-Grolleau de Cholet. - La main gauche blessée.

    Il est marié et a trois enfants, et est très indigent.

    René Cathelineau, chasseur de Stofflet....

     

    Certificat de notoriété. 

     

    « L'an mil huit cent vingt quatre, le six mai.

    Devant nous, Jacques, Charles Thibault juge du canton de Chemillé, arrondissement de Beaupréau, département de Maine et Loire, assisté du sieur Paul Pousset notre greffier sont comparus Messieur,

    1° Louis Cherbonnier, tisserand, âgé de soixante neuf ans, demeurant commune de Melay.

    2° Joseph Lambert, tisserand, âgé de quarante six ans, demeurant commune de Melay.

    3° René Albert, tisserand, âgé de cinquante quatre ans demeurant en la commune de la Tourlandry.

     

    Lesquels nous ont déclaré et certifié que le Sieur René Cathelineau, tisserand, âgé de cinquante ans, demeurant commune de Chanteloup a servi avec honneur et bravoure dans les rangs des Armées Royales et Vendéennes, qu'à l'affaire du Bois Grolleau de Chollet, il reçut une balle qui lui traversa la jambe droite et qu'il fut blessé à la main gauche à l'affaire du Pont-Barré, et qu'il n'a cessé depuis mil sept cent quatre vingt treize jusqu'à ce jour de montrer son dévouement pour son Roi et qu'il est maintenant réduit à la plus affreuse misère. »

    Lecture faite aux dits témoins de leurs déclarations, ils y ont persisté et ont déclaré ne savoir signer, de ce enquis, fort Lambert qui a signé avec nous et notre Greffier. 

    signé : Lambert, le Greffier, et Thibault. »

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    -Dossiers Vendéens n°2 -1M9/96 n°1. 

    -Etat civil de Chemillé- St Léonard, la Tourlandry, Chanteloup, Vezins, Melay, Coron.  

    -Photo: de l'auteur. 

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •                      

                       Pierre Uzureau, de Neuvy, chasseur de Stofflet.    

                

                                     

     

    Pierre Uzureau, chasseur de Stofflet....Pierre Uzureau est né le  27 mars 1764 au Grand Noyer à Neuvy. Il est le fils de Pierre Uzureau, métayer et de Michèle Chauvat, il épouse à Saint-Lézin le 22 mai 1787, Françoise Martineau, née le 31 décembre 1765 à Saint-Lézin, fille de Jacques Martineau, métayer et de Françoise Thomas (vue n°59/142). Devenu veuf, il épouse à Saint-Lézin, le 9janvier 1821, Marie Verger.

     

    Pierre Uzureau fait partie des irréductibles, il combat de 1793 sans discontinuer jusqu'en 1800 et reprend les armes en 1815.

    Les états de service de ce royaliste sont éloquents, il sert dans les chasseurs de Stofflet et reste dans ce corps jusqu'en 1800.

     

    « Etat de service de Pierre Uzureau – Chasseurs : années 1793, 1794, 1795, 1796, 1797, 1798, 1799, 1800 et 1815. »

     

    Il sert sous Monsieur de Bonchamps, de la Rochejacquelein, Stofflet, Gérard 1797, Cathelineau, d'Autichamp depuis 1799 jusqu'à 1815.

     

    Les emplois occupés : dans les Chasseurs de Stofflet.

     

    Les combats : Jallais, Chemillé, Cholet, Saint-Pierre-de-Chemillé, Sainte Christine, Chemillé, Bois Grolleau, Nuaillé, Saint Macaire, Gesté, Beaupréau et en 1815 Beaupréau....

     

    « Il a perdu sa maison, son mobilier brûlés. »

     

    Le 24 mai 1825, il dépose une demande de pension à Neuvy dont la teneur suit :

     

    «  A Messieurs les membres composant la Commission royale de Beaupréau,

     

    Messieurs,

     

    Vous expose que Pierre Uzureau métayer âgé de soixante et un ans, né à Neuvy et demeurant à St Lézin arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire.

    Qu'il n'a cessé de prouver son dévouement au Roi notamment en combattant avec honneur dans les Armées Royales de la Vendée ; qu'il n'a jusqu'à présent obtenue aucun secours ny pension sur l'état malgré le besoin qu'il en a accablé par les fatigues qu'il a essuyé et son grand âge.

    Pourquoy il vous supplie Messieurs de lui faire obtenir de la bonté paternelle de sa Majesté une pension annuelle pour lui aider à vivre dans ses vieux jours quoy faisant vous rendrez service à un brave et ancien soldat qui a consacré sa vie entière au service de son Dieu et son Roi.

     

    A St Lézin le 23 mai 1825.

    L'exposant ne sait signer.  »

     

    Vu la pétition cy-dessus bien sincère et véritable à St Lézin le 24 mai 1825.

    signé : Mingot – maire.

     

    Pierre Uzureau est décédé le 8 mai 1839 à la Richardière à Saint-Lézin.

     

    Pierre Uzureau, chasseur de Stofflet....

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    -Dossiers Vendéens n°2 -1M9/344. 

    -Etat civil de Saint-Lezin et de Neuvy-en-Mauges: années 1764, 1765, 1787, 1821, 1839. 

    -Photo: de l'auteur. 

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Joseph Durand de Gesté, chasseur de Stofflet.

     

     

                                     

    Joseph Durand, chasseur de Stofflet....Joseph Durand est né le  12 décembre 1772 à Gesté. Il est le fils de Pierre Durand et de Marie Batardière. Tisserand en 1795, il épouse à Gesté, le 30 Floréal de l'an 3 (19 mai 1795), Marie Courbet. Devenu veuf, il se remarie le 22 juin 1807 (vue n°99/170) avec Jeanne Bondu*

     

    * Rescapée du massacre de Gesté. 

     

      On peut dire que c'est un excellent soldat. Il est entré au service du roi le 14 mars 1793 comme simple soldat. Puis il entre dans la compagnie des chasseurs de la division de Montfaucon en 1794. Blessé à la cuisse droite au combat de Vihiers en 1793, il est de nouveau blessé en 1794 au combat de Chavagnes, alors qu'il est dans les Chasseurs, par une balle qui est restée logée dans le sein gauche. Il prend un drapeau à l'ennemi dans la nuit du combat de Montreuil et deux pièces de canon à ce même combat. Il est sergent en 1815 à la bataille de Rocheservière.

     

    Il dépose une demande de pension au May, le 23 mai 1825.

     

    « Au May ce 23 mai 1825.

     

    Joseph Durand, né et domicilié commune de Gété, ancien soldat, Chasseur des Armées Royales de l'Ouest, à Messieurs les Membres de la Commission départementale crée en vertu de l'Ordonnance Royale du 29 décembre 1824.

    J'ai l'honneur de vous exposer que j'ai pris les armes pour le rétablissement de l'autel et du trône aussitôt que la guerre a commencé dans la Vendée en 1793, et j'ai continué à servir dans cette armée et jusqu'à la pacification de 1795 et j'ai repris les armes en 1799.

    Je me suis battu avec courage dans toutes les occasions, et j'ai été grièvement blessé deux fois dans la première fois au combat de Vihiers et la seconde fois au combat de Chavagne en 1794.

    Ces blessures me causent des douleurs continuelles et me met hors d'état de travailler depuis que je les ai reçues, je n'ai cessé d'être dans la plus grande misère ; je suis sur le point de mandier mon pain, si je ne suis pas secouru des bienfaits de sa majesté royale.

    Cependant mon dévouement pour la Roi n'a pas diminué malgré mes blessures. J'ai rassemblé mes forces, en 1815 j'ai repris les armes dans l'Armée Royale avec courage et zèle contre les troupes de l'usurpateur.

    Dans la fâcheuse position, où les infirmités m'ont plongé, j'ose vous prier Messieurs de vouloir bien proposer à sa Majesté de m'accorder une pension.

    Je joint à la présente les pièces voulues par l'arrêté de Monsieur le Préfet de Maine et Loire du 23 avril 1825.

    Cela ce faisant Messieurs, vous rendrez justice et aurez des droits à la reconnaissance d'un bon et fidèle serviteur de l'auguste famille des Bourbons.

    L'exposant ne sait signer et a fait sa croix ordinaire +

    Je soussigné maire de la commune de Gesté certifie que la marque ci-dessus est celle de Joseph Durand qui ne sait signé.

    A la mairie de Gesté ce 23 mai 1825.  »

    Signé le maire  : Arnaud de la Blotais.

     

    « Etat des services :

    1793, 1er corps d'armée MM Catnhelineau, d'Elbée, Bonchamp, l'Escure, etc etc.

    1794, de la Rochejacquelein et Stofflet.

    1795, Stofflet.

    1799, d'Autichamp.

    1815, d'Autichamp - Sergent - Marquis de la Bretesche, chef de la division de Montfaucon.

     

    Joseph Durand, chasseur de Stofflet....

     

    Affaires :

     

    A la presque totalité des batailles qui ont eu lieu dans la Vendée notament à Clisson, à la première prise de Cholet, à Vihiers où j'ai aidé à prendre la pièce de canon appelée Marie-Jeanne, à Chemillé, à Beaupréau 2 fois, au combat du château du Bois-Grolleau à Cholet, Thouars, Fontenaye, Montreuil, Saumur, Chatilion, Luçon 2 fois, Chatonaye et à la Rocheservière etc etc... »

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    -Dossiers Vendéens n°3 -1M9/153 - 

    -Etat civil de Gesté   : années 1795, 1807. 

    -Photo : de l'auteur. 

     

     

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •                     

    Victoire Rousseau, de la paroisse de Montfaucon-sur-Moine 

    massacrée avec sa mère et ses deux sœurs...

     

                     

     Victoire Rousseau, "la Mancotte".... L'histoire de Victoire Rousseau la ''mancotte'', la manchotte, a déjà fait l'objet de plusieurs articles parus dans ''Vendéens et Chouans'', « La Maraîchine normande » et sur « Chemins secrets ».

     

    Mais en ''fouinant'' dans les archives départementales de la Vendée, j'ai découvert des éléments supplémentaires concernant cette petite fille et les événements atroces qu'elle a vécus.

    En effet, le matin du massacre, les républicains, pris de vin, rassemblèrent les habitants sous les halles de Montfaucon et se mirent à massacrer de sang froid toute la population, des bébés aux vieillards. « Au couteau, à la baïonnette, au sabre, avec la crosse des fusils, ils tuaient et tuaient sans cesse.... Victoire Rousseau fut trouvée sous un monceau de cadavres. Il y avait deux rescapées, elle, qui n'avait plus qu'une main et une autre petite fille qui avait la gorge transpercée par une lame, mais qui ne survécut pas. »

     

    Le mémoire de proposition pour une pension annuelle établi en sa faveur nous apprend que son père, Mathurin Rousseau a été tué à la bataille de Cholet. Que sa mère, Jeanne Chevalier, a été «  percée de coups de baÿonnettes  » et deux de ses sœurs également en bas âge ont « été percées également à coups de baÿonnettes. »  

     

    Quel crime avaient commis cette mère de famille et ses trois petites filles ? Quel crime ?.... Elles ont été tuées pour ce qu'elles étaient : des vendéennes !

    Le psychopathe Barère de Vieuzac, ne disait-il pas : « Le vaisseau de la Révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang. » (discours du 17 septembre 1793)...

     

    Passons aux documents :

    Le mémoire de pension : Victoire Rousseau......22 ans.

     Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    «  Cette fille a eu le poignet coupé à l'âge de deux ans sur le corps de sa mère, percée à coups de baÿonnettes ; elle a en outre perdu son père mort en combattant dans l'Armée Vendéenne et deux sœurs en bas âge  percées également à coups de baÿonnettes. » - Domicile Saint-Germain – proposée pour une pension de cent francs. - A Beaupréau le 24 novembre 1814, signé : le Cte de Tocqueville et le Cte d'Autichamp (vue n°6/15.dossiers nominatifs).

     

    Visitée par les médecins de l'hospice d'Angers le 24 novembre 1814 à Beaupréau :

    « A perdu la main droite par amputation au départ du poignet».

     

    Département de Maine et Loire – Arrondissement de Beaupréau – Commune de Saint Germain – Certificat de Victoire Rousseau.

    « Nous soussigné maire de la commune de St Germain sur l'attestation des sieurs :

     

    Félix Rabin, charpentier.

    Joseph Bossy, idem.

    René Bossy, idem.

    Jacques Rabin, idem.

    Tous quatre pères de famille domiciliés dans la dite commune, certifions que la nommée Victoire Rousseau file orfelinne a perdu son père, a été tué à la bataille de Cholet dans l'Armée Vendéenne, n'a pas été vu depuis – Certifions en outre que la dite Victoire Rousseau a été massacré par l'armée républicaine avec sa mère qu'on a tué et deux autres sœurs aussy massacré ; et a elle on luy a coupé le bras droit et qu'elle est dénuée de tous moyens d'existance – En foi de quoi nous luy avons délivré le présent certificat que Félix Rabin a signné avec nous après lecture faite  ; les autre on déclaré ne savoir signer. »

      A St Germain le vingt deux novembre dix huit cent quatorze.  »

    signé  : Félix Rabin - J Denis, maire.

     

    Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    Victoire Rousseau est la fille de Mathurin Rousseau, (tué en 1793 à Cholet) domestique à Bourghardy et de Jeanne Chevalier, marié le 25 janvier 1780 à Saint-Germain-sur-Moine (vue n°455/573 mariage St Germain). Elle ne s'est jamais mariée.

    La famille de Mathurin Rousseau est originaire de la Bruffière, installée à Torfou. Jeanne Chevalier est la fille d'un closier domicilié à St Gilles paroisse de Saint-Germain (tuée en 1794).

    De cette union sont issus :

     

    1° Mathurin Rousseau, né le 24 octobre 1780 à Saint-Germain † le 9 novembre 1780.

    2° Jeanne Rousseau, née le 14 juin 1782 à Saint-Germain † le 5 septembre 1788.

    3° Rose Rousseau, née le 16 juillet 1785 à Montfaucon. † le 21 avril 1839 à Saint-André-de-la-Marche.

    4° Julien Rousseau, né le 31 décembre 1787, † le 11 janvier 1788 à Montfaucon. 

    Marie Rousseau, née le 21 octobre 1789 à Montfaucon. Tuée en 1794 ?

    6° …. Rousseau (fille), née ??? - tuée en 1794. 

    Victoire Rousseau, née le 10 mars 1792 Montfaucon est décédée le 18 avril 1863 à Montfaucon sur Moine.

      

    Sources : Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés.   Dossiers de pensions, dossiers individuels-nominatifs class SHD XU 39-40, Victoire Rousseau, vues n°5,6,7/15. Archives Départementales du Maine et Loire tous droits réservés - Registres d'état civil de Saint-Germain-sur-Moine et Montfaucon-sur-Moine. Saint-André-de-la-Marche - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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