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    Sur les chemins de Galerne... 

    Le capitaine Franc-Coeur du Guédeniau, vous connaissez ? 

     

     

     

    Le Capitaine Franc-Coeur....Germain Foussard est né le 27 mai 1774 à Bocé en Anjou, près de Baugé. Il est le fils de Germain Foussard, closier, et de Marie Talluau. Lui même cultivateur et cabaretier au bourg du Guédeniau*, il commence à chouanner dès 1794 et prend le nom de guerre de Franc-Coeur.

     

    *Le Guédeniau est un joli petit village situé près de la forêt domaniale de Chandelais, entre Mouliherne et Baugé.

     

    Il participe à des coups de mains, contre les patriotes dans ce secteur sauvage et boisé en 1794, 1795, 1796, 1799 et 1800 et se met sous les ordres de Henri-René Bernard de la Frégéolière, revenu d’émigration et rescapé de Quiberon, qui le nomme capitaine en 1799. Il fait partie de la Division de cet Officier, le 5ème corps de l’Armée Royale de l’Ouest.

    Le Capitaine Franc-Coeur....

    Le Capitaine Franc-Coeur....

    Le Capitaine Franc-Coeur....

    En 1794, il reçoit une première blessure grave au combat du Bouchet* et une autre à Foulletourte dans la Sarthe en 1800.

     

    * Le château du Bouchet à Lasse, situé en bordure de la forêt de Chandelais ? 

     

    Célestin-Port, dans son dictionnaire historique, ne parle d’aucun combat s’étant déroulé près du château du Bouchet sur la commune de Lasse, peut-être un coup de main oublié, envolé avec le vent de Galerne ?

    Après 1800, Germain Foussard range son sabre et sa carabine et s’installe comme cabaretier au bourg du Guédeniau. Il en profite pour se marier avec Marie-Anne Bertrand le 29 septembre 1806 et de cette union est issu Germain-Pierre Foussard, né le 29 juin 1809.

    Le Capitaine Franc-Coeur....

    Devenu veuf  le 7 février 1816, il épouse à Pontigné, le 22 avril 1817, Geneviève Fourrier, née le 9 mars 1785 à Marcilly-sur-Maulne. Le 25ème jour de juin 1824 à 11 heures du matin, il  établit un certificat de notoriété devant le Juge de Paix du canton de Baugé, en ayant recours aux témoignages de trois camarades de combat :

     

    « Est comparu le Sieur Germain Foussard, domicilié commune du Guédeniau, en ce canton lequel nous a dit avoir fait partie des armées Royales de l’Ouest dans les années 1794, 1795, 1796 et 1800 dans la Division Bernard (Bernard de la Frégéolière) faisant alors partie du 5ème corps d’armée ditte de la rive droite de la Loire, qu’il fut en raison de ses bons et loyaux services fait capitaine dans la division précitée en 1799, que par les justes motifs il désirait jouir des bienfaits résultants de l’Ordonnance Royale datée du 3 décembre 1823, il avait fait comparaître trois témoins etc... » 

    « Louis Martin, âgé de quarante huit ans, tisserand, demeurant commune de Lasse, canton de Noyant, lequel nous a dit qu’ayant servi dans les armées royales  de l’Ouest dans les mêmes compagnie et Division et mêmes années que celles ci-dessus énoncées, il avait parfaite connaissance que le dit sieur Foussard a été ainsi qu’il a été relaté plus haut blessé au combat du Bouchet et de Foulletourte, qu’il est a sa parfaite connaissance que le sieur Foussard y fut blessé et retiré des rangs pour recevoir des soins que ses blessures exigèrent et transporté en lieu sûr. » 

    « Louis Fronteau, âgé de cinquante et un ans, domicilié de la commune de Pontigné en ce canton lequel nous a dit qu’il a fait comme soldat dans la compagnie ditte Chartrain Division, illisible, fait partie des armées royales de l’Ouest dans les armées ci-dessus désignées, qu’il était présent au combat du Bouchet et de Foulletourte et qu’il est réellement vrai que le Sieur Foussard a reçu deux blessures dans ces affaires a déclaré ne savoir signer, de ce enquis. 

      Etienne Goyau, âgé de quarante neuf ans, cultivateur dans la commune de Lasse canton de Noyant, nous a affirmé qu’ayant servi dans les armées royales  de l’Ouest dans les mêmes compagnie et Division et mêmes années que celles ci-dessus énoncées, il avait parfaite connaissance que le dit sieur Foussard a été ainsi qu’il a été relaté plus haut blessé au combat du Bouchet et de Foulletourte auxquels il se trouvait en personne et a de plus déclaré ne savoir signé de ce enquis. » 

     

    Constat des blessures :

     

    « Je soussigné Docteur en médecine de la Faculté de Paris, demeurant ville de Baugé, département de Maine et Loire, atteste que le nommé Foussard Germain, ex-capitaine de l’armée royaliste de l’Ouest, porte à la région lombaire droite une cicatrice qui résulterait d’un coup de feu, et qu’il est en outre atteint d’un engorgement variqueux du cordon spermatique gauche, accident qu’il a contracté au service de la dite armée et qui peut par son accroissement, le mettre dans l’impossibilité de gagner sa vie. 

    Baugé le 29 mars 1824.  

    signé : Mauger. » 

     

    Le Capitaine Franc-Coeur....

    Le Capitaine Franc-Coeur....

    Le Capitaine Franc-Coeur....

    Le Capitaine Franc-Coeur....

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire, tous droits réservés- registres paroissiaux et registres d’état civil du Guédeniau, de Bocé, de Pontigné 

    . Dossiers Vendéens class 1 M9/164. Germain Foussard. Copie de ses états de services délivrés par Henri-René de la Frégéolière (Dernière pièce du dossier). 

    . Carte de Cassini 1744 Lexilogos –  secteur du Guédeniau. 

    . Photo de l’auteur : Le Guédeniau  près de Baugé (Maine-et Loire). 

     

                                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Louis Coussays, officier chez les Paydrets...

     

                           

     

    Louis Coussays....Qui dit mieux ?  En trois combats il totalise un coup de feu, trois coups de sabres et une coup de baïonnette et rend paisiblement son âme à Dieu le 22 février 1848, dans sa maison, au bourg de Port-Saint-père, à l’âge de 96 ans.

    Le fait d’être resté célibataire, y étant certainement pour quelque chose, situation lui évitant beaucoup de contrariétés… (on peut blaguer non ?)

    Louis Coussaye-Coussays est le fils d’un notaire de Port-Saint-Père, il prend les armes en 1793. En plein pays de Retz, il participe à l’épopée du général Charette en de multiples combats que nous ignorons, puisque nous savons seulement qu’il touchait une pension de 200 francs en 1816. Il est porté sur le registre des gratifications accordées à 16 officiers identifiés de Loire-Inférieure, le 16 février 1816.

    A cette époque il est l’adjoint du maire de Port-Saint-Père. On nous dit qu’il  « se trouve dans une situation médiocre » au niveau fortune,  qu’il est « l’adjoint du maire, âgé de 62 ans, qu’il a reçu en trois batailles : un coup de feu, trois coups de sabre et un coup de bayonnette et qu’il touche une pension de 200 francs en tant qu’ancien sous-lieutenant. »

    Louis Coussays....

     

    Son père, François-Angélique Coussays est né le 29 janvier 1715 à Machecoul et est décédé le 5 novembre 1763 à Nantes. Notaire, lieutenant d’une des compagnies de Gardes Côtes de la paroisse de Sainte Croix de Machecoul, il épouse le 7 mai 1742 à Port-Saint-Père Bonne-Angélique Vesneau, née le 16 novembre 1715 à Port-Saint-Père et décédée en ce lieu le 19 février 1785. De cette union sont issus :

     

    1° François-Angélique Coussays, né le 16 avril 1743 à Port-Saint-Père, prêtre déporté en Espagne, Recteur de l’Ile de Bouin et † à Bouin le 5 juillet 1815.

    2° Marie-Bonne-Angélique Coussays, née le 6 avril 1744 à Port-Saint-Père.† à Machecoul le 30 mai 1821.

    3° Pierre Coussays, né le 3 septembre 1745 à Port-Saint-Père, † 29 décembre 1748 à Port-Saint-Père.

    4° Jean Coussays, né le 27 juillet 1746 à Port-Saint-Père.

    5° Jérôme Coussays, né le 3 décembre 1747 à Port-Saint-Père, notaire, † 20 mai 1833 à Port-Saint-Père.

    6° Françoise Coussays, née le 24 septembre 1748 à Port-Saint-Père.

    Louis Coussays, né le 2 janvier 1752 à Port-Saint-Père, officier Vendéen, adjoint au maire de P.St.Père. † 22 février 1848 à 96 ans.

    8° Rosalie Coussays, née le 16 février 1753 à Port-Saint-Père.

     

    Louis Coussays....

    Louis Coussays....

    En 1836, Louis Coussays est rentier, domicilié au bourg de Port-Saint-Père il a à son service une servante : Marguerite Landrin, veuve Salmon.

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. - Pensions et gratifications accordées aux anciens combattants des armées royales de l’Ouest- Gratifications accordées à 16 officiers le 16.2.1816 class SHD XU 36-2.

    . Archives départementales de Loire-Atlantique, tous droits réservés - Copie de l’acte de décès de Louis Coussays – acte n° 22 – état civil de Port-Saint-Père, année 1848, vue n°5/14. Copie de l’acte de Baptême, vue n°2/13 année 1752. Recensement année 1836 - Port-Saint-Père.

    . Généanet – famille Coussays - arbre de Pascal Le Labourier. 

    . Photo : de l’auteur 

     

                                                              

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Louis Charbonneau, tué à la deuxième bataille de Luçon... 

     

       

     

    Louis Charbonneau....Le Conseil supérieur de l’Armée Catholique et Royale, en rendant compte de cette bataille du 30 juillet 1793, s’exprima de la sorte :

     

    «  Nos troupes s’avancèrent, le 30, sur Luçon. L’armée républicaine les attendait rangée en ordre de bataille au delà de Bessay ; on l’attaqua avec vigueur. Nos troupes essuyèrent le feu le plus terrible de sa part sans en être effrayé. Notre artillerie, mieux servie que jamais leur répondit par des décharges multipliées ; chaque boulet plongeait directement dans les rangs ennemis et les sillonnait. Déjà les bataillons républicains se disposaient à fuir, leur centre était enfoncé, leurs soldats effrayés, tout nous présageait une victoire assurée, quand les lâches pillards, qui se traînaient à l’arrière garde, semèrent l’alarme dans tous les corps de l’armée, en prenant la fuite. Ce contre-temps fâcheux nécessita la retraite. M. le prince de Talmond la protégea avec un bataillon de cavalerie qui s’élança plusieurs fois dans les rangs de l’ennemi, détruisit presque entièrement un détachement de hussards et fit des prodiges de valeur. Les Suisses et les dragons ne se distinguèrent pas moins. Le nombre des prisonniers, des morts et des blessés est peu considérable de notre côté ; nos troupes ont laissé entre les mains de l’ennemi deux pièces de canon ; au reste, notre armée n’était forte que de douze à quinze mille hommes réunis à la hâte dans les paroisses voisines. 

    Le général en chef et ses braves compagnons d’armes se sont exposés aux plus grands dangers ; la Providence et leur sang-froid les ont préservés de tout accident funeste. Le cheval de Monsieur de Lescure a été blessé ; un gros de cavalerie qui s’acharnait à sa poursuite fut mis en déroute. Le Riche de Langerie, qui faisait ses premières armes, a eu son cheval tué sous lui. 

    Tel est le récit de cette action de cette action que, par intérêt pour la vérité, nous nous faisons un devoir de rapporter avec autant d’exactitude et de fidélité que nos succès et nos victoires. » 

     

    Très peu de morts du côté Vendéen, mais Louis Charbonneau de Rochetrejoux est resté sur le champ de bataille... 

       

     

    « 2 pluviôse an 14 – acte de notoriété n°49 .  

     

    Par devant Jean François Barbot, notaire  public du canton de Pouzauges au département de la Vendée résidant commune de Saint Michel Mont Mercure et Brunet son collègue résidant au Boupère, les deux soussignés : 

    Fut présente Catherine Préau-Péault veuve de Louis Charbonneau demeurant à la métayrie de Boismoraud  commune de Saint Paul en Paraid. 

    Laquelle a dit qu’il luy était impossible de justifier et faire connaître l’époque de la mort du dit Louis Charbonneau son défunt mary sans recourir à la notoriété publique attendu qu’il a été tué # à une des batailles qui a eu lieu près Luçon : #  entre les insurgés et les troupes républicaines quy a déterminé ladite Préau à faire comparaître volontairement devant nous et à cet instant : les citoyens Charles Préaut cultivateur âgé de trente cinq ans, Jacques Préault, cultivateur, âgé de trente trois ans, et frère de la dite Catherine Préault demeurant au dit lieu de Boismorand, (Bois-Morand) Jean Suaudeau, journalier âgé de vingt sept ans demeurant à Lachenaud. Charles Ravelaud, laboureur, demeurant à la Coudrinière ; Pierre Gautier laboureur demeurant à la Nardussière ?, âgé de quarante deux ans, René Bauchet, journalier, demeurant à Lachenaud, âgé de vingt six ans et Pierre Texier, bordier demeurant à la Coudrinière, âgé de vingt neuf ans : les tous de la commune de Saint-Paul-en-Paraids. 

    Lesquels ont déclaré et attesté avoir connu parfaitement le dit Louis Charbonneau mary de la requérante demeurant alors à la Baudière en la commune de Rochetrejou lequel sêtant trouvé à la deuxième bataille de Luçon lequel y fut tué et resta sur la place, ce que les déclarants disent être à leur connaissance et certifient exact tel que la vérité. 

    Dequoy laditte Catherine Préau veuve Charbonneau a requis acte que nous notaires soussignés : reçu : pour luy servir ce que de droit ; fait et passé à la Chanbeaudière commune Saint Michel Mont Mercure étude de Barbot, lu de nous, cejourd’huy avant midi le deux pluviose an douze de la République française une et indivisible ; lecture faite y ont tous persisté et déclaré ne savoir signer, de ce interpeller suivant la loy. Deux mots rayés nuls. # en l’an deux de la République.  

     

    signé: Brunet Notaire – Barbot Notaire. » 

     

    Louis Charbonneau....

      Louis Charbonneau est né le 17 mai 1754 au Boupère, il est le fils de Pierre Charbonneau et de Louise Gaborit. Il épouse le 18 février 1784 à Saint-Paul-en-Pareds, Jeanne Bedon, puis, le 27 juin 1792 à Rochetrejoux Catherine Péault-Préau, née le 21 avril 1767 à Saint-Paul-en-Pareds.

     

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres paroissiaux et état civil du Boupère, de Saint-Paul-en-Pareds.

     

    . Cadastre Napoléonien de 1825 - hameau de la Baudière à Rochetrejoux -class 

      3P192-1 Tableau Assemblage. 

    . Histoire de la guerre de la Vendée – Abbé Deniau, Tome II- pages 417, 418. -  

      Siraudeau éditeur à Angers. 

    . Photo : de l’auteur 

     

                                                                   

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              Pierre Bazot, compagnon d’armes du général Tranquille...                      

     

      

     

    Pierre Bazot ...Pierre Bazot est né le 11 mars 1771 à Gouis près de Durtal en Anjou. Il est le fils de Vincent Bazot et de Louise Perdreau. Le 21 Vendémiaire de l’an 6 (12 octobre 1797), il épouse à Durtal, à l’âge de 26 ans, Anne Gautier, âgée de 20 ans, fille de Pierre Gautier, serger à Gouis et de Jeanne Jary. A cette époque il exerce le métier de tisserand. De cette union sont issus onze enfants dont six survivront, entre autres :

    1° Pierre Bazot, né le 16 thermidor an 6 (3 août 1798) à Gouis.

    2° Louis-Jean Bazot, né le 23 nivôse an 8 (13 janvier 1800) à Gouis.

    3° Anne Bazot, née le 5 juin 1807 à Gouis.

     

    Pierre Bazot ...

    Le 17 mai 1825, il présente un certificat de Monsieur le Maréchal de Camp Tranquille*, un autre de son capitaine et un extrait du chirurgien constatant ses blessures, comme ancien soldat des armées Royales.

     

    « A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire Chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur.  

     

    Monsieur le Préfet, 

     

    A l’honneur de vous exposer, Pierre Bazot, tisserand demeurant commune de Durtal, section Gouis, que dès le commencement des malheurs qui renversèrent le thrône et l’autel, il suivit les principes que lui avoient inspirés les auteurs de ses jours en lui apprenoit qu’il devoit sans cesse combatre pour le rétablissement de son souverain légitime, ces ce qu’il a constemment fait. 

      C’est pourquoi, Monsieur il vous adresse sa supplique ; pour que vous lui veniez en aide, pour lui aider à élever sa femme et les six enfants, et joint à la présente. 

    1° un certificat de service de Monsieur le Maréchal de Camp Tranquille, 

    2° une autre de son capitaine, 

    3° un certificat du chirurgien de Beaugé qui constate ses blessures, 

    4° son extrait de naissance. 

    5° un certificat du premier adjoint au maire de Durtal, qui constate sa position actuelle. 

      Veuillez, Monsieur le Préfet, prendre le tout en considération vous obligerons. 

      Votre très humble serviteur, ne sait signer.  

      Durtal le 17 mai 1825. » 

     

    « Je soussigné, officier Vendéen, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de St Louis, Maréchal de Camp, 

    J’atteste et certifie que le Sieur Pierre Bazau a servi dans l’armée Royale de l’Ouest, a fait la campagne de 1793 dans l’armée de Vendée commandé par Monsieur le général de Larochejacquelin, est entré sous nos ordres en 1794, 1795 et 1796, ce brave militaire a toujours mérité notre estime par sa bonne et loyale conduite, en foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison, fait au château de Miné  le 14 mai 1825.  

    Signé : Tranquille, Maréchal de Camp*.  

     

    Vu à la Mairie d’Echemiré, le 14 mai 1825. » 

     

    Pierre Bazot a servi sous le commandement du « Général Gollier dit Grand-Pierre » et a commencé le service dans la Grande Armée de la Vendée. ; a continué dans la compagnie du capitaine Charnassé et a participé aux affaires de Châteauneuf (Châteauneuf-sur-Sarthe), Daumeray et Montinier (Montigné-les Rairies) et autres. « A été blessé à Montinier dans le bras droit et l’épaule gauche par armes à feu. Il est père de onze enfants dont six vivants. »

     

    Au moment de sa demande, il touche déjà une pension de 50 francs.

     

     Sources :

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire, tous droits réservés, commune de Durtal-Gouis.  Registres paroissiaux et état-civil -Vue 40/90 mariages an 6 – etc. 

    Dossiers Vendéens class 1M9/38 

    . Cadastre Napoléonien de 1831, Durtal-Gouis – class 3P4/133/1 Durtal.

    . Généanet – arbre généalogique famille Bazot-Basot. 

    . Photo : de l’auteur 

     

                                                                   

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    Pierre Lehy, un éclat de sabre dans le crâne…

                

     

     

    Pierre Lehy....Pierre Lehy est né le 15 janvier 1760 à Trémentines. Il est le fils de Louis Lehy et de Marie-Anne Girard. Il épouse le 7 juin 1791 à Melay, Anne Albert, fille de Pierre Albert et de Martine Benêteau de la paroisse de Saint-Georges-des-Gardes.

    En 1793, il est laboureur à Melay, et il semblerait qu’il soit métayer à la Boulaie – Boulaye, métairie incendiée en 1794.

    De son mariage sont issus dix enfants :

    1° Pierre Lehy, né le 5 septembre 1793 à Melay ?

    2° Jeanne Lehy, née le 20 décembre 1796 à Melay ?

    3° Marie-Anne, née le 5 février 1799 à Melay.

    4° Perrine Lehy, née le 11 octobre 1800 à Melay.

    5° Jean Lehy, né le 15 mars 1803 à Melay.

    6°Anne Lehy, née le 8 octobre 1805 à Melay.

    7° Rose-Jeanne Lehy, née le 9 septembre 1809 à Melay.

    8° Louise Lehy, née le 19 septembre 1812 à Melay.

    9° Joseph Lehy, né le 30 juillet 1814 à Melay.

    10° Jeanne Lehy, née le 22 janvier 1819 à Melay.

     

    Pierre Lehy....

    Pierre Lehy....

     

    Au combat de Rablay « il reçoit un coup de sabre sur la tête et un morceau de ce sabre resta plusieurs jours dans sa blessure ». Il fut fait prisonnier à ce même combat et conduit dans les prisons d’Angers où il fut accablé de tous les maux que l’on faisait subir aux Vendéens. Sa métairie fut brûlée et tous ses biens volés par les républicains.

    Le 16 décembre 1828, il demande une pension.

     

    « A son Altesse Royale, la Duchesse de Berry,  

    A l’honneur d’exposer très humblement,  

     

    « Pierre Lehy, laboureur, âgé de près de soixante neuf ans, né à Trémentines et demeurant à Melay, canton de Chemillé, département de Maine et Loire. 

    Qu’il n’a cessé de donner les preuves les plus grandes de son attachement pour la cause de l’auguste famille des Bourbons ; que pendant tout le temps de la guerre de Vendée, rangé sous la bannière des lis ; il n’a pas craint d’exposer  mille fois sa vie pour la défense de cette noble cause ; qu’il a assisté à toutes les batailles et qu’au combat de Rablay ; il reçut un coup de sabre sur la tête, un morceau de ce sabre resta plusieurs jours dans sa blessure ; 

    qu’à la même affaire il fut fait prisonnier et conduit à Angers par les républicains qui lui firent endurer tous les maux dont ils ne cessaient d’accabler les Vendéens. 

    Que, pendant qu’il souffroit ainsi pour la défense de la cause à laquelle il est resté entièrement attaché, les républicains pilloient, saccageoient, incendioient tout ce qu’il possédoit, 

    qu’échappé de sa prison  par suite d’une amnistie accordée aux Vendéens, il revînt dans son pays où il ne trouva plus rien, la métairie qu’il exploitoit avait été brûlée ; et la chance pillée par l’ennemi. 

    qu’il se trouva réduit à la misère, ne pouvant se livrer à un travail assidu, et n’ayant aucun moyen d’existence. 

    Qu’aujourd’hui, père de huit enfant dont un voudroit se destiner à l’état ecclésiastique, et que ses moyens ne permettent pas de faire instruire ; étant avancé en âge, et ne pouvant travailler, sa vue devenant faible et son entendement étant diminué par les suites de sa blessure ; Il ne jouit que d’une pension  de cinquante francs bien insuffisante à ses besoins et à ceux de sa famille. 

    Pourquoi il vous supplie très humblement Madame, de vouloir bien vous intéresser à lui et de le soulager dans son infortune en lui accordant une pension qui l’aide à vivre dans ses vieux jours et en ayant d’avoir la bonté de vouloir bien prendre en considération le désir que son fils âgé de quinze ans manifeste de se livrer à l’état ecclésiastique et l’impossibilité où il se trouve de dépenser pour son instruction. 

    Il ose recommander son fils à votre charité et humanité. 

    et de dire Madame, 

    de votre Altesse Royale, 

    le très humble, très obéissant et très dévoué serviteur. 

    signé : 

    Ange de la Béraudière Maire. 

    Melay, le 16 septembre 1828. 

    De la Sorinière, Chevalier de Saint-Louis, chef de la division de Chemillé. » 

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire - tous droits réservés  – Dossiers Vendéens – Pierre Lehy - class 1M9/237. 

    . Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Melay.- Famille Lehy de Melay - Généanet. 

    . Cadastre Napoléonien 3P4/207/1 Melay Tableau d’assemblage plan Napoléonien de 1827 – et la Boulaye 3P4/207/3 Melay  A2 de la Gastée – Plan Napoléonien de 1827 – Archives Départementales de Maine et-Loire, tous droits réservés. 

    . Photo : de l’auteur. 

                                                         

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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