• L'Airière, paroisse disparue....

    L’Airière, paroisse disparue…

     

    C’est une nouvelle fois une paroisse disparue qui sera l’objet de cette petite étude. L’Airière, othographiée quelquefois « Lairière » ou « La Lerrière » fut une commune réunie à La Ferrière par ordonnance royale du 20 septembre 1828. Son église Sainte-Catherine fut incendiée en 1568 par les huguenots. On ne sait si elle a eu à subir les affres des colonnes infernales comme sa voisine de La Ferrière, toujours est-il que sa démolition est évoquée en 1806, la paroisse ayant été supprimée au concordat de 1801. Elle sera finalement détruite en 1828 et ses pierres serviront à la construction de la nouvelle église de la Ferrière. Une poutre qui soutenait une cloche de l’église de l’Airière se trouverait dans une maison du village.

    Voici quelques notes des plus intéressantes ici :

     

    Nous avons retrouvé, grâce à notre « Maraichine Normande » quelques détails sur le curé qui officiait à l’Airière au moment de la révolution à voir ici :

     

     L'AIRIERE

     

    HÉBERT (N.) curé.

     

    On ne sait pas plus d'où venait M. Hébert que ce qu'il devint après avoir occupé les fonctions éphémères de grand vicaire de Rodrigue, évêque de la Vendée. Vicaire de Chavagnes-en-Paillers en 1785-1786, il assistait, le 8 juillet 1787, en qualité de prieur de Sainte-Catherine de l'Airière, à la sépulture de M. Forestier, curé de Chauché.

     

    En 1791, il prêta le serment, et fut choisi par Rodrigue pour l'un de ses vicaires épiscopaux. Il signa pour la première fois ce titre sur le registre des baptêmes de la paroisse de Luçon en juillet 1791. Le 28 du même mois, le directoire du département délibérait sur la sur la question de son traitement :

    "Séance du 28 juillet 1791.

    Vu l'acte d'installation du sieur Hébert, vicaire ordinaire de la cathédrale de la Vendée, en date du 13 juin dernier,

    Le directoire a fixé et réglé son traitement, à compter de la même époque, à la somme de 2000 francs pour être payé suivant la loi, en comprenant néanmoins ce qu'il a touché par avance comme curé de l'Airière depuis le 12 juin jusqu'au 1er juillet suivants".

     

    Il n'y a pas de petites économies.

     

    La carrière vice-épiscopale de M. Hébert n'a point laissé de traces, et le "vicaire de la cathédrale de la Vendée" disparut dans l'orage qui emporta les fonctionnaires du culte et le culte lui-même.

     

    La paroisse de l'Airière desservie pendant ce temps par M. Merland, curé de l'Aiguillon-sur-vie, en résidence à Boulogne, fut supprimée au Concordat et réunie à la Ferrière en septembre 1828.

     

    REVUE DU BAS-POITOU

    1902 - 4ème livraison

     

     

    On sait que ce curé Merland sera au synode du château du Pont-de-Vie avec Charette…

     

    RL

    Juillet 2013

     

    Vue du cadastre de 1825 de l’Airière. On y voit l’église colorisée en jaune, ce qui indique un bâtiment en ruine, ainsi que le cimetière en face.

     

    L'Airière, paroisse disparue....

     

    Vue aérienne Géoportail avec l’emplacement de l’église et du cimetière figurés par des croix rouges.

     

    L'Airière, paroisse disparue....

     

    Emplacement actuel de ce qui était la porte de l’église.

     

    L'Airière, paroisse disparue....

     

    Le champ du cimetière aujourd’hui.

     

    L'Airière, paroisse disparue....

     


  • Commentaires

    11
    Lundi 20 Janvier 2014 à 22:46

    Merci de votre intervention. N'hésitez pas si vous en apprenez plus. Je transfère vers le forum "Le Chêne et le Hibou", afin se savoir si quelqu'un pourrait découvrir s'il y a confusion avec le curé de l'Airière.

     

    Amicalement,

    RL

    10
    brianceau
    Lundi 20 Janvier 2014 à 22:34

    Je me suis procuré la revue "DI ME ZOU", histoire et traditions du pays des Achards, et celle ci nous apprend que Mairand, déja curé de Landevielle, fut nommé à la Chapelle-Hermier et qu'il était le plus honni des prètres jureurs de la contrée!

    Son zèle républicain l'avait emmener à dénoncer ses confrères dont M Cohade, curé réfractaire de la Chaise Giraud qui alléguait une indisposition réelle pour ne pas se constituer prisonnier à Fontenay mais continuait à exercer comme par le passé son ministère.

    Il fut conduit à Fontenay entre deux gens d'arme et jeté en prison malgré son age déja avancé!

    Sources: Archives diocésaines de Lucon: Le clergé vendéen victime de la Révolution Française 

    Voilà les derniers élements après l'histoire que j'ai posté sur eklablog

    Bien à vous 

    Alexandre

    9
    Samedi 4 Janvier 2014 à 17:29

    Nous avons entamé une discussion avec un ami sur un petit forum.

    http://cheneethibou.forumactif.org/t71-un-cure-assermente-assassine-a-l-aiguillon-sur-vie

    8
    brianceau
    Vendredi 3 Janvier 2014 à 21:26

    J'ai vu que la revue "dis me zou " de la Mothe Achard en parlait dans son dernier N°

    Je me la procure et vous en parle.

    Pour la photo du site, il est saccagé par le passage du gaz; mais sur la borne du Conseil Général il y en a une d'époque (?)

    Je vais me rapprocher des auteurs de cette borne pour en savoir plus et je ne manquerai pas de vous transmettre.

    A plus

    7
    Vendredi 3 Janvier 2014 à 19:56

    Merci de votre commentaire. Si vous retrouvez d'autres précisions n'hésitez pas. Je peux même insérer des photos si vous voulez.

    Bonne soirée.

    6
    brianceau
    Vendredi 3 Janvier 2014 à 19:31

    Bonsoir! 

    Je n'arrive pas à mettre la main sur le document relatant son histoire mais je ne désèspère pas de le retrouver; en attendant, j'ai été à la Croisée Mairand ce matin pour lire la borne du Conseil Général à son sujet; en voici le texte intégral:

    La Croisée Mairand fut en 1793 le lieu d'un règlement de compte. Le curé Pierre Mairand était le prètre de la paroisse de Landevielle désigné par la république, et donc considéré comme hérétique. Son ardeur à défendre la cause révolutionnaire lui sera fatale: de retour d'une cérémonie à l'Aiguillon sur vie, il fut attaqué à cet endroit par un groupe de Vendéens Royalistes et laissé pour mort.

    Selon l'histoire locale, il serait entérré avec son cheval en ce lieu marqué d'une pièrre.

     

    L'anecdote est qu'ils ont passé le gaz à cet endroit,  sans précaution particulières, et qu'ils n'ont pas trouvé d'ossement......

    Bonne soirée

    5
    Lundi 30 Décembre 2013 à 22:01

    Merci à vous de votre collaboration. Je ne prétend pas avoir la science infuse et je peux me tromper. Bonne soirée.

    4
    brianceau
    Lundi 30 Décembre 2013 à 21:26

    Je vais rechercher son histoire exacte et je vous la transmet;

    Ce qui me parait le plus curieux, c'est qu'il a ete au synode!

    3
    Vendredi 27 Décembre 2013 à 22:44

    Merci, je vais réactualiser l'article dans les jour prochains, mais Melrand figure bien dans la liste des prêtres présents au synode du château du Pont-de-Vie, comme desservant de l'Airière. Par contre Mairand existe bien aussi:

    http://vendeens-archives.vendee.fr/personnalite-mairand-pierre-6260

    Pouvez-vous m'en dire plus sur les circonstances de sa mort et les motifs qui ont déterminé les blancs à le tuer ?

    2
    Brianceau
    Vendredi 27 Décembre 2013 à 21:52

    Ce serait plutot l'abbé Mairand curé jureur de l'Aiguillon,trafiquant, assassiné par les blancs à Landevieille .

    Il repose sous une grosse pierre au lieu dit La Croisée Mairand

    1
    herbreteau
    Lundi 29 Juillet 2013 à 00:47

    Très interessant cet article

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :