• Joseph Huteau....

     

                                                            

    Joseph Huteau de la Paroisse de Tillières, 

    capitaine d'une compagnie de cette commune en 1815...

     

     

                            

     Joseph Huteau.... Joseph Huteau est né et a été baptisé à Gesté le 21 août 1786. Il est le fils de Joseph Huteau, menuisier, demeurant au bourg et de Marie Arial. Le parrain a été Yves Huteau, frère de l'enfant et la marraine Sophie, Honorée, Marie Charon, cousine de l'enfant.

     

      En 1815, Joseph Huteau est aubergiste à Tillières. Il a épousé le 29 janvier 1807 à Chemillé, Henriette, Jeanne, Constance Jacquet, née le 16 mars 1788 à Chemillé, fille de Jacques, Joseph Jacquet, marchand boucher († le 3 mai 1793) et de Anne, Renée, Perrine Cesbron. De cette union sont issus :

     

    1° - Marie, Anne Huteau, née le 10 octobre 1807 à Tillières.

    2° - Joseph Huteau, né le 21 avril 1809 à Tillières.

    3° - Félix, Yves Huteau, né le 5 mai 1811 à Tillières.

    4° - Henriette, Constance Huteau, née le 5 août 1818 à Tillières. † le 9 août 1818 à Tillières.

    5° - Henriette, Constance Huteau née le 29 mars 1820 à Tillières.

      Il participe à la campagne de 1815 sous les ordres du général comte D'Autichamp et servit en qualité de capitaine d'une compagnie de la paroisse de Tillières. Il est breveté comme tel par ce même général et obtient une place de Gendarme à Cheval à la brigade de Beaupréau ; mais ''le défaut de forces de son tempérament lui fit obtenir un congé de réforme signé des membres du Conseil d'Administration en date du 5 mai 1817''.

     

     Le 26 mai 1826, il dépose une demande de pension à la mairie de Tillières.

      « Joseph Huteau, âgé de trente neuf ans, cabaretier, demeurant le bourg de Tilliers, canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

     

      Expose à Messieurs les membres de la Commission nommée à Beaupréau à l'effet d'examiner les pièces à l'appui des demandes des individus qui ont servis dans les armées Royales de l'Ouest ; conformément à l'Ordonnance Royale du 3 mars dernier et de la correspondance de Mr le Préfet à cette égard.

      Qu'il était jeune lorsque la 1ère guerre de la Vendée commença. Mais qu'en 1815 il fit la campagne sous les ordres du Général comte Dautichamp et servi en qualité de capitaine d'une compagnie de la paroisse de Tilliers et breveté comme tel par le Général Comte Dautichamp. Puis le zèle de servir, il obtint une place de gendarme dans la brigade de Beaupréau, mais le défaut de forces de son tempérament lui fit obtenir un congé de réforme signés des membres du Conseil d'administration en date du cinq mai 1817 ; ses campagnes au bas du dit congé font partie de ses services.

      Observant, Messieurs que feu son père était marchand de bois fit l'acquisition de bois futais de la Perrinières appartenant à Mr le comte de Gibot, qu'une partie était restée exploitée en planches dans les allées du château de la Perrinières et dans le sors de la guerre en l'incendie consommant toutes les maisons. Le chef de la 1ère Division alors qu'il était à Saint Macaire qui par un ordre émanée du Général en chef Stofflet ordonne que dans les bois les plus retirés seraient construit des maisons, magasins et fours, pour y faire des hopitaux ; le chef de la Division de Saint Macaire ordonna que les planches qui étaient à la Perrinières appartenant à mon père seraient prises et employées à la construction des cases dans les bois de la Perrinières ; il en fut également pris en 1793 pour confectionner le moulin à poudre dans les appartement du dit château de la Perrinières. La mort de mon père s'en est suivis et je me rappelle quoique très jeune, que le nombre de milliers de bois ce montait à quinze milliers qu'on évaluait alors à cent cinquante francs le millier qui fait la somme de 2250 francs ; il en brûla une quantité d'autre bois dans le bourg de Gesté le jour que les monstres massacrèrent les habitants et trois maisons furent comme les autres la proie des flammes.

      Enfin en 1815, l'armée de La Marque passa dans le bourg de Tilliers, sachant que j'avais fait partie de l'Armée Royale, les recherches qu'ils firent dans ma maison trouveront mon fusil chargé ; duquel je n'avait pu sauver par la surprise qu'ils firent dans le bourg, ayant su que j'étais capitaine se portèrent à un pillage dans ma maison qui m'a mis dans un état de détresse  de la quelle je n'ai pu me relever jusqu'à cette époque.

      Le soussigné a donc l'honneur d'exposer tous les faits ci-dessus et que les preuves sont tellement véritables que les certificats à l'appui de la présente seront pour lui l'espoir que Messieurs de la Commission auront égard à toutes les pertes d'un homme avec une nombreuse famille et fait tous en bois perdus , maisons brûlées et pillages éprouvés et qu'il obtiendra une gratification ou secours annuelle en raison de ses pertes et services et que le soussigné à l'honneur d'être leur très humble et très obéissant serviteur.

     

     A Tilliers le 24 mai 1825  ».

     

      signé  : Huteau capitaine – Merand adjoint, Bardet capitaine , Dumeslier Chevalier de Saint Louis, ancien commandant de la 2ème subdivision de Montfaucon.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire  tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Joseph Huteau 1M9/218 n°1- Pièce n°4 du dossier - Registres d'état civil de la commune de Chemillé (vue 195/222) - Tillières-  Photos de l'auteur.

                                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 

     

    Joseph Huteau....


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