• Jean-Thomas Durand....

     

     

    Jean, Thomas Durand de la paroisse de Roussay. 

    Blessé au combat de la Roche-Servière en 1815

     

     

     

     Jean Durand.... En 1815 « Le retour des Bourbons fit éclater dans la Vendée, des transports de joie qui approchaient du délire. La nouvelle s'en était répandue avec une rapidité incroyable, au moment même où, fatiguée de la tyrannie, cette fidèle contrée était à la veille d'arborer son vieux drapeau. « Des cris d'amour et de joie s'élevèrent alors de cent mille chaumières ; un seul jour avait effacé les malheurs de vingt cinq années de deuil ». Comte de Quatrebarbes, Une paroisse Vendéenne sous la Terreur.

     

      Dans ce transport de joie, les combattants Vendéens et les blessés boivent à la santé du Roi... et Jean-Thomas Durand choque son verre avec ses camarades de combat.

        Jean-Thomas Durand est né et a été baptisé le 6 septembre 1782 à Roussay en Anjou. Il est le fils de Joseph Durand, tisserand et de Perrine Neau. Le parrain a été Thomas Durand son cousin et la marraine Jeanne Boissinot.  

      En 1815 il rejoint l'armée Royaliste en qualité de Sergent-Major et est blessé au bras gauche. Il reçoit du Roi un titre de Reconnaissance et dépose une demande de pension le 10 février 1824.

     

     « A Roussay le 10 février 1824 – Durand Jean domicillié à Roussay canton de Montfaucon, arrondissement de Beaupréau Département de Maine et Loire, 

    A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre à Paris.

     

    Monseigneur, J'ai l'honneur vous exposer, en mil huit cent quinze j'ai marché avec le plus grand zèle à l'armée de ce pays par le désir de voir le rétablissement de notre bon Roi Louis XVIII ; à l'affaire de la Roche-Servière je reçu une blessure au bras gauche, qui m'empêche souvent de travailler à mon état de journallier. J'ai reçu en l'année mil huit cent vingt et un de sa Majesté notre bon Roi un titre de Reconnaissance pour les services que j'avais pu faire comme bon Vendéen. Je sollicite de vous, Monseigneur une modique pension pour suppléer au défaut de travail que je suis privé de faire rapport à ma blessure, dont j'ai grand besoin pour assurer mon existence. 

      Veuillez Monseigneur prendre en considération l'exposé que j'ai l'honneur vous faire et croire que je suis avec le plus profond respect de votre Excellence votre très humble et très obéissant serviteur.

     

    Légalisé par le Maire de Roussay le 24 juin 1824.

     

    Jean-Thomas Durand....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      En mars 1824 un certificat de notoriété est établi.

     

      « Le neuvième jour du mois de mars mil huit cent vingt quatre, 

      Devant nous Simon, Charles Clémot Lahaye Juge de Paix du canton de Montfaucon département de Maine et Loire assisté du Sieur Michel, Edouard Dupouët notre greffier ; 

      A comparu Jean Durand, closier demeurant commune de Roussay, lequel nous a exposé qu'il a servi en qualité de sergent-major dans les armées Royales et qu'au combat de la Roche Servière il a été blessé à la main gauche, le quel combat a eu lieu en mil huit cent quinze, et qu'il demande à faire entendre à l'appui de sa déclaration des personnes qui en ayent connaissance comme s'étant trouvés eux mêmes au même combat, pour lui servir et valoir ce que de raison, et a déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant la loi : au même instant nous, juge de Paix obtempérant à la dite demande, ont comparu devant nous   : 

    1° Joseph Durand, voiturier demeurant commune de Montfaucon. 

    2° Louis Guittet, voiturier, demeurant dite commune de Montfaucon. 

    3° Jean Durand, closier, demeurant aussi commune de Montfaucon. 

      Lesquels sus établis nous ont déclaré unanimement avoir parffaite connaissance que le dit Jean Durand, closier, demeurant commune de Rousssay, servant en qualité de sergent Major dans les armées Royales de la Vendée ; a été blessé à la main gauche, au combat de la Roche Servière, qui a eu lieu en mil huit cent quinze ; et qu'ils étaient eux-mêmes au même combat  ce qu'ils attestent sincère et véritable ; 

      Desquelles comparutions, réquisition et affirmation, les comparants nous ont requis acte que nous leur avons octroyé. Après lecture et approbation de leur part, étant les dits Joseph Durand, Louis Guittet et Jean Durand déclaré ne savoir signer, de ce enquis suivant la loi. 

      Fait et clos et arrêté à Montfaucon lieu ordinaire de nos audiences les jour mois et an que dessus.

     

    Signé Clémot-Lahaye et Dupouët.

     

    Certificat du chirurgien.

     

    « Je soussigne et certifie François Louis Belouino faisant les fonctions de chirurgien major du deuxième corps d'Armée Royale Vendéenne d'Anjou, en mil huit cent quinze, Officier de santé patenté n°35, domicilié de la commune de St Macaire canton de Montfaucon, arrondissement de Beaupréau, département de Maine et Loire avons donné mes soins en mil huit cent quinze, jour du combat de Roche Servière y étant présent sur les lieux au nommé Jean Durand, domicilié à Roussé même canton sus nommé pour un coup de feu qu'il a reçu au dit combat contre les colonnes de Napoléon Bonaparte, à la main gauche, que j'ai été obligé d'opérer, et malgré tous mes soins subséquents, il en est résulté une difficulté dans la flexion du pouce par la section des muscles et tendons fléchisseurs du dit pouce aussi que par la fracture du second os du métacarpe ; ce qui met le dit dans l'impossibilité d'exercer l'état de journalier dont il fait profession. 

      En foi de quoi je lui ai délivré le présent pour lui servir et valloir ce que de raison. 

      A St Macaire le quinze février mil huit cent vingt quatre  ».

     

      Signé Belouino Chirurgien Brouillet D et M.

     

      Jean-Thomas Durand s'est marié le 2 octobre 1815 à Roussay avec Marie Davignon, domestique, née le 8 février 1787 à Torfou, fille de François Davignon et de Perrine Vinet. 

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/152 Jean Durand n°4 - Registres d'Etat civil de la commune de Roussay et Torfou. Comte de Quatrebarbes, Une paroisse Vendéenne sous la terreur-réédition de 1877 - Rennes Yves Salmon, Editeur 18, rue Perrin de la Touche 1980 - page 117. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets. 


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