• Jean Pasquereau....

                                    

                                              La Baïonnette Royale

     

     

    Jean Pasquereau....  Pasquereau Jean est né et a été baptisé le 18 septembre 1769 à Gorges dans le Comté Nantais. Il est le fils de Jean Pasquereau, laboureur à bœufs et de Anne Piou de la métairie de la Vinsonnière. mariés le 12 février 1768 à Gorges. Il a pour parrain Mathurin Pasquereau son oncle et Louise Pasquereau sa tante. 

     Il épouse vers 1800 Renée Beaufreton, née le 24 février 1778 à la Séguinière, fille de François Beaufreton et de Renée Durand demeurant à Laveau.. Le 26 pluviôse an 11, dans un acte de mariage, nous le retrouvons au May-sur-Evre où il exerce le métier de sabotier. Il sera père de six enfants.

     Agé de 24 ans en 1793, il prend les armes contre la République dès le mois de mars et est incorporé dans la première compagnie de la Division de Cholet. Il fait partie des rares survivants de la ''Virée de Galerne''. Il participe donc à la campagne d'Outre-Loire et dès son retour il est blessé d'un coup de feu à la jambe droite à l'affaire de Chemillé puis, d'un coup de feu au bras droit à l'affaire de Machecoul la même année. Il dépose une demande de pension à la Séguinière le 17 mai 1825.

     

              Demande de pension en Mai 1825

     

      Pasquereau Jean, sabotier à la Séguinière département de Maine-et-Loire

                      A Messieurs composant la Commission de Beaupréau.

                                                                 Messieurs,

       

         «  Ayant eu connaissance de l'Ordonnance Royale le 29 décembre 1824, du 12janvier et du 3 mars 124, par laquelle sa Majesté fait espérer des secours aux militaires blessés dans les armées Royales de l' Ouest, étant pensionné jusqu'ici de cinquante francs, qui ne peuvent suffir à ma subsistance ayant six enfants en bas âge ; je vous suplie Messieurs de me faire participer à la distribution des secours promis par le Roi, je joins à la présente demande les pièces qui constates les droits que je pis avoir aux bontés du Roi.

      Je suis avec respect Messieurs votre très humble et très dévoué serviteur ».

     

                              Fait à la Séguinière le 17 mai 1825

     

                 demande visée par le maire de la Séguinière.

                                    

                             Certificat du chirurgien.

     

      « Je soussigné chirurgien au bourg de Saint-Macaire, arrondissement de Beaupréau département de Maine-et-Loire.

      Certifie avoir visité le nommé Pasquereau Jean, sabotier, ancien soldat des Armées Royales de l'Ouest, demeurant commune de la Séguinière en cet arrondissement, lequel a présenté à mon examen les blessures suivantes :

     1° Deux cicatrices à la partie inférieure de l'avant bras droit dont l'une antérieurement et l'autre postérieurement paraissant produite par une même balle de calibre qui a fracturé l'os radius et déchiré le tendon extenseur du pouce.

     2° Une autre cicatrice à la partie moyenne et interne de la jambe droite offrant aussi la dimension d'une balle de calibre qui a pénétré dans le tibia.

       Ces blessures occasionnent une très grande difficulté dans les mouvements de la main et du pouce et un gonflement considérable de la jambe et du pied.

      En foi de quoi j'ai délivré le présent certificat à Saint-Macaire le dix sept mai mil huit cent vingt cinq.

                                     Signé : André chirurgien et Brouillet docteur en médecine.

     

    Jean Pasquereau....

     

           

     

                              Certificat des Officiers

     

        « Nous soussignés anciens officiers de l' Armée Royale de la Vendée, Armée d'Anjou ;

      Certifions à tout qu'il appartiendra que Pasquereau Jean, sabotier, né à Gorges (Loire Inférieure) le 18 septembre 1769 et domicilié présentement à la Séguinière canton de Cholet en cet Arrondissement a servi avec honneur et probité, bravoure et distinction en qualité de soldat sous nos ordres à toute prise et reprise d'armes depuis 1793 jusqu'à ce jour.

      Qu'il a fait la Campagne d'Outre-Loire en 1793.

      Qu'il fut blessé d'un coup de feu à la jambe droite à l'affaire de Chemillé au retour d'Outre-Loire et d'un coup de feu au bras droit à l'affaire de Machecoul même année. Ce qui l'empêche de travailler utilement.

      Qu'il a son épouse et six enfants encore pour la plupart en bas-âge.

      Qu'étant dans l'indigence et sans autre ressource qu'une modique pension de 50fr sur les fonds de l'Etat. Il a droit à la munificence, à la bienveillance du Gouvernement afin de faire porter cette modique pension au maximum de celle a laquelle il a droit de prétendre suivant ses blessures, la nature et l'ancienneté de ses services.

      En foi de tout-quoi lui avons , ce requérant délivré le présent pour lui valoir et servir ce que de droit ».

                                                A Cholet, le 21 mai 1825.

     

    Signé : Boussion, ancien Chef de Bataillon, Macé, ancien Commandant de Bataillon, Viaud, Capitaine de la 1ère compagnie de Cholet.              

                                    

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens –  Photo de l'auteur.

                        Xavier Paquereau pour Chemins secrets.


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