• Jean Joly, de Gonnord....

                                     

     

    Jean Joly de Gonnord... 

         

      Tel on a vécu, tel on mourra !

     

     

    Jean Joly, de Gonnord....« Dieu enverra des châtiments terribles sur les misérables qui se couvrirent dans la Vendée de sang et d'ignominie. La plupart ont été constamment repoussés de la société des honnêtes gens, et ont traîné pendant le reste de leur vie une existence sombre, farouche et maudite ; beaucoup parmi ces scélérats sont morts en désespérés, et les témoins de leurs derniers moments en ont été glacés d'épouvante. »

     

    En ce 23 janvier 1794, la Colonne Infernale de Crouzat encercle le village de Gonnord près de Vihiers et massacre deux cents habitants à l'extrémité du bourg sur la route de la Salle-de-Vihiers. Cordelier écrit : « Mon adjoint Crouzat, commandant la seconde colonne a tué hier au seul bourg de Gonnord trois cent dix brigands : vieillards, femmes et enfants, mis vivants dans le fossé. Dans ce moment quarante métairies éclairent la campagne ».

     

    Dans ces basses besognes, les soldats républicains sont aidés par les révolutionnaires locaux, voici le portrait d'un scélérat de Gonnord décrit par Monsieur l'Abbé Deniau :

     

    « Le maçon Joly, qui, à Gonnord lors du massacre de deux cents vieillards, femmes et enfants assommait, avec sa tranche à brasser le mortier, les enfants qui cherchaient à sortir du fossé profond où ils avaient été jetés, vécut jusqu'en 1843 ; tombé dans la misère et sérieusement malade, il fut recueilli dans l'hôpital de Gonnord. Comme la mort approchait, une religieuse l'exhorta à se convertir. Depuis la Révolution il s'était constamment tenu à l'écart des pratiques religieuses, menait une vie sombre et farouche, et était redouté des braves gens  ; Il refusa d'entendre la religieuse. Quand elle eut tourné les talons, il se leva tout en fureur, et alla briser un Christ qui était au dessus de la porte d'entrée de la salle. En revenant à son lit il fut frappé d'apoplexie ».

     

    Si la Vendée vénère ses martyrs, il faut aussi immortaliser les noms de ses bourreaux, c'est faire œuvre de ''salubrité publique''.

     

    Entre 1825 et 1845, il n'existe qu'un seul personnage répondant au nom de Joly décédé à l'hospice de Gonnord, il s'agit de Jean Joly, charpentier et non pas maçon, voici son acte de décès :

     

    « L'an mil huit cent trente six, le 18 juin à quatre heures du soir, devant nous Michel-Victor Prieur, maire officier de l'état civil de la commune de Gonnord, canton de Thouarcé arrondissement d'Angers, département de Maine et Loire soussigné :

     

    Sont comparus Jean Morisseau, tailleur de pierre, âgé de cinquante ans, voisin du défunt ci-après nommé et René Jousselin aussi tailleur de pierre, âgé de trente trois ans demeurant tous les deux au bourg de Gonnord. 

      Les quels nous ont déclaré que Jean Joly, ancien charpentier époux de Anne Maugin en seconde noce, âgé de quatre vingt deux ans, né en cette commune est décédé le jour d'avant-hier à six heures du soir à l'hospice de Gonnord, fils de feu Claude Joly et de Mathurine Hammelin. 

    De quoi nous avons dressé le présent acte que les comparants ont signé avec nous de ce enquis après lecture. »

     

    signé Morisseau – René Jousselin – Prieur maire. 

     

    Jean Joly est né le 30 septembre 1754 à Gonnord, il est le fils de Claude Joly, charpentier et de Mathurine Hamelin. Il se marie le 15 septembre 1788 à Gonnord,  avec Renée Chauveau, fille de François Chauveau, journalier et de Renée Legeais.

    Domicilié à Gonnord, il y exerce la profession de charpentier. De cette union est issu :

     

     

    1° Jean-Victor Joly, né le 2 août 1790 à Gonnord et décédé en ce lieu le 5 mars 1792.

     

      Renée Chauveau décède le 9 mars 1827 à Gonnord. Le 26 juin 1828, âgé de 74 ans, il épouse Anne Maugin âgée de 38 ans, originaire de Brigné-sur-Layon.

     

     

    Sources: Histoire de la Guerre de la Vendée de Monsieur l'abbé Deniau TOME VI, pages 144-145 - Siraudeau éditeur à Angers. Registres de l'état civil de la commune de Gonnord et de Brigné-sur-Layon - Photo de l'auteur et de Vendéens et Chouans pour le calvaire de Gonnord –

     

    Plus de précisions ici et ici.

     

     

                                                            

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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