• Jean Charrier....

                                       

    Jean Charrier, blessé au combat de Saint-Fulgent 

    de onze coups de pointe de sabre... le 9 janvier 1794 

     

      

     

    Jean Charrier....Le jeudi 9 janvier, Monsieur de Charette « rassemble un millier d'hommes aux Essarts et va, à leur tête, attaquer Saint-Fulgent qui était occupé par un détachement de patriotes et de quelques troupes de lignes de la dernière réquisition. Ces soldats y dressaient en ce moment un très-grand arbre de la liberté. Charette s'empare de Saint-Fulgent, renverse l'arbre de la liberté et poursuit les Bleus qui n'échappèrent à ses coups qu'à la faveur de la nuit. Ses soldats rentrèrent dans le bourg, exténués de fatigues, et ne purent monter la garde, Charette s'en aperçut ; et pendant que tous dormaient d'un profond sommeil, lui, avec quelques hommes seulement, veilla sur le grand chemin. Sa vigilance ne fut pas inutile. Le lendemain matin, un détachement, parti de Chantonnay, se présenta pour relever le poste de Saint-Fulgent dont il ignorait la défaite. Charette le laisse approcher ; profitant de sa méprise, il l'aborde en faisant sur lui une décharge générale ; les Bleus font aussitôt volte face, et s'enfuient à toutes jambes vers les Quatre-Chemins ; leur fuite est si rapide que les soldats de Charette ne peuvent les atteindre. Rendus au château de l'Oie, les républicains essayent d'y résister, mais après avec perdu quelques hommes seulement, ils prennent de nouveau la fuite ; Charette empêcha ses soldats de les poursuivre, il faisait un froid excessif.

     

    Après cette double victoire ; Joly, qui avait rejoint Charette, lui conseilla de ne pas retourner à Saint-Fulgent, mais de se diriger sur les Essarts, dans la persuasion que les cantonnements républicains mis en éveil par la fusillade des deux engagements qui viennent d'avoir lieu, vont se réunir pour l'écraser dans ce bourg. Charette n'écoute point cet avis et revint à Saint-Fulgent pour y faire reposer sa troupe. A son arrivée dans ce bourg, des femmes vinrent le prévenir que pendant qu'il poursuivait les Bleus du côté des Quatre-Chemins, des gendarmes étaient venus à Saint-Fulgent et leur avaient dit qu'il y ''aurait grande compagnie pour le lendemain '' ; Charette ne voulu point tenir compte de leur avertissement et il laissa sa troupe se reposer, sans aucune défiance, des fatigues de la journée. Cependant pour plus de sûreté, il consentit à envoyer sur la route de Montaigu une compagnie de cavaliers qui rentra précipitamment quelques instants après. C'était l'adjudant-général Joba qui venait de Montaigu à la tête d'environ 1200 hommes. Sur les six heures du matin, il attaque vigoureusement Charette. Les Royalistes surpris sont forcés d'accepter un combat auquel ils n'étaient nullement préparés, et après un quart d'heure de lutte ils s'enfuient de tous côtés au milieu des ténèbres, sans savoir où ils allaient ni quel serait le lieu de ralliement. Charette, accompagné de dix hommes seulement, erre dans l'obscurité, sur la paroisse de la Copechanière, et, quand le jour paraît, il s'enfonce dans la forêt de Grala... »

     

    C'est donc vers 6 heures trente que Jean Charrier est laissé pour mort. Le registre des pensions (du 16 mai 1816 SHD XU 33-1, vue n°32/80-Vendée) nous indique sous le n°300 « Jean Charrier, 36 ans de Talmont-Saint-Hilaire, tailleur de pierres, deux enfants, soldat,  blessé au combat de Saint-Fulgent de onze coups de sabre de pointe sur le corps, laissé pour mort sur la place »

    Il est proposé pour une pension de cent francs.

     

      Jean Charrier était bien jeune en 1794, puisqu'il n'avait qu'à peine 15 ans quand il reçu un déluge de coups de pointe de sabre, un véritable acharnement. C'est encore un combattant, à l'instar de beaucoup d'autres, qui échappe à la mort par miracle.

     

    Jean Charrier-Charier est né le 23 septembre 1779 au village de Villeneuve paroisse de Saint-Etienne-du-Bois. Il est le fils de Pierre Charrier et de Marie Mignen, victimes du génocide.

    Jean Charrier....

     

           Voici un extrait de son acte de mariage, le 14 novembre 1809 :

    « Jean Charrier, garçon, tailleur de pierres, âgé de trente ans, natif du village de Villeneuve commune de Saint-Etienne-du-Bois en ce département, le 23 septembre 1779, fils de Pierre Charrier et de Marie Migeren …. lequel a prêté serment entre nos mains, n'avoir aucune connaissance du lieu de décès ni de celui du dernier domicile de ses dits père et mère. »

    Il épouse  :

     

          Rose Rabillaud, servante, âgée de vingt sept ans, native de cette commune, née le 26 octobre 1782, fille de feu Pierre Rabillaud décédé en cette commune le 20 avril 1807 et de Louise Rocheteau, décédée aussi dans cette commune le 5 septembre 1793 » (Vues 242,243,244/292 registre des mariages de Talmont-Saint-Hilaire – An IX-1811). 

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres paroissiaux de Saint-Etienne-du-Bois, vue n°198/238 année 1779 baptême – Talmont-Saint-Hilaire mariages, 1809, vues 242,243,244/292, An IX-1811 – SHD XU 33-1 du 16 mai 1816  Vincennes - Abbé Deniau, Histoire de la Guerre de la Vendée Tome IV pages 124,125 - Photo de l'auteur.  

     

                                                                     

                                                             

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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