• Jean Beaufreton....

     

                                                          

                    Jean Beaufreton de la paroisse du May-sur-Evre,

              sauve le général Henri Forestier à Cirières en Poitou...

               

                          

     

    Jean Beaufreton....Avant de passer à l'action héroïque de Jean Beaufreton, il est bon de rappeler que le vainqueur écrit toujours l'histoire. Le vaincu, lui, il ne le peut pas, en général il est à moitié nu dans les ruines de sa maison incendiée et ça été le cas pour le Vendéen.

    Ecrire ses mémoires n'était pas l'urgence du moment... 

    Beaucoup d'officiers et de généraux royalistes qui auraient pu écrire ont disparu au combat où ont été fusillés. Une chape de plomb s'est abattue sur toute la Vendée Militaire.

    Les Républicains ont maquillé à leur avantage les événements qui se sont déroulés avant, pendant et après leur prise du pouvoir et vous savez bien que les vaincus n'ont jamais raison. C'est pourquoi les faits d'armes de nos glorieux ancêtres ont  toujours été occultés, dénaturés et criminalisés. Les ''Bleus'' ont voulu vaincre jusqu'à la mémoire de leurs ennemis. Les ''Blancs'' et leurs descendants ont dû affronter le discours officiel jusqu'à aujourd'hui et c'est à ses risques et périls que l'historien honnête doit lutter contre la doxa bien en cour. Demandez donc à Monsieur Reynald Sécher...

     

    C'est donc grâce à ces demandes de pensions vendéennes et par le dépouillement des écrits républicains aux archives, que nous commençons à entrevoir la vérité et à découvrir la formidable escroquerie des ''Droits de l'Homme'', ou  plus clairement des ''Droits de l'Exploitation Banquière'' et pour être encore plus précis : de l'accaparement du pouvoir, des richesses et de ''l'information'' par une bourgeoisie ''maçonnisée'', sous influence et sans Dieu!

    Je pourrais être encore plus explicite... Mais voyez-vous, la République est une dictature, une forme très élaborée de discrimination, nous ne sommes libres qu'à l'intérieur de ce qu'elle propose... Si nous essayons seulement de vivre et de penser autrement, nous nous heurtons rapidement aux barreaux...

    Il est bon de temps en temps de remettre les pendules à l'heure ''royale'', pour ceux qui n'auraient pas encore compris.

     

    Jean-Joseph Beaufreton est né et a été baptisé le 2 avril 1781 au May-sur-Evre. Il est le fils de Jean Beaufreton, maçon au bourg du May et de de Marie Brunelière. Son père, capitaine de paroisse en 1793 est tué à l'assaut de la ville de Thouars. Sa mère, en octobre 1793 traverse la Loire avec ses cinq enfants ; (quatre garçons et une fille), lui seul survivra, sauvé par un officier. Le nom d'un de ses frères, disparu outre-Loire : Pierre-Vincent Beaufreton, 10 ans, né le 22 janvier 1784 au May... Un de ses oncles Brunelière fut un intrépide cavalier vendéen tué au combat.

    Il se marie le 23 Brumaire de l'an XII (15 novembre 1803) avec Marie Oger, fille de Jean Oger et de Charlotte Blot, née le 13 mars 1776 au May (vue n°40/227).

    De cette union naîtront cinq enfants.

     

    Le 7 septembre 1799, dans un petit chemin ''sur Cerisay'' le général Forestier est grièvement blessé, Jean Beaufreton, par son courage, empêche les Républicains de le sabrer et exfiltre, avec deux camarades, son général vers le château du Soulier à Combrand...

     

      Le 28 mai 1825, Jean Beaufreton dépose une demande de pension au May en ces termes :

     

    « Jean Beaufreton né et domicilié commune du May, ancien soldat des Armées Royales de l'Ouest,

    A Messieurs,

    Messieurs les membres de la Commission formée en exécution de l'Ordonnance Royale du Roi du 29 décembre 1824 ;

    J'ai l'honneur de vous exposer que feu mon père, a été un des premiers à prendre les armes en qualité de capitaine de la commune du May pour le rétablissement de l'autel et du trône, qu'il a combattu avec honneur et distinction les ennemis de l'auguste famille des Bourbons jusqu'au gros combat de Thouars où il mourut au champ d'honneur à la tête de sa compagnie, ou il laissa ma mère veuve avec 5 enfants.

    Au mois d'octobre lorsque l'armée Royale a passé la Loire, ma mère sachant bien qu'elle était dénoncée a suivi l'armée Royale avec ses 5 enfants dont j'étais du nombre, qui tous ont péris, dont je ne dois la vie qu'à un officier qui m'a sauvé de la mort, ou j'ai resté seul de ma famille.

    De retour dans la Vendée, j'ai été un des premiers à prendre les armes suivant l'exemple de mon père. En 1799 dès qu'il fut question des premiers rassemblements. Je fus nommé sergent dans une compagnie de Jallais où j'ai assisté à tous les combats qui ont eu lieu dans cette campagne, notamment celui de Cirière en Poitou le sept septembre, ou nous avons poursuivi les troupes républicaines sur Cerisai ou le fils de Monsieur Beauvollier fut tué et le général Forestier poursuivant avec rapidité l'ennemi à la tête de son armée dont je faisais partie ; une compagnie de républicains se détacha de la colonne, et Mr Forestier à leur trousse et mêlé parmi eux, le blessèrent grièvement et revenaient sur leurs pas pour le sabrer – dont j'ai arrivé le premier que j'ai retînt la colonne en criant à moi camarades, le premier qui est venu à mon secours ce fut le Sieur Brion qui faisait partie de la compagnie de Cholet et le capitaine Barbot de Jallais qui arrivé le second, ou nous l'avons enlevé au milieu du combat et mis en lieu de sûreté.

      Malgré toutes les peines et fatigue que j'ai éprouvé outre-Loire et la campagne de 1799 que j'ai fait sans désemparé. Mon amour pour le Roi n'a pas diminué, j'ai été un des premiers à prendre les armes en 1815 pour la cause royale quoique je fusses père de 5 enfants en bas âge. J'ai donné l'exemple du courage à mes frères d'armes et dans la compagnie où j'étais sergent. Je n'ai quitté l'armée que par ordres de nos généraux. J'ai fait la campagne sans désemparé.

    C'est pourquoi, je prie Messieurs les Membres de la Commission de prendre en considération mes malheurs de la perte de mon père, de ma mère et de 3 frères et une sœur et d'un oncle nommé Brunelière qui était un fameux cavalier estimé de tous ses chefs, et de mon entier dévouement et services rendus à l'Armée Royale et de mes pertes ayant resté orphelin : à me faire participer dans les bienfaits de sa Majesté en m'accordant une pension sur les fonds de l'Etat.

    Ce que faisant vous rendrez justice et aurez droit à mon éternelle reconnaissance.  

    L'exposant ne sait signer et a fait sa croix ordinaire  X

    A la mairie du May ce 28 mai 1825.

    Signé Brion-Sachet. »

     

    Certificat de Brion – présent au combat de Cirières et adjoint du maire du May.

     

    «   Commune du May, Je soussigné adjoint au maire de la commune du May ;

    Certifie que Jean Beaufreton, maçon né et domicilié de cette commune a suivi le premier Mr Forestier à la bataille du 7 septembre 1799 à Cirière en Poitou par le petit chemin où il poursuivait rapidement les troupes républicaines, qui le blessère et revenaient sur leurs pas voyant qu'il était presque seul si avancé, ou ils auraient sabré sans le secours du dit Beaufreton qui le premier arrive a lui et moi le second et le capitaine Barbaut de Jallais le troisième. Là assemblé tous les trois nous avons tenu le coup à 20 à 30 hommes, ce qui a donné le tems à notre troupe d'arriver à nous, et nous avons sauvé le général et le porté au château des Souliers commune de Combran en vie.

     

    Jean Beaufreton....

    Certifie le présent certificat sincère et véritable, ji étais présent 

    A la mairie du May, ce 28 mai 1829.

    Signé Brion-Sachet. »

     

    Jean Beaufreton est décédé au May-sur-Evre le 2 août 1848 (acte n°59 -1848)

     

    Jean Beaufreton....

     

    Sources : Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Jean Beaufreton - dossier 1M9/41- Registres d'Etat civil de la commune du May-sur-Evre – copie de la pièce n°5/6.

    Photos de l'auteur et de R. Lueil.

                                                         

    X. Paquereau pour Chemins Secrets

     

     

     

     

    NDLR : Michel Chatry avait publié une longue étude sur le combat de Cirières dans le N° 209, décembre 1999, de la Revue du Souvenir Vendéen.


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