• Jean Barbot....

     

                                                            

    Jean Barbot du Fief-Sauvin, 

    caporal au régiment de Cambrésis... 

                   

                   

     

    Jean Barbot....     Jean Barbot est né et a été baptisé le 16 mars 1760 à Villeneuve-Fief-Sauvin. Il est le fils de Gabriel Barbot, maréchal ferrant et de Jeanne Clémot.

    En 1780, à l'âge de 20 ans il entre au service du Roi Louis XVI dans le régiment de Cambrésis. Il sert douze années dans ce corps où il est nommé caporal en 1784.

    Le régiment d'infanterie de Cambrésis a été créé le 25 mars 1776 et en 1788 il est commandé par Charles-Louis Ségondat baron de Montesquieu.

    A peine libéré du service Jean Barbot est entraîné dans la guerre de La Vendée où il sert avec courage et intrépidité. Monsieur de Bonchamps le nomme immédiatement capitaine de la garde de Saint-Florent forte de 400 hommes. Il est blessé à plusieurs reprises et au retour d'outre-Loire, le général Stofflet le nomme capitaine de ses chasseurs.

    Au début de l'Empire, il est marchand-fileur de laine et épouse Louise Courtais, née le 19 juillet 1764 à Saint-Lézin, fille de Joseph Courtais, graveur, et de Jeanne Chetoul.

    De cette union est issu un fils qui décédera en bas âge.

     

    1° - Honoré-Amable Barbot, né le 13 novembre 1807 à Jallais. (vue 8/119,

           naissances Jallais). 

      

    Jean Barbot est décédé à Jallais le 26 avril 1840 (vue n°98/164).

    Louise Courtais est décédée à Jallais le 3 septembre 1836, (vue n°59/164)

     

    Le 28 mai 1825, Jean Barbot dépose une demande de pension à Jallais en ces termes :

     

    « A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre  

     

    Monseigneur, 

     

    à l'honneur de vous exposer le Sieur Barbot Jean, demeurant à Jallais, canton de Beaupréau, département de Maine et Loire, âgé de soixante quatre ans, qu'il entra au service de sa Majesté Louis Seize en 1781 dans le régiment de Cambrésis commandé par Mr de Montesquieu ; où il resta douze ans en qualité de caporal et qu'au moment de la révolution, il fut un des premiers à prendre les armes, Monsieur de Bonchamps le nomma capitaine de la garde de Saint-Florent forte de 400 hommes ; qu'il fit la campagne d'Outre-Loire en cette qualité et qu'au retour Stofflet le nomma capitaine de ses Chasseurs. En 1815 il servit avec zèle et commanda une des compagnies de Jallais. 

     

    Le pétitionnaire a reçu il y a quelques années un secours de deux cents francs qui n'est point proportionné au grade qu'il a occupé et aux services qu'il a rendu, son âge avancé et ses nombreuses blessures ne peuvent qu'augmenter ses besoins et militer en sa faveur. 

     

    Pourquoi Monseigneur, il vous supplie d'ordonner que son faible secours soit converti en une pension qui le tire de l'extrême besoin où il se trouve. De votre Excellence, Monseigneur, le très humble et très obéissant serviteur.» 

     

    Jean Barbot....

     

    Certificat des chirurgiens.

     

    « Nous soussignés Ardré et Daviers, chirurgiens à la résidence de Jallais, arrondissement de Beaupréau, département de Maine et Loire. 

    Certifions avoir visité le nommé Jean Barbot âgé de soixante quatre ans ayant le grade de capitaine des Chasseurs dans les armées Royales de la Vendée, domicillié de la commune de Jallais ; Examen fait de ses blessures, nous avons reconnu plusieurs cicatrices, la première à la partie interne et supérieure de la cuisse du côté droit, la seconde à la partie postérieure et supérieure de la même cuisse du côté droit, la troisième à la partie intérieure et supérieure du sternome, la quatrième sur l'articulation de la dernière phalange du doigt du milieu, la cinquième sur la première phalange du doigt auriculaire, les dittes cicatrices nous ont parus être occasionnées par les armes à feux, cause qui l'empêche de travailler utillement , nous a dit avoir été blessé à la bataille de Nantes et à celle de Fontenai, en fois de quoi nous lui avons délivré le présent rapport pour valoir et servir. 

    A Jallais vingt cinq may mil huit cent vingt cinq.  

    Signé Ardré et Daviers » 

     

    En réalité, a reçu un coup de baïonnette à Fontenay et deux autres blessures à Nantes.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Jean Barbot - dossier 1M9/35.

    Registres d'Etat civil de la commune de Jallais, de Villeneuve – Fief-Sauvin – copie des états de service pièce n°4/6 

    Photos de l'auteur.  

                                                         

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :