• Jean-Antoine Thouvenin....

     

    Jean-Antoine Thouvenin de Toul, officier de Gendarmerie, 

    guillotiné à Nancy le 13 mai 1794. 

               

       

    Jean-Antoine Thouvenin....Jean-Antoine Thouvenin, lieutenant de Gendarmerie est guillotiné à Nancy le 13 mai 1794 (24 Floréal an 2).

    Jean-Antoine Thouvenin est né le 4 février 1759 à Toul. Il est le fils d'Antoine Thouvenin, Conseiller du Roi de la paroisse de Saint-Amand et de Marie-Josèphe Fangeot, fille du Sieur Jean Fangeot, ancien capitaine du corps des volontaires royaux reformé à la suite de cette place et de Dame Marie-Anne de Fockembert (Mariage vue n°464/961, 25 avril 1758).

     

    De 1792 à 1794 il est le commandant de la lieutenance de Toul et a épousé Marguerite Gérard.

    Il sera le seul Toulois victime de la Terreur et perdra sa tête sur la place de la Liberté (actuellement place Carnot) à Nancy, pour le crime ''d'embauche''.

     Jean-Antoine Thouvenin....

    Jean-Antoine Thouvenin....

    Son fils, Jean-Baptiste-Antoine Thouvenin, sous-lieutenant à l'Ecole de Cavalerie de Saumur, dépose une demande de pension en 1819. A cette époque, il est âgé de 27 ans et est officier au régiment des Chasseurs à cheval de l'Oise (15ème régiment de Chasseurs).

     

    «  Ministère de la Maison du Roi 

    Paris le 4 septembre 1819. 

    Le conseil d'Etat, Commissaire délégué pour instruire les demandes de pensions sur la liste civile. 

    A Monsieur le Préfet de Maine et loire, 

     

    Monsieur le préfet,

     

    Monsieur Thouvenin Jean, Baptiste, Antoine, né à Toul, âgé de 27 ans, sous-lieutenant des Chasseurs de l'Oise demeurant à l'Ecole Royale et Militaire de Saumur (Maine et Loire) demande une pension sur la liste civile. 

    Il expose que son père, officier de gendarmerie ayant perdu la vie sur l'échaffaud en 1793, tout son modique patrimoine a été confisqué ; qu'il est sous-lieutenant depuis 1813 et n'a pour exister que ses appointements, et qu'il lui est impossible de venir au secours de sa mère qui est aussi dans le besoin. 

    Je vous serai obligé, Monsieur, de me dire si le fait avancé par le réclamant quant au genre de mort et à la confiscation des biens de son père est exact : si ma mère est sans fortune, s'il a des frères et des sœurs : afin de m'éclairer sur sa position, les besoins qu'il peut avoir et sa conduite morale et politique. 

    J'ai l'honneur d'être avec ma considération très distinguée. 

    Monsieur le Préfet votre très humble et très obéissant serviteur. 

    signé Rochefort. » 

     

    Jean-Antoine Thouvenin....

     

    Le 20 septembre 1819 au S.P de Saumur. 

    Mr le S.P, 

    Mr le Conseiller d'Etat chargé d'instruire les demandes de secours et pensions sur la liste civile m'a invité à lui transmettre des renseignements concernant Mr Thouvenin (Jean Baptiste Antoine) né à Toul lieutenant des chasseurs de l'Oise à l'Ecole d'Instruction des troupes à cheval de Saumur. Comme mes informations doivent particulièrement porter sur la situation actuelle de la famille de cet officier, je vous serai obligé de savoir de lui et de me faire connaître si elle habite dans le département, et, dans le cas contraire le lieu de la résidence. 

    Vous voudrez bien joindre à ce renseignement quelques notes sur sa conduite morale et politique de Mr Thouvenin depuis qu'il est à Saumur.

     signé illisible. » 

     

     

    En décembre 1819, le Général commandant l'école donne les renseignements les plus favorables sur la conduite morale et politique de cet officier élève, et le cite comme étant l'un des élèves lui ayant donné le plus de satisfaction sous tous les rapports.

     

    Le 4 décembre 1819, 

    Mr le Conseiller d'état, 

     

    Par votre lettre du 4 septembre dernier, vous m'avez prié de vous donner des renseignements sur Mr Thouvenin Jean-Baptiste-Antoine,né à Toul, lieutenant des Chasseurs de l'Oise et élève à l'école royale de cavalerie de Saumur, ainsi que sur la résidence de sa famille. 

    Lorsque j'écrivis à Mr le Préfet de Saumur à ce sujet, le 20 septembre dernier ; cet officier venait de quitter l'école pour rejoindre son régiment*. Mr le général Cdt l'école, n'a pu fournir aucun détail sur la résidence et la situation de la famille de Mr Thouvenin ; il a seulement donné l'assurance qu'elle ne résidait pas dans le Maine et Loire. Mr le général a donné d'ailleurs les renseignements les plus favorables sur la conduite morale et politique de Mr Thouvenin, il le cite comme l'un des élèves qui lui a donné le plus de satisfaction sous tous les rapports. 

    Je regrette Mr le Conseiller d'Etat de ne pouvoir vous donner tous les détails que vous désirez obtenir.   

    J'ai l'honneur... signé illisible. » 

     

    * Il semblerait que la garnison du 15ème Chasseurs à Cheval soit Neuf-Brisach. 

     

     

    Sources :   

     

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Thouvenin Jean-Baptiste-Antoine - dossier 1M9/339. 

    Archives Départementales de la Meurthe-et-Moselle tous droits réservés - Paroisse St Amand de Toul. Signature de Jean-Antoine Thouvenin – Toul BMS 1737-1792, acte n°89, vue n°346/516, mariage de Marie-Josèphe Thouvenin.

    Journal des guillotinés – Thouvenin Jean-Antoine.

    Photos : guillotine aux enchères à Nantes – Le Parisien du 25 mars 2014. Pistolet modèle 1770, corrigé an IX de gendarmerie ayant appartenu à un gendarme du département de la Loire (Forez) sous le Consulat – daté AN XI-RF – boutons 1ère République. Miniature, capitaine du 15ème régiment de Chasseurs à Cheval de Therminiatures.com.

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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