• Jacques Emeriau....

                                    

                                              La Baïonnette Royale

     

     

    Jacques Emeriau....  Emeriau Jacques, est né le 3 janvier 1760 à Saint-Rémy-en-Mauges et a été baptisé le lendemain. Il est le fils d’Yves Emeriau, bordier, né le 15 juin 1714 à la Chaussaire et de Jeanne Durand, mariés le 29 septembre 1744 à Saint-Pierre-Montlimart. Le parrain a été Jacques Bouin, garçon, cousin germain et la marraine Marie Guiet de Saint-Pierre-Montlimart. Cette famille est composée de neuf enfants ; Yves Emeriau, le père de famille, a été tué au combat. 

     En 1793 il prend les armes à l'âge de 33 ans. Il sert comme simple soldat en 1793, 1794, 1799 et 1815 et assiste à presque à toutes les batailles.

     Le 22 mai 1825, il dépose une demande de pension, Jacques Emériau décède le 13 février 1834 commune du Doré.

    «  Jacques Emériau, garçon laboureur, âgé de soixante quinze ans est décédé le 13 février 1834 dans la maison du ''Moulin Pasquereau'', commune du Doré. Déclaration faite par Jean Cheneau âgé de cinquante cinq ans et Louis Cheneau âgé de soixante cinq ans, meuniers au ''Moulin Pasquereau'' ». Ce moulin à vent a aujourd'hui disparu.

     Ici sur la matrice de 1833 :

    Jacques Emeriau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour la ''petite histoire'', « Le 6 août 1794 ont été massacrés par les républicains au ''Moulin Pasquereau'' qui fut incendié le dit jour » :

    - Pierre Chesneau, garçon meunier, 18 ans, fils de Louis Chesneau et de Marie

     Pichon.

    - Jean Bertrand, garçon, 25 ans, fils de Mathurin Bertrand et de Françoise Queneau.

    - Pierre Cesbron, 25 ans, fils de Pierre Cesbron et de Perrine Ménard de Liré.

    - Etienne Bossard, 18 ans, fils de Pierre Bossard et de Bioteau de Liré.

    Voir ici l'article de la Maraîchine normande.

     

     

    Demande de pension.

     

    « Jacques Emeriau, domestique laboureur, garçon âgé de 65 ans, demeurant ordinairement commune de la Chaussaire, arrondissement de Beaupréau

     

       A son Excellence Monseigneur, Secrétaire d'Etat au Département de la Guerre.

     

      Monseigneur,

     

      J'ai fait honorablement avec courage et intrépidité toutes les guerres de la Vendée en 1793, 1794, 1799 et 1815, Sous la bannière des Lys, dans les Armées Royales de l'Ouest, sous des chefs qui ont illustré le sol Vendéen ; par dévouement, amour et vénération pour l'Autel et le Trône, pour l'auguste famille des Bourbons.

      Dans ces temps calamiteux et déplorables, je le dirai avec cette franchise qui caractérise le nom du vrai Vendéen : J'ai exposé dans nombre d'affaires périlleuses mes jours, ma vie pour mon Dieu et mon Roi,,, Ma mémoire n'est pas assez fidèle pour en faire l'énumération. Mais dans toutes les campagnes, je le jure, j'ai toujours fait un service très actif, Aujourd'hui arrivé à la porte du tombeau, assiégé par des douleurs provenant des fatigues pénibles de la guerre, étant sans fortune ni aucune ressource, n'existant que du faible produit de mes sueurs. Souffrez Monseigneur, que j'ose vous supplier de me faire participer au secours généreux que sa Majesté se plaît à répandre dans un païs arrosé par le sang de la fidélité. Si vous daignez porter un regard favorable sur un vieillard bon et loyal Vendéen dont le père a été tué au champ d'honneur pour la cause de la légitimité, de sa gratitude s'éternisera et il bénira vos jours.

    Je suis avec un profond respect Monseigneur, Votre Excellence votre très humble et très obéissant serviteur »

    Ne sait signer.

    A la Chaussaire le 22 mai 1825.

     

    Jacques Emeriau....

     

    Certificat des Officiers.

     

    « Nous soussignés anciens officiers supérieurs de l'Armée Royale d'Anjou, certifions que Jacques Emeriau, domestique, a fait toute la campagne dans les Armées Royales »

     a la Chaussaire le 24 mai 1825.

    signé : B.B Du Doré Chevalier de Saint-Louis, ancien chef de division ; Tristan Martin Chevalier de Saint-Louis, ancien adjudant général Vendéen- Martin Baudinière, colonel Chevalier de Saint-Louis.   

     

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – Généanet,  famille Emeriau -  Photo de l'auteur. - La Maraîchine Normande article du 4.2.2013 - massacres du Puiset-Doré -

     

                        Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     


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