• Jacques Auneau....

     

    Jacques Auneau de Saint-Fulgent, 

    surpris par les hussards, il reçoit douze coups de sabre...

     

      

     

     

    Jacques Auneau....Certains combattants reviennent de loin et parfois de très loin ! C'est le cas de Jacques Auneau de Saint-Fulgent, qui se situe parmi les plus braves soldats de la Vendée nous dit l'abbé Deniau.

    « Jacques Auneau de Saint-Fulgent fut surpris près de Vendrenne par des hussards qui lui assénèrent dix sept coups de sabre sur la tête, les épaules, le corps, et un à travers la poitrine. Malgré toutes ces blessures, il eut encore la force de se rendre à la Ménardière, métairie voisine. » 

    Nous ne pouvons situer la date de l'événement, mais à la lecture des documents d'archives, nous pouvons reconstituer la scène qui diffère quelque peu du récit de l'abbé Deniau.

    Jacques Auneau habite au village de la Lérandière proche de la Ménardière à Saint-Fulgent et c'est en ce lieu qu'il a du être cerné par les hussards qui le laissèrent pour mort après lui avoir fait subir un déluge de coups de sabre avec un véritable acharnement, une volonté de tuer hors normes. C'est un véritable miracle de le retrouver en vie en 1818 lors des demandes de pensions.

    Jacques Auneau....

     

     

    Jacques Auneau est répertorié sous le n°250, il est âgé de 37 ans, il est cultivateur à Saint-Fulgent et a été blessé en ce lieu de : « deux coups de pointe de sabre dans la poitrine, un coup de sabre sur le coude gauche, deux coups de sabre à la fesse et sept coups de sabre sur la tête, est estropié. » Cela fait quand même douze coups d'une arme terriblement meurtrière au lieu de dix sept, dont deux coups qui auraient dû être mortels…

    Le célèbre officier de hussards, Antoine-Fortuné de Brack, nous a laissé un ouvrage intitulé : Avant Postes de cavalerie légère où il énumère comment tirer parti du sabre. ''Le sabre, écrit-il, est l'arme dans laquelle vous devez avoir le plus confiance, parce qu'il est très rare qu'elle vous refuse service en se brisant entre vos mains. »

    La règle de base du hussard est de privilégier le coup de pointe, qui est souvent mortel ; ce n'est pas une évidence avec une lame courbe comme celle du sabre 1786 ou 1786 modifié an IV, qui incite plus à une escrime de taille. Pourquoi le coup de pointe ? Parce-que c'est le seul qui tue, les autres ne faisant que blesser. Pour porter un coup de pointe, il faut frapper l'ennemi en prenant soin de présenter la lame horizontalement et la faire pénétrer entre les côtes. Le coup se porte à fond et doit être fulgurant, sans oublier de replier rapidement le coude vers l'arrière.

    Donc Jacques Auneau revient de loin.

     

    Jacques Auneau est né en 1778, nous n'avons pas retrouvé son acte de baptême à la paroisse de Saint-Fulgent. Il est le fils de Pierre Auneau, laboureur à la Lérandière et de Jeanne Carteron-Cartron qui se sont mariés le 6 février 1765 à Saint-Fulgent. Voici la composition de cette famille avant la Révolution :

     

    1° Pierre Auneau, né le 31 août 1766 à St-Fulgent.

    2° Jean-Pierre Auneau, né 24 octobre 1768 (idem)

    3° Louis  Auneau, né le 10 novembre 1770 (idem)

    4° François Auneau, né le 1er mars 1773 (idem)

    5° Marrie-Renée Auneau, née le 21 septembre 1775 (idem)

    6° Jeanne-Françoise Auneau, née le 3 novembre 1776 (idem)

    Jacques Auneau, né en 1778 (idem)

    8° Marie-Françoise Auneau, née le14 janvier 1780 (idem)

    9° René Auneau, né le 12 novembre 1781 (idem)

    10° Joseph-Augustin, né le 29 avril 1789 (idem).

     

    Il se marie le 21 juillet 1806 à Saint-Fulgent avec Marie-Françoise Soulard née en 1782 à St-Fulgent et décédée en ce lieu le 3 avril 1848. (vue n°108/431 année 1806  état civil de la commune de St-Fulgent). De cette union naîtront 9 enfants, dont un décédé en bas âge

    Jacques Auneau, cultivateur à Léraudière, est décédé le 10 novembre 1847 à St Fulgent.

         

      Sources: Histoire de la Guerre de la Vendée de Monsieur l'abbé Deniau TOME VI, page 790 - Siraudeau éditeur à Angers. Archives Départementales du département de la Vendée, dossiers des pensions attribuées à 533 anciens combattants le 16 mai 1816 vue n°27/59 class SHDXU -33-2 – registres paroissiaux de Saint-Fulgent – Cadastre de 1838 de Saint-Fulgent, tableau d'assemblage la Lérandière et la Ménardière - Photos de l'auteur : un sabre 1786-an IV original sans fourreau et une copie pour reconstitution historique. 

                                             

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets

     

     

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