• Hommage aux autres régions....

    Hommage aux autres régions….

     

    En cette période propice aux déplacements hors de son petit coin natal ou résidentiel, n’oublions pas les autres régions qui se sont soulevées contre la révolution.

     Déportations au Pays Basque:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/04/10/23975128.html

     http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/12/30/28799523.html

     

    Sarrant, Gers.

    http://www.sarrant.com/sarrant-village-gers/histoire/resistance-sarrantais-revolution/

    En Ariège:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/05/05/24189819.html

    L'Aubrac:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/05/05/24189253.html

    Le pays Occitan:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/05/05/24189265.html

    Les Barbets:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/05/05/24188823.html

    Le Cantal:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/05/05/24188572.html

    La Flandre:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/05/05/24188664.html

    Bédoin:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/04/14/24014011.html

    Sur ce dernier village, nous publions un texte déjà paru ailleurs sur le Net:

     

    « Ce joli village du Vaucluse n’est pas un cas isolé des

     

    agissements révolutionnaires, lorsqu’on voulut imposer au peuple des contraintes que le peuple refusait. C’était en 1793-1794. Les prêtres, en ce temps-là avaient le courage de leur foi, et six d’entre eux, qui avaient refusé le serment schismatique imposé par le nouveau régime, se réfugièrent au creux de cette paroisse fidèle au pape. Calmes et sereins. Mais le peuple, lui, en avait assez et lorsqu’un maire républicain fut porté au pouvoir, ripaillant, trafiquant, se vautrant dans des orgies, provoquant le peuple, le peuple libre arracha l’arbre de la liberté, jeta le bonnet phrygien dans une fosse et mit à sac les bureaux administratifs, source de tous ses maux. C’était dans la nuit du 1er au 2 mai 1794, l’année de toutes les douleurs, en Vendée, en Bretagne et plus ou moins partout en France. Crime de lèse-majesté. La bêtise bestiale réagit avec ses compétences et dans les limites de son  quotient intellectuel : on envoie les piques et les baïonnettes du 4e régiment de l’Ardèche, on réunit la population dans l’église, on enquête sommairement et on déclare Bédoin pays ennemi devant être rayé de la carte par le feu. On commence à piller, brûler, on abat le clocher de l’église, et le 20 floréal an II on amène l’égérie de la république : une guillotine rouge sang.

     

      

     

    Le 28 mai, 35 citoyens sont guillotinés, 28 fusillés balancés dans une fosse commune, devant la population rassemblée. Moins d’une semaine après, on incendie les cinq cents maisons du village, on détruit l’église et les chapelles, mais surtout – et cela est parfaitement républicain – on décrète que les ruines de Bédoin rasée se surnommeront « l’infâme incendiée », en guise de mémoricide. Après le 9 thermidor, une cérémonie de réhabilitation aura lieu, ce qui ne redonnera pas la  vie au peuple massacré. Si un jour, en vous rendant par exemple au monastère du Barroux qui n’est pas loin, vous passez par Bédoin, regardez sur la place : une croix a été construite, là où successivement l’arbre de la Liberté et la guillotine ont fait leur office. Et sur la droite, une étroite route de campagne, la route de Flassan, vous mènera à la chapelle de Bécarras, sur votre gauche. Elle fut construite sur la sinistre fosse où sont encore entassés les corps des victimes de la Grande Terreur en Comtat-Venaissin. A l’intérieur, difficilement visible, une plaque nous rappelle les noms des victimes. Et curieusement, amusez-vous à poser de timides questions aux villageois et vous constaterez que parfois, certains d’entre eux se  souviennent.

     

      

     

    B. Chupin

     

     

     

    Comme disait Charette : « Rien ne se perd, monsieur, jamais ! »

     

    • P.Vaillandet, L’affaire de Bédoin, 1931. • Abbé Bourgue, curé de Bédoin, Histoire de Bédoin, souvenirs, 1965.

     

     

     

    Texte suivant emprunté au site « Vérité pour la Vendée ».

     

    Extraits de l'arrêté du 17 floréal, an II :

     

    « Considérant que la justice ne saurait donner trop d’éclat à la vengeance nationale dans la punition du crime abominable qui s’est commis à BEDOUIN que ce n’est qu’en frappant sur le lieu même où il a été commis […] que l’on pourra porter l’épouvante dans l’âme de ceux qui oseraient encore méditer de nouveaux attentats […]
    « Ordonne que le Tribunal Criminel du département de Vaucluse […] se transportera dans le plus court délai à BEDOUIN, pour y instruire la procédure et y faire exécuter de suite le jugement qu’il rendra ».

     

    Cet arrêté ordonne « que le pays qui a osé renverser le siège auguste de la Liberté est un pays ennemi que le fer et la flamme doivent détruire ».

     

    La liste est longue: Alsaciens, paysans du Jura, de Savoie...

     

      

     

     

      


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