• François Renou....

     

    François Renou, de Rochefort-sur-Loire, 

    enveloppé par les hussards au combat de Chavagnes-les-Eaux... 

    Ordre du Lys... 

     

               

     


    François Renou....En ce 15 juillet 1793, il fait chaud, très chaud, beaucoup de Vendéens vont mourir d'avoir bu l'eau croupie des mares ; le général Lescure va passer pour mort après en avoir consommé.

    « L'armée républicaine s'avance jusqu'à Chavagnes-les-Eaux et Martigné-Briand, son avant garde prend la direction de Vihiers et ses éclaireurs atteignent Faye-d'Anjou.

    Réunies à Gonnord, les divisions de Bonchamps, de la Rochejacquelein, de Lescure, de Stofflet et Marigny essaient de s'opposer à Martigné-Briand durant neuf heures, à l'avance de cette armée. Bien qu'elles aient percé le centre et se soient emparées du quartier général ennemi, une manoeuvre de la cavalerie vendéenne jette le désarroi dans leurs rangs, c'est la défaite et le reflux vers Coron. Bonchamp est blessé par un biscaïen au coude au cours de cette bataille. » (p.61, Itinéraires de la Vendée Militaire par P. Doré-Graslin édition Garnier 1979).

    L'Abbé Deniau nous dit qu'en ce 15 juillet 1793, il fait une chaleur extrême et que dès le début de la bataille, le centre des Bleus est enfoncé et que le quartier général du château de Fline est investi. Le choc est rude, le général républicain Danican a son cheval tué sous lui et est jeté dans un fossé, il perd quarante hommes du 8ème hussards dans la fuite vers Vihiers.

    Malheureusement un mouvement de la cavalerie vendéenne fait croire à une charge de l'ennemi et les Vendéens se débandent. Les 8ème et 9ème hussards fondent sur la cavalerie de Marigny et se battent au corps à corps, Monsieur de Bonchamps est enveloppé par cinq hussards, il en tue un, en blesse un second, et quelques vendéens étant venus à son secours, il mit les trois autres en fuite. A ce moment il est blessé par un biscaïen au coude et est évacué.

    C'est peut-être au cours de cette action que François Renou tue un hussard d'un coup de crosse de fusil ?

     

    François Renou....

    Le 15 juillet au soir, au quartier général de Fline le général de Division La Barolière écrit au Ministre de la Guerre :

     

    «Au quartier général de Fline près Martigné, le 15 juillet au soir, La Barolière général de division au citoyen Ministre de la Guerre.   

     Citoyen Ministre, 

    J'ai l'honneur de vous rendre compte que l'ennemi nous a attaqué aujourd'hui par la droite et les derrières du camp, dans un moment où j'avais fait exécuter un mouvement en avant sur Vihiers par l'avant garde de l'armée, il a fallu la faire revenir, l'armée rebelle avait eu le temps de percer par notre centre et de s'emparer du quartier général, mais les troupes de la république ont été courageuses et nous les avons rechassés plus de deux lieues au delà de notre camp, nous pouvons avoir 150 blessés. J'ignore exactement notre perte en morts, je connais cinq officiers tués, tout ce qui compose l'état major de cette petite armée, s'est conduit avec valeur et intelligence, les hussards des 7ème et 8éme régiments ont chargé avec succès et courage et ont plus que personne contribué au succès du combat presque toutes nos troupes ont donné. 

    La charge a été battue pour se servir des bayonnettes, mais les ennemis n'en ont point attendu l'effet. 

    Je vois des éloges au Gal de Division Menou et à Bertier, Fabrefond et Barbazan généraux de brigade. Plusieurs bataillons de Paris ont montré la plus grande volonté et courage, enfin les troupes de la République ont soutenu valeureusement et ont montré qu'elles étaient dignes d'être les apôtres de la Liberté.       

    signé : la Barolière. » 

    François Renou....

     

    En parcourant les états de services de François Renou, nous remarquons qu'il a protégé la retraite de l'armée royale à Chavagnes-les Eaux, « en arrêtant avec un petit nombre, la charge des hussards républicains dont il en tua un avec la crosse de son fusil, n'ayant pu mettre la cartouche, étant confondu dans l'escadron Bleu. »

     

    Le 31 mai 1824, il dépose une demande de pension :

     

    « Renou François, soldat dans l'armée royale de la Vendée de la commune de Saint Aubin de Luigné conformément à l'Ordonnance du Roi du trois décembre dernier. 

    Jay l'honneur de vous présenter ma pétition affin d'obtenir le secours de la bien faisance du Roi qui accorde aux militaires des armées royales de la Vendée, qui ont été blessés dans les combats. 

    Jay joint mon acte de naissance, mon acte de notoriété qui constate que jay servi le Roi en qualité de soldat, dans la ditte armée, que jay été blessé* à l'affaire de Laval, un certificat de deux officiers de santé qui atteste ma blessure. 

    A Saint Aubin de Luigné le trente mai 1824 : ne sait signer.    » 

     

    * Une balle lui a traversé la cuisse droite et son frère a été tué à ses côtés. 

     

    François Renou est né le 12 septembre 1763 à Rochefort-sur-Loire, il est le fils de François Renou, métayer et de Jacquine Mercerolle originaire de la Jumellière. Il se marie le 26 septembre 1796 à Rochefort (5 Vendémiaire an 5) avec Anne Davy-David née le 2 avril 1775, fille de Jean Davy et d’ Anne Pineau. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° François Renou, né le 2 Prairial an 5 à St Aubin. Décédé le 28 Novembre 1799.

    2° Marie, Françoise Renou, née le 26 juin 1807 à St Aubin.

    3° Jacques Renous, né le  22 août 1809 à idem.

    4° Jeanne Renou, née le 3 juillet 1811 à St Aubin.

    5° Louise Renou, né e le 13 janvier 1814 à St Aubin.

    6° Jean Renou, né le 10 octobre 1815 à idem

    7° Pierre Renou, né le 13 août 1817 à idem.

    8° Louis Renou, né le 13 août 1817 à idem.

    9° Perrine Renou, né le 3 février 1820 à idem.

     

    François Renou est décédé le 15 octobre 1845 à Saint-Aubin.

    Anne David est décédée le 8 mai 1842 à Saint-Aubin.

     

    François Renou....

     

    Sources:   

     

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: François Renou 2 - dossier 1M9/309, vue n° 2/11. Ordre du Lys. 

    Certificat de services vue n°9/11. 

    Archives Départementales de la Vendée (Archives de Vincennes), SHD B 5/5-100, 15 juillet 1793. Lettre de la Barolière, v. 9 et 10/11.

    Registres d'Etat civil de la commune de Rochefort-sur-Loire – Saint-Aubin-de-Luigné. 

    Histoire des Guerres de la Vendée – Abbé Deniau, Tome II – pages 331,332,333. 

    Itinéraires de la Vendée Militaire par Doré-Graslin, Edit Garnier 1979. p61. 

    Photo : de l'auteur et toile de Paul-Emile-Léon Perboyre, hussards chargeant, extrait de Vendée-Chouannerie. 

     

                                                        

     X. Paquereau pour Chemins Secrets

     

     

    NDLR : la marquise de La Rochejacquelein donne quelques détails de ce combat, op.cit. p. 228 et 229. 


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