• François Gâté....

     

     

    François Gâté de la Brosse, paroisse de Neuvy-en-Mauges. 

                          

        

     

      François Gâté.... François Gâté-Gasté est né le 18 mai 1751 et a été baptisé le 19. Il est le fils de Jean Gâté, décédé le 9 août 1774 à la Brosse, laboureur, et de Françoise Aurillon ; le parrain a été Jean Gâté, frère de l'enfant et la marraine Françoise Cesbron, cousine. Il épouse à Neuvy, le 29 janvier 1782, Marie Froger née le 9 août 1782 à la Poitevinière, fille de Jean Froger, métayer, et de Françoise Robineau de la paroisse de la Poitevinière. De ce mariage naît le 13 mars 1785, Jean Gâté qui décède le 14 mars et...... Marie Froger décède le 21 mars de la même année. 

      Il se remarie le 3 floréal an 4 (22 avril 1796) avec Marie Plessis-Plaissis âgée de 31 ans, née le 15 juin 1765 à la Jumellière, fille de Pierre Plessis, serger et de Marie Richet. Le 23 fructidor de l'an 10 (11 septembre 1802), naissance de François Gâté... qui décède le 24 Vendémiaire an 11 (16 octobre 1802) et... Marie Plessis qui décède à Neuvy le 1er jour complémentaire de l'an 10 (18 septembre 1802), à l'âge de 35 ans. 

      En 1793, à l'âge de 42 ans, il prend les armes dans l'Armée Catholique et Royale et sert en qualité e soldat ; il est blessé très grièvement d'un coup de baïonnette à l'estomac et d'une balle dans le bas ventre. 

      Le 8 mai 1824 il dépose une demande de pension à la mairie de Neuvy.

     

      « A son Excellence, Monseigneur le Ministre secrétaire d'état au département de la Guerre. 

       Monseigneur, 

       Le nommé François Gâté journalier né et demeurant commune de Neuvÿ canton de Chemillé, arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire le dix huit maÿ mil sept cent cinquante et un  vient respectivement Monseigneur exposer sous les yeux de votre Excellence qu'il a figuré dans la majeure partie des guerres royales et Vendéennes d'Anjou et Haut-Poitou en qualité de simple soldat, division de Chemillé, dans une des compagnies de Neuvÿ ; comme il est justifié par l'état de ses services et autres pièces confirmation qui sont la preuve de son exposé joint à la présente ; et qu'il s'y est comporté avec honneur et bravoure dans les différentes actions qui ÿ ont eu lieu et pour coopérer à la restauration de l'auguste famille des Bourbons ; qu'il a été grièvement blessé a deux fois différentes 1° à Chantonnaÿ d'un coup de baïonnette à lesthomac et a été d'une bale au bas ventre laquelle lui a occasionné une airnie, blessures qui le mettent hors d'état de travaillé. 

      C'est pourquoi Monseigneur le dit réclamant à l'honneur de vous supplier et prier humblement votre Excellence, de venir au secours d'un fidèle Vendéen qui gémit sous le poids des fatigues, en le faisant jouir des biens faits accordés par l'ordonnance de sa Majesté du trois décembre mil huit cent vingt trois à tous ceux qui ont servi avec dévouement à la cause sacrée de lôtel et du trône  et particulièrement aux blessés et indigents ; vous rempliré infiniment  Monseigneur les intentions de notre auguste souverain et délivreré de la misère un sujet qui se glorifie d'avoir versé son sang dans les rangs des vrais Français guidés par lamour de leur Roi et de son auguste famille. 

      Daigné Monseigneur agréer les hommages respectueux de votre très humble et très dévoué serviteur et fidèle Vendéen lequel a déclaré ne savoir signer    ». 

      A Neuvÿ le 23 mai 1824. 

     

      Le 3 juin 1824, François Gâté est visité par deux officiers de santé.

     

      «  Nous soussignés Docteur en Médecine et Officié de santé, certifions   ; que François Gâté, journalier, âgé de soixante treize ans, demeurant en la commune de Neuvy, canton de Chemillé, arrondissement de Beaupréau, Déprt de Maine et Loire   ; nous a montré un gonflement de la partie supérieure et gauche du sternum a son articulation avec la clavicule et les deux premières côtes de ce côté ; 2° un éraillement considérable des muscles du bas-ventre dans la région ombilicale gauche lequel laisse les intestins grêles seulement protégés dans cette partie et cela dans l'étendue de six pouces par la peau qui bombe inégalement et avec saillie à cette région. En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui valoir ce que de raison ». Chemillé le 3 juin 1824 signé : Leroux et Mignot Deslondes.

     

    François Gâté....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/176 - Etats de services, vue n°4 - Registres d'Etat civil de la commune de Neuvy-en-Mauges. - la Poitevinière. 

     

     

                      X. Paquereau pour Chemins Secrets. 


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :