• Falleron, Froidfond, 1796....

                         

                               En juillet 1796, du côté de Froidfond...  

     

          

                                     

    Falleron, Froidfond, 1796....Il n'y aura jamais de mots assez forts pour décrire les horreurs commises par la République dans notre malheureux pays.

      En 1796, la Vendée n'est plus qu'un immense cimetière et un amas de ruines encore fumantes, le silence fait place aux hurlements des femmes violées et éventrées, aux cris des enfants égorgés et aux crépitements des incendies. En 1796 c'est la ''pacification'', les armes se taisent, nous verrons par ces anecdotes comment la République ''pacifie'' ses adversaires politiques et ses amis patriotes...

    Nos généraux sont morts, le 25 février 1796, Stofflet est fusillé à Angers et le 29 mars 1796 Le Chevalier de Charette est fusillé à Nantes.

    La République ''pacifie'' en s'acharnant sur les survivants du génocide.

     

    Voici le récit de Pierre Pelletier, patriote, domicilié à la Briscottière-Briscotière commune de Froidfond (Vendée).

     

    « Déclaration de Pierre Pelletier (*), cultivateur à la Briscottière, commune de Froidfond.

    Vingt à trente volontaires passent chez lui le 28 Messidor an 4. (Samedi 16 juillet 1796) Ils forcent les coffres, le fouillent, lui, son oncle et son domestique ; leur prennent leur argent et tous les effets qu'ils ont sur eux ; ils volent du beurre, des mouchoirs de femme ; et tout ce qu'ils trouvent.

    Dans les maisons voisines, ils font la même chose. Un mois avant, une colonne de Machecoul leur avait enlevé sa femme et son fils, avec deux bœufs, une vache et plusieurs autres pièces de bétail. »

     

    (*) Pierre Pelletier-Peltier est originaire de Falleron, il est le fils de Mathurin Peltier et de Louise Goldreau. Il se marie le 15 février 1779 à Froidfond avec Riant Jeanne, fille de Jean Riant et de Marie Bertret. Patriote, il se réfugie à Tours où l'un de ses fils, François, meurt le 8 Prairial de l'an 2 (28 mai 1794). Voici un extrait de l'acte de décès : « François Pelletier, réfugié de la Vendée, situé en cette commune dans les batteaux de Louis Besnard et de Louis Delaunay aussi voiturier par eau est décédé François Pelletier âgé de six ans, né en la commune de Fredefond district de Chalans, fils de Pierre Pelletier et de Jeanne Riant est décédé ce jour d'hier à cinq heures du matin... » (Décès Tours, an 2, page 96).   

    Pierre Pelletier est donc de retour en Vendée en 1796... 

    Falleron, Froidfond, 1796....

     

    Commune de Froidfond – veuve Pillet.

     

    « Au commencement de mars (1796), son mari se rendant chez lui est rencontré par un détachement, comme patriote et reconnu comme tel par ses concitoyens, il s'avance pour se faire reconnaître. Sans vouloir l'entendre, on le fusille, ainsi qu'un de ses camarades, patriote comme lui. Quelque tems après, sa ferme et ses bâtiments avec leurs grains et fourrages sont incendiés. Dans une borderie qui lui appartenait, tous les bestiaux sont enlevés. Le 3 Thermidor (an 4) – jeudi 21 juillet 1796, une colonne revenant de Legé entre dans la commune, mettant tout à feu et à sang ; malgré la proclamation qui avait été publiée la veille par les agens, pour faire rentrer les habitants dans leurs possessions. Tout est volé chez la veuve jusqu'à ses provisions, plusieurs particuliers sont tués dans leurs maisons avec leurs femmes, et d'autres en rentrant chez eux.

    Pierre Peltier, cité ci-dessus, témoigne avoir entendu dire que de pareils massacres ont été commis par la même colonne dans la commune de Falleron. Pour lui, il trouva moyen de se cacher, mais il entendit tirer plus de 5000 coups de fusil. »

     

    Aimé Dupont, guide de la colonne, a vu les tirailleurs incendier deux bâtiments et tirer beaucoup sur la commune de Froidfond. Placé ensuite à la queue de la troupe pour conduire une voiture, il a vu des traîneurs emporter des effets et une femme pleurer en disant qu'il était bien affreux d'être ainsi traîtée par les Républicains. Mais ils insultèrent à ses représentations et la menacèrent.

    Cependant à la commanderie de la Coudrie, le chef de la colonne obligea tous les pillards de déposer là sur le chemin ce qu'ils avaient pris.

    Une fille de 14 ans avait été violée et tuée par d'autres scélérats de la trouppe. C'est ce que François Barraud atteste avoir entendu dire à des volontaires qui blâmaient ce crimes de leurs camarades.   »

     

                                     VIVE LA REPUBLIQUE !

     

     

    Sources:     

    - Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés - 

    sous-série F10, Agriculture – AN F10/268-4, Paris et Vendée, page 1/10. 

    - Registres état civil de Froidfond. 

    - Registres d'Etat civil de Tours, décès an 2 page 96. 

    - Photo: de l'auteur. 

                                                           

     

    X.P pour Chemins Secrets 


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