• Des souvenirs à Mauléon....

     

     

    Des souvenirs à Mauléon…

     

    Le rôle que jouera Châtillon-sur-Sèvre, ainsi nommé de 1736 à 1965, avant de redevenir Mauléon, n’est plus à démontrer aux amateurs de Guerres de Vendée. Nous conseillons d’ailleurs la lecture de l’excellent ouvrage de Louis Fruchard, (décédé en 2004) « Les Quatre Guerres à Châtillon-sur-Sèvre », Editions du Choletais, 1992, ainsi qu’une visite au musée du BHRAM.

    Le 2 juillet 1793, Westermann, le « Boucher de la Vendée » s’installe à Châtillon (voir notre article sur le Pont-Paillat : http://chemins-secrets.eklablog.com/les-mysteres-du-pont-paillat-a3160881 ). Ses hommes sont postés sur une hauteur qui domine la ville, la « Butte de Château-Gaillard » où à cette époque se dressait un moulin à vent. Cependant, Westermann va avoir un gros souci. En effet, le gros de l’armée vendéenne qui revient de la bataille de Nantes ne va guère apprécier de le voir installé dans la capitale de l’Armée Catholique et Royale.

    Voyons un peu le récit qu’en fait Auguste Billaud (La Guerre de Vendée, op.cit. p 80 .) :

    "Westerman crie, hurle, tempête. Rien n'y fait ! Les Bleus, affolés, aux trois quarts encerclés, se précipitent vers le seul espace libre : une pente abrupte et rocheuse qui dévale vers un ruisseau coulant à 87 pieds au-dessous. Bientôt, c'est un chaos monstrueux, indescriptible d'hommes, têtes en bas, de chevaux, pattes en l'air ; les uns jurant, les autres hennissant : le tout écrasé par l'artillerie qui, canons démolis, caissons éventrés, culbute par-dessus ! Des fuyards pourtant échappent ; ils gagnent Châtillon, se croyant sauvés : ils tombent sur la colonne de Stofflet qui les massacre sans pitié ! Les paysans sont furieux : "Ah ! les Bleus ont brûlé, ils ont pillé ; ils ont égorgé ; l'heure est venue du règlement de comptes ! Et les baïonnettes embrochent, les sabres transpercent, les crosses assomment ! Le sang coule à flots. Quelques chefs s'interposent ; en vain !"

    C’est une catastrophe pour Westermann, qui parti avec 7 000 soldats n’en ramènera que 300 à Bressuire. 75 de ses volontaires seront égorgés ou sabrés de la main même de Marigny. Lescure, qui ne veut pas cela, lui dit « Marigny, tu es trop cruel, tu périras par l’épée ». Force est de constater que si Marigny fut violent, il n’a jamais pour sa part embroché ni rôti d’enfants républicains….

    Westermann, reviendra, hélas, le 9 octobre 1793 et on connaît la suite.

     

    RL

    Novembre 2012

     

    La Butte de Château-Gaillard.

     

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    Sur la deuxième croix, on peut lire : « En souvenir des combats de Châtillon 3-5 juillet 9-11 octobre 1793 et à la mémoire des habitants du canton de Châtillon tombés pour la défense de leurs autels ou massacrés en haine de la foi 1792 – 1796 »

    L’imprimerie du Conseil Supérieur de l’Armée Catholique et Royale se situait dans la maison Bouchet. On y imprime les affiches, proclamations, bons royaux émis par le Conseil ainsi qu’un « Bulletin des Amis de la Religion et de la Monarchie ». Etonnamment épargnée par les destructions, la voici en 1900.

     

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    Ci-dessous, la même maison en 2012…

     

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    Le tristement célèbre François-Joseph Westermann...

     

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