• Commission militaire d'Angers....

     

    Condamné à mort pour avoir fait baiser à un enfant 

    un bouton à fleur de lys… 

     

      

      

    « Département de Maine et Loire.

    Commission Militaire.     

     

    La Commission Militaire, séant actuellement à Angers, a condamné à mort, le deuxième jour de la seconde décade du deuxième mois de l'an second de la République française, une et indivisible : 

     

    Daniel-Frédéric NICOLAS, ci-devant Garde Suisse & soldat cuirassier de la Légion Germanique, atteint et convaincu : 

      

    1° d'avoir eu des intelligences avec les brigands de la Vendée ; 

    d'avoir déserté l'armée républicaine, pour se joindre au rassemblement de ces mêmes brigands ; 

    3° d'avoir arboré la cocarde blanche & avec ce signe de contre-révolution, avoir tenu des propos insultants aux patriotes ; 

    4° d'avoir fait baiser à un jeune enfant un bouton à fleur de lys. 

    5° d'avoir provoqué au rétablissement de la royauté & à l'asservissement du peuple français. » 

     

    Commission militaire d'Angers....

    ***

     

    « Le troisième jour de la seconde décade, &c a été condamné à mort :

     Louis Bascher, prêtre non assermenté, natif d'Angers, atteint et convaincu, 

    1° d'avoir eu des intelligences avec les brigands de la Vendée ; 

    2° d'avoir enfrein la loi relative à la déportation des prêtres non assermentés. 

    3° d'avoir dit à ces mêmes brigands, qu'ils trouveraient des armes, tant qu'ils en vouloient, au département de la ville d'Angers, pour combattre les défenseurs de la patrie. 

    4° d'avoir provoqué au rétablissement de la royauté & à la destruction de la république française. »

     

    ***

     

    « Le quatrième jour de la seconde décade, &c, a été condamné à mort : 

    Charles Bretonnier, prêtre non assermenté, vicaire d'Icé-sous-Lude, natif de Morannes, département de Maine et Loire, atteint & convaincu, 

    1° d'avoir eu des intelligences avec les brigands de la Vendée. 

    2° d'avoir été l'un des principaux auteurs de leur rassemblement contre révolutionnaire ; 

    3° d'avoir été nantis de passe-port au nom du prétendu Louis XVII, ainsi que de plusieurs chansons royalistes & autres pièces contre-révolutionnaires ; 

    5° d'avoir provoqué au rétablissement de la royauté & à l'asservissement du peuple français. 

    Les dits jugements ont été exécutés dans les 24 heures. » 

     

    Sources 

     

    . Archives Départementales du Maine et Loire, tous droits réservés – Les Affiches d'Angers n°171 -du sixième jour de la 2ème décade du 2ème mois de l'an 2 de la République Française une et indivisible. - Mercredi 6 novembre 1793. vue n°7/38. 

    . Photo : Société des études historiques, Révolutionnaires et Impériales, 2011, Cavalier Vendéen et piqueur, ou piconnier de la Légion Germanique – 1793, aquarelle 29. 

                      

                                                                 

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


  • Commentaires

    2
    Dimanche 15 Septembre à 20:07

    Charles-André Bretonnier est né en 1764 à Morannes. Vicaire du Vieil-Baugé au moment de la Révolution, il refuse le serment constitutionnel et se réfugie à Dissé-sous-le-Lude (noté « d'Icé-sous-Lude »), aux Rosiers, puis à Angers. Arrêté à Chalonnes-sur-Loire le 24 octobre 1793, il est conduit à Angers, passe devant la commission militaire qui le juge le 4 novembre. il est condamné à mort et guillotiné le même jour sur la place du Ralliement. (L'Anjou historique, 1914, pp. 274-278) 

    1
    Dimanche 15 Septembre à 19:59

    Louis-Marin Bascher était vicaire de Sarrigné au moment de la Révolution. Il refusa de prêter le serment constitutionnel, dut quitter sa cure et se retira chez sa mère qui habitait à Angers, rue Courte, en février 1791. Il y resta caché, sauf lors du passage de l'armée vendéenne en juin 1793. Il comparut le 10 octobre suivant devant le comité révolutionnaire d'Angers, fut condamné à mort et guillotiné le jour même sur la place du Ralliement. Son interrogatoire a été intégralement reproduit dans L'Anjou historique, 1904-1905, pp. 200-203. 

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