• Cirières, le souterrain de Cadiou....

     

    Cirières, le souterrain de Cadiou…

     

     

    Je ne vous cacherai pas ce soir, que c’est avec une certaine arrière pensée, que je publie ici une étude sur un... souterrain. Il y avait déjà plusieurs années que je cherchai la notice de Louis Arnould sur le souterrain de Cadiou à Cirières. Il en était fait mention dès 1930 (1), mais je n’avais point réussi à mettre la main sur l’étude. C’est grâce à « Gallica » et la BNF, que je peux aujourd’hui vous proposer cet article qui ne manquera pas d’interroger les habitants du Cerizéen (2). Je laisse à présent les amateurs de souterrains dévorer ce compte-rendu et vous laisse imaginer que depuis près de 90 ans que le souterrain n’a pas été visité, il doit sûrement y avoir une légère odeur de renfermé...

    RL

    Janvier 2019

     

    Le souterrain de Purchin en Saint-Mesmin, ici.

     

     

    Notes :

    (1)  Etienne Michon, « Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres », année 1930, 74-3, pp. 238-239. Lecture d’une communication de M. Louis Arnould, correspondant de l’Institut.

    (2)  Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, deuxième trimestre 1931, pp. 112 à 120.

    Cirières, le souterrain de Cadiou....

     

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    « Le Souterrain-refuge de Cirières

    (Deux-Sèvres) (1)

    Par MM. Louis ARNOULD et le Comte de Tinguy.

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    Le livre qui fait autorité sur les souterrains-refuges, ce sont « Les Souterrains-refuges de la France, Contribution à l’histoire de l’habitation humaine (2), par M. Adrien Blanchet, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, qui entretient de si excellents rapports avec notre Société des Antiquaires des l’Ouest ; dans cette description et cet essai de classmet des 1.200 souterrains connus, dont 500 (ceux du Nord) ne remontent qu’au Moyen âge, on voit que les pays d’élection pour les « souterrains-refuges » sont le Tarn-et-Garonne, le Périgord, le Limousin et le Poitou.

    Cirières fait partie du département des Deux-Sèvres, où M. A. Blanchet signale 25 autres souterrains-refuges (p. 278 et suiv.). Ce village, situé à l’Ouest de Bressuire, appartient au canton de Cerizay, où 6 autres souterrains-refuges ont été signalés jadis par l’un de nos confrères : communes de Cerizay (sous la place de l’église) (NDLR : le sous-sol de la ville de Cerizay est constellé de souterrains. Celui de la place de l’église passait sous l’ancien relais de poste construit en 1752, nous y reviendrons un jour...), le Pin (sous l’église), Combrand (l’un à la Patellière, l’autre à Prouette), Saint-André-sur-Sèvre (l’un à Lavaud, l’autre à la Roche). Dans les cantons voisins de Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres), Pouzauges (Vendée) on en a signalé 24. Les Souterrains-Refuges pré-romans de la vallée de la Sèvre nantaise par Fr. René [ M. Charbonneau Lansay] (Extrait de la Revue du Bas-Poitou, 1903), p.16.

    Cirières, le souterrain de Cadiou....

    Vers le 15 mai 1930, dans la commune de Cirières (Deux-Sèvres), au hameau de Cadiou, un cultivateur, nommé Brosset voulant se construire une plus vaste écurie (NDLR : en Vendée, une « écurie » est un endroit où l’on met les vaches), mit à jour, en creusant les fondations, l’entrée d’un souterrain.

    Le bruit de cette découverte s’étant aussitôt répandu, M. le Cte de Tinguy, maire de Cirières, alla visiter ce souterrain, accompagné de MM. des Dorides, puis le professeur Louis Arnould l’explora à son tour avec Mme Louis Arnould, membre comme lui de la Société des Antiquaires, - le 6 juillet 1930.

    Voici le résumé de leurs communes observations :

    Ce souterrain, qui mesure environ 58 m de longueur, est creusé tout entier de main d’homme dans un terrain schisteux ferme, mais assez friable, faisant partie de ce massif de terrains primitifs qui forme le sol du Bocage vendéen où est situé Cirières.

    Les traces très nettes des instruments utilisés révèlent trois sortes d’instruments différents : l’un très étroit, qui entame les parois par un simple trait, un autre qui fait une tranche plus large de 31 mm. Les marques laissées par ce dernier instrument sont particulièrement apparentes dans la partie M de la galerie (Voir en haut du plan) autour de l’ouverture de l’étroit caniveau N qui mène dans la chambre O.

    La voûte est en arcade à peu près régulière, le sol est encombré par une couche épaisse de terre jaune, argilo-schisteuse, provenant de la chute de débris de la voûte, et aussi de la terre tombée par les nombreux tuyaux verticaux d’aération dont il sera question plus loin. Au-dessous, en effet, de presque chacun d’eux le sol se relève visiblement par une bosse plus ou moins proéminente.

    Ce remblai rend la visite du souterrain assez pénible : il faut se baisser partout : en D’ seulement (voir à l’extrémité gauche du plan), on peut se redresser dans un endroit qui mesure à peu près 1 m. 65 de hauteur. L’on ne peut pénétrer qu’en rampan en H et en L, san parler de l’étroit tuyau N. La voûte de l’ensemble du souterrain doit être à environ 2 m. 50 du niveau du sol (3).

    Le premier plan du souterrain a été relevé sans instruments particuliers par MM. de Tinguy et des Dorides. Il donne une idée générale de la forme du souterrain, qui est contourné comme un véritable boyau, ce qui fait supposer dès le premier coup d’œil qu’il s’agit d’un souterrain-refuge, comme nous en trouvons un grand nombre dans cette région du Centre-Ouest. D’autres indices vont confirmer, comme on le verra, cette hypothèse.

    L’entrée actuelle du souterrain (à droite du plan) ne semble pas être l’entrée primitive. En effet des traces d’élargissement de la galerie se remarquaient en A, c’est-à-dire dans la partie creusée par M. Brosset, là où passe le nouveau mur de l’étable. De plus il est à noter que les tuyaux d’aération n’existent pas à l’extrémité gauche FG, où l’entrée primitive était peut-être située, et où par suite l’aération se faisait plus facilement. L’existence de ces bouches, surtout de la plus proche de l’entrée actuelle, paraîtrait indiquer que le souterrain n’avait pas de sortie à cet endroit.

    Si l’on pénètre par l’entrée actuelle, le souterrain commence par une partie à peu près en ligne droite sur une longueur de 4 mètres. Le sol est assez fortement en pente par suite de la terre qui a glissé dans la galerie lorsqu’elle a été mise à jour.

    Au bout de 2 m. se creuse à la voûte un premier tuyau d’aération de 0 m. 10 environ de diamètre qui devait rejoindre la surface du sol, c’est-à-dire 2 m. 50 à 3 m. de long. On rencontre de ces tuyaux dans d’aures souterrains-refuges, tant en vendée qu’à la Saulnerie d’Ingrandes-sur-Vienne par exemple.

    Ces tubes étaient probablement destinés, comme l’indique Longuemar, à donner de l’air, comme à servir de tuyaux acoustiques avec le dehors (4) et probablement aussi à évacuer la fumée, soit celle qui pouvait être produite par les habitants du souterrain, soit celle que l’on tâchait d’y faire entrer pour les enfumer, comme essayait de le faire César avec les Gaulois : « Un jour les légions romaines étaient assaillies de toutes parts par une nuée de Gaulois, sortis de leurs forêts, qui les prenaient en flanc, en queue et coupaient leurs convois ; le lendemain, quand ces légions croyaient pouvoir en finir avec eux en les attaquant de front et en masse, elles n’apercevaient plus un seul ennemi devant elles : tous s’étaient réfugiés dans leurs souterrains. »

    « Il donna l’ordre aux centurions de faire rechercher avec soin les principales issues de ces retraites afin de réduire les Aquitains en les enfumant comme des renards dans leurs tanières (5). »

    Notre souterrain dans sa longueur de 58 mètres ne compte pas moins de 16 tuyaux d’aération, ce qui en fait, nous le croyons, l’un des souterrains de l’Ouest le mieux ventilés.

    Ces tuyaux sont forés vers l’extérieur dans une direction oblique par rapport à l’axe vertical du souterrain et leur point de départ se trouve tantôt au milieu de la voûte, tantôt sur le côté, à l’aplomb de la paroi verticale, parfois même dans un angle (6).

    Après des coudes très prononcés qui lui font décrire plus d’un demi-cercle, la galerie rencontre à gauche une branche B complètement remplie d’éboulis (terre et pierres), qui revenait dans la direction du commencement de la première.

    Après avoir passé sous un 5e tuyau d’aération nous trouvons à droite une nouvelle branche que nous réservons pour l’explorer en dernier lieu, et nous continuons droit devant nous.

    Au commencement de la galerie qui continue, nous découvrons les traces très nettes d’une barricade, c’est-à-dire de fortes encoches (d’ordinaire au nombre de deux de chaque côté), creusées dans le rocher et se prolongeant dans une des parois par une entaille de 60 centimètres de longueur environ afin de permettre de ramener en haut dans le fond de l’encoche, l’extrémité du madrier dont l’autre extrémité était déjà engagée dans l’encoche d’en face. C’est exactement la même disposition qu’au souterrain de la Plante près de Châtellerault, et à celui de la Saulnerie d’Ingrandes-sur-Vienne. L’on remarquera que le système de fermeture est comme d’habitude du côté de l’intérieur du souterrain.

    Presque aussitôt à gauche a été creusée dans la paroi une large excavation de forme à peu près circulaire, en réalité de 0 m. 80 dans une largeur sur 0 m.70 dans l’autre (C), à laquelle a été laissé du côté de la galerie un haut rebord s’élevant à 0,60 environ du dessus du sol de la galerie. La hauteur totale intérieure est de 1 m. 90.

    Nous avons pensé tout de suite à un bassin pour la provision d’eau, et cette supposition s’est changée en certitude quand, ne nous baissant, nous eûmes découvert dans la paroi 8 trous à différentes hauteurs, communiquant avec le bassin et qui permettaient, une fois le trou débouché, de recueillir de l’eau suivant l’étiage de son niveau. Le bassin pouvait contenir 350 litres environ.

    Nous continuons à suivre la galerie qui s’incurve cette fois vers la droite ; un tuyau d’aération, puis une barricade, celle-ci avec, à la place des encoches ordinaires, une rainure verticale fortement marquée dans le bas, comme pour y placer une trappe de bois ou de métal, et cette fois l’ouverture du côté opposé à celle de la première barricade.

    Quatre tubes d’aération, puis trois barricades à la bifurcation, l’une à l’entrée de la galerie de gauche, et 2 à l’entrée de la galerie de droite : point intéressant, nous avons remarqué que la barricade de gauche, comme la précédente, a son système de fermeture, non point du côté opposé à l’entrée actuelle, mais du côté de cette entrée, ce qui prouve que les réfugiés, pouvaient craindre une attaque venant de plus loin, c’est-à-dire d’une autre entrée. En effet au bout de 4 m. 20 cette galerie en rejoint une autre qui se termine à gauche par une partie remplie d’éboulis (G). En déblayant de ce sôté l’on serait donc à peu près certain de rencontrer une autre entrée, peut-être l’entrée primitive.

    La galerie qui y aboutit rejoint, en faisant un tour, notre galerie centrale, après avoir poussé un cul-de-sac de 2 mètres de long, aéré dans son fond par un nouveau tuyau.

    Si l’on admet l’existence probable d’une entrée à l’endroit rempli des éboulis, dont nous venons de parler en G, on peut penser que ce cul-de-sac assez vaste et un autre circulaire beaucoup plus petit située à la rencontre des deux galeries près de l’entrée (en F) étaient destinés à abriter des guetteurs surveillant ceux qui entraient et tout prêts à placer les barricades en cas d’alerte. La cheminée d’aération existant tout au fond du grand cul-de-sac semble donner une certaine force à cette hypothèse.

    En conformité avec celle-ci, nou proposons une autre hypothèse pour expliquer la présence des 4 barricades si rapprochées α, b,g, d, et leurs sens de fermetures si bizarrement opposés. Le faible espace compris entre les barricades b et g devait être un piège qui se tendait ainsi : les barricades a et b solidement fermées du côté de l’intérieur, les barricades g et d étaient laissées ouvertes, tandis que les guetteurs étaient à leurs postes en F et en E ; les envahisseurs ne trouvaient de passage qu’en D et en D’, où au besoin, on les poussait, les réfugiés refermaient alors la barricade g, et les intrus étaient prisonniers dans cette sorte d’oubliette b, g où on les gardait et où peut-être on les laissait mourir de faim. Les réfugiés refermaient ensuite la barricade d, par précaution, et se faisaient rouvrir aussitôt refermé, pour rejoindre en sûreté leurs compagnons de l’intérieur solidement protégés de tous les côtés.

    Nous finissons par la visite de la galerie (H J) qui se détache de la principale à droite, affectant sur le plan une curieuse forme de siphon renversé et que nous avions laissée de côté : elle n’est pas la moins intéressante.

    Au bout de 2 m. 50, après un très fort étranglement déporté sur la gauche, nous voyons s’ouvrir dans le schiste, à gauche, un vaste placard P, de 1 m. de profondeur sur 0 m. 40 de large et 0 m.40 de haut, dont le fond est percé de plus de vingt trous, comme serait un garde-manger bien aéré où l’on voudrait conserver des denrées périssables, telles que de la viande ou des fruits.

    D’ailleurs les 3 m. 50 qui suivent ne comptent pas moins de 3 tuyaux d’aération. En face du second, se trouve à droite une petite excavation peu profonde à fond plat, de 0 m. 60 environ de longueur, et largement ouverte par en haut, une sorte de petit placard.

    A la suite du 3e tuyau d’aération la galerie se trouve obturée par des éboulis K, mais elle repart à droite par un fort étranglement, de sorte que cette courte  partie de la galerie qui contient le grand placard et enfermée entre deux parties étranglées.

    Sitôt après le dernier, la galerie se contourne à angle droit sur la gauche, et à 1 m. 70 la paroi du fond M (celle qui a conservé les traces de l’instrument mesurant 0 m. 031 de large) est creusée un peu au-dessus du niveau du sol par un étroit conduit de 1 m. de long. L’orifice de ce conduit est ovale et mesure seulement 0 m. 50 à l’entrée et 0 m. 55 à la sortie dans son plus grand diamètre.

    Lorsqu’on a réussi à s’insinuer, non sans peine, dans ce conduit qui est, si nous osons dire, l’intestin grêle de ce système de boyaux, on débouche dans une salle complètement fermée, en dehors de ce difficile accès et creusée en forme de trapèze allongé, obliquant nettement à droite O. Elle mesure 2 m. 40 de long et d’abord  0 m. 95 de large pour finir à 1 m. 15. De même qu’elle va s’élargissant, elle va aussi en s’élevant, ayant d’abord 0 m. 95 de hauteur pour arriver à 1 m. 70.

    C’était là sans doute l’ultime refuge destiné peut-être à cacher ou enfermer des personnes ou à garder des matières précieuses, où l’on pouvait pénétrer que par une sorte d’acrobatie et dont l’étroit conduit d’accès pouvait être facilement dissimulé.

    Remarquons que, dans ses « Souterrains-Refuges de la France », M. Adrien Blanchet a publié des plans qui rappellent cette disposition frappante : planche XV, n° 81, 82, 83, 84 (souterrains de Borie-Petite et de Mazières, dans le Tarn, - de Saint-Nazaire et de Bonrepos, dans le Tarn-et-Garonne).

    Enfin, dans toute la longueur du souterrain il existe, à peu près à mi-hauteur des parois, de petites excavations de 0 m. 05 de profondeur, environ tous les 3 ou 4 mètres, comme dans le souterrain de la Plante : elles paraissent avoir été destinées à poser les mains, sorte de points de repère pour ceux qui avaient à circuler dans le souterrain au milieu des ténèbres.

    Tel est ce souterrain-refuge de Cirières qui nous paraît des plus heureusement combinés et aménagés, bien défendu par 6 barricades, très largement aéré par 16 tuyaux verticaux, pouvant recevoir une bonne réserve d’eau, une certaine provision de matières périssables et aboutissant à une dernière cachette particulièrement bien dissimulée.

    Nous nous sommes hâtés de l’explorer parce que les paysans propriétaires du terrain, construisant au-dessus une écurie nouvelle, peuvent très bien être amenés à le remblayer sous peu, tout au moins partiellement, et à en obturer l’entrée.

    P.S. – depuis le mois de juillet 1930 l’aspect du souterrain, comme il arrive généralement, s’est malheureusement gâté : le mur de l’étable neuve passe le long de l’ouverture, à 0 m. 40 environ du talus de terre qui la limite. Outre qu’ainsi l’accès est rendu beaucoup plus difficile, les eaux provenant du toit de l’étable se déversent en totalité dans la galerie principale, qui contient quelquefois 0 m. 20 de hauteur d’eau, et l’on ne peut alors s’y aventurer qu’avec des bottes de caoutchouc. De plus cette humidité constante ameublit le schiste déjà très friable. Il est maintenant à l’état de boue durcie et on peut en faire tomber des morceaux à la main. C’est à quoi n’ont pas manqué des visiteurs en ce qui concerne le bassin C : les orifices communiquant avec l’extérieur ont été agrandis et l’aspect primitif ne se retrouve plus. »

     

     

     

     

     

    Notes :

    (1)  Le présent mémoire a été lu à l’Académie des Inscriptions des Belles-Lettres, le 13 août 1930.

    (2)  Paris, Aug. Picard, 342 p., in-8° ; une Carte de France et XVI planches, 1923.

    (3)  Si nous n’avons donc pas ici, la plupart du temps, le sol primitif, le comte de Tinguy a trouvé, dans un autre souterrain-refuge de la même commune, des débris de poterie que la Société des Antiquaires de l’Ouest estime dater du Moyen Age, ce qui révèle une utilisation, mais ne fixe en aucune façon la date de l’origine de ces souterrains.

    (4)  Pérégrinations d’un touriste sur la limite de trois provinces, 1854, p.54.

    (5)  Longuemar, ou. Cité, p. 58.

    (6)  Dans deux passages des Commentaires, qu’indique M. A. blanchet, César parle la particulière virtuosité des Gaulois, et en particulier des Aquitains, pour faire des souterrains : «  Les Gaulois… faisainet écrouler notre terrassement en creusant des sapes, d’autant plus savants dans cet art qu’il y a chez eux de grandes mines de fer et qu’ils connaissent et emploient tous les genres de galeries souterraines. » (L. VII, XXII, 2). « Eux (les Sotiates)… creusaient des mines vers le terrassement et les mantelets (c’est une pratique où les Aquitains sont particulièrement habiles, car il y a chez eux en maint endroit, des mines de cuivre et des carrières… » (L.III, XXI,8). Césatr. Guerre des Gaules, texte établi et tradtui par L.A. Constans, Paris, Société « Les Belles Lettres », 2 vol… 1926. – Ce terme répété de cuniculi, proprement terrier de lapins, semble tout spécialement convenir à la forme des souterrains-refuges.

     

     


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