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    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (9° partie)…

     

     

         AN F 7 3682/1-12.

     

     

     « Extrait du procès-verbal des séances du conseil général du département de Maine et Loire

    Séance du 25 aout 1792 l’an 4ème de la liberté, 4 heures du soir

     

    Un courier extraordinaire dépêché par Mrs Ollivier et Richard commissaires du département dans les districts de Cholet et Vihiers à remis sur le bureau une lettre dattée de Cholet de ce jour 5 heures du matin dont M. le président à donné lecture. Les commissaires demandent qu’il leur soit adjoint d’autres membres du conseil pour être en état de se concerter rapidement avec les différents conseils de districts et de communes sur les dispositions à faire pour s’opposer aux progrès du rassemblement de révoltés qui dévastent le département des Deux Sèvres. Ils demandent en même temps une augmentation de forces, des pièces de canon et des munitions. M. le président à lû ensuite plusieurs lettres dont copies étoient jointes à celle-cy dessus, du directoire du district de Thouars et des procureurs syndics des districts de Saumur et Vihiers qui constatent que le nombre de révoltés augmente.

    Le conseil général du département délibérant sur ces dépêches à nommé MM Desmazieres, Pierre Marie Delaunay, et Reveillière pour conjointement avec MM Ollivier et Richard nommées commissaires par l’arrêté du 22 de ce mois, se concerter tant avec le conseil général du district de Cholet qu’avec ceux des districts de St Florent, vihiers et Saumur sur les mesures à prendre pour s’opposer au rassemblement des révoltés dans le département des Deux Sèvres : donnant à ces commissaires tout pouvoir et commission pour diriger sur tout ou besoin sera. Les corps de troupes de ligne, gendarmerie et garde nationale déjà rassemblés et requérir ultérieurement dans les districts du département toutes autres parties de forces publiques que les circonstances pourront nécessiter, le tout à l’effet tant de prêter aide et secours au département des Deux Sèvres pour dissiper les révoltés que de préserver celui de Maine et Loire de toutes incursions et de tous soulèvement qu’on tenteroit d’y exicter.

    Louis-Marie de la Réveillère Lépeaux. Tableau de François Gérard, 1798.

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (9° partie)....

     

    M. Pierre Marie Delaunay présent à accepté la commission portée dans l’arrêté cy dessus sous la condition qu’il lui sera libre de revenir au tribunal criminel lorsque les affaires nécessiteront sa présence.

    Le conseil général du département délibérant ensuite sur l’augmentation des forces demandées par les commissaires, à arrêté après que le procureur général syndic à été entendu.

    1°. Le commandant de la garde nationale d’Anegrs sera requis de donner les ordres pour que trois cent soixante gardes nationales, les officiers en dehors se tiennent prêts à se rendre de suite à Vihiers avec deux pièces de canon.

    2°. Le commandant de la Gendarmerie Nationale sera requis de donner les ordres à un lieutenant, un maréchal des logis et a dix gendarmes de se tenir prêts à accompagner les gardes nationales d’Angers.

    3°. Le commandant du deuxième bataillon sera requis de donner ordre au chirurgien major de se rendre au détachement de ce bataillon qui à été envoyé a Cholet en vertu de l’arrêté du 22 de ce mois pour être attaché tant à ce détachement qu’à tous autres de gendarmerie nationale, troupe de ligne et gardes nationales des districts en réquisition. Le citoyen Mirault chirurgien devant être attaché aux corps de gardes nationales du district d’Angers ; sauf aux commissaires à faire toutes autres dispositions, dans le cas ou les gardes nationales des autres districts auroient des chirurgiens.

    4°. La municipalité d’Angers sera requise de prêter quinze mille cartouches à balle, cent gargousses, un baril de poudre et mille pierre à fusil.

    5°. Il sera acheté de suite chez les marchands de munitions la quantité de quatre cents livres pesant de balles de calibre et de cent livres pesant de postes.

    6°. Il sera de suite donné les ordres nécessaires à l’étapier pour les besoins du détachement et aux volontaires de la ville ; et fournir de suite cinq chevaux qui seront stationnés à St Lambert pour le relais des couriers expédiés pour les commissaires au conseil, trois chariots et les chevaux nécessaires pour le trait et le relais des chariots et des pièces de canon.

    Le conseil général à également arrêté que le citoyen Bardou capitaines de compagnie franche chargé de la levée de cette compagnie dans le département sera requis de se rendre à Vihiers avec tous les hommes d’élite qu’il pourra prendre parmi ceux déjà enrôlés, et pour l’armement des quels il se concertera à lamiable avec la municipalié de Baugé ou ils sont en dépôt.

    Fait en conseil général du département à Angers le vingt cinq août mil sept cent quatre-vingt douze l’an quatrième de la liberté 4 heures du soir.

    B L Dieusie

    Pour expédition

    Barbot secrétaire général »

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (9° partie)....

     

     


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    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (8° partie)…

     

     

    Correspondance avec le ministre de l’intérieur. AN F 7 3682/1-12.

     

    « Angers le 16 août 1792 l’an 4 de la liberté et le 1er de l’égalité

    Mention : on a répondu

     

    Monsieur

     

    Depuis ma dernière lettre qui vous a informé des événemens qui menacent notre département, un nouveau courier nous a acertainé qu’ils devenoient encore plus inquiétants ; je vous envoye copie de la lettre de nos commissaires et notre arrêté, l’un et l’autre vous ferons connaître la nécessité du parti que nous avons pris d’envoyer sur le champ un nouveau détachement de 400 hommes dans les districts de Chollet et Vihiers.

    Nous avons demandé au ministre de la guerre mille livres de poudre du magazin de Saumur, vous voyez monsieur combien il est intéressant qu’elles nous parviennent, nous vous prions de vouloir bien l’engager a donner des ordres les plus prompts pour que cet envoy ne souffre aucun retard.

    Le procureur-général syndic du département de Maine et Loire

    Bouller »

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire....

     

    ***

     

    « Angers 28 aoust 1792

     

    Annotation : marquer que le ministre fait a fait part des événemens à l’assemblée nationale et qu’il espère que par les soins du corps administratif et la bonne contenance des gardes nationales on détruira jusqu’au germe de cette conspiration

    Monsieur

    J’ai l’honneur de vous envoyer les nouvelles instructions que nous avons reçues de nos détachemens envoyés pour la deffense de notre territoire dans les districts de Chollet, Vihiers et les départemens voisins : le mal est encore grand, et malgré nos forces nous craignons que le rétablissement du calme et de la paix ne puisse encore s’effectuer aussi promptement que nous le désirons.

    Le procureur général sindic du département de Maine et Loire

    Bouller »

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire....

     

     


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    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (7° partie)…

     

     

    Archives Nationales F7 3682/1-11.

     

    « Copie de la lettre du citoyen Boisard commandant de gendarmerie nationalle à mm les administrateurs et procureur général sindic du département de Maine et Loire

    Maulévrier huit heure du matin le 24 aout 1792

    l’an quatrième de la liberté

    Messieurs

    J’ai saisi le premier instant de repos pour vous informer a la hâte des désordres qui se commettent dans le département des deux Sèvres. La presque totalité des hommes jusqu’à des enfants de toutes les paroisses de huit lieues à la ronde se sont réunis ayant à leur teste des cydevant qui leur font croire que l’ennemi est dans Paris à l’effet de protéger la religion. Cette masse énorme parcourt les campagnes, les petites villes détruisant et incendiant tout ce qui est aux patriotes pillant en meme tems, ils ont des munitions, beaucoup de poudre à canon, il n’est pas resté une pièce dans le district de Châtillon, lorsque j’y ai arrivé le 22 sur les onze heures, ils venoient de prendre la route de Bréssuire, deux pelotons étoient encore en observation sur des hauteurs qui dominent Châtillon ; J’ay fait tirer dessus un coup de canon à boulet, deux ont été tués le reste à fuy, je me suis mis à la poursuite sur la route de Bressuire on estimoit leur nombre à 6 000, une colonne de ces gens restée en arrière à attendu mon détachement à un quart de lieue de Châtillon et a attaqué mon avant-garde qui a riposté et les a forcé de se replier sur un bourg nommé Lottais (Rorthais) ou ils nous attendoient en masse. J’ay alors formé un petit escadront de cavalerie et j’ay fondu sur eux au grand galop, ils ont plié, nous les avons poursuivi de toutes parts avec plus de témérité que de prudence de la part des gardes nationales, dans cette affaire. J’ay eu un gendarme tué, quatre gardes nationales blessées dont deux grièvement un est en danger, j’aurois désiré poursuivre jusqu’à Bréssuire où je savois que la plus grosse colonne marchoit, la lassitude de ma troupe ne me le permit pas. Je reviens à Châtillon avec mon mort, mes blessés et vingt quatre prisonniers que nous avons fait.

    Dans la soirée je fus informé qu’ils alloient attaquer Bréssuire à deux reprises ou ils avoient échoués et laissant un grand nombre de morts.

    Les Bressuirois n’allèrent pas les poursuivre vu leur grand nombre.

    Le 23 je partageai ma troupe en cinq détachements que je fis circuler dans différentes paroisses y affichant une proclamation de paix en cas que l’on rentrât dans l’ordre, ou à deffaut une poursuite rigoureuse.

    Sur le soir informé que les révoltés devoient de nouveau attaquer Bréssuire, je me disposai à marcher pour les prendre par derrière lorsque l’ordre de couvrir Chollet et de ne pas m’en écarter, me parvint sur le bruit de leur marche à Chollet. Je détachai à l’entrée de la nuit un peloton pour Maulévrier à l’effet de couvrir Chollet. D’après d’autres avis j’ay évacué Châtillon cette nuit pour me rendre à Maulévrier et de la marcher sur Bréssuire et Bréssuire devoit venir au devant de moy et les prendre entre deux feux ainsi convenu avec les commissaires du département des deux Sèvres, j’étois au moment de quitter Maulévrier, lorsque je reçu la nouvelle que Bréssuire a résisté hier au soir à une nouvelle attaque et a tué beaucoup de révoltés ; ils ont emportés leurs morts dans des charrettes qui sont à la suitte de la bande. Je reçois donc l’avis de ne pas marcher sans attendre le détachement de Roussillon que n’est pas encore arrivé, dès qu’il le sera je me porterai sur eux, je crois urgent de dissiper ce noyau sans quoy le mal sera sans remède. Je ne consulte que le salut public mais je crains trop faire en voulant bien faire, en ce moment j’ay avec moy un administrateur du district de Châtillon et un autre commissaire du département des deux Sèvres qui m’authorisent à tout. Cee qu’il y a d’étonnant c’est que qu’aucune forces reparoissent du chef lieu de ce département.

    J’ai emmené avec moy les prisonniers que je viens d’envoyer à Chollet, ils auroient été enlevés à Châtillon après mon départ si les gardes nationales mettoient un peu d’ordre.

     

    ***

     

    Copie d’une lettre de M Jeures lieutenant de la garde-nationale de de Saumur commandant en second le détachement, au district de Cholet

    Coron 27 août 1792

    L’an 4° de la liberté

    En vertu d’un ordre du directoire du district de Vihiers, le commandant de la garde nationale de Saumur établie dans cette ville détahca 8 maîtres et 35 gardes nationales pour se porter à Coron protéger les assemblées primaires de ce lieu dimanche 26 du courant avec ordre de se retirer à Vihiers le soir même, l’assemblée ne pouvant s’unir que tard le commandant du détachement envoya un cavalier d’ordonnance à Vihiers pour savoir s’il s’il devait si rendre où rester à Coron jusqu’au lendemain. Cette ordonnance fut attaquée sur les 7 heures et demie du soir à son retour proche le cidevant château des hommes appartenant au sieur de la haye par environ 20 hommes armés qui le sommèrent de leur remettre ses dépêches et qui sur son refus firent sur le champ sur lui une décharge de plusieurs coups de fusil. Le cavalier à été légèrement blessé à la main et son cheval à reçu une balle qui lui a percé le col d’outre en outre au dessus de la crinière et une autre dans l’arçon de la selle.

     

    Pour copie

    Barbot

    Secrétaire général

    + signature illisible.


    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (7° partie)....


     


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    1792, vue depuis le Maine-et-Loire (6° partie)…

     

     

    Archives Nationales F7 3682/1-11.

     

    1792, vue du Maine-et-Loire (6° partie)....

     

    « Messieurs

     

    Nous recevons une lettre de M° Boisard dattée de deux heures du matin. Les rassemblements continuent, les patriotes se réfugient des campagnes sous la protection de nos détachemens, des émissaires parcourent les différentes paroisses pour ameuter les fanatisés, ils avoient amenés avec le maire de Chatillon, il leur a échappé dans leur retraite de devant Bressuire qu’ils ont attaqué à deux reprises ; mais toujours sans succès. Trois gendarmes et deux gardes nationaux ont été tués à cette attaque ; les insurgens se sont retirés en fuyant ; mais il est à craindre qu’ils ne se rassemblent. Leur nombre s’élève à six mille, peut-être cette pélotte grossira t elle, enfin nous ferons notre devoir : nous avançons encore un détachement de trente hommes sur Chatillon. M° Boisard pourra alors détacher de son corps sur Maulévrier et les Echaubrognes, où l’on voit de la fermentation, et craint du mouvement. Nous croyons vous avoir dit que les chefs sont, un sieur Delouche ancien maire de Bressuire et Baudry. Le premier est un homme de tête, le second à la réputation d’un extravagant. M° Boisard restera à Chatillon pour y attendre les forces qui s’avancent de Niort et de Partenay. A l’instant arrivent MM Combaut et Guillon qui nous annoncent l’arrivée de vos commissaires et d’un secours du onzième régiment que nous recevons avec reconnoissance.

       Les administrateurs du district de Cholet, signés G. Maugars Tetreau l’ainé

          23 août 7 heures du matin

    Pour copie

    Barbot

    Secrétaire général

          Les administrateurs du dept de Maine et Loire »

     

    ***

     

     

         Début du courrier manquant et c’est bien dommage...

     

    1792, vue du Maine-et-Loire (6° partie)....

     

    « ... Et de subordination il ne leur arriveroit pas de mal, les opérations seroient promptes au lieu de lentes, elles ont toutes la bravoure nécessaire pour vaincre mais non la patience. Je suis en état de garantir les frontières de notre département de cette contagion, je menace du fer et du feu toutes les paroisses qui voudront se révolter.

    J’ay l’honneur d’être &

    Signé Boisard

    Dans un combat qui s’est établi entre une portion de mon détachement et des révoltés retranchés dans une métairie il en est résulté que le feu a consumé deux monceaux de paille et une partie de la métairie.

    Pour copie

    Barbot

    Secrétaire général »

     

    ***

     

    La phrase mise en gras dans la dernière lettre peut surprendre mais elle nous prouve à quel point la révolution ne supporte pas que l’on puisse se révolter contre les révolutionnaires (délicieusement paradoxal de mettre en contradiction les inventeurs de la déclaration des droits de l’homme contre eux-mêmes). En août 1792, nous ne sommes pas encore officiellement sous le régime de la Terreur même si le Roy vient d’être déchu. Les premiers fomenteurs de la révolution ont été, comme on le sait, la bourgeoisie des villes, empreinte de franc-maçonnerie (d’où le mot « frère » qui revient dans la plupart des correspondances et les signatures ornées de trois points), c’était la mode du temps et la secte cherchait à s’imposer sans imaginer qu’elle-même verrait bon nombre de ses membres tomber sous la guillotine quelques mois plus tard. Cette bourgeoisie citadine méprise totalement le petit peuple et n’a qu’un but en tête, remplacer et s’accaparer les prérogatives de la noblesse. Il n’est donc pas question de se révolter contre les « révoltés » de Paris et des grandes villes.

    Il a été décidé par idéologie de combattre le catholicisme ; comment des pèquenauds crottés osent-ils se rebeller contre ces décisions (et à fortiori, comment oseront-ils refuser d’aller se battre aux frontières un peu plus tard pour les « bobos » de Paris et les fonctionnaires…) ? C’est un scandale et ce camouflet est insupportable. Il est donc déjà question, bien avant les ordres génocidaires de 1793, de pallier par tous les moyens à une « révolte contre-révolutionnaire » selon le terme consacré. Comme il n’est pas imaginable de discuter quoique ce soit des lois parisiennes, il n’y a qu’une solution pour s’imposer : la violence extrême et le brûlement général.

    Doit-on en conclure que les idées génocidaires ont commencé dès la chute de la monarchie ?

     

    RL

    Décembre 2017

     

     

    1792, vue du Maine-et-Loire (6° partie)....

     


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    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (5° partie)…

     

     

     Archives Nationales F7 3682/1-11.

     

     

    « Copie d’une lettre de M. Beauveau procureur sindic du district de Cholet à MM les administrateurs du département de Maine et Loire

    A Cholet  le 22 aout 5 heures du matin

    Messieurs

    Ce matin, à trois heures, il est arrivé ici deux administrateurs du district de Châtillon  requérir secours ; vous trouverez ci jointe copie de l’arrêté de cette administration. J’aï fait rassembler sur le champ le directoire et la municipalité de Cholet. Nous envoyons à Châtillon 40 gardes nationaux et 6 gendarmes. Ce détachement prendra à la Tessouallle douze gardes nationaux ainsi le total du secours s’élèvera à 60 hommes avec les officiers. Nous y joignons une pièce de canon avec les munitions que peut contenir le coffre de l’affut ; l’on trouvera un supplément à Châtillon. Le rassemblement existe depuis dimanche, ils ont pillé les maisons de quelques administrateurs, et en ont assommé un (M. Richoux) il paroît qu’il n’y a point ainsi que l’expose la délibération, dix mille hommes ensemble, mais seulement deux mille, du reste, cette pelotte peut grossir. Ils marchent sur Châtillon où il n’existe aucune force publique. Nous aurions désiré envoyer plus de force ; mais nous ne pouvons nous dégarnir, il ne nous reste pas 20 hommes. Certainement, il seroit désirable de frotter si vertement ces mauvais sujets qu’ils ne fussent pas tentés d’y revenir.

    Quoiqu’il puise arriver, je vous réponds sur ma tête du zèle des administrateurs du district de Cholet et du procureur sindic

    Signé Beauveau

     

    ***

     

    Vous voyez messieurs combien est juste la pétition que vous a faite la municipalité de Cholet au sujet de ses grenadiers, nous voyons clairement l’inquiétude et l’agitation des campagnes voila l’orage qui éclatte à Châtillon, il se forme autour de nous et Cholet est le seul point de résistance, le seul où quelques forces existent (et) en imposent. Si vous perderés ce que nous avons de meilleur, comment pourrons nous défendre cette contrée ; c’est ce que je vous supplie de péser dans votre sagesse.

    Pour copie

    Barbot

    Secrétaire général

     

    ***

     

    Copie d’une lettre des administrateur du district de Saumur aux administrateurs du département de Maine et Loire

    Saumur le 23 aout 1792 l’an 4ème de la liberté.

    Citoyens et confrères

    Depuis la lettre que nous vous avons fait parvenir par le retour de l’exprès que vous aviés envoyé la municipalité de Saumur s’est réunie à nous pour nous faire part d’une lettre de la municipalié de Doué qui demande des secours, exposant que tout est en feu et à sang à Bressuire et à Chatillon et que les environs demandent des secours.

    Sur le champ nous avons adressé une réquisition au commandant de la garde nationale de Saumur.

    Il fait partir deux cents hommes pour Doué avec un canon de huit livres de balles, des munitions et cartouches.

    Ce détachement restera à Doué pour la réquisition du procureur sindic qui se rend en la ville, maintenir la sureté jusqu’à ce qu’il soit requis par vos commissaires que demain matin, seront instruits del’arrivée de ce détachement à Doué.

    Dans le moment que notre détachement je dispose à partir, le secrétaire du district de Thouars vient d’arriver pour demander de la poudre de guerre ; il nous annonce que tous les troubles de ce pays sont nés du fanatisme, que la garde nationale de Thouars s’est portée à Bressuire et qu’elle a repoussé l’attroupement qui paroît considérable, il espère qu’on viendra à bout de la vaincre.

    Les administrateurs composant le directoire du district de Saumur, signés Daudenai, raymond, Rossignol, Font du Marais, Hervé, Coustard procureur sindic.

    Pour copie

    Barbot

    Secrétaire général »

     

     

    1792, vue depuis le Maine-et-Loire (5°partie)....

     

     


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