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    22 222…

     

    A force de parler du trésor de Charette en monnaie sonnante et trébuchante, que l’on imagine scintillant au fond de quelque puits abandonné ou dans un coffre vermoulu rongé par la terre, on oublie qu’il n’y a pas eu que de l’or dans l’escarcelle du Roi de la Vendée.

    On connait l’affaire du débarquement anglais des 10, 11 et 12 août 1795 et il n’est pas impossible que Charette ait bénéficié d’importants subsides à cette période. En revanche, on ignore souvent qu’il fut réalisé un autre débarquement, le 24 novembre de la même année près de Saint-Gilles. Celui-ci est assuré par Dabbaye (1). Déjà, le 19 novembre, Charette recevait ceci :

    19 novembre 1795.

    « Le chevalier de Warren, commandant l’escadre anglaise, au chevalier Charrette (sic) (A bord de la Pomone, en rade de l’Ile-Dieu)

    «Monsieur, j’ai envoyé au conseil du Morbihan pour annoncer que je compte faire débarquer le plus tôt possible la somme de vingt-deux mille deux cent vingt-deux livres sterling en dollars, que je crois que le conseil vous fera passer sans retard. Je vous souhaite tous les succès possibles. »

    On ne trouve trace de cette missive que chez Savary, tome VI, p 57. On a souvent mis en doute les écrits de Jean-Julien-Michel Savary qui a eu quelquefois tendance à arranger les choses en faveur de la république mais il faut bien reconnaître que l’on retrouve aujourd’hui beaucoup des correspondances présentées dans son ouvrage aux archives du Fort de Vincennes…

    A la date du 24 novembre 1795, Charette est au château de La Roche-Boulogne au Sud de Rocheservière. Il sera à Montorgueil à partir du 4 décembre. A-t-il pu récupérer les 22 222 livres que Dabbaye avaient probablement fait débarquer avec les armes anglaises ? Serait-il possible, comme l’a avancé le chasseur de trésor Didier Audinot, qu’elles ait pu être cachées en forêt d’Aizenay ?

     

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    Dans le bois des Gâts, si l’on en suit encore M. Audinot ?

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    A Roche Boulogne ? Ou encore à Montorgueil ? J’avoue personnellement que la dernière hypothèse me séduit assez…

     

    RL

    Septembre 2016

       

     

    Note :

     

    (1) A ne pas confondre avec Pierre Nicollon des Abbayes. Notre Dabbaye sera pris près de Saint-Etienne-du-Bois le 21 février 1796 avec 14 de ses hommes et fusillé à Montaigu trois jours plus tard.


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