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    Vincent Bousseau, capitaine de cavalerie de l'armée du Centre, 

    proposé pour un sabre de récompense.

     

     

             

     Vincent Bousseau.... Vincent Bousseau est né et a été baptisé à la Gaubretière le 14 janvier 1768. Il est le fils de Vincent Bousseau, farinier au Drillais et de Jeanne Goineau. Le parrain a été Jean Goineau et la marraine Catherine Loiseau.

     

     

    Vincent Bousseau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En 1793 il rejoint l'armée du Centre comme cavalier et participe aux campagnes de 1793, 1794, 1795 et 1799 en qualité de capitaine de cavalerie. Le 21 octobre 1794 il épouse à la Gaubretière, Magdeleine Migné, fille de Pierre Migné et de Marie Evelin, mariés le 28 janvier 1772 paroisse de l'Herbergement. De cette union sont issus :

     

    1° François Bousseau, né en 1798 ou 1799 aux Landes-Génusson.

    2° Pierre Bousseau, né en 1801 ou 1802, Les Landes Génusson ?, Le Longeron  ?

    3° Alexis, Constant Bousseau, né le 26 Pluviose an 12 (16.2.1804), Le Longeron.

    4° Clément, Marie, François Bousseau, né le 14 août 1806 Le Longeron.

    5° Jean, Baptiste Bousseau, né le 6 février 1809 Le Longeron.

    6° Magdeleine Bousseau,née le 7 janvier 1812, Le Longeron.

    7° Baptiste, Donatien Bousseau, né le 8 juin 1815 Le Longeron.

    8° Marie Bousseau, née le 5 octobre 1818, Le Longeron.

     

      Le 21 avril 1824, Vincent Bousseau dépose une demande de pension à la mairie du Longeron.

     

    « A son Excellence le ministre de la Guerre à son Hôtel a Paris.

    Monseigneur,

      Le Sieur Vincent Bousseau, journallier domicilié en cette commune, à l'honneur de vous exposer, qu'il a eu l'honneur de faire partie de l'armée Royalle du Centre, et parconséquant, il a fait les campagnes de 1793, 1794, 1795 et 1799 ; et ce en qualité de capitaine de cavallerie, qu'étant né sans fortune, il est réduit a une affreuse misère, n'ayant pour tout bien que sept enfants avec la profession de journaillier ; cette position critique Monseigneur, qui attendrira autant votre Excellence que les campagnes glorieuses d'un serviteur fidelle au Trône des lis lui fait espérer que vous voudrez bien lui accorder sur les fonds disponible une pension qui puisse le tirer de l'indigence en la quelle il se trouve réduit.

      En cette attente, il a l'honneur d'être Monseigneur, de votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur .

      L'exposant a déclaré ne savoir signer. »

    Vincent Bousseau....

     

      Le 21 janvier 1824, se présentent à la mairie du Longeron devant Monsieur le maire de la Gaubretière, Jacques, André Duchesne :

     

    1° René Brin, âgé de soixante neuf ans, laboureur.

    2° Joseph Poirier, voiturier, âgé de soixante ans, de la Gaubretière.

    3°Jacques Groleau, âgé de soixante ans, laboureur des Landes-Génusson qui déclarent :

     

      « Vincent Bousseau, né en cette commune le 14 janvier 1768 et demeurant commune du Longeron a fait en qualité de capitaine de cavalerie les campagnes de 1793, 1794, 1795 et 1799 dans l'armée du Centre et s'est toujours conduit avec la plus grande bravoure et un dévouement sans bornes pour la cause du Trône et de l'Autel ». (vue n°4)

     

      Le 24 février 1824 il fait valider ses services devant le Juge de Paix Charles Clémot Lahaye du canton de Montfaucon en présentant les témoins suivants :

     

    1° Charles Soulard, marchand.

    2° Jacques Simonneau, sabotier.

    3° Mathurin Poirier, marchand du Longeron. (vue n°5).

     

    Vincent Bousseau est décédé le 16 juin 1837 au Longeron.

    Proposition pour un sabre d'honneur :

    Vincent Bousseau....

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés - Dossiers Vendéens:  Vincent Bousseau 1M9/79 - vue n° 2/8 - Registres d'état civil de la commune du Longeron- Le moulin du Drillais cadastre de 1839 La Gaubretière, vue n°1/1- Proposition pour un sabre de récompense SHD XU.16-21, vue n°8 Archives de Vincennes via Archives de la Vendée tous droits réservés. Archives de la commune de l'Herbergement - Photos de l'auteur. 

                                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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  • Les chroniques de Jacques Chauvet, N° 11…

     


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    Comment rejoindre les « Amis du Pont-Paillat »…

     

    Devant le succès grandissant des sorties des Amis du Pont-Paillat, dits les « APP » que l’on peut suivre sur ce blog ainsi que celui de Vendéens et Chouans, je me permets de rappeler une nouvelle fois quelles sont les modalités d’entrée au sein de notre groupe.

    Les APP ne sont pas une association et le groupe a été fondé début 2015 par 5 personnes, après une sortie au « Pont-Paillat », sur l’ancienne route de Bressuire à Châtillon-sur-Sèvre, qui vit deux épiques batailles vendéennes en 1793 et un passage de colonne infernale. Nous comptons à ce jour plus de 50 membres en deux ans d’existence. Pas d’association, donc pas de cotisation et la participation est totalement libre. Il ne vous sera jamais demandé d’argent pour quoique ce soit, hormis pour un à deux repas au restaurant sur l’année.

    Les sorties ont lieu tous les deux mois sans compter les veillées d’hiver au coin du feu, organisées chez l’un ou l’autre des membres, toujours suivant le volontariat. On amène son pique-nique et des fleurs de son jardin, pour ceux qui en ont un, afin d'honorer les tombes et monuments à la mémoire des vendéens de 1793.

    Nos buts : organiser des sorties sur des lieux, pour la plupart méconnus, où se sont déroulés des événements des Guerres de Vendée, partager, échanger et s’entraider dans la recherche historique.

    Nous contacter : laisser sur ce blog ou celui de « Vendéens et Chouans » vos coordonnées avec votre e-mail. Vous recevrez le programme de la prochaine sortie et pourrez ainsi nous rejoindre.

    Nos conditions d’admission : être réellement intéressé par l’histoire des Guerres de l’Ouest, avoir le sens de l’amitié et du partage désintéressé. On ne vend ni n’achète rien aux APP et nous ne sommes ni une œuvre politique et encore moins mercantile.

    L’entraide : chaque membre, quelque soit son niveau de connaissance, peut être aidé ou lui-même amené à aider dans la recherche sur les archives.

    Le bulletin : l’année 2017 verra la venue d’un bulletin disponible en ligne et retraçant nos activités, avec des articles écrits par nos membres et richement illustrés de photos.

    Les associations et nous : les APP peuvent être amenés à suivre au cours de chaque année les sorties des associations telles que le Souvenir Vendéen, le Souvenir Chouan de Bretagne, les Enfants de Charette, et recevoir la Troupe des Cœurs de Chouans. Ceux qui aiment se costumer sont les bienvenus parmi nous.

    Les réseaux sociaux : très présents sur Facebook, les APP diffusent et discutent souvent entre eux, avec des jeux, des devinettes historiques et des partages d’albums photos. En aucun cas, les programmes de nos sorties ne sont diffusés à l’avance sur les réseaux sociaux, et ce, afin d’éviter les pollutions et de respecter l’intimité de ce qui est désormais une grande famille vendéenne…

     

    RL, cofondateur.

    Comment nous rejoindre...

     

     


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    -  1793 – 1794  - 

    Michel, Joseph Leblois, Accusateur Public du Tribunal Criminel de Niort 

    succède à Fouquier-Tinville  au Tribunal Révolutionnaire de Paris.

     

     

    Ami d'Etienne, François, Xavier Coudert de Prévignaud et présent à son mariage le 11 Prairial de l'an XII (31 mai 1804) à Niort ; Michel, Joseph Leblois est né le 21 juin 1756 à Javarzay-Chef-Boutonne. Il est le fils de Joseph Leblois, juge assesseur du marquisat de Chef-Boutonne, avocat au Parlement qui avait épousé à Javarzay, le 21 janvier 1755, Jeanne, Charlotte, Elisabeth Desmarest.

     

    Il épouse le 9 avril 1782 à Javarzay Marie, Anne, Julie Pressac, de cette union sont issus :

     

    1° René, Marie, Joseph Leblois, né le 15 avril 1783 à Javarzay-Chef-Boutonne, qui deviendra capitaine dans la garde du Roi de Naples, adjudant-major au régiment des chevaux-légers.

    2° Françoise, Marie, Alexandrine Leblois, née le 15 avril 1785 à Javarzay, qui épousera Antoine, Dominique Macips, quartier-maître au 22 Régiment de chasseurs à cheval ; puis Théodore Pressac des Planches, juge au tribunal civil de Niort, domiciliée rue du Trianon à Niort et décédée en ce lieu  le 2 avril 1845.

    3° Marie, Anne Joséphine Leblois, née le 24 février 1787 à Javarzay, qui épousera Ange, Achille, Charles de Brunet Comte de Neuilly, demeurant à Rigné, canton de Thouars (Colonel de cavalerie), ancien écuyer de main du Roi Louis XVIII.

    4° Jean-Baptiste Leblois, né le 25 juin 1786 à Javarzay † ?

    5° Roch Leblois, capitaine aux grenadiers de la Garde Royale du Roi d'Espagne. Il s'agit certainement du second fils; sous-lieutenant d'infanterie après sa sortie de Saint-Cyr ...

    Michel, Joseph Leblois a été comme successeur de Maître Joseph Leblois, son père, jurisconsulte et magistrat.

    A la lecture de son dossier, il semblerait que ce fut un magistrat révolutionnaire ''assez modéré'' pour l'époque, tant à Niort qu'à Paris. (Le tribunal de Niort ne prononça de novembre 1793 à mai 1794 ''que 76 condamnations à mort'' (L'autorité militaire trouva le tribunal de Niort trop indulgent).

     

    Dès le début de la Révolution  :

    « A la première organisation des tribunaux , il fut nommé juge au tribunal du district de Melle département des Deux-Sèvres dont il devint ensuite Président.

    Au mois de juillet mil sept cent quatre vingt treize il fut nommé accusateur public du Tribunal Criminel  des Deux-Sèvres : aux fonctions de cette place étaient jointes celles d'accusateur militaire de toute l'armée de la Vendée.

    Alors la guerre civile affligeait les départements de l'Ouest ; et la moitié de celui des Deux-Sèvres était occupée par les insurgés. Toutes les maisons de détention étaient pleines de nobles et autres gens arrêtés comme suspects, de rebelles pris les armes à la main et de membres de leurs comités d'insurrection, enfin de délinquants militaires de toutes armes amenés à Niort de plus de trente lieus de rayon.

    Dans ces circonstances difficiles, l'accusateur public et militaire parvint à faire punir les vrais coupables, à diminuer les désordres de l'armée et à sauver la vie de ceux dont on accusait que les opinions     ; il refusa toujours de les mettre en jugement ou de les renvoyer aux tribunaux révolutionnaires. Ces faits sont notoires dans la contrée et pourraient être attestés avec reconnaissance par la ci-devant noblesse des Deux-Sèvres.

    Aussitôt après le 9 thermidor de l'an 2 (27 juillet 1794), il fut nommé accusateur public du tribunal révolutionnaire de Paris, successeur immédiat de Fouquiet-Thinville, il rendit autant de service à l'humanité que son prédécesseur lui avait fait d'outrage ; les circonstances étaient devenues favorables pour cela. Au lieu de se montrer actif, il retarda le jugement de tous les procès; on sait qu'à cette époque toutes les affaires marquantes ne furent instruites et jugées que par ordre de la Convention ou des comités de gouvernement ; on sait aussi qu'on ne jugea plus les accusés sans les entendre.

    Il fit mettre en liberté tous les détenus contre lesquels il n'y avait pas de charges, plusieurs personnages considérables qui servent aujourd'hui le Gouvernement Impérial lui doivent leur élargissement.

    Enfin il eut le bonheur de rendre la vie à vingt infortunés condamnés à mort par le tribunal de ROBESPIERRE, à vingt femmes enceintes lors de leurs jugements et dont la délivrance reconnue prescrivait l'exécution. Au lieu de l'ordonner, il alla visiter les condamnées et leur porter des paroles de consolation, il osa leur conseiller de réclamer contre leur jugement, il fit plus, il alla intéresser en leur faveur le Président du comité de législation (le représentant CAMBACERES) qui après lecture de leur pétition porta la parole en leur faveur à la Tribune de la Convention : les jugements furent révisés et cassés.

    Au renouvellement du Tribunal Révolutionnaire il revint à Niort reprendre ses fonctions d'accusateur public dans lesquelles il a été successivement continué jusqu'au temps où il a été honoré par sa Majesté de la Commission du Procureur Général de la cour criminelle des Deux-Sèvres.

    Dans l'exercice de ces dernières fonctions il a poursuivi sans relâche les assassins et les voleurs qui se sont atrouppés à la suite de la guerre de la Vendée pour dévaster le Nord de ce département, ils ont été tous ou détruits ou chassés ; le calme et la sûreté sont rétablis, sa Majesté l'Empereur et Roi lui en a témoigné sa satisfaction à l'audience donnée aux membres de l'Ordre Judiciaire à la suite du couronnement.

    Par la dernière organisation judiciaire il a été nommé Procureur Impérial Criminel près la Cour d'Assises du département des Deux-Sèvres, place correspondante à celle qu'il occupait.

    Il a donné dans tous les temps des marques d'attachement à sa Majesté l'Empereur et à son gouvernement ; Il a deux enfants mâles qu'il a mis à grands frais dans la carrière militaire ; L'aîné, après avoir fait de bonnes études, s'est enrôlé volontairement dans le 7e de Hussards et a depuis été porté par les circonstances dans la Garde du Roi de Naples où il est capitaine adjudant-major au régiment des chevaux légers ; le second est depuis dix huit mois à l'école militaire de Saint-Cyr d'où il doit sortir à la première promotion comme sous-lieutenant d'infanterie.

    Jaloux de prendre part aux honneurs qui entourent la monarchie Française, il a demandé le titre de Chevalier de l'Empire qui lui a été accordé par lettres patentes de sa Majesté du 14 février 1810.

    Son âme se sent encore plus élevée à la lecture du décret de création de l'Ordre Impérial de la Réunion, il désire et se sent digne d'être du nombre de ces nouveaux Chevaliers ».

     

    Niort, le 30 janvier 1812. signé : Leblois.

     

    (Dossier – LH/1516/50 vues n°2,3,4/21 -archives nationales - Base leonore.) 

    Le 25 Prairial de l'an XII (14 juin 1804), il est nommé membre de la Légion d'Honneur.

    Le 19 thermidor de l'an XII (7 août 1804), il prête serment à l'Empereur à Niort (Je jure sur mon honneur de me dévouer au service de l'Empire.... à la défense de l'Empereur...). (vue n°6/21- leonore)

    Le 4 février 1810, il obtient des lettres patentes de chevalier. (vues n°11 et 12/21).

    Le 13 février 1812, il demande à bénéficier de l'Ordre de la Réunion. (vues 4 et 5/21). (L'ordre de la Réunion étant une distinction civile et militaire fondée par Napoléon 1er en 1811 afin de récompenser le mérite dans la fonction publique, la magistrature et l'armée).

    Le 16 décembre 1816, il prête serment au Roi Louis XVIII à Niort, (Je jure d'être fidèle au Roi...etc..... (vue n°20/21).

    Michel, Joseph Leblois....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous voici donc en présence du portrait type du petit magistrat de l'Ancien Régime acheteur de biens nationaux, ayant servi le Roi et l'ayant trahi, ayant servi la Révolution, ralliant l'Empire en le trahissant; ralliant de nouveau la monarchie en servant le Roi Louis XVIII afin de ne pas perdre ses ''acquis'' . Nous sommes donc loin du serviteur de l'Etat conduit par l'honneur, la vertu et la fidélité.

    La période 1789-1815 offre donc un cadre idéal pour observer cette nouvelle figure peu reluisante qu'est la ''girouette''. 

    Michel, Joseph Leblois, ancien magistrat, chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'honneur, âgé de 70 ans s'est éteint  au logis de la Bessière* commune de Vitré département des Deux-Sèvres.

    * Le manoir de la Bessière a été vendu comme bien national en 1794. Ce logis fait partie des biens confisqués sur Jean-Marie Chevalier des Essarts de la Courdadière, émigré..... Adjudicataire : Michel, Joseph Leblois, accusateur public du département des Deux-Sèvres demeurant à Niort, pour 14000 livres... 

     

    Sources: Léonore – Archives Nationales tous droit réservés, Dossier LH/1516/50, concernant la Légion d'Honneur  copie de la vue n°20/21- Archives Départementales des Deux-Sèvres, communes de Javarzay-Chef-Boutonne, Niort et Vitré, tous droits réservés : commune de Niort, mariages an XII vue n°21 - Archives Départementales des Deux-Sèvres Q59-5 – 5 mars 1794 (15 ventôse an 2) P.V adjudication  de biens confisqués - Photo et texte : Inventaire et Patrimoine de la Région Poitou-Charentes, la Bessière.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

    Michel, Joseph Leblois....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Pierre Méchineau de la paroisse de Boussay, 

    écrasé par la cavalerie de Westermann à la bataille de Châtillon

     

                            

     Pierre Méchineau....

    Pierre Méchineau ou Méchinaud est né le 8 février 1777 à Boussay et a été baptisé le lendemain. Il est le fils de  Pierre Méchinaud et de Marie Morillon mariés à Boussay le 18 octobre 1774. Le parrain a été  Gabriel Morillon, oncle et la marraine Perrine Pacaud.

     

      Bien jeune en 1793 (16 ans), il incorpore l'Armée Catholique et Royale. Bien que mineur, il suit ses curateurs soldats dans une compagnie de la paroisse de Gétigné près de Clisson. Puis il sert dans une compagnie de la paroisse de Montigné-sur-Moine. Le 11 octobre 1793 à la deuxième bataille de Châtillon, Westermann lance sa cavalerie de nuit à travers la ville... Pierre Méchineau est renversé par les chevaux, toute la cavalerie républicaine lui passe sur le corps et lui écrase les jambes. Le matin il est ramassé par des camarades et emmené sur un cheval. Il guérit de ses blessures. Il ne passe pas la Loire car il arrive trop tard et les voies de communications sont coupées par les Républicains. Il rejoint l'armée de Monsieur de Charette puis celle du général Stofflet et participe aux batailles de Gesté, Cholet, Vezins Challans etc....

     

      Il se marie le 25 septembre 1802 à Montigné-sur-Moine avec Renée Brin, née le 26 juin 1781 à Montigné, fille de René Augustin Brin et de Marie Grimaud. De cette union sont issus :

     

    1° Marie Méchineau, née le 8 août 1803 à Montigné.

    2° Pierre Méchineau, né le 15 septembre 1806 à Montigné.

    3° Marie Méchineau, née le 27 février 1808 à Montigné.

    4° François Méchineau, né le 16 juin 1809 à Montigné.

    5° Annie Méchineau, née le 16 juin 1809,  idem.

    6° François Méchineau, né le 18 juillet 1811, idem.

    7° Mathurin Méchineau, né le 2 février 1813, idem.

    8° Jeanne Méchineau, née le 30 octobre 1814, idem

    9° Jean Méchineau, né le 6 mai 1816, idem.

     

      Pierre Méchineau est décédé le 17 juin 1857 à Boussay à l'âge de 80 ans, il était veuf en première noce de Renée Brin, décédée le premier mars 1824 à Montigné et époux en deuxième noce de Marie Richard, charcutière au bourg de Boussay ; sa première épouse, Renée Brin étant décédée le  premier mars 1824 à Montigné.

     

      Le 13 mars 1825, il dépose une demande de pension à la mairie de Montigné-sur-Moine.

      «   Pierre Méchineau, âgé de quarante huit ans, sabottier, demeurant au bourg de la commune de Montigné canton de Montfaucon, département de Maine et Loire.

      Expose à Messieurs les Membres composant la commission nommée à Beaupréau à l'effet de connaître les individus qui ont servit et faits des pertes dans les Armées Royales de l'Ouest conformément à l'Ordonnance du 3 mars dernier.

      Qu'il était jeune à la vérité lorsque le 10 mars 1793 les habitants du Pays prirent les armes pour la défense du trône et de l'autel ; que mineur alors ; il suivit l'armée Royaliste de ses curateurs, soldats dans une compagnie faisant partie de la 1ère Division de (l'Armée d'Anjou et de Haut Poitou) ; qu'il concourru 1° à la bataille de Châtillon en 1793 et dans la soirée après une victoire complète, une cavalerie républicaine entra dans la ville, culbuta l'infanterie, qu'il se trouvait dans les rues dont il fut du nombre  et lui écrasèrent les jambes et le matin il fut ramassé par ses camarades et emmené sur un cheval. Sa jeunesse, lui donna avec l'aide des soins une guérison et redoubla son courage à combattre de nouveaux jusqu'au passage de la Loire où il fut trop tard à arriver par les communications interceptées par l'armée de Mayence ; mais son zèle pour son Roi le fit pénettrer dans l'armée du Général Charrette – et au retour du gal Stofflet dans la Vendée il rentra dans sa paroisse et combatti aux batailles de Gesté, Chollet, Vezins, Challans ets...

      Demande et par la situation indigente, une famille et trois enfants à élever, son état de sabottier peu lucratif, toutes ces considérations doivent faire l'attention de Messieurs les Membres de la Commission pour qu'il participe et reçoive une solde due à ses services et a sa position malheureuse.

      Les pièces justificatives exigées par l'arrêté de Mr le Préfet sont à l'appui de la présente.

     

    C'est justice, Vive le Roi.

     

    À Montigné le 13 mars 1825. Le pétitionnaire ne signe – A Montigné le 28 mai 1825 – signé : Baudry Maire.

     

    Pierre Méchineau....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire  tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Pierre Méchineau 1M9/259 - Pièce n°4 du dossier - Registres d'état civil de la commune de Montigné-sur-Moine – Archives Départementales de Loire-Atlantique tous droits réservés - commune de Boussay - Photo de l'auteur. 

                                                                 

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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