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    Les Amis du Pont-Paillat et les Coeurs de Chouans,

     

    journée commune pour Stofflet...

     

     

     C'est avec grand plaisir que nous avons accueilli les Coeurs de Chouans pour cette sortie et nous allons nous concentrer sur la seconde partie de la journée. La première étant racontée par Nicolas sur son blog.

     

    Après avoir visité Maulévrier de fond en comble sous la conduite experte de Nicolas, nous voici arrivés au Cimetière des Martyrs de la forêt de Vezins. Un vent particulièrement froid, hululant à la cime des arbres, semblait vouloir nous rappeler l'horreur qui passa par ici le 25 mars 1794. L'ambiance y était comme appesantie par un temps gris et un silence sépulcral. Il n'en fallait pas plus pour motiver les Cœurs de Chouans à se mettre en scène pour quelques photos.

     

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans.... 

    La relève qui se prépare avec la jeune Aliénor...

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

     

    Puis nous quittâmes la forêt de Vezins, pour nous rendre à la Croix de Houilleries, là, où Stofflet et ses hommes se vengèrent du précédent massacre, en exterminant quasiment entièrement la colonne infernale de Grignon.

     

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

     

     Le vent se renforçait et devenait de plus en plus glacial à mesure que le soir tombait. Il était temps d'aller se mettre au chaud pour la veillée. Nous en profitons pour remercier  Martine et Jean qui nous ont accueilli chaleureusement dans la grande salle de leur logis et qui se sont mis en quatre pour tout préparer. Autant notre petite troupe n'était guère importante dans l'après-midi, autant le monde affluait de partout pour venir partager le repas et s'installer au coin de feu. Comme à son habitude, Guy avait apporté des victuailles pour un régiment, et les Coeurs de Chouans n'étaient pas en reste sur la quantité. Nous avions de plus les crêpes de Martine et beaucoup plus de boissons qu'il n'en fallait. Quelques puyfolais et un petit groupe de personnes venant du Sud-Vendée nous ont rejoint et ce fut le moment tant attendu de raconter des histoires, ces histoires "qui font peur" comme le disait notre jeune amie Aliénor, mais dont elle semble elle-même très friande. Après les énigmes de trésors cachés, j'eus le plaisir de rappeler quelques faits étranges rapportés par ma grand-mère pendant mon enfance. C'est dans ces moments-là que l'on se dit : "si seulement je l'avais enregistrée à l'époque". Mais hélas...

     

    Les chants n'ont pas été oubliés, réunissant la jeune génération, aux côtés de leurs aînés, tous entonnant avec vigueur "Prends ton fusil Grégoire" et bien d'autres.

     

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....


    Tandis que la nuit devenait de plus en plus noire et profonde, nous pouvions entendre hululer les chouettes effraies qui semblaient vouloir s'approcher de plus en plus de la maison.

     

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

     

    Il fallut bientôt se séparer et retrouver ses pénates. Un clair de lune mystérieux nous guida sur le chemin du retour...

     

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

     

    La Troupe des Coeurs de Chouans ne vint pas les mains vides et nous eûmes droit à quelques cadeaux, dont celui-ci auquel les Amis du Pont-Paillat ne manqueront pas de faire honneur !

     

    27 février 2016, sortie avec les Coeurs de Chouans....

     

    C'est un grand merci que nous adressons encore une fois à tous les participants en attendant de se retrouver à nouveau, d'ici quelques jours avec les Enfants de Charette, et puis au printemps, dans de nouveaux chemins, sur les pas de nos héros.

     

     RL

     Février 2016

    Vidéo et diaporama à suivre :

     

     

     

     


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    Le fusil de François Coudrin retrouvé !

     

     

    La collaboration entre passionnés de Guerres de Vendée peut s'avérer des plus efficaces, et c'est ainsi que grâce à Xavier Paquereau, nous avons retrouvé la trace du fusil d'honneur de l'un de nos capitaines de paroisse préférés, François Coudrin, déjà évoqué dans cet article.

     Comme nous le savons, le brave Coudrin reçut un fusil d'honneur le 30 janvier 1821. Le temps avait été bien long depuis le 11 juillet 1817, date de son attribution par le Roi, mais l'objet finit enfin par arriver. Comme nous le savons également, ce fusil échoua plus tard chez la fille de François Coudrin, Marie Guillet, après 1838. L'objet fut malheureusement vendu à un brocanteur en pièces détachées.

     Par un heureux hasard, le fusil ne fut pas perdu mais acheté bien plus tard par un collectionneur dont nous tairons le nom et l'adresse et qui possède, outre une importante collection d'armes contemporaines de guerres révolutionnaires, deux autres fusils d'honneur, ceux de Pierre Humeau et de Pierre Tessier.

     Le fusil de François Coudrin fut en effet acheté en pièces détachées et restauré totalement.

     Nous en diffusons ici quelques photos aux côtés des deux autres.

    Collection particulière, reproduction interdite sans l'autorisation du propriétaire.

     

    RL

    Février 2016

     

     Ici, le fusil de François Coudrin, au bas de la photo :

     

    Le fusil de François Coudrin retrouvé !

     

    Le fusil de François Coudrin retrouvé !

    Ici à droite :

    Le fusil de François Coudrin retrouvé !

    Le fusil de François Coudrin retrouvé !

    Le fusil de François Coudrin retrouvé !

    Le fusil de François Coudrin retrouvé !


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      1794 - Vallet (Loire Inférieure) N° 4

     

     

     

     La martyrologe de Vallet N° 4....Suite du registre de l'agent municipal de Vallet, Félix Dugast....

    «  Registre pour recevoir les déclarations des décès conformément à la loi du deux floréal an trois et à l'Instruction du Département de la Loire Inférieure en date du vingt cinq brumaire an cinq pour remplir les années de l' Etat Civil tous antérieurs à la guerre de la Vendée que pendant et jusque et compris le premier vendémiaire an cinq cotté et paraphé par nous Félix Dugast, Agent Municipal de laditte commune de Vallet, Commissaire nommé pour recevoir lesdittes déclarations etc........ Ledit registre contenant quarante huit feuillets

    Vallet le onze pluviose an sept (30 janvier 1799) de la République Française ».

     

    n°107 – Pierre Dugast, époux de Marie Marchand « Fut tué le 1er floréal an 2 (20 avril 1794) d'un coup de feu au corps et d'un coup de sabre à la tête dans les jardins de ''l'Echasserie'' et qu'il fut enterré dans le cimetière du ci-devant couvent de la « Regrippière '' ».

     

    n°109 – Pierre Merlaud, époux de Jeanne Boiteau « Fut tué dans le '' Grand Ferré'' à la route Quentière à coups de feu et de sabre lors du passage de l'armée républicaine et enterré dans le dit lieu ».

     

    n°110 – Jean Défontaine «  fut tué le 30 ventôse an 2 (20 mars 1794) à coups de sabre sur la tête dans ''le Pré de la Pierre'' proche ''la Chalousière'' lors du passage de l'armée républicaine et enterré au cimetière de Vallet ».

     

    n°115 – Mathurin Rineau, époux de Marie Anttier, « fut tué le 4 messidor an 2 (22 juin 1794) de plusieurs coups de sabre à la figure et d'un coup de feu au corps dans une rue du village des ''Lorres'' lors du passage de l'armée républicaine et qu'il fut inhumé dans le lieu même de sa mort ».

     

    n°116 – Julien Ripoche, veuf de Françoise Levêque « fut tué le 4 messidor an 2 (22 juin 1794) dans une rue du village des ''Lorres'' de plusieurs coups de sabre à la figure et d'un coup de feu au corps et qu'il fut inhumé dans le lieu de son décès ».

     

    n°120 – Jean Trotin, « Fut tué le 18 ventôse an 2 (8 mars 1794) au lieu appelé ''La Croix de la Mission'' lors du passage de l'armée républicaine et qu'il fut inhumé dans le cimetière de Vallet ».

     

    n°122 – Julienne Peigné, épouse de Louis Lesimple « fut tuée le 18 ventôse an 2 (8 mars 1794), à coups de sabre derrière le jardin du citoyen Painparay, lors du passage de l'armée républicaine et qu'il fut inhumé dans le cimetière de Vallet ».

     

    n°123 – Renée Babin, veuve de François Brebion « Fu tuée le 18 ventôse an 2 (8 mars 1794), à coups de sabre sur la tête dans sa maison au dit chef-lieu lors du passage de l'armée républicaine et qu'elle fut inhumée dans le cimetière de Vallet ».

     

    n°124 – Louise Brevet, épouse de Jean Merlaud « Fut tuée le 30 germinal an 2 (19 avril 1794) dans le ''Grand Ferré'' d'un coup de feu au cœur lors du passage de l'armée républicaine et qu'elle fut inhumée dans le cimetière de la ci-devant chapelle de ''la Noë Bel Air'' ».

     

    n°125 – Georges Brevet, «  Fut tué le 18 ventôse an 2 (8 mars 1794) dans le clos de vigne appelé ''Hautes Vignes'' proche la ''Ville Arnaud'' ; son cousin germain affirme l'avoir ramassé mort ayant eu ''la tête fendue à coups de sabres'' lors du passage de l'armée républicaine et l'a chargé sur sa charrette et conduit au lieu ordinaire des sépultures à Vallet ».

     

    n°126 – René Marchand, « Fut tué le 24 ventôse an 2 (14 mars 1794) d'un coup de sabre qui lui fendit la tête dans une allée... de la citoyenne Lallemand à la ''Guiptière'' ». Inhumé dans le jardin de la citoyenne Lallemand.

     

    n°129 – Jacques Ménagé, mari de Perrine Barré « Fut tué le 2e jour complémentaire an 2 (18 septembre 1794) d'un coup de feu au cœur dans la commune de Vertou lors du passage de l'armée républicaine et qu'il fut porté en la commune de la Chapelle-Heulin où il fut inhumé ».

     

    n°130 – Jeanne Bouchet, femme de Jean Charpentier «Fut tuée le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) d'un coup de feu à la tête dans un petit chemin qui conduit à ''Forget'' lors du passage de l'armée républicaine ». Inhumée au cimetière de Vallet.

     

    n°131 – Jeanne Charpentier, « Fut tuée le 20 ventôse en 2 (10 mars 1794) d'un coup de feu à la tête et eut un poignet coupé d'un coup de sabre dans un petit chemin qui conduit à ''Forget'' ». Inhumée au cimetière de Vallet. (Cette femme s'est certainement protégé la tête avec son bras et le coup de sabre lui a coupé le poignet).

     

    n°132 – Pierre Girard, mari de Perrine Coiffard qui déclare : « Que lors de la rentrée des républicains dans le pays son mari fut blessé de trois coups de feu qu'il reçut dans ''les Hauttes Cotières'' desquels il mourut dans son domicile à ''Bonne Fontaine'' en janvier 1796, entre le 12 nivôse et le 12 pluviôse an 4 (2 janvier au 1 février 1796).

     

    n°135 – Julien Emériau, « fut tué le 18 ventôse an 2 (8 mars 1794) lors du passage de l'armée républicaine d'un coup de feu à la tête dans le ''Grand Ferré'' et inhumé dans le même lieu »... sur déclaration de sa fille Marie Emériau 30 ans du Landrau.

     

    C'est toujours avec une très grande émotion que j'aborde le massacre de ''Piltier'' où une maman est massacrée avec ses trois fils en bas âge étant donné qu'il s'agit de ma parentèle. En effet, Etienne Paquereau, frère de mon aïeul Joseph Paquereau, né le 17 avril 1748 à Gorges épouse le 16 mai 1785 à Vallet ; Marie Magdeleine Guérin née le 19 janvier 1746 à ''Piltier'' dans cette paroisse. Le 8 mars 1794, une belle sœur et trois neveux d'Etienne Paquereau sont massacrés à la métairie de ''Piltier''....

     

    n°138 – Renée Rolandeau, femme de Nicolas Guérin de ''Piltier'' « Fut tuée de plusieurs coups de feu dans une pièce d'ajoncs joignant une des pièces de Nicolas Guérin, le 18 ventôse an 2 (8 mars 1794), lors du passage de l'armée républicaine. Renée Rolandeau est née le 5 mai 1750 à Gesté, tuée à l'âge de 44 ans.

     

    n°139 – René GuérinNicolas GuérinJean Guérin «  Nicolas Guérin, laboureur à bœufs à ''Piltier'' déclare que trois garçons issus de son mariage avec Renée Rolandeau, sa première femme tuée pendant la guerre furent tués :

    René Guérin, l'aîné âgé de 10 ans fut tué d'un coup de feu à la tête.

    René est né le 8 novembre 1784 à ''Piltier'' - tué avant ses 10 ans.

    Nicolas Guérin, le cadet âgé de 7 ans fut aussi tué d'un coup de feu.

    Nicolas est né le 3 juin 1787 à ''Piltier'' – tué avant ses 7 ans.

    Jean Guérin, le dernier fut frappé à l'épaule et mourut de frayeur a côté de ses frères et de sa mère, dans une pièce d'ajoncs proche d'une des pièces du déclarant, lors du passage de l'armée républicaine le 18 ventôse an 2 (8 mars 1794) ». Inhumés au cimetière de Vallet.

    Jean est né en 1789 à ''Piltier''. A été tué à l'âge de 5 ans.......

     

    n°140 – René Racineux, «fut tué le 2 brumaire an 3 (23 octobre 1795) d'un coup de feu au cœur au champ ''Ogé'' et fut inhumé au cimetière du ci-devant couvent de la ''Regrippière'' ».

     

     21 victimes...

     

    Horreur à suivre.........

     

     

    Sources : Archives Départementales de Loire Atlantique – commune de Vallet  : liste des décès 1792 an IV – tous droits réservés. Archives familiales – Photo de l'auteur : Sabre Hussard 1786-an IV, poinçon au coq, production 1792-1798 ayant appartenu au Sieur Simonet).

     

    Xavier Paquereau pour ''Chemins Secrets''

     

    La martyrologe de Vallet N° 4....


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     Baïonnette Royale n°33

     

     

     

     La Baïonnette royale N° 33....La famille Gallard est originaire de la paroisse de Saint-Pierre-Montlimart en Anjou. Maurice Gallard est le fils de Maurice Gallard et de Marie Réthoré laboureur aux ''Quatremaillères'' à Chaudron-en-Mauges.

     Entre autres enfants, un des fils, Maurice Gallard , épouse le 16 novembre 1745 à Chaudron-en-Mauges, à l'âge de 25 ans, Marie Béduneau âgée de 18 ans, fille de Jacques Béduneau et de Françoise Juteau de la paroisse de Botz-en-Mauges. Ce couple laissera douze enfants dont Jacques.

     Jacques Gallard est né le 2 février 1750 à Chaudron-en-Mauges, il est laboureur à la ''Bourlière''au Pin en Mauges. Le 8 juillet 1783 il épouse au Pin en Mauges Marie Onillon née le 18 mai 1761 dans cette paroisse, fille de Jean Onillon originaire de Botz en Mauges et de Renée Verron du Pin.

    La Baïonnette royale N° 33....

     

     Agé de 43 ans en 1793, il prend les armes contre la République dès le mois de mars sous les ordres de Jacques Cathelineau. Il dépose une demande de pension au Pin en Mauges le 27 mai 1825. Jacques Gallard est décédé le 5 mai 1833 à la ''Bourlière''* au Pin en Mauges. * Aujourd'hui la ''Bourrelière''.

     

     

    Les états de service de Jacques Gallard.

     

     

    « A son Excellence Monseigneur le Ministre Secrétaire d'Etat au Bureau de la Guerre.

     

     Monseigneur,

    à l'honneur de vous exposé Gallard Jacques né commune de Chaudron, résidant au Pin en Mauges qu'il a fait la campagne de 1793 pour Combattre les ennemis de l' auguste famille des Bourbon sous le commandement du Général Cathelineau. Les principales affaires où il a assisté sont : Chemillé, Cholet et Chalan. Il a toujours ''illisible'' demeuré attaché à l'auguste dynastie des Bourbons, ce qui le fait réclamer Monseigneur votre Excellence pour vous priez de vouloir bien lui accorder un secours comme soldat Vendéen conformément à l'Ordonnance du Roi du 29 décembre 1824.

    Monseigneur l'exposant plein de confiance en vos bontés, on espère que vous allez saisir l'occasion présente en lui accordant une retraite suivant l'Ordonnance.

    Je suis Monseigneur de votre Excellence votre très respectueux et obéissant serviteur. Un mot rayé nul.

     

    Signé Galard et Joyer Capitaine.

     

    La Baïonnette royale N° 33....

     

    La Baïonnette royale N° 33....

    Certificat des Officiers.

     

    « Nous soussignés anciens officiers de l' armée Royale de la Vendée certifions que Gallard Jacques âgé de ,,,,,,, domicillié en la commune du Pin en Mauges a pris les armes au mois de mars 1793 pour le Rétablissement du trône, qu'il a continuer à les porter avec distinction et assisté a un très grand nombre de combats périlleux quoique déjà avancé en âge et n'a nul autre secours pour gagné sa vie que sa profession de laboureur.

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir ».

    Fait au Pin le 27 mai 1825 ;

     

    signé : Joyer ancien officier Vendéen – Gabory ancien officier Vendéen – Martin-Baudinière, colonel, Chevalier de Saint-Louis – Lhuillier, colonel, Chevalier de Saint-Louis.

     

    La Baïonnette royale N° 33....

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire - tous droits réservés, dossiers Vendéens – archives familiales. - Photo de l'auteur.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets.

     

     


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      1794 - Vallet (Loire Inférieure) N° 3

     

     

     Le martyrologe de Vallet, N° 3....Suite du registre de l'agent municipal de Vallet, Félix Dugast....

     «  Registre pour recevoir les déclarations des décès conformément à la loi du deux floréal an trois et à l'Instruction du Département de la Loire Inférieure en date du vingt cinq brumaire an cinq pour remplir les années de l' Etat Civil tous antérieurs à la guerre de la Vendée que pendant et jusque et compris le premier vendémiaire an cinq cotté et paraphé par nous Félix Dugast, Agent Municipal de laditte commune de Vallet, Commissaire nommé pour recevoir lesdittes déclarations etc........ Ledit registre contenant quarante huit feuillets

     

    Vallet le onze pluviose an sept (30 janvier 1799) de la République Française ».

     

    n°57 – Magdelaine Garnier, . Le 19 ventôse an 2 (9 mars 1794), de Vallet veuve de Jacques Besson « fut tuée d'un coup de sabre à la gorge au lieu des ''Courrères'', où elle fut enterrée ».

     

    n°58 – Magdelaine Besson, fut tuée par l'armée républicain le 19 ventôse an 2 (9 mars 1794) d'un coup de sabre à la gorge dans la troisième année de son âge à côté de sa mère au lieu des ''Courrères'' et qu'elle fut enterrée au même lieu ».

     

    n°59 – Joseph Durbin, le 28 vendémiaire an 2 (19 octobre 1793) « Fut tué par l'armée de Mayence d'un coup de feu à la tête dans la prée appelée ''Lécusson'' » . Inhumé au cimetière de Vallet.

     

    n°62 – Pierre Suteau, veuf de Julienne Luneau « Fut tué le 27 vendémiaire an 2 (18 octobre 1793) , dans une pièce dépendante de la métairie de la ''Gravoire'' d'un coup de feu dans le dos et d'un coup de sabre sur la tête, à lui donné par l'armée de Mayence ». Inhumé à la ''Regrippière'' dans le cimetière du ci-devant couvent ».

     

    n°64 – René Bondu, mari de Louise Langevin, « Fut tué par l'armée républicaine le 13 pluviôse an 2 (1 février 1794), d'un coup de sabre sur le col au moulin à vent de ''Sanghéze'' et qu'il fut enterré au lieu ordinaire des sépultures du ci-devant couvent de la ''Regrippière'' ».

     

    n°67 – Guillaume Joui, « Fut tué le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) par l'armée républicaine d'un coup de feu et d'un coup de sabre dans ''la Boulaie des Courrères'' et qu'il fut enterré à Vallet ».

     

    n°68 – Marthe Charbonnier, femme de Guillaume Joui ; « Fut tuée le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) par l'armée républicaine d'un coup de feu et ensuite a eu la tête coupée, et qu'elle fut enterrée à Vallet ».

     

    n°69 - Julien Lamoureux, « Fut tué par l'armée républicaine le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) dans son domicile aux ''Courrères'' d'un coup de feu au cœur ». Inhumé à Vallet.

     

    n°70 – Jacques Peigné époux de Julienne Anttier « Fut tué le 25 ventôse an 2 (15 mars 1794) par l'armée républicaine dans ''le Clos du Pâtis des Landes'' d'un coup de feu qui lui traversa de la gorge à l'oeil droit ». Inhumé en ce même lieu.

     

    n°74 – Julien Huteau époux de Françoise Brelet « fut tué d'un coup de feu au corps par l'armée républicaine du 1er au 9 brumaire an 4 (du 23 au 31 octobre 1795) au lieu appelé la ''Métairie de la Bodinière'' et enterré au cimetière de Mouzillon ».

     

    n°75 – Julienne Vallet, demeurant à la ''Rebunière'' femme de Jean Giraud, « fut tuée par l'armée républicaine dans la ''Sausaie'' de Tillières canton de Montfaucon département de Maine et Loire à coups de sabre sur tout le corps le 7 ventôse an 2 (25 février 1794) ». Inhumée dans le cimetière de Tillières.

     

    n°77 – Pierre Samson, « Le 26 germinal an 2 (15 avril 1794) fut pris dans la ''Vésunière'' par l'armée républicaine et conduit à la ''Ducherie'' où il fut tué d'un coup de sabre sur la tête ». Inhumé au cimetière de la ''Regrippière''.

     

    n°78 – Mathurin Lévêque, « Fut tué le 17 ventôse an 2 (7 mars 1794) à coups de sabre par l'armée républicaine au dit village de la ''Cabonne'' devant sa porte et qu'il fut inhumé dans le cimetière de Vallet ».

     

    n°79 – Michelle Tingui, femme de Mathurin Lévêque « Fut tuée devant sa porte au village de la ''Cabonne'', à coups de sabre par l'armée républicaine le 17 ventôse an 2 (7 mars 1794) ». Inhumée au cimetière de Vallet.

     

    n°80 – Pierre Lorre, du village des ''Lorres'' époux de Jeanne Lévêque « fut tué devant sa porte d'un coup de feu par l'armée républicaine le 17 ventôse an 2 (7mars 1794) ». Inhumé au cimetière de Vallet.

     

    n°81 – Jean Dugast, époux de Marie Delhommeau du village de la ''Cabonne'' « Fut tué le 17 ventôse an 2 (7 mars 1794) à coups de sabre par l'armée républicaine dans ledit village de ''la Cabonne'' ». Inhumé au cimetière de Vallet.

     

    n°82 – Jeanne Subileau, épouse de Pierre Bernier « Fut tuée d'un coup de feu dans une maison voisine de la sienne lors du passage de l'armée républicaine, le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) et qu'elle fut enterrée dans la prée des ''Raillères'' ».

     

    n°83 – Françoise Subileau, femme de Jean Bernier « Fut tuée d'un coup de feu dans une rue du village des ''Raillères'' lors du passage de l'armée républicaine le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) et qu'elle fut enterrée dans la prée de la ''Chevillardière'' ».

     

    n°84 – Perrine Peigné, veuve de Pierre Bernier « Fut tuée d'un coup de feu dans une rue du village des ''Raillières'' lors du passage de l'armée républicaine, le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) et qu'elle fut enterrée dans la prée de la ''Chevillardière'' ».

     

    n°85 – Perrine Brevet, veuve de Julien Tingui « Fut tuée d'un coup de feu dans le ''caroueil'' dudit village des ''Raillières'' lors du passage de l'armée républicaine le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) et inhumée dans la prée de la ''Chevillardière'' ».

     

    n°87 – Jacques Chupin, époux de Jeanne Paquereau, du village des ''Corbelières'' « Fut tué d'un coup de feu sur le grand chemin de Nantes à Vallet, proche la ''Bochetière'' le 29 nivôse an 2 (18 janvier 1794) lors du passage de l'armée républicaine ». Inhumé au cimetière de Vallet.

     

    n°90 – Julien Bretonnière, veuf de Marie Lusseau « Fut tué le 19 germinal an 2 (8 avril 1794), lors du passage de l'armée républicaine au dit lieu de ''Bonne Fontaine'' proche sa maison de plusieurs coups de sabre et de feu ». Inhumé à Vallet.

     

     n°91 – Pierre Marchand, veuf de Laurence Ripoche

     « Fut tué le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) d'un coup de feu lors du passage de l'armée républicaine dans le village de la ''Guiptière'' devant la porte de la Comtesse Lallemand ».

     

    n°92 – Pierre Royer, du village des ''Lorres'' époux de Louise Brébion. « Fut tué le 21 ventôse an 2 (11 mars 1794 dans un clos de vigne appelé les ''Nouelles de la Bodinière'', d'un coup de feu lors du passage de l'armée républicaine ». Inhumé au cimetière de Vallet.

     

    n°93 – Louis Pineau, époux de Marie Piou « Fut blessé à la ''Pommeraye'' le 13 ventôse an 2 ( 3 mars 1794) lors du passage de l'armée républicaine d'un coup de feu et qu'il mourut cinq jours après dans son domicile par suite de sa blessure et qu'il fut inhumé dans le cimetière de Vallet ».

     

    n°94 – Louis Perrault, époux de Jeanne Pineau « Fut tué d'un coup de feu à la tête dans le ''Grand Ferré'' proche la ''Noë Bel Air'' lors du passage de l'armée républicaine et qu'il fut enterré au même endroit où il fut trouvé mort, le 19 ventôse an 2 ( 3 mars 1794) ».

     

    n°100 – Jean Boëlèvre, époux de Perrine Picheri « Fut tué d'un coup de feu dans un clos de vigne proche ''la Bochetière'' le 29 nivôse an 2 ( 18 janvier 1794) lors du passage de l'armée républicaine ». Inhumé dans le cimetière de Vallet.

     

    n°103 – Jean Delineau, époux de Marie Martineau « fut tué le 20 ventôse an 2 (10 mars 1794) d'un coup de feu dans la maison du nommé Courtin au dit chef-lieu lors du passage de l'armée républicaine ». Inhumé au cimetière de Vallet.

     

    n°104 – Pierre Coiffard, « Fut tué le 28 vendémiaire an 2 ( 19 octobre 1793) lors du passage de l'armée de Mayence d'un coup de feu à la tête dans le ''Carrouil de l'Echasserie'' et qu'il fut enterré dans le cimetière du ci-devant couvent de la ''Regrippière'' ».

     

    n°105 – Pierre Merlaud, « fut tué le 16 germinal an 2 (5 avril 1794) dans une pièce le long du taillis de la ''Charouillère'' d'un coup de feu au corps lors du passage de l'armée républicaine ». Inhumé au cimetière de Vallet.

     

    n°106 – Michel Marchand, époux de Marie Merlaud de ''l'Echasserie'' « fut tué le 1 floréal an 2 (20 avril 1794), de plusieurs coups de feu et de sabre dans la pièce appelée ''Grand Pré'' au dit lieu de ''l'Echasserie'' lors du passage de l'armée républicaine ». Inhumé dans le cimetière du ci-devant couvent de ''la Regrippière'' ».

     

    31 victimes...

     

    Horreur à suivre........

     

     

    Sources : Archives Départementales de Loire Atlantique – commune de Vallet  : liste des décès 1792 an IV – tous droits réservés. - Photo de l'auteur.

     

    Xavier Paquereau pour ''Chemins Secrets''

     

     

    Le martyrologe de Vallet, N° 3....


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