• Chemin de chouans…

     

    C’est une fois de plus que nous vous proposons une balade dans un authentique chemin creux. Nous avions déjà évoqué Chanteloup par le biais de cet article.

     

    Celui-ci qui n’était autre que l’ancien chemin de Chanteloup à Boismé, exhale toujours un parfum de passé lointain, dans une ambiance hivernale lourde de secrets.

     

    RL

    Janvier 2013

     

    Ci-dessous, le manoir de Lavau-Richer, longé par notre chemin.

     

    Chemins de chouans....

    Chemins de chouans....

     

    « Cracotte »…

     

    Chemins de chouans....

    Chemins de chouans....

    Chemins de chouans....

    Chemins de chouans....

    Chemins de chouans....

     

    Petite vidéo…

     


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  • Chemins d’hiver…

     

    Deux chemins, aujourd’hui à Cerizay. Le premier se situe non loin du hameau de Beauchêne. Très ancien, il apparaît clairement sur le cadastre de 1809, avec exactement le même tracé qu’aujourd’hui, sans la rocade moderne qui en passe non loin….

     

    Le deuxième chemin, toujours à Cerizay, part du hameau du Plessis pour rejoindre le village des Roches de Cirières. Il est connu sous le nom de « Chemin de l’assassin », en souvenir d’un marchand de bestiaux de Cirières, tué et dépouillé de son argent après un marché à Cerizay. Il fut fréquemment un endroit de passage pour les combattants vendéens, notamment lors de l’affaire de Cirières en 1799.

    http://chemins-secrets.eklablog.com/cirieres-et-ses-eglises-a57777541 

    En espérant que ces vidéos parviendront à plonger le lecteur dans cette ambiance si particulière au Bocage.

     

    RL

    Janvier 2013, veille de l’anniversaire de la mort du meilleur des rois

     


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  • Le Billet du Loup…

     

    Nous remercions une nouvelle fois les lecteurs de ce blog et leur signalons que d’anciens articles ont été mis à jour, comme « Chassais-l’Eglise » ou « La Chapelle-Seguin ». Dans l’avenir, d’autres articles sont appelés à être augmentés comme « Le Camp de Montorgueil », pour ne citer que celui-ci. Ces mises à jour sont nécessaires, afin que les modestes connaissances que ce blog apporte, soient les plus complètes possible sans toutefois se vouloir exhaustives, notamment sur des faits ou des endroits déjà connus. Encore une fois, ce blog reste purement personnel et il pourra s’y trouver des choses assez diverses au gré de nos pérégrinations, ma femme (Cassyanne/Shenandoah/Alouette suivant ses pseudos) et moi. Toutefois, nous essaierons encore et toujours de faire revivre les faits les plus méconnus dans les lieux les plus oubliés de la Vendée Militaire. Nous invitons donc tous ceux qui suivent « Chemins Secrets » à flâner plus que jamais sur les anciens articles autant que les récents. Une journée entre amis aura lieu au mois de mai sur des lieux chargés d’histoire, le tout sans fioritures et en dehors de tout cadre officiel, afin de mieux nous connaître et de mieux échanger sur une passion commune.

    Mais pour l’heure, c’est l’hiver et les chemins sont impraticables au promeneur. Ce soir, tandis que la neige menace au dehors et que les chouettes effraies s’en donnent à cœur joie de cette sinistre saison, pourtant si propice aux évocations,  nous avons toujours à l’esprit ces vieilles croix de pierre moussues, ces moulins en ruine et ces églises disparues qui ont connu tant de malheurs. Une ombre étrange, venue sans doute de l’un de ces endroits oubliés, la pénombre dans la maison, la nuit qui est là…

     

    RL

    Janvier 2013

     

    Le billet du Loup....

     


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  • Saint-André-sur-Sèvre…

     

    Encore un village victime d’une colonne infernale et dont on parle peu.

    Le 26 janvier 1794, la colonne infernale de Lachenay fait fusiller la garde nationale du village, met le feu et trouve une partie des habitants réfugiés sur le chemin de la Forêt-sur-Sèvre. La seule survivante sera une petite fille de huit ans, Marie Millasseau, sauvée par un soldat. La colonne infernale poursuivra son chemin le lendemain à Saint-Mesmin.

     

     

    RL

    Janvier 2013

     

     

     

        Nous modifions  à l'instant même  cet article, car mon épouse vient de retrouver l'acte de naissance de Marie-Louise Millasseau, baptisée le 15 juillet 1786 (donc bien 8 ans au moment du passage de la colonne infernale de Lachenay).

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

    L’église de Saint-André-sur-Sèvre.

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

    Lieux probables d’exécutions des habitants du village.

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

    Saint-André-sur-Sèvre....

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

         Une faute sur l’orthographe de Marie Millasseau.

      

     

        Une curieuse anecdote qui concerne les lieux photographiés plus haut et qui n’a rien à voir avec les Guerres de Vendée :

     

       Dans le virage bordant le bois que nous avons photographié comme lieu supposé de massacre des habitants du village en 1794, se trouvait toujours une bouteille de vin, déposée sur le bord du fossé. Il y aurait eu un cantonnier mort ici dans les années 60, et sa femme aurait continué, chaque jour de lui apporter une bouteille de vin. Plus de vingt ans après, et j’ai bien connu cette histoire de bouteille, passant régulièrement sur cette route, on trouvait à tour de rôle, la bouteille remplie d’un liquide plutôt jaunâtre, puis la bouteille à moitié vide, puis les jours suivants, la bouteille vide ou cassée. Une autre bouteille prenait aussitôt la place et ainsi de suite, sans que l’on n’ait jamais pu surprendre la personne qui la déposait. Le bas-côté était ainsi jonché de tessons. Depuis quelque temps, il n’y a plus de bouteille. La presse locale avait consacré un article à cette mystérieuse affaire, il y a plusieurs années de cela. Si parmi les lecteurs de ce blog, certains ont des informations, je les remercie de bien vouloir s’exprimer dans les commentaires (leur adresse mail ne sera connue que de moi seul).

     

    RL

     

    Janvier 2013

     

     

       Nous revenons sur cet article,  afin de le compléter à la lumière des recherches  de Gabriel de Fontaines (in Revue Poitevine et Saintongeaise, Lacuve, Melle, 1891.). Voici un extrait de son texte concernant le sort des cloches de Saint-André-sur-Sèvre pendant la « Grande Guerre » :

       « Lorsqu'en 1793, la nation s'empara des cloches qu'elle transforma en sous décimaux, les habitants de Saint-André, pour sauver les leurs, les descendirent du clocher et les cachèrent dans la Sèvre. La fosse où elles furent enfouies porte encore le nom de fosse aux cloches.

       Quelque temps après, craignant qu'elles ne fussent volées, ils les retirèrent de la rivière et vinrent les déposer dans un lavoir situé près du bourg, pensant que là elles seraient plus en sûreté.

       Cet acte de prudence fut cause de leur perte. Elles furent enlevées sans qu'aucun souvenir de ceux qui les firent disparaître ne soit resté dans la mémoire des gens du pays.

       L'église fut sans cloches jusqu'à sa restauration qui eut lieu vers 1840. C'est alors que deux cloches furent posées.

       La plus ancienne et la plus petite vient d'une paroisse voisine, très probablement de Moulins, près Châtillon, qui céda à Saint-André, lorsque l'église fut rendue au culte à l'époque sus-indiquée, le vieux retable en bois sculpté qui y existe encore. »

     

       Plus loin, Gabriel de Fontaines nous parle du massacre des habitants de Saint-André :

     

       « La paroisse de Saint-André eut beaucoup à souffrir de la période révolutionnaire. Incendiée à plusieurs reprises, comme le témoignent encore le beffroi du clocher et les portes de l'église, elle prit une part très active à l'insurrection vendéenne, au centre de laquelle elle était placée.

       Indépendamment des tueries isolées qui s'y firent, c'est sur son territoire qu'eut lieu l'un des plus horribles massacres exécutés par les colonnes infernales, très probablement celle commandée par Dalliac, marchant vers la Châtaigneraye.

       Les habitants de Saint-André, la Ronde et Courlay, requis pour transporter des vivres de l'armée républicaine, avaient reçu l'ordre de se trouver à jour et heure fixes, avec boeufs et charrettes, au lieu dit le Pâtis-Nicolon.

       Les paroissiens de Courlay et de la Ronde, flairant un piège, ne s'y rendirent pas. Ceux de Saint-André et de Saint-Marceau, au nombre de soixante-cinq individus, tant hommes que femmes, se trouvèrent au rendez-vous.

       Lorsque les bleus, qui venaient de la Forêt-sur-Sèvre, les rencontrèrent, sous prétexte de compter les paysans, ils les firent descendre dans une prairie et les alignant le long d'un buisson adossé à un chemin, ils les fusillèrent tous, achevant à coups de baïonnettes ceux qui n'étaient que blessés. Une petite fille de sept ans, que son père et sa mère avaient amenée, ne voulant pas la laisser derrière eux, fut seule épargnée. Morte en 1872, elle se souvenait très bien de cette boucherie. 

       Quelques temps après, à la prise de Cholet, par Stofflet, les vendéens reconnaissant le bataillon des égorgeurs, s'acharnèrent sur lui, et pas un de ses soldats ne put échapper à leur vengeance. Tous furent à leur tour massacrés.

       Depuis, le souvenir de ces horreurs toujours vivant dans la contrée, a inspiré la légende. Le chemin près duquel sont tombés les martyrs a pris le nom de chemin des Cercueils, que l'on y voit la nuit, éclairés par des cierges, attendre vides la venue des corps ensevelis sans bières et sans linceuls. »

     

    Nous pensons que Gabriel de Fontaines se trompe de chef de colonne infernale, Dalliac, n’ayant pas remonté si haut dans le Bocage et qu’il s’agit bien d’une colonne aux ordres de Grignon. Les choses deviennent intéressantes, néanmoins car elles corroborent la théorie du massacre sur le chemin de la Forêt-sur-Sèvre au « Pont des Colons » (confondu par Gabriel de Fontaines avec un « Pâtis Nicolon », à une centaine de mètres où nous avions pris les photos précédentes en janvier. Il y a bien un « pâtis » aux abords du pont…

    Pont des Colons, limite des 3 communes de La Forêt-sur-Sèvre, Saint-Marsault et Saint-André-sur-Sèvre sur le cadastre de 1809.

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

    Le pont des Colons et le pâtis où reposent les victimes.

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

    Concernant la petite fille de 7 ans, qui a survécu au massacre, il semble bien qu’il s’agisse de Marie Millasseau, effectivement décédée en 1872, le 28 février. En revanche, si Marie Millasseau est bien née en 1786 (donc huit ans au moment du massacre), comme vu dans la première partie de notre article, elle devait avoir 86 ans en 1872 et non 88 comme dans l'acte ci-dessous.

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

    Nous n’avons pas, hélas, à ce jour les registres qui auraient pu donner une liste des victimes. Pour autant, une croix ou une plaque commémorative aurait bien sa place en ce triste lieu…

     

    RL et la « Maraichine Normande »

    Mai 2013

     

     

    Nouvelle mise à jour de cet article, encore une fois et grâce à ma femme, qui vit le nez plongé dans les archives et sur Gallica. Elle a publié ce soir sur son blog le rapport de Louis-Prosper Lofficial qui nous donne un certain nombre d'informations sur Cerizay et les villages avoisinant.

     http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/12/08/28617475.html 

     Le rapport de la Société Populaire de Niort est des plus intéressants, car il démontre une fois de plus le caractère génocidaire des ordres reçus par les généraux de colonnes infernales et que certains républicains eux-mêmes, ne saisissent pas, pensant avoir à faire à des militaires qui ont intérêt à ce que la guerre continue :

     « Ces généraux "autant orgueilleux qu'ineptes" voulurent seuls avoir l'honneur de finir une guerre qui n'existait plus déjà. Alors, à défaut des "Brigands" devenus peu nombreux et disséminés dans les bois, les genêts et les cavernes, on s'est attaqué à des cultivateurs paisibles et bien intentionnés, aux habitants que l'amour du sol a retenus, malgré tout, auprès de leurs chaumières, au lieu de se réfugier par ordre dans les départements voisins. On les a pillés, assassinés, sans distinction d'âge ou de sexe.

     La terreur et l'épouvante précèdent les colonnes révolutionnaires, « qui achève d'exaspérer les quelques Vendéens restés paisibles, et Charette peut dire, en voyant tous ces volontaires nouveaux accourir sous ses drapeaux : "Tel jour ma femme est accouchée de quinze mille hommes » . »

     La dernière phrase, si elle prête à sourire, n'en est pas moins vraie, du fait que bon nombre d'habitants du pays, jusqu'ici plutôt patriotes, basculeront dans le royalisme, ayant compris que la cible des colonnes infernales n'est pas l'opinion des gens mais le fait d'habiter sur un territoire où tout être humain doit disparaître. En revanche, nous avons la confirmation qu'il y a bien eu un massacre à Saint-André-sur-Sèvre lors du passage de la colonne infernale de Grignon :

     « Le citoyen J.B. Garreau, maire et Pierre Beraud, agent national de la commune de Saint-André, déclarent qu'ayant été requis de se rendre à leur poste par l'administration de Bressuire en date du 2 pluviôse, pour y mettre en réquisition tous les charretiers de la commune, ils s'y étaient effectivement rendus pour y attendre le passage de la colonne, que même ils avaient fait partir toutes les charrettes afin de faire enlever les grains et les fourrages ; Qu'ils avaient fait la liste de tous les rebelles de leur commune afin de la donner au général de l'armée et faire brûler leur maison et épargner celles des patriotes ; Qu'ayant été avertis que la colonne arrivait, la municipalité avait été en écharpes au-devant d'elle et à la tête de tous les charretiers ; Que par une horreur, qui n'a pas d'excuses, on fit massacrer sous les yeux de la municipalité les charretiers qui étaient là par son ordre ; que lui maire, ne fut sauvé du massacre qu'au moyen de son porte-feuille qui contenait environ trois mille livres, et qu'il donna pour sauver sa vie à trois volontaires qui voulaient l'assassiner. On observe que la colonne, qui a fait tous ces massacres, est la colonne de Grignon.

     Signé : GARREAU, maire de Saint-André ; BERAUD, agent national de la commune de Saint-André-sur-Sèvre.

     

    Pour copie conforme à l'original resté entre les mains du soussigné

     

    JARRY, administrateur du district de Bressuire.

     

     

     

    On notera que ce 2 pluviôse (an II) correspond au 21 janvier 1794 et qu'à cette date Grignon n'est pas encore dans le Cerizéen mais occupé du côté d'Etusson et de Saint-Aubin-du-Plain, pour les sinistres besognes de « La Croix-Noire » et de la fosse commune de « Milayron ». Contrairement à ce que Constant Vaillant, l'historien de Cerizay, racontait, nous n'avons pas trouvé de preuve flagrante de massacre de la garde nationale, mais une municipalité qui a été largement violentée et peut-être certains membres assassinés.

     

    La tradition rapporte que la maison de Marie Millasseau se situait en face de l'église, là où aujourd'hui existe un petit groupe de maisons. Celle de Marie était celle qui dispose d'un escalier le long de la façade. Une vue du cadastre de 1809 nous la montre en ruines...

     

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

     

    La tombe de Marie Millasseau dans le cimetière de Saint-André-sur-Sèvre. Elle se trouve à gauche en entrant, derrière le Monument aux morts. L'inscription du haut de la stèle indique :

     

    "Elle fut enfant de Marie".

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

     Inscription du bas de la stèle où l'on peut lire :

     

     CI GIT Marie Millasseau

     dite marielle brave fille

     

    Saint-André-sur-Sèvre....

     

     

     RL et la Maraîchine Normande

     Décembre 2013

    Mai 2014

     

     

    Saint-André-sur-Sèvre....


     


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  • Le Martyre de François-Joseph Texier…

     

    Il faudrait un ouvrage en 12 tomes pour raconter les faits d’armes et la vaillance des hommes de Courlay durant les Guerres de Vendée, et leur fidélité inébranlable à l’ordre ancien.

    François-Joseph Texier n’était guère aimé des « patauds » et ses deux fils combattaient dans l’Armée Catholique et Royale. Souvent caché dans un buisson aménagé au  Pré des Bazins, le vieil homme de 72 ans se méfiait. Hélas, par une sordide journée de 1793, les bleus le débusquent. Faisant un cercle autour de lui, ils lui demandent de crier « Vive la république ! » François-Joseph Texier répond, les mains jointes et le regard vers le ciel, attendant la mort: « Jamais pareil cri ne sortira de ma bouche, Vive Jésus, vive sa croix ! » On lui arrache les ongles un à un, mais le vieil homme ne se lasse pas de répéter la même phrase à chaque nouvelle demande. On le scalpe, lui rabattant la peau du front sur les yeux, on finit de lui ôter le cuir chevelu et de là, on lui arrache la langue. Lassés de cet exercice, les soldats du « progrès » finissent de l’achever.

    RL

    Janvier 2013

    Plus d'informations sur le blog de la Maraîchine normande ici.

     

     

     

    Le martyre de François-Joseph Texier....

     

    Vestiges de l’entrée de la maison Texier où la marquise de la Rochejaquelein (à ce moment là, madame de Lescure), faisait garder sa fille. Ci-dessous, croix de François-Joseph Texier (érigée en 1989) et les vitraux de l'église de Courlay.

     

    Le martyre de François-Joseph Texier....

    Le martyre de François-Joseph Texier....

    Le martyre de François-Joseph Texier....

    Le martyre de François-Joseph Texier....

    Le martyre de François-Joseph Texier....

    Le martyre de François-Joseph Texier....

     

     

    Le martyre de François-Joseph Texier....

    Le martyre de François-Joseph Texier....

    Le martyre de François-Joseph Texier....

    Le martyre de François-Joseph Texier....

     

     


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