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    Dénonciation des officiers municipaux (pourtant républicains) de Palluau contre le général de colonne infernale Commaire :

     

    « Nous le voyons chaque jour, prendre les premiers enfants venus, fils de républicains ou de brigands, peu lui importe : il les saisit par une jambe et les fend par moitié comme un boucher fend un mouton. Ses soldats en font autant. Si les autorités veulent réclamer, on les menace d’être fusillés. »

     

    Gannet, officier de police près les armées de l’Ouest nous dit de Commaire : « C’est un excellent général pour faire des promenades et des fêtes civiques ; il sait très bien commander dans un bal, dans un tripot ou une salle de spectacle ».

     

    Voici ce que raconte Duquesnoy à son supérieur Turreau :

     

    « J’ai brûlé et incendié toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’ai trouvés à Palluau. Pour ma part, j’estime que j’ai détruit 3 000 hommes dont 2 000 pris sans armes ; j’ai fait égorger aux Herbiers plus de 100 hommes, sans compter les femmes ».

     

    Déclaration du nommé Etourneaux de Mauves (sur les bords de Loire dans le 49) aux autorités de la commune le 4 brumaire an III  ( samedi 25 octobre 1794) à propos de Delordre, adjoint du général Delage :

     

    « Le citoyen Delordre passa la Loire par trois fois sous prétexte de détruire les brigands et de leur prendre des comestibles.  Un jour, il ramena de la côte insurgée vingt-trois femmes, filles et enfants, desquels il en fit fusiller, près de Mauves, dans le coin d’un champ à moi, le nombre de seize ou dix-sept, toutes de l’âge de dix, douze, quatorze et dix-sept ans. Il y avait aussi une vieille femme ; il la remit à ses soldats, qui la coupèrent par morceaux et ensuite la traînèrent à l’eau. Une autre femme enceinte avec plusieurs enfants au dessous de six ans furent exceptés du massacre et conduits à Nantes par le soussigné, qui les remit à la commune. Le dit Delordre dit qu’il agissait par ordre du général Delage. »

      

    Le Bouvier  des Mortiers, dans son "Supplément à la vie de Charette" (p. 105) recueille quant à lui le témoignage suivant sur le hameau de La Nouette près des Lucs-sur-Boulogne, où 564 personnes, dont 109 enfants de moins de sept ans seront massacrés:

      

    "Une femme pressée par les douleurs de l'accouchement, était cachée dans une masure près de ce village; des soldats la trouvèrent; lui coupèrent la langue, lui fendirent le ventre, en enlevèrent  l'enfant à la pointe des baïonnettes . On entendait d'un quart de lieue (1.1 km environ) les hurlements de cette malheureuse femme qui était expirante quand on arriva pour la secourir".

     

     

    RL

    Décembre 2011

     Quelques faits....

     


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