• 1832, la dernière Guerre de Vendée....

                               

    1832, la dernière guerre de Vendée...

     

     

     

           

     1832, la dernière Guerre de Vendée.... « La prise d'armes de 1832 compromit des hommes généreux qui s'armèrent la plupart pour ne pas forfaire au blason de leur famille, mais généralement avec la conviction qu'ils couraient à une défaite certaine »

     

      Mais qu'était devenue la Vendée en 1832 ?

     

      En 1789, on peut affirmer qu'un vertige criminel effroyable s'était emparé de la France révolutionnaire, ce mystère ne peut trouver son explication que dans un ordre d'une nature étrangère à l'intelligence humaine.

     

      « Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu et peut-être de tout ce qu'on verra. »

     « Cette Révolution est radicalement mauvaise, aucun élément de bien n'y soulage l'oeil de l'observateur : c'est le plus haut degré de corruption connu, c'est la pure impureté. », disait  Joseph de Maistre.

     

      Cet ordre étranger, de nature démoniaque a engendré la République-Maçonnique et ses ''Droits de l'Homme'', il a corrompu tous les esprits et en quarante années a rendu ''l'esprit vendéen'' méconnaissable. Voici ce que nous dit Monsieur l'Abbé Deniau dans la conclusion de  son ''Histoire de la Guerre de la Vendée'' en 1878.

     

      « Mais alors, qu'était la Vendée ? Tant que les vétérans de la lutte de 1793 ont vécu, les nobles sentiments qui les ont illustrés y resplendissaient toujours. Chez leurs fils ces sentiments bien qu'attiédis s'y retrouvaient encore. Mais chez leurs petits-fils qu'en est-il demeuré ? Où trouver parmi eux de vrais légitimistes ? On peut les compter. Ont-ils mieux conservé leur foi religieuse que leur foi politique  ? Il y a sans nul doute parmi eux des hommes d'une vive foi, des âmes d'élite : leurs associations pieuses, leurs pèlerinages le proclament. Mais le grand nombre, sous le point de vue religieux, qu'est-il devenu ? Ils remplissent encore extérieurement leurs stricts devoirs envers Dieu. Combien qui ne l'honorent que du bout des lèvres ? Qu'est devenu leur respect et leur soumission envers leurs anciens seigneurs, leur vénération envers leurs prêtres ? Les nobles et les prêtres sont désormais pour beaucoup des hommes ennemis, du moins des hommes qui ne jouissent plus de toute leur confiance. Qu'avons-nous vu en 1870 ? Que répétait-ton alors journellement de bouche en bouche ? Que les nobles et les prêtres étaient cause de la guerre.

      Un jour, pourra-t-on croire que nos populations prétendaient que c'étaient les nobles et les prêtres qui avaient fait venir en France les Prussiens, qu'ils leurs faisaient passer des sommes fabuleuses, qu'ils voulaient l'extermination de leurs enfants et qu'ils cherchaient à rétablir la dîme et tous les anciens droits féodaux ? Pourra-t-on se figurer qu'aucun raisonnement ne pouvait les dissuader de pareilles inepties ? Voilà pourtant ce que nous avons vu de nos yeux, entendu de nos oreilles pendant plusieurs années consécutives. O Vendéens ! Après avoir tenu en si haute estime vos prêtres et vos seigneurs, comment êtes-vous tombés dans une aberration aussi déplorable et vous êtes-vous fait, sans le savoir, les échos trop retentissants de la Franc-maçonnerie ! Oui, victimes de fausses doctrines, des diatribes incessantes des journaux révolutionnaires contre la monarchie héréditaire et de la propagande impie qui a juré la destruction de votre foi, vous prêtez l'oreille, hélas à ces faux docteurs qui, sous le mirage de l'indépendance et du bien-être, vous faisaient espérer une paix et un bonheur chimérique.

     

      Quand serez-vous désillusionnés et quand reverra-t-on briller sur vos fronts l'auréole de la piété, du respect et du dévouement qui firent autrefois l'honneur et la gloire de vos aïeux ? Qu'un souffle d'en haut vous accorde cette divine faveur ! Et un jour, il faut l'espérer, votre cri de guerre sera encore : « DIEU ET LE ROI ! »

     

      Et pour conclure  : « Chaque goutte du sang de Louis XVI en coûtera des torrents à la France » (Joseph de Maistre).

     

     

    Sources: Histoire de la Guerre de la Vendée – Abbé Deniau, Tome VI, pages 772.– Considérations sur la France de Joseph de Maistre, ch II, IV (1795) - Photo de Jacques Chauvet.

                                                              

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 


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