• 1792, vu depuis le Maine-et-Loire (17° partie)....

     

    1792, vue depuis le Maine-et-Loire (17° partie)…

     

     

    AN F7 3682/1-13.

    On notera dans la lettre qui suit, l’une des premières mentions du mot « brigands » pour désigner la population insurgée.

    RL

    Février 2018

     

     « A Paris le 31 aout

    1792

    A M. le procureur général sindic du département de Maine et loire.

     

    J’ai reçu, M, avec votre lettre du 25 de ce mois les pièces jointes relatives a la révolte qui s’est manifestée dans le district de Chatillon département des Deux-Sèvres. Je ne puis trop applaudir a votre active sollicitude et au courage que montrent les citoyens soldats de votre département. Je me flatte que les secours que vous avés fournis, ceux qui sont accourus de toutes parts et les canoniers que le commandant de la Rochelle a reçu ordre de faire marcher avec quatre canons auront bientôt dissipé les Brigands qui attaquent notre liberté et délivré votre département de toute inquiétude.

    Je ne doute pas, M. que le conseil ne s’empresse de retirer l’arrêté qui suspend l’éffet de la réquisition des généraux aussitôt que le danger qui vous menace sera cessé. Il doit considérer que les frontières, déja envahies, présentent bien plus de danger encore et qu’il est urgent d’y envoyer touts les bras dont il est possible de disposer.

    Le bruit des chaines dont les tirans du Nord vuelent nous accabler se fait entendre de toutes parts, il n’y a plus a hésiter un seul instant ; c’est maintenant que les vrais amis de la (mot constitution rayé) liberté doivent donner des preuves de la sincérité de leurs serments et se montrer dignes du nom français ou se laisser accabler de l’ignominie du parjure et de la lâcheté. »

     

     

     ***

     

    Jean-Marie Roland de la Platière (1734 – 1793), ministre de l’intérieur de mars 1792 au 23 janvier 1793.

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (17° partie)....

     

     

     

    « M. Servan a l’honneur d’envoyer à Monsieur Roland une lettre du procureur général du département de Maine et Loire et les pièces qui y étaient  jointes. C’est par erreur qu’on les a adressées dans mes bureaux. La connaissance vous en appartient.

    Paris le 11 septembre 1792.

    L’an 4e de la liberté et de l’égalité. »

     

    ***

     

    « M le procureur général syndic

    Du département de Maine et Loire

    à Paris le 4 septembre 1792 l’an IV de la liberté.

     

    Je me suis empressé, M, de rendre compte à l’assemblée nationale des troubles qui désolent votre territoire et plusieurs départements qui l’avoisinent. Je lui ai fait part en même temps des mesures qui ont été prises pour les arrêter. Vôtre surveillance, celle des corps administratifs et la bonne contenance des gardes nationales me font espérer que vous viendrez à bout de détruire jusqu’au germe de la conspiration. Je m’en rapporte en cela à votre patriotisme éclaire pour déjoüer les intrigues qu’ on imagine journellement pour mettre le peuple aux prises avec lui-même.

    Le min… de l’int.

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (17° partie)....

     

     

     

     

     


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