• 1792, vu depuis le Maine-et-Loire (16° partie)....

     

    1792, vue depuis le Maine-et-Loire (16° partie)…

     

         

         AN F7 3682/1-13.

     

    « Copie de la lettre écrite par Mr Boisard aux administrateurs du district de Chollet le 27 août 1792 6 heures du matin

    MM

    L’attroupement des révoltés est entièrement dissipé ; la majeure partie a rentré dans ses foyers à l’exception de 220 où environ qui sont restés sur la place et environ 100 prisonniers ; parmi les morts on a reconnu plusieurs prêtres ; les chefs ne sont ni tués ni pris, car a leur ordinaire ils ont pris la fuite au commencement de chaque combat. Les gardes nationales de Chollet n’ont point eu d’action depuis celle que je vous ai détaillée, à l’exception d’une légère fusillade en passant aux Aubiers, hier à quatre heures du matin mais elles ont le plus contribué a évincer les révoltés en marchant a Bressuire sur cinq colonnes qui embrassoient quatre lieues de pays. Sur une ligne droite elles le barroient en marchant ce qui a contraint les insurgents a fuir dans des points où ils ont trouvés d’autres troupes qui les ont chargés.

    Je me trouve ici a la tête d’environ huit mille hommes et plus de deux mille que j’ai disposées en cantonnement dans les environs.

    Je vais prendre avec les commissaires du département des arrengements pour la retraite d’une partie des torupes et particulièrement de notre détachement qui est en général bien portant. J’ai obtenu que l’un d’eux seroit chargé pour instruire l’assemblée nationale. Il n’est point encore décidé lequel, mais il partira sur les deux heures. Les attroupés sont dissipés mais on craint leur rassemblement et leurs transport sur un point quelconque ; moi je pense qu’ils sont atterrés. Néanmoins je vous conseille la continuation des précautions que je vous ai proposées, en plaçant le détachement. J’ai obtenu le séjour d’un à Mortagne ; je vous adresse le permis (de) renvoyer le détachement à Beaupreau, il est très nécessaire et plus que chez vous. Envoyez en un icy de MM les Angevins au château de la Crilloire je le crois absolument nécessaire et un à la Romagne ; tenez et veillez les gardes nationales de St Macaire et celles Vezins et soyez ensuite tranquilles sans pourtant perdre de vue que l’insurection d’être (sic) une affaire combinée et tient a de grands projets dont on à la certitude ce qui fait présumer que les choses n’en resteront pas là. Si l’on n’eut contremandé les gardes nationales de vongt lieues à la ronde il se seroit trouvé ici trente mille hommes ; les environs de Poitiers, Loudun, Thouars, Ervaux et autres nous en ont envoyés plus de trois mille avec fourches ; brocs et tous d’un patriotisme excellent. Je me suis trouvé obligé pour sureté de les faire évaquer hier soir (de) la ville. Je ne pourrai peut etre vous envoyer le détachement de Roussillon, il est nécessaire qu’il rentre a Saumur pour l’assemblée électorale et en outre il attend à chaque instant l’ordre de partir pour l’armée. Je vous prie d’assurer tous ceux de notre ville qui ont des parens ou amis ici ; qu’ils sont en très bonne santé. Toutes vos gardes nationales ont servi avec une distinction et une bravoure digne d’éloge. J’ai l’honneur d’être &

    Signé Boisard lieutenant de gendarmerie.

     

    P.S. Le nombre des patriotes qui ont été tués est d’environ douze dont un seul de Chollet. Jugé, je vais faire recommandation de sa veuve à l’assemblée nationale.

     

    Pour copie Barbot secrétaire général »

     

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